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  • Everyone can take part

    "YOU'RE STRONG, YOU'RE FAST, YOU'RE BEAUTIFUL" !!!

    A ceux et celles qui connaissent la difficulté que représente l'amélioration d'une performance physique, à SON niveau, imaginez ce que cela signifie pour ces sportifs et ces sportives...La force de caractère nécessaire est bien au-delà de tout ce qu'on peut concevoir dans notre dimension d'individus valides.

    Beaucoup de "valides" sont d'ailleurs réellement handicapés au regard de leur abandon physique et même moral alors qu'ils bénéficient justement de toute leur intégrité...Une espèce de gâchis en quelque sorte...

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  • Les profs.

    Monia, « prof passionnée » que l’Education ne « respecte pas »

    Emilie Brouze | Journaliste Rue89


    http://www.rue89.com/2012/08/30/monia-prof-passionnee-que-leducation-ne-respecte-pas-234316


    Une boîte de craies à terre (Mseckington/Flickr/CC)

    Monia Baup est une prof de lettres qui part au lycée « en chantant » tout en songeant à une analyse de texte peaufinée la veille. Alors qu’on parle de crise des vocations, de déprime dans l’éducation, cette prof clame sa passion « intacte » d’enseigner. Elle est pourtant au bord de la grève de la faim : Monia conteste sa nouvelle affectation dans un collège du Rhône.

    Ce lundi, elle est tenue d’entamer un temps partiel de onze heures à Saint-Martin-en-Haut. Problème : le collège se situe à près de 1h15 de son domicile, à Eyzin-Pinet (Isère). La prof a fait les comptes : elle serait obligé de rouler presque 2h30 par jour, et ceci trois à quatre fois par semaine.

    Cette affectation est aberrante pour deux raisons, explique-t-elle dans ses courriers :

    • elle n’est pas adaptée à ses contraintes de santé (suite à un accident vasculaire cérébral et un infarctus, elle est en temps partiel sur autorisation) ;
    • elle n’est pas adaptée à ses élèves : pour Monia, un prof doit pouvoir revenir le soir au collège pour aider aux devoirs, monter une pièce de théâtre ou rencontrer les parents :

    « Ce n’est pas ainsi que je compte exercer et que je conçois la disponibilité pédagogique et l’humanité de ma fonction. »

    Quand elle nous a envoyé un e-mail où elle a couché son histoire, le 25 juillet, la « petite prof au taquet » était « en colère ». Sa passion du métier, face à aberration de l’administration, nous a marqué.

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    Trois courriers par semaine soit 21 lettres depuis début juillet : Monia Baup a passé son été à « écrire et réécrire » au rectorat de Lyon et aux différents services du ministère de l’Education nationale, rue de Grenelle.

    Pas de réponses jusqu’à mercredi : la professeure de lettres sera reçue au rectorat ce jeudi. Si rien ne se débloque, elle menace d’entamer une grève de la faim dans la foulée.

    « Je ne suis pas la seule dans ce cas »

    Monia a commencé à enseigner au début des années 80, d’abord en banlieue de Chartres (Eure-et-Loir), à Gennevilliers et Asnières, dans les Hauts-de-Seine – Zones d’éducation prioritaires (ZEP) – puis dans les quartiers de Grenoble et encore à Vénissieux (Rhône).

    Lors de nos longs échanges d’e-mails, Monia égraine plein d’anecdotes sur ces périodes comme celle la tentative de suicide d’une jeune lycéenne ou celle des trois lascars qui l’ont bousculé dans le train pour une clope, sans savoir qu’elle était leur nouvelle prof. « M’dame, on s’excuse, on s’excuse. »

    Septembre 2011 : Monia n’obtient pas de mutation en poste fixe après son congé maladie. Elle devient prof remplaçante (Titulaire sur zone de remplacement, TZR), nommée à l’année au lycée d’Aragon de Givors (Rhône). C’était « formidable ». Mais deux classes ferment à la rentrée 2012 et le rectorat la nomme plus loin, « en dépit du bon sens ».

    Le rectorat

    Joint par Rue89, le rectorat affirme que l’affectation de Monia Baup correspond au vœu géographique qu’elle a formulé, à savoir « Givors et environs ». « Il n’y avait pas d’autres possibilités. » L’administration explique avoir refusé sa révision d’affectation, réexaminée le 24 août.

    Monia Baup, invitée à se rendre au rectorat jeudi, assure ne pas être informée de cette dernière décision. « Oui, c’est la zone par extension mais on n’a pas vraiment le choix : il y a huit autres établissements plus près de mon domicile. »

    Monia assure dans le courrier envoyé au recteur qu’elle serait prête à accepter tout établissement dans un rayon « compatible avec [ses] problèmes de santé et [sa] volonté d’exercer ce métier comme [elle] le conçoit ». Elle a comptabilisé huit établissements convenables.

