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L'humilité
- Par Thierry LEDRU
- Le 10/11/2012
Écrire, écrire, écrire. Le silence des mots dans le foisonnement des idées que je porte est redoutable, je voudrais les arracher à ce chaos intérieur, qu'ils soient immédiatement accessibles, qu'ils jaillissent à l'instant même où ils deviennent indispensables...
Mais je n'en suis pas là alors, je cherche, je cherche, j'écris, j'efface, je recommence, j'écris, j'efface, je recommence, j'écris, j'efface, je recommence... Levé à quatre heures... Et au bout de deux heures, j'ai fini dix lignes que je recommencerai demain.
La douleur et la patience.Je sais aujourd'hui que je n'ai aucun talent, que rien ne me sera jamais facile, que je devrai travailler, travailler, sans relâche. Le talent n'a pas besoin d'être travaillé, il est là, il est constant, immuable, ineffaçable.Je ne me libèrerai pas de cette douleur de l'enfantement des mots.Mais j'apprends, peu à peu, la patience.Je n'ai plus de colère contre moi-même.J'ai même appris à pleurer de bonheur quand parfois les mots me viennent, se découvrent et que jaillit cette chaleur intérieure qui me bouleverse. J'ai appris à laisser les larmes couler, à me fondre dans cette émotion suprême de la création qui me transporte. J'ai appris à n'avoir aucune prétention envers ce bout de phrase qui s'offre à moi, je sais que je n'y suis pour rien, que je n'ai rien trouvé, que tout est là, autour de moi, dans l'espace, tous les mots, toutes les émotions et qu'il s'agit juste d'apprendre à s'ouvrir, à recevoir.Je ne crée rien de personnel, sinon cette brèche dans la muraille de mes intentions.Je n'ai réussi à écrire que lorsque je n'ai plus voulu le faire.C'est comme un chat sauvage qu'on voudrait apprivoiser. L'intention est un repoussoir. Il faut juste s'asseoir, ne rien dire, ne rien tenter et le laisser se mouvoir. Peut-être, qu'un jour, il s'approchera, peut-être qu'un jour, il acceptera de sentir la main tendue. Mais si je m'approche de lui, je sais qu'il partira.Les mots sont des chats sauvages.La douleur de ne pas parvenir à les caresser à l'envie est une douleur fabriquée.La patience est le remède.Alors, je me lève la nuit, je m'assois, je m'immobilise, je ferme les yeux et j'entre dans cet espace intérieur où la volonté n'est pas de mise. Et parfois, parfois, les mots s'approchent...Souvent, je me suis laissé prendre par l'euphorie et j'ai tendu brutalement une main avide, j'ai voulu accélerer le mouvement, imposer mes désirs, je suis retombé dans les travers prétentieux de l'homme qui se croit écrivain. Et tout disparaissait.J'en voulais aux mots, je les maudissais, cette envie furieuse de les abandonner. Vaste supercherie. Ils n'ont pas besoin de moi.Plus tard, inévitablement, je revenais m'asseoir puisque moi, j'ai besoin d'eux. J'acceptais qu'ils soient les Maîtres. C'est le chat qui décide d'aller vers la main tendue.Patience, patience, immobilité intérieure, ne rien vouloir, ne rien attendre, être dans l'absence pour être présent.J'ai connu, parfois, des frôlements, des contacts furtifs, des effleurements infimes, j'ai connu des nuits d'ivresse aussi, des étreintes enflammées.Je sais maintenant que rien n'est durable.Les mots ne seront jamais apprivoisés. Ils reprennent leurs distances comme bon leur semble. Et si la colère m'envahit, si je la laisse m'emporter, ils s'éloigneront davantage.L'humilité. C'est sans doute ce que j'aurai mis le plus de temps à comprendre, à apprendre, à garder.L'humilité. -
SANTE: conflits d'intérêts.
- Par Thierry LEDRU
- Le 09/11/2012
Médicaments inutiles ou dangereux :
Stop aux conflits d'intérêt
dans les instances
officielles de santé
Madame, Monsieur,
Des millions de Français avalent tous les jours, sans le savoir, des médicaments inutiles, dangereux, et parfois pas plus efficaces qu'un placebo (une pilule de sucre).
Ces médicaments ont été autorisés par les experts de l'Agence française des médicaments (AFSSAPS), ils sont remboursés par la Sécurité sociale. Ils coûtent des milliards chaque année à notre assurance maladie, et ils causent des milliers d'accidents et des centaines de morts.
Cette situation ne peut plus durer.
