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  • Paroles de SDF

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  • "Une institutrice révolutionnaire"

    Céline Alvarez.
    Céline Alvarez. | ANNABELLE LOURENÇO POUR LE MONDE

    L'ancienne enseignante a démissionné de l'éducation nationale, mais n'a pas renoncé àdiffuser les outils de l'école de demain

    Ne dites pas d'elle qu'elle est « professeure » : cela efface son sourire, assombrit son humeur. D'abord parce que l'année scolaire qui vient dedébuter se fera sans elle : Céline Alvarez n'a pas repris, ce 2 septembre, le chemin de l'école maternelle Jean-Lurçat de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) où elle avait entrepris, en 2011, de croiser la pédagogie Montessori avec la recherche en sciences cognitives.

    Faute de pouvoir élargir l'expérimentation, elle a pris la lourde décision dedonner sa démission. Ensuite parce que ce n'est pas pour « professer », comme elle dit, que cette jolie trentenaire a passé en candidat libre, il y a cinq ans, le concours de l'enseignement. Et elle le justifie sans s'embarrasser de fausse modestie : « C'était pour infiltrer le système etparvenir à le changer, pas pour enseigner. Je me laissais trois ans pourproposer un environnement de classe faisant l'effet d'une bombe pédagogique, explique-t-elle, trouver les bons outils permettant de révélerspontanément tout le potentiel des enfants, et réussir à les diffuser auprès des enseignants. »

    Les trois années sont passées, et le « couperet » est tombé juste avant l'été : le projet piloté par Céline Alvarez, d'autant plus inédit qu'il avait vu le jour dans la ville de naissance des premières zones d'éducation prioritaire (ZEP), et non dans les quartiers huppés de la capitale où les écoles Montessori, toutes privées, font le plein d'élèves, ne sera pas étendu.

    « Manque de recul », « manque d'évaluation »...

    Au rectorat de Versailles, les arguments avancés sont un peu confus :« manque de recul »« manque d'évaluation »« manque de cadre »… On y renvoie la balle, un peu gêné, à « la DGESCO », la Direction générale de l'enseignement scolaire chargée d'appliquer la politique du ministre de l'éducation. Sous la droite, celle-ci s'était enthousiasmée pour cette première classe Montessori ouverte dans le public, qui plus est en banlieue, avec le concours de l'association Agir pour l'école. Une époque semble-t-il révolue.

    Et pourtant, c'est bien « l'effet d'une bombe » que l'on a pu ressentir en entrant, ce printemps, dans la classe multiniveau – mêlant petite, moyenne et grande sections – de Céline Alvarez. Pas seulement parce que les enfants savaient lire à 5 ans (parfois avant), maîtrisaient le sens des quatre opérations, comptaient jusqu'à 1 000 et même au-delà…

    Pas seulement parce que la salle colorée regorgeait d'un matériel en libre accès (« lettres rugueuses », « cabinet de géographie »…) inconnu de la plupart des écoles, vers lequel les enfants pouvaient se tourner au moment précis où ils en éprouvaient l'envie, « pour ne jamais rater la fenêtre de tir permettant d'entrer dans les savoirs », expliquait la jeune femme lors de notre première rencontre. Non, c'est surtout l'entraide, l'empathie, la joie, la curiosité que manifestaient ces tout-petits qui retenaient l'attention.

    UN POTENTIEL HUMAIN GÂCHÉ »

    Une école où le bonheur éveillerait le désir d'apprendre ? C'est celle que Céline Alvarez aurait bien aimé fréquenter, petite, sur la dalle d'Argenteuil(Val-d'Oise) où elle a grandi. « Une ZEP bien corsée, se souvient-elle,celle que Sarkozy envisageait de passer au Kärcher. » Au collège puis au lycée, l'adolescente est frappée par le « potentiel humain gâché ».

    « Tous ces jeunes que je trouvais intelligents mais qui n'arrivaient pas à se fondre dans le moule et qui décrochaient, ça m'indignait ! », se souvient-elle. Dans son cercle familial, aussi, cette fille d'une employée de banque et d'un ouvrier tourneur-fraiseur se forge la conviction que « l'êtrehumain possède un potentiel inné pour pensercréer, partager… et que le système scolaire l'empêche d'émerger ».

    Céline Alvarez.
    Céline Alvarez. | ANNABELLE LOURENÇO POUR "LE MONDE"

    Second déclic

    Son parcours n'est pas linéaire. L'adolescente n'aime pas particulièrement l'école mais passe son baccalauréat. Hésite entre la communication et le théâtre. Cherche son chemin… et le trouve enEspagne, pays d'origine de son père, où elle donne des cours de français.« Comprendre ce qui se passe dans le cerveau des enfants bilingues, ça a été mon premier déclic. » Elle se passionne pour la linguistique et passe à distance, depuis Madrid, un master en sciences du langage.

    Retour à Paris. Pour gagner sa vie, elle frappe à la porte d'une école privée Montessori, « sans savoir à quoi s'attendre », dit-elle. En visitant l'établissement, elle tombe sur des « lettres rugueuses », sorte de jeu de cartes créé il y a près d'un siècle par la pédiatre Maria Montessori (1870-1952), invitant les enfants à découvrir les lettres de façon sensorielle. Second déclic.

    Céline Alvarez se rue dans une librairie pour acheter tous les ouvrages de la pédagogue italienne. Les dévore dans toutes les langues, jour et nuit.