    « Je ne suis pas la seule dans ce cas. Et pourtant je suis “très bien notée”, ce dont je me fous, car la gratification est ds le plaisir de mes élèves à venir en cours et leur implication. »

    Monia veut servir d’exemple : elle cite un collègue, David Clément, deux enfants, habitant dans le Vaucluse mais nommé à Créteil (Val-de-Marne) qui a saisi la médiatrice de l’Education nationale. Monia Baup trouve que le système manque d’humanité en « déplaçant les professeurs comme des pions ». Elle mentionne une lettre cosignée en juin par Vincent Peillon, ministre de l’Education et George Paul-Langevin, déléguée à la réussite éducative.

    « La réussite des élèves repose sur la confiance et le respect que la Nation accorde à celles et ceux qui servent l’éducation nationale [...] », cite-t-elle. Le ministère n’a pas répondu à ses courriers. « Il ne me respecte pas. »

    « Hymne à la joie » d’enseigner

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    (Fichier PDF)

    Monia a joint à ses lettres un document dactylographié de deux pages intitulé « passion ». Un « hymne à la joie », écrit-elle au début, « pour mieux comprendre ma colère ».

    « J’ai fait la démarche à l’inverse : j’ai raconté pourquoi j’aimais ce travail plutôt que de commencer par pleurer sur mon sort. »

    Extraits :

    « J’exerce depuis 1979 dans la joie. Oui, avec un bonheur qu’on pourrait bien m’envier tant il est porteur. [...]

    Je ne connais pas les rentrées, le dos rond, à l’idée de me retrouver face à des élèves, je ne connais pas l’obsession du calendrier des vacances à venir, je ne connais pas la haine envers les élèves pénibles, je ne connais pas les soupirs exaspérés face à des jeunes incultes et mal élevés.

    Pour cette passion intacte, au nom de tous ces jeunes à qui j’ai aimé enseigner et que j’ai aimés tout court, en leur témoignant du respect qu’ils m’ont toujours rendu et en n’économisant jamais mes heures de travail. »


    « Nous avons aimé le français » (M. Baup)

    « N’allez pas tout gâcher »

    Comme un écho à cet « hymne à la joie », plusieurs anciens élèves ont rédigé un message de soutien à Monia. Jean-Yves Tanguy, 44 ans, a envoyé une lettre de deux pages au rectorat au sujet de son « professeur sauveteur » a qui il continuait d’envoyer des copies pour avoir ses conseils :

    « N’allez pas tout gâcher en privant de nombreux élèves, de nombreuses familles de ce professeur : ils ont besoin d’elle. »

    Lydie Soupizet, ancienne élève du lycée Champollion de Grenoble devenue infirmière, écrit : « Monia fut la seule à croire en moi. » Patrice Blumet, qui dirige aujourd’hui un hôtel, veut lui « exprimer à quel point cette personne a été importante pour [lui] dans [son] cursus d’apprentissage ».

    Monia se dit « très touchée du bel élan de solidarité » autour d’elle. « J’ai beaucoup pleuré », ajoute-t-elle.

    « Lorsque je relis mon parcours, lorsque je relis les e-mails de mes élèves en juillet 2012 après des séances inénarrables de prépa au bac de français, lorsque je vois leurs progrès, leurs notes, leur enthousiasme, je me dis que je dois continuer. Continuer ce qui fait ma vie. »

    Addendum : Monia a rappelé Rue89 après sa réunion avec le rectorat, ce jeudi : on lui propose un poste à Condrieu (Rhône). Sa réaction :

    « Reçue au Rectorat avec humanité et respect. Séance tenante, la DRH et le responsable de la division des personnels m’ont proposé une réaffectation à 25 km de mon domicile. C’est donc possible ! Il faut se battre, mettre en avant sa passion du métier, lorsqu’elle est réelle. Que mon exemple et la résolution du problème donnent de la pugnacité et de la détermination à ceux qui se battent pour cette rentrée ! Mes pensées vont, entre autres, au cas, insupportable de David Clément [cet enseignant qui habite dans le Vaucluse est nommé à Créteil, ndlr]. »


    Donc, il faut prendre contact avec les médias, se faire connaître, menacer d'une grève de la faim pour être entendu et reçu avec "humanité et respect".????David Clément sait ce qu'il lui reste à faire...Et tous les autres...Et qu'on ne vienne pas dire que c'est comme dans le privé et qu'il faut prendre le boulot là où il y en a...La preuve dans cette histoire. C'est juste qu'une question d'organisation, de volonté administrative, de prise en considération de l'humain et non seulement de sa fonction. 


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  • Rythmes scolaires

    Totalement pour, à 100%.


    "On est moins fatigués, même si on travaille le mercredi"

    LE MONDE | • Mis à jour le

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    A l'Isoret (ici en juin), des ateliers gratuits, payés par la mairie, sont proposés aux élèves après 15 h 30.

    La semaine de quatre jours et demi ? Les vingt-sept élèves de la classe de CM2 de Dominique Bruneau, à l'école Isoret d'Angers, sont "pour". Ils n'y voient même que des avantages, de ceux qu'on met en avant quand on a 10 ou 11 ans. "C'est super de terminer l'école plus tôt, explique Adonis, les copains des autres écoles sont jaloux de nous !" "On est moins fatigués, même si on travaille le mercredi, ajoute Clara, et on a le temps de faire plein d'activités l'après-midi." "Il paraît que ça nous habitue aux rythmes du collège", lâche E'Ouann.

