La corne d'abondance

Il s'agit du roman d'une amie, Adeline Malaterre. (éditions Durand Peyroles)

http://www.paperblog.fr/3461815/la-corne-d-abondance-adeline-malaterre-editions-durand-peyroles/

L'an passé, j'ai eu la chance de tomber sur ce roman et il m'a emballé. Je l'ai donné à lire aux élèves de ma classe et l'euphorie a été immédiate. Ils se disputaient le seul exemplaire que j'avais ! Pendant les vacances d'été, j'ai décidé d'écrire un cahier d'exercices reprenant les éléments essentiels du programme de Français et des matières "d'éveil", sciences, histoire, géographie. Bien entendu, j'y ai ajouté des réflexions à "visées philosophiques" liées à la notion de progrès, de destruction de la nature, de pillage des ressources...(274 pages d'exercices, j'y ai passé un certain temps...)

J'ai acheté un exemplaire du roman pour chaque enfant et nous travaillons depuis janvier avec ce roman.

Je suis très heureux de voir l'enthousiasme des enfants à la lecture de ce roman, sans en être surpris tant l'histoire est prenante et les personnages attachants. Pour des enfants de dix ans, c'est une lecture très riche dans le vocabulaire, la syntaxe, la vivacité des dialogues. Tout cela donne un ensemble très visuel. Je ne suis pas d'accord avec la critique jointe en lien. Barnoc est bien assez mauvais et destructeur comme ça :) Ca n'était d'ailleurs pas l'objectif d'Adeline d'écrire une histoire terrifiante. Et je n'aurais d'ailleurs pas pris ce roman pour ma classe si ça avait été le cas.

Je suis tout autant ravi du fait que les enfants sont bien plus partants à réaliser des exercices liés à cette histoire. Leur engagement et leur motivation sont renforcés par leur connaissance de l'histoire et le plaisir de retrouver des situations connues. Je ne donne les exercices qu'après avoir fini un chapitre.

Patrick Durand Peyroles, l'éditeur, a été emballé par l'idée et le cahier d'exercices va être édité et vendu dans le réseau scolaire.

Voici quelques exemples d'exercices: ça vous permettra de juger de votre niveau :))))

CHAPITRE 3

 

PAGE 28 ET 29

 

ORTHOGRAPHE

 

OBJECTIF : identifier le nombre (singulier/pluriel) d’un nom commun ou d’un mot, repérer le déterminant ou d’autres indicateurs, connaître les terminaisons du pluriel.

 

CONSIGNE : Entoure la bonne solution.

 

« La Corne d’Abondance est tombée entre les (main-mains) du vil Barnoc le Maléfique !

L’assemblée poussa un cri de stupeur. Les (lutin-lutins) se mirent à trembler, leurs (dans-dent-dents) et leurs (genou-genous-genoux) à claquer. La simple évocation du nom du sorcier les terrifiait. Barnoc le Maléfique avait la réputation de répandre la mort sur son passage. De vieilles (histoires-histoire) racontent qu’il avait plusieurs fois invité des lutins à dîner à sa table et qu’il les aurait transformés en gigot et jetés en pâture à ses (chiens-chien).

− Du calme, mes (zamis-ami-amis), du calme, insista le vieux sage. Je sais que cet infâme personnage vous effraie. Mais la situation est bien pire que vous ne l’imaginez. Comme vous le savez tous, la Corne d’Abondance fait partie de la plus antique des (légende-légendes). Nos (ancêtres-zancêtre-ancêtre) nous l’ont maintes fois contée. Cet objet sacré fut offert à la protection du Dieu de la Mer par le Dieu du Soleil en des (tant-temps-temp) lointains, près de l’île la plus isolée des (océan-océans-zocéan), Eädenil. La Corne d’Abondance assure (boissons-boisons-boisson) et nourriture à foison en cas de famine ou de catastrophe naturelle comme ce fut le cas lors de l’éruption dévastatrice de l’un des (volcan-volcans-volecans) de la province des Hauts Cratères. Elle devait être mise sous bonne garde, ce que fit le Dieu de la Mer en la remettant aux créatures mi-femmes, mi-fées d’Eädenil. Mais par je ne sais quel tour de magie pernicieuse, Barnoc se l’est accaparée et l’a transformée. Elle peut désormais émettre des (sons-son-sont) tel un instrument de musique.

− Comme les flûtes fabriquées par Le Bègue, le luthier du village ? interrogea l’un des lutins.

