Une étrange impression.

Cette interview parue sur le net aurait pu me réjouir durablement et en fait, au long de la journée, j'ai réalisé que j'en étais totalement détaché. L'impression que cela concerne Jarwal et pas moi, que c'est de lui qu'il s'agit et que je suis un personnage secondaire, en dehors de l'histoire, juste un témoin impassible.

Ni satisafaction, ni indifférence, juste une observation de "l'évènement."

La raison en est toute simple. Il a suffi que j'observe l'émotion générée par cette nouvelle pour réaliser que ça n'était pas de moi dont il s'agissait mais de mon statut "d'écrivain" et que c'était totalement insignifiant au regard de la réalité. "Je" ne suis pas écrivain. "Je" ne suis pas celui qui apparaît dans cette interview. Il ne s'agit que d'un statut évènementiel. C'est totalement épisodique et superficiel. C'est pour cela que je dis que Jarwal est bien plus concerné que moi.

J'aurais pu pourtant me réjouir de cette nouvelle mais alors, si je "succombe" à cette émotion et la laisse perdurer, il en serait de même lorsqu'un évènement désagréable surviendrait à son tour. Et c'est inéluctable.

Je me suis donc aperçu, à travers cette expérience, que ce travail d'observation sur les émotions a des effets symétriques. Je n'en suis plus à essayer de me "protéger" des émotions néfastes, comme une espèce de négation émotionnelle. J'agissais, non pas dans une quête de lucidité, mais uniquement pour me protéger. Tout était faux en réalité. Il s'agissait bien toujours de mon ego qui déviait l'attention vers une illusion de conscience et accueillait au contraire les "réussites" avec une euphorie hallucinante. Toujours un jeu de "rôles". 

J'en suis venu à bout, semble-t-il.

Ca ne signifie pas que ce "bonheur" aujourd'hui ne me touche pas mais simplement que je ne m'y identifie pas. Je l'observe.

Et je suis très heureux pour Jarwal.

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