C'est pourquoi notre association lance une grande pétition nationale pour une Opération Mains-Propres dans les instances officielles de santé : plus aucun expert qui autorise les médicaments ne doit avoir de lien financier avec l'industrie pharmaceutique, et je compte sur vous pour signer cette pétition et la faire circuler partout autour de vous.
Car la situation en France n’a jamais été aussi alarmante :
- Sur 40 présidents, vice-présidents et autres dirigeant de commissions de l'AFSSAPS, l'Agence française des Médicaments, 31 ont des contrats personnels de « consultance » avec l'industrie, pour des montants allant de 5 000 à 600 000 euros !!
Il y a donc des conflits d'intérêt, des histoires d'argent, peut-être même de la corruption, à tous les étages de notre principale instance de santé.
- Sur 30 membres de la commission d'autorisation des médicaments (AMM) de l'AFSSAPS, 26 ont des contrats personnels avec l'industrie ;
- Tous les membres des commissions de l'ANRS (Agence nationale de recherche sur le sida) sont sous de multiples contrats avec les firmes qui produisent les médicaments qu'ils doivent évaluer.
Et c'est pareil au niveau Européen : au plus haut niveau, les conflits d'intérêts gangrènent le système des autorisations de mise sur le marché des médicaments.
Il ne faut pas s'étonner qu'il y ait tant de médicaments dangereux, et inefficaces, qui arrivent dans nos pharmacies, dans nos hôpitaux... puis qui risquent de nous être administrés par nos médecins, en toute bonne foi :
- Eric Abadie, président de la commission de vigilance de l’Agence européenne du médicament de 2007 à 2011, a été directeur des affaires médicales du syndicat des industries pharmaceutiques, avant d’occuper également des postes à l’Afssaps. En aucun cas il ne peut être considéré comme un expert indépendant, qui n'évalue les médicaments que selon sa conscience.
- Son prédécesseur, Jean-Michel Alexandre, qui a présidé la commission de vigilance de l’EMA de 1995 à 2000 et qui travaillait également à l’Agence française des médicaments (AFSSAPS), est devenu consultant pour l’industrie pharmaceutique, notamment pour les laboratoires Servier, et il pourrait avoir joué un rôle décisif dans l'autorisation du Médiator, avec la catastrophe sanitaire que l'on connait.
- Thomas Lönngren, directeur exécutif de l’Agence Européenne du Médicament (EMA) de 2001 à 2010, a monté, parallèlement, son propre cabinet de conseil à l’industrie pharmaceutique. Et ça marche fort : neuf entreprises pharmaceutiques sur dix passeraient par ce cabinet, « Pharma Executive Consulting Ltd », pour obtenir l’approbation réglementaire pour leurs produits !
Les considérations financières, et l'intérêt économique des grandes industries pharmaceutiques, jouent un rôle majeur dans ce que le système de santé vous fait avaler.
Cette situation ne peut plus durer :
Plus aucun expert qui autorise la mise sur le marché et le remboursement de médicaments chimiques potentiellement dangereux, ne doit avoir de conflit d'intérêt avec l'industrie.
C'est pourquoi je vous demande de signer d'urgence la pétition ci-dessous, pour une Opération Mains-Propres contre les conflits d'intérêt dans les organismes de santé publique.
Cliquez ici pour signer la pétition.
Nous pouvons avoir un effet massif, grâce au réseau européen de près d'un million de citoyens qu'a tissé l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN).
Mais il n'est pas nécessaire d'être sensible aux bienfaits de la santé naturelle, comme l'est l'IPSN, pour signer cette pétition, qui concerne tout le monde :
Imaginez que les lois sur le tabac soient votées par des experts payés par les fabricants de cigarettes. Que ce soit eux qui décident, non seulement d'autoriser partout la cigarette, mais également de rembourser les fumeurs avec l'argent public !
Une telle corruption ne pourrait pas durer. Le Parlement voterait immédiatement une loi pour l'interdire.
Mais pour les médicaments, cela dure depuis un demi-siècle, et rien ne change :
Ce sont ces experts qui ont autorisé le Médiator (1300 morts), le Vioxx (35 000 morts au niveau mondial), l'antidiabétique Actos qui peut provoquer hépatites et cancers de la vessie, les pilules contraceptives de 3e et 4e générations qui sont aussi efficaces que les pilules de 2e génération mais qui provoquent trois à quatre fois plus de phlébites et d’embolies pulmonaires, les antitabacs Champix et Zyban qui sont en réalité des antidépresseurs avec les mêmes risques d’hallucinations et de suicide, et tant d'autres médicaments toxiques.