    "Rythme" : le mot est ici dans toutes les bouches, y compris dans celles des enfants – 250 élèves, de la maternelle au CM2. Science-fiction ? "Non, expérimentation", répond Dominique Bruneau, l'enseignant de CM2 qui est aussi le directeur de l'école élémentaire de ce groupe scolaire converti, avant l'heure, aux neuf demi-journées de classe par semaine. Un avant-goût de l'école Peillon.

    "Notre organisation est sans doute encore perfectible, je ne sais pas si elle est extensible en d'autres lieux, à d'autres écoles, mais elle me semble déjà bénéfique à nos élèves", assure Dominique Bruneau, détaillant avec une pointe d'orgueil "son" emploi du temps : cours le matin cinq jours sur sept – "on privilégie l'enseignement des matières fondamentales tôt dans la matinée, comme le préconisent les études en chronobiologie" – ; pause méridienne raccourcie – "un quart d'heure en moins, compensé par l'installation d'un self" – ; et, clou de l'expérimentation, une sortie des classes à 15 h 30. La deuxième partie de l'après-midi fait la part belle aux activités périscolaires : une douzaine d'ateliers, financés par la mairie d'Angers, sont proposés aux enfants.

    "Des ateliers facultatifs et gratuits, souligne Luc Belot, ex-adjoint au maire (PS) chargé de l'éducation, et nouveau député du Maine-et-Loire. Robotique, aquariophilie, loisirs créatifs, cirque ou cuisine : nous proposons ces activités en lien avec les associations, les centres de loisirs, les clubs sportifs, les maisons de quartier... Tous les acteurs de terrain ont accepté de jouer le jeu – même la paroisse locale, qui a décalé le catéchisme du mercredi matin au mardi..."

    A 17 heures, si les ateliers ferment, l'école reste ouverte : une "étude" accueille les enfants jusqu'à 18 h 30. Mais la journée de classe ne compte, elle, que cinq heures – une heure de moins qu'ailleurs.

    Coût du "réaménagement" : "90 000 euros", estime Luc Belot, mais "près d'un demi-million d'euros supplémentaires si l'on veut généraliser le dispositif à toutes les écoles de la ville, en prenant en compte les personnels, les transports, les locaux... C'est la garantie d'une prise en charge de qualité, qui ne se résume pas à de la garderie".

    Est-ce généralisable ? L'élu s'en sort d'une pirouette : "Indispensable, répond-il, mais comme on n'a pas une telle somme à mettre sur la table, il faut penser en termes de redéploiement." Un mot à la mode.

    Comment ce groupe scolaire a-t-il pu déroger à la règle ? En dépit des très nombreux rapports critiquant la semaine de quatre jours, l'ancien gouvernement a toujours refusé de revenir sur la réforme lancée en 2008 par Xavier Darcos, le premier des ministres de l'éducation nationale de Nicolas Sarkozy. Et ce même si, avec 144 jours de classe, la France a l'année scolaire la plus courte d'Europe – et par voie de conséquence la plus chargée aussi. Xavier Darcos a eu beau préciser qu'il était possible de reporter les cours du samedi au mercredi, peu de villes ont été tentées de faire marche arrière. En 2010, dans sa circulaire de rentrée, son successeur Luc Chatel a dévoilé sa préférence pour le mercredi matin travaillé. Le texte demandait aux autorités académiques que "l'organisation de la semaine en neuf demi-journées encouragée chaque fois qu'elle rencontre l'adhésion".

    "LA PLUPART DES PARENTS ÉTAIENT PARTANTS"

    Mais l'adhésion reste très difficile à trouver. "Des municipalités socialistes pour la plupart, Angers mais aussi Brest, Nevers, Lyon, Belfort, Lille, Grenoble ou Toulouse, ont ouvert le débat", rappelle Yves Fournel, président du Réseau français des villes éducatrices. Dans le cas d'Angers, la consultation a débuté en 2009 avec les parents d'élèves et les associations de quartiers. "On a organisé des petits déjeuners le samedi avec les familles, des récrés citoyennes avec les enfants", se souvient Luc Belot. D'avril à juin, ce sont les enseignants et les personnels de l'éducation qui ont été consultés. Au terme de cette phase, si 53 % des écoles ont dit regretter la suppression du samedi matin travaillé, seules 37 % se sont prononcées en faveur d'un redéploiement sur neuf demi-journées. "Respectant ce choix, la ville n'a pas souhaité généraliser l'école le mercredi, explique Luc Belot, mais accompagner, au cas par cas, les établissements favorables au changement."

