Aimer le phénomène vital plutôt que Dieu.

Aimer le phénomène vital plutôt que Dieu.

 

L’idée selon laquelle nous devrions apprendre à aimer prioritairement le phénomène vital avant d’apprendre à nous identifier à travers l’amour propre m’amène à m’interroger sur l’amour que certains hommes ont voulu porter à leur « Dieu. »

Cette entité n’ayant pas de forme matérielle, il a fallu composer un prophète afin que cette identification puisse se faire. Chaque croyant, quelque soit la religion, disposait ainsi d’un « transfert » possible et de l’opportunité de s’aimer puisqu’il était lui aussi à l’image de Dieu.

Les religions ont-elles favorisé notre scission avec le phénomène vital en usurpant le Mystère par une entité matérielle, à visage humain. Certains passages de la Bible sont d’ailleurs révélateurs quant à l’usage que les hommes peuvent faire de la planète… N’y avait-il pas depuis l’origine de ces religions une dérive intrinsèque dès lors que le phénomène vital n’était pas aimé pour lui-même mais qu’un Dieu « humanoïde » en avait pris la place ?

 

J’ai beaucoup aimé dans le film « Avatar » cette osmose avec la planète. Pas de « Dieu » mais un respect ineffable pour la vie. Les esprits sont visibles et « communiquent » avec les habitants parce qu’il n’y a pas de rupture avec le principe vital. Les individus ne sont pas des êtres supérieurs choisis par un Dieu pour porter la parole divine mais de simples participants au même titre que tout ce qui vit. Evidemment que la similitude avec les Amérindiens vient à l’esprit. L’idée d’un « être » divin n’est pas l’occasion de s’étendre et d’extraire de la planète des biens à valeur ajoutée mais juste de bénir ses dons. L’identification à une entité « humanisée » n’existe pas et il n’y a donc pas d’amour de soi comme étendard mais juste un amour universel.

Ca n’est pas l’individu qui importe mais la cohésion du système et son maintien. L’individu prend forme comme une entité fusionnée et il ne lui est pas possible de s’en extraire au risque de ne plus être dans l’amour et de ne plus être aimé.

 

Ne devrions-nous pas réapprendre à aimer ? Nous défaire de nos anciens conditionnements, religieux, éducatifs, historiques et entrer dans une dimension athée mais profondément spirituelle ?

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