Tous ces médicaments sont avalés par des milliers de personnes qui ne se doutent de rien, parce qu'elles font confiance aux autorités !!
Et soyez bien persuadé que, si vous et moi ne nous mobilisons pas, rien ne changera :
Deux éminents professeurs de médecine, le Professeur Bernard Debré, et le Professeur Even, ont encore dénoncé ce scandale dans leur nouveau livre sur les 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux, qui est paru à la rentrée.
Mais malgré l'agitation médiatique, aucune initiative n'a été prise par les pouvoirs publics.
Il manquait la pression populaire.
C'est pourquoi je vous demande de solliciter tout votre entourage pour rassembler des centaines de milliers de signatures pour une Opération Mains-Propres dans le secteur pharmaceutique. Vous, vos parents, vos enfants, nos amis et collègues, nous sommes TOUS concernés.
Et ensemble, nous pouvons obtenir le vote d'une nouvelle loi pour interdire aux experts des agences officielles d'être en lien financier personnel avec l'industrie pharmaceutique.
Car non seulement un grand nombre de ces médicaments nous détruisent la santé, mais ils coûtent si cher qu'ils sont en train de mettre tout notre système de santé en faillite :
L'influence de l'industrie pharmaceutique est telle en France, que nous dépensons pour nos médicaments jusqu'à 70 % de plus que nos voisins (Angleterre, Italie, Allemagne...).
Les Français sont parmi les plus gros consommateurs du monde de médicaments : 50 boîtes par personne et par an, en moyenne.
Notre santé en est-elle meilleure ?
Pas du tout : nous sommes autant, sinon plus malades que nos voisins, et notre espérance de vie n'augmente plus depuis plusieurs années.
Au contraire, d'inquiétantes restrictions de soin pour vous, moi, et tous nos concitoyens vont très bientôt devoir être prises, si vous et moi n'agissons pas aujourd'hui.
Les Professeurs Debré et Even estiment que chaque année, « 15 milliards d'euros sont jetés par les fenêtres ». Il concernent des médicaments qui sont inutiles, mais aussi dangereux.
La Cour des comptes a annoncé dans un rapport publié le 13 septembre 2012 que le déficit de la Sécurité sociale est de 14,7 milliards d’euros dont 6,8 milliards d’euros pour la seule branche maladie. Et cela est largement dû à notre folle surconsommation de médicaments.
Beaucoup de personnes ne réalisent pas que, si la Sécurité Sociale fait faillite, notre système de santé s'effondrera. Les malades des hôpitaux seront renvoyés chez eux. Les personnes qui ont besoin de soins seront abandonnées à elles-mêmes.
Mais l'hécatombe a en fait déjà commencé, sous nos yeux :
- selon les études scientifiques, 200 000 Européens sont tués chaque année par les effets secondaires des médicaments, dont le coût est évalué à 79 milliards d'euros.
Tout cela parce qu'on n'aura pas eu le courage de prendre à temps des mesures contre la corruption dans le système de santé.
- rien qu'en France, 144 000 patients sont hospitalisés chaque année en raison des médicaments prescrits, selon l’AFSSAPS.
Ces mesures sont simples, et nos voisins nous ont, là aussi, devancés :
- Aux Etats-Unis, le Président Obama a réussi à faire passer le Sunshine Act en 2011, pour lutter contre la corruption de l’administration par l’industrie pharmaceutique.
- Au Royaume Uni, le Parlement a adopté le Bribery Act, littéralement la loi sur la corruption.
Mais le temps que le nouveau gouvernement se mette en place, l'industrie pharmaceutique a eu le temps de réagir. Et cette loi prometteuse a été vidée de son sens par un nouveau décret d'application du 15 septembre 2012.
Le Dr Philippe Foucras résume les négociations qui ont eu lieu : « Pour ma part le plus choquant a été d’être le témoin de l’attitude de fonctionnaires de la République française, soumis et écrivant quasi sous la dictée de l’industrie pharmaceutique les lois de la République. »
L'association Europe et Médicaments ajoute : « Un "permis de corrompre" au quotidien, voilà tout ce qui resterait du "Sunshine Act" à la française, (...) vidé de son sens par un projet de décret en préparation au ministère de la Santé. »
Et c'est la réalité : en France, à chaque scandale, le gouvernement a pris des demi-mesures, très vites vidées de leur sens sous les pressions de l’industrie pharmaceutique.