    Une seule école en l'occurrence : l'Isoret. Où le vote s'est joué, semble-t-il, à quelques voix près. "La plupart des parents étaient partants, dès lors qu'on leur a expliqué ce que leurs enfants gagneraient à avoir une journée allégée, une semaine moins hachée", soutient Céline Olhagaray, 32 ans, maman d'un élève de CM2, et représentante des parents au conseil d'école. "Quand le samedi a été supprimé, les parents, surtout ceux qui sont divorcés, étaient plutôt contents de récupérer leur week-end, ajoute Jasmine Maubussin, 36 ans, mère de deux élèves – en CP et CM1. Mais l'école le mercredi a été bien accueillie. Nos enfants sont moins fatigués, plus épanouis en soirée, presque contents de faire leurs devoirs !"

    Du côté des enseignants, le sujet reste délicat à aborder. A l'école maternelle, qui jouxte l'école élémentaire, les bénéfices de l'expérimentation semblent moins évidents pour les enseignantes comme pour les jeunes enfants. "Il nous faut les réveiller plus tôt de la sieste, regrette Martine Botton, la directrice. Mes collègues ont le sentiment d'avoir perdu leur après-midi. D'être moins aidées qu'auparavant, car des Atsem s'occupent désormais à 15 h 30 de certains ateliers proposés par la municipalité. Sans compter l'absentéisme du mercredi..." Au conseil d'école, les quatre enseignantes de maternelle se seraient, dit-on, prononcées contre le retour aux quatre jours et demi.

    "Il ne s'agit pas de dire que tout est parfait ou qu'on est un modèle, tempère Dominique Bruneau. Notre organisation est sans doute encore perfectible !" Une évaluation, conduite par la chronobiologiste Claire Lecomte, professeure en psychologie de l'enfant, et Christophe Boujon, maître de conférences en psychologie cognitive à l'université d'Artois (Nord-Pas-de-Calais), doit mesurer les incidences des nouveaux rythmes scolaires, et convaincre, espère M. Bruneau, les derniers réfractaires. Résultats attendus après l'été. "En attendant, conclut le directeur, on prépare une rentrée chargée, avec des effectifs d'élèves qui ne cessent de grimper." Une hausse qu'il aime voir comme un signe de succès.

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  • Massacre à l'hélicoptère

    Des larmes et du sang...Sur des peuples impuissants.


    Venezuela : une tribu massacrée ?

    Par Anne-Julie Contenay avec AFP

    Publié le 30 août 2012 à 11h43 Mis à jour le 30 août 2012 à 11h43

    En 1993, 16 membres de la tribu Yanomami ont déjà été tués par les orpailleurs clandestins.

    En 1993, 16 membres de la tribu Yanomami ont déjà été tués par les orpailleurs clandestins. © REUTERS

    Un village de 80 habitants au cœur de la forêt amazonienne a été détruit. Une enquête a été ouverte.

    Il n'y aurait que trois survivants. Quatre-vingt membres de la tribu Yanomami auraient été massacrés dans la forêt amazonienne, au Venezuela, lors d'un raid en hélicoptère mené par des orpailleurs clandestins. Les autorités n'ont pas confirmé le massacre, mais une enquête a été ouverte mercredi et des enquêteurs ont été envoyés sur place.

    Les faits remontent au mois de juillet, mais ils viennent juste d'être rendus publics, tant le village où s'est produit l'attaque, baptisé Irotatheri et proche de la frontière avec le Brésil, est isolé. Rien que pour atteindre la ville la plus proche, les survivants ont dû marcher pendant six jours, selon le Guardian.

    Les trois survivants partis chasser

    Ces trois hommes étaient partis chasser au moment du raid et disent avoir entendu des bruits d'hélicoptère et de fusillade. Des explosifs auraient aussi été lancés depuis l'hélicoptère.

    Les survivants auraient ensuite retrouvé des os et des corps calcinés dans leur village, selon l'ONG britannique Survival International.

    Les orpailleurs clandestins accusés

    Les représentants de la tribu Yanomami ont aussitôt accusés les garimpeiros, les orpailleurs clandestins, qui auraient passé la frontière entre le Brésil et le Venezuela en toute illégalité. Ce massacre pourrait bien être un nouvel exemple de la violence de ces mineurs, déjà responsable, en 1993, de la mort de 16 membres des Yanomami, rappelle le quotidien britannique.

    Les orpailleurs clandestins semblent avoir des moyens de plus en plus sophistiqués à leur disposition. Luis Bello, avocat, défenseur des droits des indigènes à Puerto Ayacucho, au sud du Venezuela, explique qu'il entend "de plus en plus de récit d'attaques de garimpeiro contre différentes communautés". "On entend aussi parler de rivière empoisonnées au mercure", assure-t-il, fustigeant l'inaction des autorités dans ces régions "tellement reculées qu'il est facile de les oublier".

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  • La danse avec le diable.

    « La danse avec le Diable, une interview fantastique »

    31 mars 2011

    http://alerte-environnement.fr/2011/03/31/la-danse-avec-le-diable-une-interview-fantastique/

    Note bibliothèque verte s’enrichit aujourd’hui d’un nouvel ouvrage. Objectif : vous donner les clés pour décrypter la pensée écologiste actuelle en (re)découvrant les livres qui ont l’ont influencé.

