La méditation par la marche.

http://vipassanasangha.free.fr/t04a_instructions_meditation_marche.htm

Dans la méditation Vipassana, le principe de base consiste à observer tout ce qui se présente, au moment même où cela se présente, à être conscient de ce qui se passe dans l’instant présent. C’est vivre dans l’instant présent. Lorsque le méditant marche, il doit être conscient de tous les mouvements successifs faisant partie du processus de la marche, depuis le moment où il lève le pied, jusqu’à ce qu’il le repose.

 Essayez de marcher le plus lentement possible comme si vous transportiez un bol plein d’eau, sans regarder vos pieds.

 1ère phase : Pas droit-Pas gauche

 

 

Vidéo

 

Pas droit - Pas gauche

 

 

 

 

Le dos est droit, sans tension, les mains jointes dans le dos ou devant soi, les yeux sont ouverts et baissés, le regard est dirigé vers le sol à environ 2 mètres devant soi.

 

 

 

Commencez par noter mentalement et silencieusement « debout-debout », puis « intention de marcher-intention de marcher ». En avançant la jambe droite notez « pas droit », et en avançant la jambe gauche notez « pas gauche ».

 

 

 

Marchez sans chaussures, pieds nus ou en chaussettes, sur une ligne droite d’environ 3 mètres. Une fois arrivé au bout, notez mentalement « arrêter-arrêter » et « debout-debout », puis « intention de tourner- intention de tourner », ensuite « tourner-tourner », « debout-debout » et recommencez à noter les mouvements du pied « pas droit » « pas gauche ».

 

 

 

La note mentale et le mouvement du pied doivent être synchronisés, c’est-à-dire que vous devez commencer à noter mentalement « pas » dès que vous commencez à lever le pied droit, et « droit » dès que vous commencez à poser le pied droit au sol.

 

 

 

2ème phase : lever-poser

 

 

Vidéo

 

Lever - Poser

 

 

 

 

Lever

 

Poser

 

Lever

 

Poser

 Après une vingtaine de minutes, si vous réussissez bien à noter le mouvement des pas, passez à deux notes par pas.

Le dos est droit, sans tension, les mains jointes dans le dos ou devant soi, les yeux baissés, le regard est dirigé vers le sol à environ 2 mètres devant soi.

 Commencez par noter mentalement et silencieusement « debout-debout », puis « intention de marcher-intention de marcher ». En levant le pied droit notez « lever », et en baissant le pied droit notez « poser », puis en levant le pied gauche notez « lever », et en baissant le pied gauche notez « poser ».

Marchez sans chaussures sur une ligne droite d’environ 3 ou 4 mètres. Une fois arrivé au bout, notez mentalement » « arrêter-arrêter » et « debout-debout », puis « intention de tourner- intention de tourner », ensuite « tourner-tourner », « debout-debout » et recommencez à noter les mouvements du pied « lever » « poser ».

3ème phase : lever-avancer-poser

 

 

Vidéo

 

Lever - Avancer - Poser

 

 

 

Lever

Avancer

Poser

 

 

 

Après encore une vingtaine de minutes, si vous parvenez bien à coordonner la note mentale avec le mouvement des pas, passez à trois notes par pas.

 Le dos est droit, sans tension, les mains jointes dans le dos ou devant soi, les yeux baissés, le regard est dirigé vers le sol à environ 2 mètres devant soi.

 Commencez par noter mentalement et silencieusement « debout-debout », puis « intention de marcher-intention de marcher ».

 En levant le pied droit notez « lever », en avançant le pied droit notez « avancer » et en baissant le pied droit notez « poser ». Puis en levant le pied gauche notez « lever », en avançant le pied gauche notez « avancer » et en baissant le pied gauche notez « poser ».

 Marchez sans chaussures sur une ligne droite d’environ 3 ou 4 mètres. Une fois arrivé au bout, notez mentalement » « arrêter-arrêter » et « debout-debout », puis « intention de tourner- intention de tourner », ensuite « tourner-tourner », « debout-debout » et recommencez à noter les mouvements du pied « lever » « avancer » «poser ».

Les bénéfices de la méditation en marche

 La marche méditative renforce l’énergie, stimule la circulation, ravive les muscles, facilite la digestion et développe une concentration profonde.

 La marche méditative est à pratiquer avant la méditation assise. Étant complémentaires, les deux méditations doivent être de durée équivalente.

 Au moment où vous passez de la méditation en marche, à la méditation assise, ou vice-versa, veillez à maintenir la continuité de votre attention. L’attention constante engendre une profonde concentration. Grâce à une profonde concentration vous pourrez réaliser la nature intrinsèque des phénomènes physiques et mentaux. Cette réalisation mène à la cessation de la souffrance.

 


Et bien, je sais d'emblée que ça n'est pas pour moi. Pour une raison très simple : c'est une méthode et pas MA méthode.

On pourra me rétorquer que lorsque j'ai appris à faire du vélo, je faisais comme tout le monde, j'appuyais sur les pédales, je regardais devant moi, je serrais le guidon. Il en est de même pour tout apprentissage technique. Je nage, je cours, je grimpe, je lance un ballon, je skie de la même façon que tout le monde. D'un point de vue technique. Les différences de niveau n'ont rien à voir avec la technique originelle. Elles sont juste le reflet de l'intensité de la pratique. Je ne cours pas comme Usain Bolt même si je fais la même chose que lui :)

  Mais alors, pour tout ce qui concerne la "dé-marche" spirituelle, je ne me sens pas capable d'apprendre à "dé-marcher" comme tout le monde. A mon sens, c'est même totalement antinomique. C'est bien pour ça d'ailleurs que je ne suis ni bouddhiste ni rien d'autre. On pourra me dire que c'est pourtant ce que je fais lorsque je lis : je suis immanquablement influencé. Oui, mais il s'agit d'une "dé-marche" essentiellement intellectuelle. Pour ce qui est de la méditation par la marche, cela touche à la sphère physique et c'est à mes yeux, une atteinte à ma liberté. Je ne peux pas me résoudre à marcher "de la bonne façon". Lorsque je marche en montagne, je suis concentré sur mes pas, sur la poussée de chaque jambe, le choix de l'endroit où je pose mes pieds, sur la poussée des bâtons, la souplesse de la nuque, l'intensité de chaque effort, la nécessité d'oeuvrer avec économie. Cette liberté est indispensable pour parvenir à ce bien être de la marche. Je n'ai pas acquis une méthode. J'ai développé la mienne. Elle est encore certainement pleine de parasites et d'insuffisance. Mais ces défauts m'appartiennent comme m'appartient la possibilité de les résoudre. SEUL. Je connais l'importance de mes conditionnements, de tous les apprentissages qui m'ont été inculqués. Intellectuellement. Mais physiquement, il me reste une liberté. Celle d'identifier mes manques, mes faiblesses, mon inconstance, ma paresse ou parfois l'euphorie que je paie le lendemain...Maudites courbatures :) Je ne veux pas entacher cette dimension lorsqu'elle nourrit ma quête. Sinon, je sais que ça ne serait pas moi qui progresserait mais la méthode choisie. Et je ne veux pas servir une méthode. Ca serait une trahison.    

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