C’est un bouleversement du système qu’il faut aujourd’hui : une opération Mains-Propres dans les instances de santé officielles.
Nous pouvons l'obtenir si nous sommes assez nombreux à signer cette pétition, mais votre voix est indispensable, ainsi que votre mobilisation pour transmettre ce message autour de vous.
Enfin, au risque, de vous choquer si vous aviez l'intention de simplement détruire ou fermer ce message sans rien faire, pensez bien au service que vous rendez à l'industrie pharmaceutique en restant passif.
Je compte sur vous pour ne PAS choisir de contribuer au silence, et pour signer maintenant vous aussi notre grande pétition.
Pour signer la pétition pour une opération Mains-Propres, cliquez ici.
Un grand merci,
Augustin de Livois
Président
PS : Il s'agit d'une question élémentaire de protection de la population en danger. Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour les enfants malades, les personnes de votre entourage, vos parents peut-être, qui prennent sans s'en douter des médicaments potentiellement toxiques. C'est toute une révolution qui doit avoir lieu.
Institut pour la Protection de la Santé Naturelle
Association sans but lucratif
253A Chaussée de Wavre
1050 BRUXELLES
www.ipsn.euMerci d’avoir signé la pétition pour une opération Mains-Propres

Madame, Monsieur,
Un grand merci d’avoir signé la pétition au Président de la République pour une opération mains propres dans les instances officielles de santé.
L’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle est déterminé à mener jusqu’au bout cette action au plan national et européen. C’est notre rôle de lanceur d’alerte.
Mais c’est votre soutien et celui de vos proches qui fera toute la différence. N’hésitez donc pas à inviter les gens autour de vous à rejoindre notre cause. C’est une manière simple de garantir que notre mouvement prenne de l’ampleur et que votre voix soit entendue.
Car c’est le rapport de force que nous aurons réussi à créer qui nous permettra de faire changer les choses.
Voici le lien que vous pouvez envoyer à vos proches afin qu’ils prennent connaissance de la pétition :
http://www.ipsn.eu/petition/petition_t.html
Vous pouvez également partager cette pétition sur vos réseaux sociaux à l’aide des boutons ci-dessous :
Avec tout mon dévouement,
Augustin de Livois
Président
Institut pour la Protection de la Santé Naturelle – 253A Chaussée de Wavre – 1050 Bruxelles
www.institut-protection-sante-naturelle.eu
Association sans but lucratif conforme à la loi du 27 juin 1921.
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Cheminement inverse.
- Par Thierry LEDRU
- Le 06/11/2012
En fait, quand j'écris une histoire, j'attends qu'elles imaginent comment elles voudraient que je sois pour que je puisse les
écrire comme elles le souhaitent.
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Apprendre sans professeurs.
- Par Thierry LEDRU
- Le 02/11/2012
Apprendre à lire sans prof ? Les enfants éthiopiens y arrivent
La vidéo sur Livestream Intervention de Nicholas Negroponte à la conférence EMTECHA partir de 1h00mn05s, en anglais
C’est une expérience qui rappelle le scénario du film « Les dieux sont tombés sur la tête », dans lequel une bouteille de Coca, jetée d’un avion, atterrit dans un village bushmen et chamboule le quotidien de ses habitants.
Sauf qu’avec l’opération menée par One Laptop Per Child (OLPC) auprès d’enfants éthiopiens analphabètes, ce sont nos certitudes occidentales sur l’apprentissage qui pourraient bien être bousculées.
L’ONG livre depuis 2005 du matériel informatique simple et robuste dans les pays pauvres, et indique avoir déjà distribué 2,5 millions d’ordinateurs portables de type XO dans quarante pays. Son fondateur a exposé sa démarche lors de la conférence EmTech, organisée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge fin octobre.
Nicholas Negroponte et son équipe sont partis d’un constat : parmi les 100 millions d’enfants qui n’ont accès à aucune éducation, beaucoup se trouvent dans des zones isolées, dans lesquelles aucun adulte autour d’eux ne sait lire et ne peut donc les aider. Mais peuvent-ils apprendre tout seul ?
Pour le savoir, l’organisation a livré des tablettes pré-équipées à une quarantaine d’enfants dans deux villages éthiopiens, Wonchi et Wolonchete, à une centaine de kilomètres d’Addis Abeda.
Alimentées grâce à un panneau solaire, elles contenaient une collection de plusieurs centaines d’applications, de jeux, de livres, de dessins animés et de films (en anglais), mais n’étaient accompagnées d’aucune instruction, ni d’aucun manuel. Des données sur leur utilisation étaient enregistrées dans une carte SIM, changée chaque semaine.