    Publié en France en 1963, La danse avec le Diable, une interview fantastique, de Gunther Schwab a été publié pour la première fois en 1958. Ce livre est qualifié par Pierre Fournier, fondateur du premier journal écologiste La Gueule Ouverte, de « bible anti-pollution ». Peu connu du grand public, il aura principalement un impact auprès des premiers militants écologistes.

    L’ouvrage est sous la forme d’un récit fictif mettant en scène un journaliste américain qui convie un technicien allemand, une française médecin et un poète suédois à aller interviewer le Diable, afin de les convaincre de travailler pour celui-ci. Le Diable, sous les traits d’un homme d’affaires, leur explique : « J’ai imprégné tous les domaines de la vie humaine de mes principes. Dans tous les services, les administrations, les ministères, les sociétés, les associations, quelle que soit la fonction qu’ils remplissent, j’ai placé mes agents, mes délégués, mes collaborateurs et mes hommes de confiance. J’empoisonne méthodiquement tout ce dont l’homme a besoin pour son existence : l’air respirable et l’eau, l’alimentation humaine et le sol qui la produit. J’empoisonne les animaux, les plantes, les campagnes, toute la Nature sans laquelle l’être humain ne peut vivre. » Et, précise-t-il, « Je fais passer cette misère criante pour de la prospérité, et les hommes ne remarquent pas qu’ils sont bernés. » Le Diable fait ensuite venir différents démons qui, chacun à leur tour, font un exposé circonstancié de leurs activités.

    D’abord, le démon du « Progrès » se félicite notamment de voir que ses « délégués » s’appliquent à apporter aux peuples «  »sous-développés » (…) le poison du « Progrès » afin qu’ils tombent eux aussi malades de corps et d’âmes ». Il laisse ensuite sa place au démon de la puanteur dont la « réussite » est d’avoir « développé cette immoralité qui consiste à tolérer que les entreprises industrielles ainsi que de nombreux moyens de transport évacuent leurs produits de déchets (…) ». Il évoque aussi l’accumulation de gaz carbonique « qui conduit à un adoucissement des climats ». Puis, Eiw, responsable du service Soif et Sécheresse, explique ainsi un aspect de sa stratégie : « Sous le slogan de l’hygiène, je rends obligatoire dans les HLM les salles de bains et les WC à chasse d’eau et je pousse ainsi non seulement à un gaspillage intensif de l’eau et de matières organiques hautement fertilisantes, mais je pollue encore les rivières et les fleuves. » A Eiw succède Morf, impliqué dans la dégradation de l’alimentation. Dans son long exposé, il affirme qu’il « n’existe qu’un moyen de conserver une vie saine et noble, c’est de laisser la nourriture dans l’état où elle se trouve lorsqu’elle est préparée par la Nature. Une alimentation dénaturée est, et demeure, pour toujours médiocre. » Tout en précisant qu’« une nourriture médiocre ne peut produire que des êtres médiocres ». En conséquence, il a « créé un service important afin d’éliminer de l’alimentation humaine des substance de grande valeur et de la transformer insensiblement et artificiellement ». Les aliments raffinés, comme le sucre blanc, sont notamment désignés comme déclencheurs de cancers. Un autre démon, Karst, décrit la déforestation, incitant « à la construction des scieries et des fabriques de cellulose et de papier ». Il se réjouit ainsi « des mouchoirs en ouate de cellulose qui ne servent qu’une seule fois, des couches de bébé et bien d’autres objets qui sont jetés aussitôt après leur utilisation ». En outre, Karst loue « le démon du Mensonge qui est occupé à la prolifération croissante du livre, des éditions, et, en général, de tout ce qui est imprimé ». La question agricole est longuement abordée, avec trois démons : Dust, Tibu et Spray. Le premier a incité l’homme à moderniser l’agriculture et à utiliser des engrais et des pesticides chimiques, affirmant que « plus les récoltes sont impressionnantes, plus profonds et durables sont les dommages causés au sol ». Pour lui, « la mort de la vie organique dans la terre représente la dernière phase de vie de l’humanité (…) ». Le deuxième est « chargé de procéder à l’élimination de la culture rurale et de la paysannerie » tandis que le troisième se vante d’avoir « donné aux hommes l’idée de lutter contre les mauvaises herbes à l’aide de ces poisons chimiques que l’on nomme les herbicides. » Il parle aussi des insecticides, en particulier du DDT, qui entraînent selon lui la pullulation des insectes nuisibles.

    A la fin du livre, Gunther Schwab avance ses idées eugénistes et malthusiennes. Un démon affirme en effet que les médecins oeuvrent pour le Diable parce qu’en « enrayant les épidémies, vous empêchez l’élimination des faibles, de ceux qui ne sont pas biologiquement résistants, et vous affaiblissez le potentiel biologique de votre peuple et de l’humanité en général. » Le Diable termine alors avec « la source de toutes les puissances de destruction », à savoir l’explosion démographique : « Jusqu’alors, la bonne mort, due aux épidémies, aux serpents venimeux, aux tigres ou aux famines avaient maintenu la fécondité naturelle des hommes à l’intérieur de certaines limites. Mais maintenant, mes mesures sanitaires de protection et de développement des productions alimentaires sont partout, et, de plus en plus, mises en application. Le taux de mortalité baisse dans le même temps où le nombre des naissances augmente. » Et il conclut : « L’homme obtiendra le succès qu’il a si longtemps cherché à atteindre en violant la Nature dans tous les domaines, avec son prétendu « Progrès » ! A la fin, l’humanité ne sera plus qu’un immense troupeau de milliards d’individus bornés, tarés, infirmes, malades, faibles et idiots (…). Une misère sans nom, les épidémies, les souffrances et la faim seront la récompense de votre belle humanité. »

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  • Fukushima : suite...