− Oui mon brave, à la différence près, reprit L’Ancien, que les flûtes de notre camarade n’ont pas de (faculté-faculetés-facultés) prodigieuses. La Corne d’Abondance possède aujourd’hui un effroyable pouvoir magique.

Tous les lutins s’agitèrent dans un vacarme indescriptible.

  − Silence ! exigea L’Ancien. La situation est bien pire ! Barnoc le Maléfique utilise la Corne d’Abondance pour régir le climat sur les (Terres-terre-terres) comme bon lui semble. Il lui suffit de jouer quelques (notent-note-notes) de musique pour que la neige se mette à tomber ou déclencher des tornades qui ravagent nos (qultures-culture-cultures).

− Mais pourquoi Barnoc le Maléfique veut-il contrôler le climat ? demanda un lutin furibond.

− Pour nous affamer, je suppose, répondit L’Ancien d’une voix grave.

La réponse de L’Ancien abasourdit les lutins. Le vacarme cessa instantanément. L’angoisse pouvait se lire sur chaque visage.

(Certain-certains-Certains) avaient pâli d’effroi alors que d’autres étaient rouges de colère.

− En contrôlant le temps, Barnoc le Maléfique contrôle les (saissons-saison-saisons) et donc les récoltes. Il n’est plus permis aux (créatures-créature-créaturent) de notre monde de cultiver la terre. Grâce à la Corne d’Abondance, Barnoc peut nourrir tous ceux qui ont faim et les réduire en esclavage, car bien sûr en échange, il exige de l’or et une totale dévotion.

L’assemblée explosa. Jamais au cours des (sièqle-siècles-siècle) les lutins de la Forêt Verte ne furent les (esclaves-esclave) d’un odieux personnage. Ils ont toujours su garder leur indépendance et leur dignité. Seule une terrible sècheresse les avait incités à demander de l’aide aux (zommes-Homme-hommes) pour la construction d’un barrage afin d’irriguer leurs (chants-champ-champs).

− Que pouvons-nous faire L’Ancien ? demanda Agile.

− Nous devons consulter les (chefs-chèfs-chef) de chaque clan du monde de Féerie et prendre ensemble une décision. Des faucons sont venus me prévenir qu’un Grand Conseil se tiendrait sur la Colline aux Herbes Folles à une semaine de marche de notre village. Je suis hélas trop vieux pour un tel voyage, je dois donc désigner quelqu’un pour me représenter et c’est toi, Agile, que j’ai choisi. Tu seras accompagné de tes fidèles (camarade-camarades), Filéas le maçon habile et tenace ainsi que Perlock, l’astronome perspicace et ingénieux. Vous partirez demain à l’aube, accompagnés de Lumi qui vous servira d’éclaireur. Je vous souhaite bon courage pour ce périple, nous attendrons votre retour avec impatience. Pour vous faire part de ma gratitude, un banquet sera dressé en votre honneur ce soir. Allez mes braves ! Oublions la malédiction qui s’abat sur notre monde pour une soirée et encourageons nos (zami-ami-amis) pour ce long voyage. »

 

 

 

CHAPITRE 3

 

PAGE 26

 

GRAMMAIRE

 

Objectifs : identifier le sujet ou groupe sujet d’un verbe conjugué, repérer les indicateurs de nombre, utiliser le sens de la phrase.

 

CONSIGNE : Encadre le sujet ou groupe sujet du verbe souligné.

 

Le brouhaha était assourdissant dans la salle des fêtes du village des lutins. On se serait cru un jour de marché. La pièce était très haute de plafond, on distinguait les poutres qui révélaient une facture très solide. Le toit était de chaume, comme toutes les maisons de la contrée, et les murs de terre séchée blanchis à la chaux. Cet édifice est le plus imposant du village car il peut contenir tous les lutins réunis pour les grandes occasions. Mais aujourd’hui, seuls les hommes étaient conviés à cette assemblée extraordinaire. On pouvait lire de l’anxiété et de l’impatience sur leur visage. Monsieur Forge, le ferronnier, battait le fer contre son tablier ; Le Ventru, boucher du village, tapait du pied et vociférait en agitant les bras comme les ailes d’un moulin à vent ; Le Dur à Cuire, le cordonnier, parlait à cinq lutins en même temps ;  Le Rougeaud, le vigneron, empoignait fermement son ami La Poiscaille, le poissonnier, pour le convaincre du danger qui les menaçait. Car un danger menaçait bel et bien le paisible village des lutins de la forêt Verte. C’était l’effervescence, tous braillaient, hurlaient pour exprimer leur crainte. Soudain, un son sourd résonna dans la salle qui fit sursauter les lutins. Puis un second, encore plus retentissant que le premier. C’était L’Ancien, le plus âgé et le plus sage de tous les lutins qui frappait de son bâton sur le sol. Il avait une longue barbe blanche qui recouvrait entièrement son manteau de laine. Il portait autour du cou une pomme de pin fossilisée dans de la résine. Un chapeau de feutre au bout pointu trônait sur sa chevelure soyeuse.

