Catastrophes naturelles (Nature et spiritualité)

 Je ne parviens pas à comprendre comment l'humain peut en arriver là...Il me semble que cette cassure entre l'humain et la nature est absolue, qu'il existe désormais une négation complète de l'univers du vivant et je ne vois pas la nature comme responsable de quoique ce soit. C'est la mécanisation de l'existence qui porte en elle les causes de ce désastre. Une certaine forme de folie, d'aveuglement qui consiste à penser que l'homme est au-dessus de tout, qu'il possède le pouvoir, jusqu'à en oublier les lois naturelles. Les individus sont mécanisés, extraits de leur lien avec la nature, ignorant des réalités, envoûtés par une idée de croissance agissant comme un aimant. Non seulement, la nature est ignorée mais la vie humaine elle-même est bafouée. Rien ne compte en dehors de cette course à la croissance. On joue avec des allumettes parce qu'on a construit des camions de pompiers. On est dans l'absurde.

Les humains sont donc de véritables machines travaillant seulement sous la pression d'influences extérieures. Les gouvernants, eux-mêmes, sont des machines. Ils ne sont pas des conducteurs de machines. Ils vivent eux aussi sous les influences d'égrégores qui les dépassent.

Un égrégore est, dans l'ésotérisme, un concept désignant un esprit de groupe, une entité psychique autonome ou une force produite et influencée par les désirs et émotions de plusieurs individus unis dans un but commun. Cette force vivante fonctionnerait alors comme une entité autonome. Le terme, apparu dans la tradition hermétiste, a été repris par les surréalistes, qui l'ont chargé d'un fort potentiel subversif.

Autant cet égrégore peut avoir un effet positif lorsqu'il est associé à une élévation spirituelle, autant il peut devenir la source d'un conditionnement lorsque des intentions perverses le sous-tendent...

Les connaissances qui sont développées depuis la révolution industrielle ne sont pas attachées à une voie spirituelle mais à une mécanisation des individus. La croissance est l'intention première. La médecine, par exemple, est de la mécanique. L'aspect holistique de l'homme est ignoré. La psychologie qui ne fonctionnerait pas en systémique est de la mécanique. Et encore doit-elle prendre en considération l'environnement spirituel de l'individu.

L'environnement est d'ailleurs un mot très révélateur dans l'usage qu'on en fait actuellement. On considère à travers ce terme que la nature nous environne, ce qui revient à dire que nous n'en faisons pas partie, que nous nous en sommes extraits, que nous sommes des entités à part. On voit ce que cette "philosophie" donne avec les catastrophes naturelles. Et il est évident que nous allons entendre des "machines humaines" accuser la nature d'être cruelle. C'est logique dans ce fonctionnement. Il faut un coupable. Et c'est la nature. Puisqu'elle est la seule vivante et que nous sommes des machines malmenées par sa violence. C'est consternant. Combien de fois j'ai entendu des journalistes dire : "La montagne a tué" lorsque des alpinistes ou des skieurs sont emportés. Comme si la montagne avait eu une intention..On regarde la situation à l'envers.

C'est un drame humain qui concerne des "machines". C'est ça la première catastrophe. C'est ce que l'homme est devenu le plus dramatique.

"On domine la nature en lui obéissant." Un précepte bien connu qu'il faudrait remettre à jour. On ne la domine pas à travers des consignes et des manoeuvres parfaitement rôdées mais en gardant à l'esprit que sa puissance est incommensurable et qu'il s'agit avant tout de ne pas placer les individus dans une situation périlleuse. C'est là que la prétention entraîne un aveuglement ravageur.

Oh, bien sûr que les hommes ont développé des savoirs technologiques impressionnants. Et ça leur sert à quoi aujourd'hui sur la côte d'Azur. A se porter secours avec des brouettes et des pelles. Avant de recommencer à utiliser des machines plus puissantes et à améliorer leurs constructions pour recommencer à oeuvrer dans la même voie.

Sans toujours rien comprendre.

La technologie est associée à l'homme. Le savoir est du domaine de l'Être humain.

L'homme développe des technologies.

L'être humain associe le savoir avec la conscience.

Pas une conscience morale quand elle ne fait que répondre à des intentions coercitives mais une conscience unitaire.  

Une conscience qui prend en compte,non pas l'intérêt individuel au coeur d'un mouvement de masse, mais l'intérêt de l'univers du vivant au coeur des mouvements de masse.

Le savoir résulte de la conjonction de la compréhension et de la conscience de l'Être.

L'être unifié est celui qui maintient vivant en lui la conscience d'une appartenance à un tout et qui ne se soumet pas à des intentions individuelles servies par des mouvements de masse ou pire encore, qui est capable de créer des mouvements de masse pour répondre à des ambitions individuelles.

Ce qui revient à dire d'ailleurs que les politiciens sont des hommes et pas encore des Êtres humains.

 

Les scientifiques, les politiciens, les industriels, les chimistes, les physiciens, les patrons du CAC 40...Des hommes possédés par leurs connaissances, une maîtrise particulière, un talent développé à l'extrême, une compétence inégalée, un potentiel exploité, des réussites sociales, des parcours remarquables dans le cadre d'une société vouée à la technologie.

Et pourtant des hommes privés de toute forme de compréhension unitaire. Juste des individus au service d'une cause marchande. 

 

Dans une totale incompréhension de l'univers du vivant. Parce que pour eux, il s'agit d'un "environnement" et qu'ils sont au-dessus de cet environnement, qu'ils n'en font pas partie, que leur connaissance leur a donné l'impression d'être plus puissant que ce Tout qui les accueille.

 

Juste des hommes.

Pas des Êtres humains. Pas encore.  

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