    Ce qui est sidérant, c'est qu'aucun scientifique n'a de solution...Ils constatent...L'homme est un apprenti magicien et sa magie un cataclysme en puissance.


    Accueil > L'enquête de l'Obs > Fukushima : et si le pire était à venir ?

    Fukushima : et si le pire était à venir ?

    Créé le 22-08-2012 à 16h41 - Mis à jour le 23-08-2012 à 11h12

    Personne ou presque ne le dit : au cœur de la centrale japonaise dort une "bombe" dont les effets, en cas de nouveau séisme, seraient dévastateurs. De notre envoyé spécial au Japon.

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    A cause de la piscine du réacteur 4 (sur le toit), un nouvel accident peut se produire n'importe quand. (SIPA)

    A cause de la piscine du réacteur 4 (sur le toit), un nouvel accident peut se produire n'importe quand. (SIPA)

    C'est une petite piscine - et un désastre planétaire en puissance. Un cube en béton de onze mètres de profondeur, rempli d'eau et bourré de combustibles nucléaires usagés : 264 tonnes de barres très radioactives ! Depuis un an et demi, ce bassin dit de "désactivation" repose à trente mètres du sol sur le bâtiment ébranlé du réacteur numéro 4 de la centrale de Fukushima-Daiichi. Il n'est plus protégé ni par un toit solide ni par des murs, mais par une simple bâche de plastique blanche.

    Ce scénario d'apocalypse obsède la plupart des chercheurs 

    Les risques d'une telle situation sont incommensurables. Si, à la suite d'un typhon (dont la saison commence fin août) ou d'un nouveau tremblement de terre, la piscine venait à se vider ou à s'écrouler, la catastrophe qui en résulterait serait probablement sans précédent dans l'histoire de l'humanité. La mise à l'air libre de ces 264 tonnes de combustibles nucléaires pourrait dégager dans l'atmosphère dix fois plus de radioactivité que l'accident de Tchernobyl, si ce n'est davantage. Ce serait, disent certains, la fin du Japon moderne et, en tout cas, une calamité pour l'ensemble de l'hémisphère Nord qui deviendrait gravement et durablement contaminé.

    ENQUETE. Fukushima
    La piscine du réacteur 4. (Noriaki Sazaki-AP-AFP)

    Sensationnalisme ? Délire catastrophiste de militants antinucléaires ? Malheureusement, non. Ce scénario d'apocalypse obsède la plupart des chercheurs sérieux qui ont étudié le dossier. Jusqu'en septembre dernier, le professeur Koichi Kitazawa présidait la prestigieuse Agence japonaise pour les Sciences et la Technologie (JST), qui n'est pas, loin s'en faut, une antichambre de Greenpeace. Cette année, il a dirigé une grande commission d'enquête sur l'accident nucléaire de mars 2011. "Après avoir écouté des centaines de témoins, ma conviction est faite, raconte cet universitaire respecté. A la centrale de Fukushima, le pire est peut-être à venir. A cause de la piscine du réacteur 4, un nouvel accident peut se produire n'importe quand, qui menacerait la survie même de mon pays." Et le scientifique ajoute :

    Je prie pour que, dans les semaines à venir, une violente tornade saisonnière ne s'abatte pas sur la centrale."

    Haut responsable du département de l'Energie sous Bill Clinton, Robert Alvarez a été l'un des premiers à tirer la sonnette d'alarme. Il confirme : "Si un tremblement de terre ou tout autre événement venait à affecter cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique, avec près de dix fois la quantité de césium 137 qui s'est propagée à la suite de l'accident de Tchernobyl." Notons que les explosions à la centrale de Fukushima n'ont libéré qu'un sixième de ce césium émis à Tchernobyl. Autrement dit, la chute de cette piscine, qui selon l'expression du physicien français Jean-Louis Basdevant, semble être maintenue en hauteur par les seules "forces de l'esprit", pourrait être soixante fois plus grave que la catastrophe de mars 2011. Cette dernière ayant provoqué l'évacuation permanente de 160 000 personnes dans un rayon de vingt kilomètres autour du site atomique, on peine à imaginer ce que "soixante fois plus grave" veut dire.

    Une radioactivité équivalente à 5 000 fois la bombe nucléaire de Hiroshima!

    Un professeur à l'Institut de Recherche nucléaire universitaire de Kyoto, Hiraoki Koide, propose, lui, une comparaison plus effrayante encore, surtout pour les Japonais. "Si le bassin du réacteur numéro 4 devait s'effondrer, assure-t-il, les émissions de matière radioactive seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5 000 fois la bombe nucléaire de Hiroshima." A notre connaissance, personne ne l'a contredit. [...]