 

 

CHAPITRE 3

 

PAGE 26

 

VOCABULAIRE

 

OBJECTIF : développer le lexique par la recherche de synonymes en s’aidant du contexte.

 

CONSIGNE : Écris dans les parenthèses un synonyme du mot souligné.

 

Le brouhaha (             ) était assourdissant (                 )  dans la salle des fêtes du village (              )des lutins. On se serait cru un jour de marché. La pièce (             ) était très haute de plafond, on distinguait (                 ) les poutres qui révélaient une facture (             ) très solide. Le toit était de chaume, comme toutes les maisons (        ) de la contrée (               ), et les murs de terre séchée blanchis à la chaux.

Cet édifice (              )    est le plus imposant (               ) du village car il peut contenir tous les lutins réunis pour les grandes occasions (                ). Mais aujourd’hui, seuls les hommes étaient conviés à cette assemblée (                ) extraordinaire. On pouvait lire de l’anxiété (              ) et de l’impatience (               ) sur leur visage. Monsieur Forge, le ferronnier, battait (             ) le fer contre son tablier ; Le Ventru, boucher du village, tapait (               ) du pied et vociférait (                  ) en agitant les bras comme les ailes d’un moulin à vent ; Le Dur à Cuire, le cordonnier, parlait (                ) à cinq lutins en même temps ;  Le Rougeaud, le vigneron, empoignait (                 ) fermement son ami La Poiscaille, le poissonnier, pour le convaincre du danger  qui les menaçait. Car un danger (                 ) menaçait bel et bien le paisible (           ) village des lutins de la forêt Verte. C’était l’effervescence  (                  ), tous braillaient (                    ), hurlaient pour exprimer leur crainte (                       ). Soudain, un son sourd résonna (                     ) dans la salle qui fit sursauter (          ) les lutins. Puis un second, encore plus retentissant (                ) que le premier. C’était L’Ancien, le plus âgé et le plus sage de tous les lutins qui frappait (                 ) de son bâton sur le sol. Il avait une longue barbe blanche qui recouvrait entièrement son manteau de laine. Il portait autour du cou une pomme de pin fossilisée dans de la résine.

Un chapeau de feutre au bout pointu trônait sur sa chevelure soyeuse (          ).

 

 

 

EXPRESSION ÉCRITE

 

Ecris en quelques lignes ce que tu penses du métissage des peuples dans cette histoire. A quoi cela te fait-il penser par rapport au monde des humains ?

 

 

 

LECTURE

 

OBJECTIF : donner du sens à une phrase.

 

Trace une croix dans la phrase pour indiquer l’emplacement du mot en marge.

 

 

lutins :               Les trois étaient sur le départ.

chargées :         Leurs sacoches étaient de tout le nécessaire.

village :             Tous les lutins du étaient réunis pour leur souhaiter bon voyage.

la :                     Ils marchèrent toute matinée à travers champs et vallons.

creux :                Le lac se situait au d’une vallée verdoyante parsemée de pâquerettes.

bien :                  Au loin, sur le coteau ouest, une harde de cerfs broutait une herbe grasse.

pour :                 Ils décidèrent qu’une halte s’imposait le déjeuner.

grignotèrent :     Ils s’installèrent donc confortablement au bord du lac et leurs petits pains.

sous :                 Ils marchèrent pendant plusieurs heures un soleil éclatant.

agréable :           La balade était si que les trois lutins oublièrent la raison de leur départ

partis :                On les aurait cru à la cueillette aux champignons.

milieu :                C’était un énorme rocher planté au d’une clairière.

entendre :           C’est l’unique endroit dans toute la contrée où l’on pouvait des milliers de soupirs.

fine :                   Le vent se leva, puis une pluie se mit à tomber.

à :                       Je vais mettre chauffer la soupe de potiron.

 

 

 

 

 

 

 

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau