Kundalini : La première étreinte.

Trois semaines que je travaille sur le même passage. La première étreinte....20 pages et je n'en suis toujours pas au bout...............

 

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KUNDALINI
Page 155 :
Elle avait retiré sa chemisette et elle s’était allongée sur le dos. Triste et inquiète. Incapable d’appliquer les consignes. Body scan. Elle n’avait pas dépassé le genou. C’est en se demandant soudainement où elle devait en être dans le protocole qu’elle réalisa que les pensées insoumises l’avaient emportée. L’avait-elle blessé ? Avait-elle réveillé une douleur si forte qu’il ne voudrait plus la voir ? Non…Il n’avait pas abandonné l’idée du massage. Agirait-il désormais par simple politesse ? Non… Pas lui.
Elle ouvrit les yeux quand elle l’entendit entrer.
Elle le laissa suspendre la bougie. Il prit un plateau de service de table et y posa le bol. Il s’approcha du lit. 
Les jambes électrisées, les mots zébrant son esprit, une cacophonie, un désastre.
« Sat, je suis incapable de suivre votre protocole. »
Elle eut l’impression d’être une petite fille avouant une faute à son Maître de classe. 
« À cause de vos jambes ?
-Non, c’est… Pour…J’ai peur d’avoir réveillé une grande peine chez vous et je m’en veux.
-C’est mon problème, Maud, pas le vôtre. Vous ne pouviez pas deviner, vous n’avez rien à vous reprocher. Nous avons bien évoqué votre mari et vous ne m’en avez pas voulu. Je n’ai aucune colère contre vous, je n’en ai même pas contre moi. Les choses sont ce qu’elles sont. Que je les accepte ou pas, qu’elles soient faciles à vivre ou pas, elles sont ce qu’elles sont. Si ensuite, j’y insère des émotions, c’est de ma responsabilité. 
-Oui, c’est une vérité que je dois me répéter. Il y a une différence fondamentale entre les événements de l’existence et la façon dont je les assimile. 
-Et cette différence, lorsqu’elle est clairement établie, est à la source de la plénitude.
-J’en suis loin.
-Je ne le pense pas, Maud. »
Elle s’était redressée sur un coude. C’est là qu’elle réalisa pleinement qu’elle était nue sur le lit de Sat. Comme si, jusque-là, il s’agissait d’une situation naturelle. Une complicité de longue date. Deux jours qu’elle le connaissait… Et il s’apprêtait à la masser intégralement sans qu’elle n’éprouve la moindre gêne. Ni même la moindre excitation. Juste un étrange bonheur qui irradiait."

 

 

Page 175 : 
 

"Elle ouvrit les yeux sans se souvenir du moment où ils s’étaient fermés.
Sat.
Il la regardait. Et pour la première fois de sa vie, elle aima cet échange visuel. 
Cette gêne qu’elle éprouvait avec Laurent. Disparue. 
Sat. Ses yeux sombres luisaient de bonheur. L’impression que ce regard d’homme sur elle cachait une autre présence et qu’elle n’avait aucune retenue à avoir.
Une autre présence. 
Pas seulement Sat, pas l’individu, pas le jeune homme, pas ce corps, pas ces mots. Bien autre chose. Et ce regard finalement n’était pas la seule porte d’entrée sur le monde intérieur de Sat. Elle entrait en lui par sa peau, elle le pénétrait tout autant que lui, comme des cellules qui s’épanouiraient, ce flamboiement en elle, elle n’en comprenait pas la source, elle ne comprenait pas les images qui venaient en elle, les mots qui surgissaient. Et elle avait envie d’en rire. Envie d’en jouir.
« Je ne veux pas seulement connaître ce que vous savez, Sat, je veux surtout le savoir. Je veux devenir ce qui est en moi. »
Il ne répondit rien. Juste un sourire.
Puis, il l’invita à se redresser. Il l’enlaça et l’entraîna sur lui. Il s’assit en lotus et elle croisa ses jambes dans son dos. Assise sur sa verge, en appui sur ses cuisses.
« On va respirer ensemble, Maud. Lorsque j’inspire et que je gonfle mon ventre, vous expirez en vidant le vôtre puis à votre tour, vous inspirez et vous gonflez votre ventre contre le mien. En même temps, à chaque expiration, je serre les muscles du périnée et vous en faites autant quand vous expirez. Au début, vous aurez un peu de mal à synchroniser le tout mais ça viendra. On a tout notre temps. »
Elle ferma les yeux de bonheur.
« On a tout notre temps. »
Elle aurait pu se répéter la phrase en boucle pendant des heures tant elle en aimait la douceur.   
« On a tout notre temps. »
Le temps de jouir ou pas.
Le temps d’aimer surtout."

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