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  • Les maillots des cyclistes

    Ce matin, on est allé faire le Col du Grand Cucheron en vélo de route. Il était fermé à la circulation automobile. Grand bonheur de rouler en toute sécurité.

    Il y avait donc du monde, des cyclistes solitaires et des groupes.

    Et encore une fois, j'étais estomaqué par cette "habitude" qu'ont les cyclo de rouler avec des maillots issus de marques d'équipes professionnelles. Ils acceptent donc de faire de la publicité gratuitement en montrant leur "passion" pour une équipe et sûrement les coureurs qui s'y trouvent. De vrais hommes sandwichs par conséquent et qui payent le panneau qu'ils portent en plus ... Et là aussi, je me dis que l'avenir des sponsors est rayonnant étant donné qu'il se trouvera toujours des individus acceptant, avec plaisir, de rouler pour eux et d'étaler sur les routes les noms de ces marques.

    Autre interrogation : Comment se fait-il que ces cyclistes acceptent de porter des noms d'équipes ayant trempé leurs mollets et le reste dans le dopage : des maillots Festina, Cofidis, Astana, Lampre, US postal, Sky... C'est hallucinant ça ! Et autorisé en plus.

    Si moi, par contre, je roulais avec un maillot portant une grande fleur de cannabis, je serais arrêté par la gendarmerie pour incitation à la débauche ! Mais pas tous ces cyclistes qui roulent avec des noms de pharmacie sur le dos ! Je rappelle quand même que les morts ne se comptent plus dans le milieu...Pas pendant leur carrière, quoique Pantani et Simpson avant lui ne se sont pas gênés...Mais alors, après, lorsqu'ils ont raccroché le vélo, attention...

    J'attends toujours une enquête sur le long terme à ce sujet d'ailleurs, un suivi bien long qui mettrait en avant les dégâts collatéraux.

    J'ai lu ce matin sur l'Equipe.com des commentaires de supporters sur le Tour d'Espagne où on sait que la lutte anti dopage est aussi avancée que le règlement de la dette des pays de l'UE...Et bien, les gars étaient enthousiastes parce qu'au moins, ça attaquait tous les jours...Consternant..;C'est le public aussi qui est responsable. Les organisateurs, les sponsors, les laboratoires pharmaceutiques, tout le monde a le doigt dans le pot de confiture (ou le pot belge pour les connaisseurs...)

    Autre chose qui n'a rien à voir avec le dopage : Où sont les femmes sportives ? Sur cinquante cyclistes homme, il doit y avoir une femme...Au tennis de la ville, il n'y a que des hommes qui jouent. En randonnée en montagne, on voit parfois quelques femmes. A la piscine aussi. Mais c'est insignifiant au regard du nombre d'hommes. Pourtant, les filles que j'ai dans mes classes aiment le sport et certaines sont même plus performantes que les garçons, en escalade par exemple ou en natation, en course à pied...Que se passe-t-il ensuite ? Les enfants, la maison ? De faux arguments. Il suffit de se partager les taches. Est-ce que les femmes acceptent passivement cette situation de mise à l'écart, voire même l'apprécient ou est-ce qu'elles sont "soumises" à leurs maris ? La question est de taille. J'aimerais bien avoir une réponse...

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  • L'argent de Lance Armstrong

    Tout le monde le sait : un sportif destitué de ses titres ne sera pas une peine suffisante pour mettre un terme au dopage. La seule action qui puisse concourir à la disparition de ce fléau, c'est l'obligation de rembourser tout l'argent gagné pendant la carrière sportive. Non seulement l'année qui a vu un sportif se faire prendre mais durant TOUTE  sa carrière. Une radiation à vie viendra compléter la sanction.

    Sinon, il y aura toujours des tricheurs pour la "mauvaise" raison qu'un pactole de 100 millions de dollars, même après avoir été déchu, ça aide à faire passer la pilule...

    Et on continuera également à voir des Christophe Bassons, des Gilles Delion, privés de beaux résultats parce qu'ils ont choisi, coûte que coûte de rester propre et intègre. Et ça, c'est insupportable. 


    Christophe Bassons est un coureur cycliste français, né le 10 juin 1974 à Labastide-Rouairoux (Tarn).

    Sommaire

    Biographie

    Il commence le cyclisme en 1991 en faisant du VTT et devient professionnel en 1996 dans l'équipe Force Sud puis à Festina avant de rejoindre l'équipe cycliste La Française des Jeux en 1999.

    Il est membre de l'équipe Festina (mais il n'est pas présent sur le Tour de France) lorsque le scandale éclate en juillet 1998, mais tous ses coéquipiers disent qu'avec Patrice Halgand et Laurent Lefèvre, il était l'un des trois seuls à ne pas user de produits dopants. Il était alors entraîné par Antoine Vayer, farouche adversaire du dopage. Il devient alors le symbole du coureur propre.

