Le néant.

Je me demande parfois ce qui fait que je parviendrais à vivre même si ceux que j'aime disparaissaient. Je sais que j'y parviendrai. Aussi douloureux que ça soit. En fait, je considère que cette "vie" en moi ne m'appartient pas. Ce "je" n'existe pas. Il n'est qu'une image. Comme le sont les autres. Même ceux que j'aime. Juste des images qui se sont rencontrées et qui ont construit, artificiellement, des liens de toutes sortes. Mais, intrinsèquement, il ne s'agit que d'un phénomène dont je ne comprends rien, ou pas grand-chose. De quel droit pourrais-je juger de son utilité ? C'est comme si je possédais le droit de m'ériger en censeur. Comme si le néant pouvait comprendre le plein.

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