« Je pensais que les enfants commenceraient par jouer avec les cartons », raconte Negroponte. Mais les cobayes ont très vite apprivoisé leur nouvel outil :
« Après quelques minutes, ils avaient déballé et mis en route les tablettes. Après une semaine, chaque enfant utilisait en moyenne 47 applications par jour. Après deux semaines, ils utilisaient les jeux destinés à l’apprentissage des lettres pour se mesurer les uns aux autres, et le village chantait les chansons sur l’alphabet. »
« Ils ont débloqué l’accès à la caméra »
Quelques mois plus tard, les tablettes étaient toujours fréquemment utilisées, et certains enfants commençaient à écrire des mots. Ils avaient tous personnalisé leur tablette, et même fait leur débuts de pirate informatique :
« Un imbécile chez nous avait bloqué l’accès à la caméra, alors ils ont “hacké” Android [le système d’exploitation installé sur la tablette, ndlr] pour l’activer à nouveau. »
Ce qui a ravi Negroponte :
« C’est exactement ce genre de créativité, de curiosité et de goût pour l’enquête que nous considérons indispensables à l’apprentissage. »
Ces résultats impressionnants doivent être confirmés par d’autres expériences du même type, mais ils pourraient changer la façon dont One Laptop Per Child conçoit son action. L’organisation s’appuie jusqu’ici sur les écoles existantes, sans toucher les enfants totalement privés de scolarité :
« Ça pourra leur prendre six mois, dix-huit mois, deux ans, mais est-ce qu’ils vont réussir à apprendre à lire, vraiment ?
S’ils peuvent apprendre à lire tout seul, ensuite ils peuvent apprendre en lisant. Pourrait-on leur donner un outil pour ça, sans avoir à construire des écoles, embaucher des professeurs, fournir des manuels ? »
Quand l’école tue la curiosité
Mais pour Negroponte, les pays développés ont aussi des leçons à tirer de cette expérience :
« Des enfants parviennent à apprendre à lire sans aller à l’école en Ethiopie, tandis qu’à New York, d’autres n’arrivent pas à ce niveau alors qu’ils vont à l’école. Que faut-il en conclure ? »
La facilité avec laquelle les jeunes, quelle que soit leur culture d’origine, s’approprient les tablettes, encourage selon lui à repenser les méthodes d’enseignement traditionnelles :
« Les enfants peuvent beaucoup apprendre par eux-mêmes, davantage que ce que nous imaginons. Les enfants sont naturellement curieux, et cette curiosité reste intacte si on ne la décourage pas, ce qui est souvent le cas à l’école.
Avoir accès à des bibliothèques contenant des manuels ou des encyclopédies est une bonne chose. Mais c’est peut-être moins important que de concevoir un monde dans lequel les idées se forment, se révèlent et se réinventent, au sein d’un apprentissage fondé sur l’action et la découverte. »
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Sigur ros
- Par Thierry LEDRU
- Le 02/11/2012
Le groupe que j'écoute depuis bien longtemps. Tellement de pages écrites avec leur musique dans les oreilles. Quand j'écoute certains morceaux, les lignes me reviennent en mémoire. Comme si je voyais un film avec la bande musicale.
JUSQU'AU BOUT
EXTRAIT.
"
Quand il ouvrit la porte latérale, il constata que le patron du centre naturiste ne s’était pas trompé. On devinait déjà que le voile grisâtre qui s’était couché sur le bleu du ciel ne tarderait pas à s’évanouir.
Le soleil dispersait des parterres blanchâtres aux quatre coins de l’horizon. Il laissa la porte ouverte. Les parfums du jour naissant tapissaient le fourgon d’un air vivifiant.
Il prépara joyeusement le café du matin. Un merle siffleur faisait ses vocalises.
Toilette, un peu de rangement, préparer le sac de la journée, la serviette était encore humide du bain de la veille, elle sècherait au soleil. Le soleil, la mer, Birgitt et Yolanda, c’était le bonheur, le grand bonheur, tout simple, à en rire tout seul, à vouloir garder les sensations juste sous la peau, à portée d’âme et pouvoir y plonger à n’importe quel moment, pour se refaire une santé !
Il démarra et rejoignit le parking de la plage. Il regarda la montre du tableau de bord. 8h20.
« Alors là, c’est peut-être un peu trop tôt ! » se moqua-t-il à voix haute.