    En 1999, il abandonne le Tour de France sous la pression du peloton qui ne supporte pas ses prises de position anti-dopage1. Il subira notamment les remontrances de Lance Armstrong qui lui propose d'abandonner et qui déclare : « S'il pense que le cyclisme fonctionne comme cela, il se trompe et c'est mieux qu'il rentre chez lui2,3. »

    En 2001, « désespéré du monde professionnel » et ayant obtenu son professorat de sport, il choisit d'abandonner le cyclisme professionnel, pour se tourner vers une pratique du Trail et du VTT Marathon où il devient l'un des meilleurs Français. En 2008, il intègre la Team Traid.


    Armstrong ruiné par la perte de ses 7 maillots jaunes

    Créé le 24-08-2012 à 17h00 - Mis à jour à 17h18

    La destitution de ses 7 titres de vainqueurs du Tour de France pourrait coûter plusieurs millions d'euros au cycliste américain Lance Armstrong.

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    Le septuple vainqueur du Tour de France Lance Armstrong va perdre ses sept titres du Tour de France et sera radié à vie du cyclisme professionnel après avoir renoncé à poursuivre sa bataille judiciaire contre l'Agence américaine antidopage (Usada).
(c) Afp

    Le septuple vainqueur du Tour de France Lance Armstrong va perdre ses sept titres du Tour de France et sera radié à vie du cyclisme professionnel après avoir renoncé à poursuivre sa bataille judiciaire contre l'Agence américaine antidopage (Usada). (c) Afp
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    "C’est son choix, sa position, mais Lance Armstrong risque de perdre bien plus qu’il ne le croit et que ses 7 victoires sur le Tour de France". Le professeur Jean-Pierre de Mondenard, interrogé par cyclisme.actu.fr, spécialiste du dopage en France, sait que le choix du septuple vainqueur du Tour de France est risqué. En renonçant à poursuivre l'Usada, l'agence américaine anti-dopage américain, qui souhaite le destituer de ces titres sur la Grande Boucle et le radier à vie des compétitions sportives, Lance Armstrong pourrait perdre beaucoup d'argent.

    En effet, le cycliste américain va devoir rembourser l'intégralité des sommes perçues au titre de ses victoires sur le Tour (2,5 millions d'euros) mais aussi les primes (8.000 euros par étape remportée et 350 euros par jour de maillot jaune porté, plus les primes pour les cols de montagne).

    "Financièrement, il risque de se retrouver rapidement à la rue. Car on va lui demander tout l’argent qu’il a pu recevoir de toutes ses victoires sur le Tour et, sûrement, sur les autres courses. Il va devoir rembourser tous ses gains gagnés dans toute sa carrière quasiment. Rappelez-vous aussi de l’histoire de l’assurance et des sommes astronomiques qui lui ont été versées à chaque victoire sur le Tour de France. Cela aussi, il va devoir le rendre car je ne crois pas que la compagnie d’assurance lui laisse", prédit le Professeur de Mondenard. Des revenus que Lance Armstrong n'a en réalité jamais touché intégralement puisque la tradition veut dans le cyclisme que le vainqueur partage ses gains avec tous les membres de son équipe.

    Remboursement des contrats de sponsoring

    Avec cette destitution, ceux qui seront désignés nouveaux vainqueurs des Tours de France de 1999 à 2005 toucheront eux le jackpot. "Logiquement, ils vont recevoir les sommes du gagnant mais le problème est de savoir qui est le vainqueur aujourd'hui !", plaisante Emmanuel Potiron, journaliste à cyclisme.actu.fr. L'UCI, l'union cycliste internationale, devrait percevoir le remboursement du champion américain. Cet argent servira à la lutte contre le dopage.

    Mais les ennuis financiers ne s'arrêtent pas là pour Lance Armstrong. Il pourrait aussi devoir rembourser une partie du montant de ses contrats de sponsoring. "Dans de plus en plus de contrats liant une entreprise avec des sportifs, il y a des clauses sur le dopage. Si le contrat est terminé, la marque peut demander des dommages et intérêts au titre du préjudice subi. Si le contrat est encore en cours, l'entreprise peut demander sa rupture ou des pénalités. Les sommes à rembourser sont très variables mais peuvent aller jusqu'à la totalité du contrat ", détaille Jean-Jacques Bertrand, avocat spécialiste du sport à Paris.

    De telles poursuites pourraient coûter cher à Lance Armstrong, qui était l'un des sportifs préférés des sponsors dans la mesure où il incarnait l'image du courageux sportif capable de vaincre le cancer. Selon la radio américaine Fox Sports, ses revenus atteignaient en 2010 (dernière année avant sa retraite cycliste), 20 millions de dollars, dont 16,5 millions provenaient de ces contrats avec Coca Cola, Nike, Subaru, Trek, Oakley, Anheuser-Bush, etc. Durant sa carrière, il aurait ainsi amassé selon le Sunday Times, 100 millions d'euros. Aujourd'hui, 11 entreprises sont encore sponsors de Lance Armstrong et de sa fondation de lutte contre le cancer.

    Laure-Emmanuelle HUSSON

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