Il décida d’aller marcher sur la plage. Il escalada le cordon de dunes.
Le vent léger du large l’accueillit, apportant l’odeur piquante du sel, des algues, des particules d’eau sans cesses agitées, le parfum de l’immensité. Il contempla l’étendue et pensa que c’était l’amour qui s’ouvrait devant lui. La paix, la beauté simple et nue, des odeurs mêlées, un corps offert aux regards, juste aux regards, pour le plaisir des yeux, et puis surtout cette complicité silencieuse, l’inutilité des mots, le bonheur limpide d’être ensemble, juste ensemble. C’était beau, si beau et si tendre. Il enleva ses chaussures et descendit sur la plage et dans la pente il pensa que, comme lui à cet instant, tout descendait un jour à la mer. Les glaciers et les ruisseaux, les rivières et les fleuves, les routes humaines et les chemins de forêts, tout aboutissait finalement dans ce grand corps accueillant. Et même si on restait au bord, même si on ne s’aventurait pas sur sa peau et qu’on restait assis contre ce ventre immense, on retrouvait déjà la paix de l’enfant contre sa mère. C’était ça la magie de l’océan…Comme un refuge offert à l’humanité entière.
Il se gorgea du chant mélodieux des vagues, buvant à satiété cette vibration vocale, sourde et puissante, continue et changeante, mélodie pénétrante qui diffusait dans les fibres des frissons humides et iodés. Il sentit combien son corps résonnait immédiatement à ces accords millénaires, s’ouvrant magiquement à cette musique universelle. Tous les hommes pouvaient un jour résonner à cette musique. C’était le chant du monde. Il pensa à tous les individus, debout, à cet instant, devant cette immensité horizontale, il eut envie de leur parler, de leur dire combien il était heureux de savoir qu’ils contemplaient la mer, comme lui, tous unis dans le même amour, dans le même respect. Il y avait tant de choses simples à vivre ici, dans cette nature, tant de joies accessibles. Qu’y avait-il donc de plus important que cette sérénité, cet oubli de tout, cet éblouissement sensoriel ? L’homme n’avait rien inventé. Il n’avait fait que copier misérablement les bonheurs du monde pour finir par les détourner, les salir par ses déviances, les mépriser finalement pour des chimères éphémères. Aucun bonheur n’avait la durée de celui-là. On pouvait passer une vie entière au bord de l’océan sans jamais éprouver la moindre déception, le moindre soupçon de trahison. La mer était pure dans ses sentiments et ses offrandes. Elle se donnait. Il se promit d’en parler aux enfants, de leur raconter le vent marin soyeux qui parfume la peau, le soleil généreux qui la réchauffe, le goût salé sur les lèvres, la symphonie des grands fonds remontée avec la houle, les caresses de l’eau comme des câlins maternels et cette envolée des regards au-delà de tout, au-delà de la courbure du dos de la mer, là-bas, quand on bascule de l’autre côté, si loin qu’on croit que c’est impossible à rejoindre. C’est un corps jamais découvert, c’est un être unique qui n’attend rien mais qui donne tout. Il donne la vie à tous ceux qui l’aiment. Il le dirait aux enfants. Il leur montrerait surtout. Il les plongerait dans le monde.
Il se sentit fort et heureux. Il marcha sans penser, sur un rythme de houle, les pas dans le sable comme le parcours respectueux des doigts d’un homme sur un corps de femme, des gestes délicats, légers, effleurements subtils. Il n’aurait pas osé courir. Il voulait juste que le sable le sente passer, délicatement. Il laissa une vague lécher ses pieds. Ce fut comme un salut matinal, un bonjour joyeux mais un peu endormi. L’eau se retira avec un sourire écumeux, des petites bulles d’air pleines de joies qui se dispersèrent dans le rouleau suivant. Il se demanda si l’océan avait pu ressentir ce contact. Est-ce qu’il percevait toute la vie qui l’habitait, les poissons amoureux, les coquillages multicolores, les baleines câlines, les dauphins joueurs, les algues dansantes ? Et les hommes, est-ce qu’il les ressentait comme des prédateurs impitoyables ou parfois aussi comme des êtres bons ? Il s’arrêta et regarda le large, lançant sur les horizons ouverts tout l’amour qu’il pouvait diffuser. Il se déshabilla et entra dans l’eau, juste quelques pas, sans atteindre le creux des rouleaux. Il s’allongea sur le dos et attendit la vague suivante. Elle le baigna soigneusement, glissant entre ses cuisses, passant sur ses épaules, jetant malicieusement quelques gouttes sur son ventre. Les yeux fermés. Il s’était senti enlacé par des bras souples et sensuels.
Il fut peiné pourtant de tous ces hommes et femmes qui avaient oublié ce mystère de la vie, enfermés dans des bagnes insipides. S’ils pouvaient retrouver l’enfant en eux, l’enfant et sa joie simple, l’enfant et son rire devant la mer, juste ce plongeon pétillant dans un monde adoré, combien leurs vies s’embelliraient.
« Retournez dans le monde, pensa-t-il de toutes ses forces. Abandonnez-vous à l’amour que cette terre vous offre. »
Il répéta cette litanie d’espoirs. C’était si triste cette plage déserte, ce vide d’hommes.
Il se releva et reprit son sac. Il resta nu et marcha les chevilles dans l’eau. Une trouée dans le ciel dispensa un souffle chaud qui descendit sur la plage comme une haleine solaire. Il s’arrêta et ouvrit la bouche, buvant les ondes célestes, inspirant à pleins poumons cette chaleur ténue mais pleine de promesses. Au large, des bandes bleues, luisantes de lumière, s’étaient peintes à la limite de la mer. Le vent de la marée montante rameutait vers la côte ces plages éclatantes comme autant de halos incandescents. Des crayons rectilignes, vastes torrents éblouissants, cascadant des altitudes éthérées, tombaient sur la mer enflammée. Il imagina les poissons remontés sous ces auréoles chaudes, jouant à la surface miroitante, frissonnant de bonheur sous leurs écailles.
Sa mélancolie disparut. C’était trop beau pour pleurer. De joie peut-être, mais pas pour autre chose.
Quand il s’arrêta, il s’aperçut que la courbure de la côte l’isolait de tout. Il ne voyait plus l’accès à la plage et devant lui, aucune zone habitée, ni même portant trace humaine, ne se dessinait. Cette solitude lui parut incroyable, presque irréelle. Le cordon de dunes le coupait de tous regards vers les terres. La mer était vide de toutes embarcations. Aucune trace dans le ciel du passage d’un avion. Seul au monde.
Il s’allongea. Une large déchirure, dans le fin tissu nuageux, se forma au-dessus de ses yeux. La boule ardente apparut soudainement, en quelques secondes, comme si les nuages vaincus s’étaient dispersés tous ensemble. Il ferma les yeux. L’impression que son corps s’enflammait tant la chaleur libérée trancha avec l’air frais de l’ombre. Ce fut comme une lave qui coula en lui, non seulement sur sa peau nue mais dans les muscles et les entrailles. Comme les paupières, fermées mais trop fines, laissaient passer une incandescence aveuglante, il s’assit pour ouvrir les yeux.
Le paysage avait changé. Tout s’était paré de lumière. Un gigantesque rouleau bleu vif avait repeint le tapis mouvant de la mer, des milliards de cristaux doraient le sable et l’embrasaient, les rouleaux écumeux balançaient des panaches blancs qui découpaient en puzzles agités les pièces bleues du ciel. Il se retourna et regarda la masse compacte des nuages gris qui refluait, battue et pitoyable, vers des terres plus accueillantes. Il se leva en bondissant. Le soleil ! Birgitt et Yolanda allaient arriver !
Il ramassa son sac et d’un pas rapide reprit ses traces."
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Ouragan médiatique...
- Par Thierry LEDRU
- Le 01/11/2012
Sandy a fait des dégâts à New York, le métro est sous l'eau et TF1 et autres guignols de l'info usent et abusent de pathos vomitif.
Mais alors HAÏTI ou CUBA n'existent pas pour eux. Pas un mot, pas une image, RIEN. Bientôt, il va y avoir une campagne d'aide aux victimes newyorkaises, lancée par Nagui ou un autre demeuré de la clique télévisuelle.
Je les hais.
Dégoûté...
Le Journal du Siècle
"Ce siècle est à la barre et je suis son témoin." ~ Victor Hugo ~
Haïti menacé par la famine et le choléra après l’ouragan Sandy
Les intempéries provoquées par Sandy ont causé des dégâts considérables à Haïti où 52 morts ont été recensés. Aujourd’hui, les autorités s’inquiètent des conséquences à long terme du passage de l’ouragan qui a détruit une grande partie des récoltes et aggravé les conditions sanitaires dans le pays.
Si tous les yeux sont actuellement tournés vers les Etats-Unis et notamment la ville de New York, il faut rappeler que la côte américaine n’est pas la seule victime de Sandy. Avant cela, l’ouragan a également sévi dans les Caraïbes où il a fait de gros dégâts notamment à Haïti. Selon le dernier bilan, le pays caribéen détient même le triste record du bilan le plus important en terme de victimes : 52 personnes y ont trouvé la mort, 15 sont toujours portées disparues et 19 ont été blessées suite aux intempéries qui ont balayé Haïti pendant trois jours.
Mais dans cette région régulièrement touchée par les phénomènes climatiques et encore traumatisée par le séisme du 12 janvier 2010, les pluies diluviennes et les vents violents ont eu des conséquences dévastatrices. Inondations, glissements de terrain et destructions de maisons ont frappé de plein fouet les habitants qui peinent déjà à se remettre des dernières catastrophes. La région la plus sévèrement touchée est le département de Port-au-Prince, à l’ouest du pays où a été recensée une vingtaine de morts, dont des familles entières ensevelies dans leurs maisons effondrées. Dans la capitale, les campements de fortune, qui abritent encore 370.000 victimes du séisme de 2010, ont été durement affectés tandis que le sud d’Haïti dénombre 18 morts.
70% des récoltes totalement détruites dans le sud
Si les dégâts sont très importants et devraient s’accroitre au fur et à mesure que les secours s’affairent, les conséquences à long terme du passage de Sandy sont encore plus préoccupantes. En effet, l’ouragan a dévasté 70% des récoltes du sud du pays et tué une grande partie du bétail. Les autorités haïtiennes et les organisations humanitaires présentes sur place s’inquiètent ainsi que les prix des biens de première nécessité n’augmentent à cause de la destruction des plantations et des cultures de subsistance. « L’économie a subi un coup sévère« , a ajouté le premier ministre.
« Tout ce que les paysans avaient – maïs, tubercules – a été dévasté. Certains avaient déjà préparé leurs champs pour les cultures d’hiver et ça a été dévasté« , a commenté pour sa part Jean Debalio Jean-Jacques, directeur du département du Sud au ministère de l’agriculture cité par le Monde.fr. Régimes de bananes, arbres à pain, cultures de café ont été totalement détruits dans les différentes régions du pays. Ce « désastre agricole » fait ainsi prédire à certains, notamment le maire de la ville d’Abricots Kechner Toussaint, une « famine dans les prochains jours« .
Face à la situation, l’Etat et les organisations humanitaires présentes sur les lieux ont donc rapidement réagi en distribuant de la nourriture, de l’eau et d’autres biens de première nécessité aux victimes de l’ouragan. Mais « les stocks sont à un niveau dangereusement bas. Après la tempête tropicale Isaac en août, ces stocks n’ont pas été reconstitués« , a averti George Ngwa, porte-parole de OCHA, qui coordonne l’aide humanitaire en Haïti. Pour renforcer l’action, un appel international a été lancé et le Venezuela y a déjà répondu en envoyant de l’eau et de la nourriture en Haïti. L’Union européenne s’est également dit prête à soutenir les efforts de reconstruction en Haïti, ainsi que dans le reste des Caraïbes touché par l’ouragan.
Une recrudescence des cas de choléra
Néanmoins, la famine n’est pas la seule menace qui plane sur le pays alors que Sandy a également aggravé les conditions sanitaires dans lesquelles vivent les habitants. Or, depuis octobre 2010, Haïti est en proie à une tenace épidémie de choléra qui a affecté plus de 600.000 personnes et fait quelque 7.400 morts. Si elle connait des atténuations, elle se renforce régulièrement et les organisations craignent que les cas se multiplient de nouveau suite au passage de l’ouragan. D’ailleurs, au cours des derniers jours, l’Organisation panaméricaine de la santé a noté une forte augmentation des cas de choléra présumés dans sept départements, dont 86 dans les camps de réfugiés de Port-au-Prince.
Une hausse d’autant plus préoccupante qu’elle reste difficile à évaluer précisément dans la mesure où plusieurs communautés demeurent isolées et uniquement accessibles par hélicoptère. Face à la situation, le président Michel Martelly et le premier ministre Laurent Lamothe viennent ainsi de décréter l’État d’urgence pour une période d’un mois sur l’ensemble du territoire haïtien.
La déclaration de l’État d’urgence a été prise dans la soirée du 30 octobre, après avoir fait consensus auprès de tous les ministres du gouvernement haïtien, selon le ministre Gardy.
Sources : Maxisciences / Le Journal du Siècle
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Une semaine que ça passe en boucle dès que je commence à écrire.