    L'ÉCOLE FAILLIT À SA MISSION À NEUILLY COMME À ARGENTEUIL ; SEULEMENT, À NEUILLY, ÇA SE VOIT MOINS. »

    Le concours de l'enseignement en poche, elle passe sa première année« sur le terrain » à Neuilly (Hauts-de-Seine). « Le public n'avait rien à voiravec celui d'Argenteuil, mais le constat est tout aussi choquant : ce que les enfants savent, ils ne l'ont pas appris à l'école, observe-t-elle. L'école faillit à sa mission à Neuilly comme à Argenteuil ; seulement, à Neuilly, ça se voit moins. »

    Depuis, Céline Alvarez s'est fixé un cap : actualiser l'héritage pédagogique de Maria Montessori pour faire collaborer l'école et la recherche, la pédagogie et la connaissance objective du fonctionnement de l'être humain. Et c'est auprès des scientifiques qu'elle compte sessoutiens, comme Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive au collège de France, ou Manuela Piazza, chercheure à l'Inserm. De leur rencontre doit naître un livre ; de quoi bien occuper l'année qui vient.

    D'autant que la jeune femme n'a pas renoncé à son projet : elle s'apprête à diffuser sur Internet les outils développés au cours des trois années d'expérimentation à Gennevilliers pour « proposer une école plus efficace et donc plus juste ». En pariant sur une attente forte des enseignants sur le terrain.

    Voir aussi : le monde de demain selon Céline Alvarez

    La semaine prochaine : Patrice Maniglier, philosophe.

    Par Mattea Battaglia

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  • La rage en images

    VIDER MES TRIPES POUR LIBÉRER MA TÊTE...

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  • Le progrès

    Jarwal le lutin 

    Je n'avais pas conscience en écrivant cette histoire à quel point, elle représentait parfaitement l'embrigadement actuel. 

    Cette course infernale du progrès...L'exploitation mercantile des intelligences. 

    Le savoir, comme un poison douceâtre, rien de mortel mais une anesthésie spirituelle. 

    216)                 JARWAL LE LUTIN, TOME 1

    "Jarwal sortit de ses pensées en entendant un déclic au centre de la bibliothèque, un claquement sec puis il vit avec stupeur un panneau coulisser, tout un pan du meuble glisser. Il appela les enfants qui se regroupèrent à ses côtés. La bibliothèque partagée en deux découvrit un couloir sombre, juste effleuré par des effluves bleutés, un passage secret d’une hauteur surprenante, bien plus qu’une taille humaine. Un bruit sourd répété se fit entendre, un martèlement régulier qui prenait de l’ampleur. Un halètement grave l’accompagnait, comme une respiration caverneuse, un grondement de forge, un cliquetis métallique, des pièces animées par un mouvement mécanique.

     

    Jarwal souleva son bonnet et libéra Léontine. La mouche s’envola aussitôt et disparut. Une dernière chance.

     

    « J’ai peur, murmura Ysaline en prenant la main du lutin.

    -Moi aussi, avoua Jarwal mais je sais que c’est inutile. Les enfants, il faudra m’obéir, sans réfléchir. Et ne pas obéir à votre peur. 

    -On le fera Jarwal, » lança Hoel avec assurance.

     

    Une ombre. Immense. Le battement des pas, la respiration éraillée, rauque, douloureuse et ces claquements saccadés, comme des tenailles qui se referment, des articulations en mouvement.

     

    Jackmor.

     

    Il occupait tout l’espace libéré. Une armure stupéfiante, un heaume renforcé d’une crête épineuse. Il sortit de l’ombre et prit toute sa mesure. Gigantesque.

     

    « Plus de trois mètres, estima Jarwal. Et une armée à lui tout seul. »

    Les gantelets, les coudières, les genouillères, les épaulières, le torse, tous les endroits névralgiques étaient hérissés de pointes. Il portait une massue cloutée à la taille, suffisante pour fracasser le crâne d’un taureau en pleine charge.

     

    Les enfants n’avaient pas bougé, figés dans leur terreur, les ventres noués, les respirations suspendues, bouches ouvertes.

    Ce sifflement moribond remontant des entrailles les glaçait d’effroi tout autant que la stature et l’allure guerrière de l’apparition.

     

    « Voilà donc mes invités ! Et cette fameuse surprise. Jarwal, selon tout ce que j’ai pu entendre. Fort intéressantes d’ailleurs ces discussions. Mes chers enfants, vous avez des talents remarquables.»

     

    Une voix hachée, malgré sa puissance, comme une douleur à cacher.

    Jarwal passa les mains sur son visage et effaça les traits d’Aymeric. Inutile de préserver le subterfuge, Jackmor l’avait parfaitement identifié.

     

     

    « Ah, voilà donc le vrai visage de votre sauveur ! Tu m’as bien fait rire lutin.  Toute cette énergie ! Et tes petites graines magiques ! C’était fascinant. Quelles belles connaissances, je suis ravi de savoir que tout cela va bientôt m’appartenir. Mais venez donc vous asseoir à ma table, vous devez avoir faim. »

     

    Jackmor s’engagea dans la salle, un pas mécanique, heurté, comme s’il ne possédait pas la souplesse des guerriers, comme si la masse de son corps l’handicapait. Il retira la chaise en bout de table et les autres chaises reculèrent d’un seul mouvement. Dans un silence absolu.

    Les enfants ne bougèrent pas. Jarwal aperçut les poings serrés d’Hoel. Le garçon avait du courage à revendre.

     

    « On préfère rester debout, annonça Jarwal.

    -Ah, ah, ah, mais qu’espères-tu donc, lutin ? Que tu vas t’enfuir peut-être ? Et avec mes enfants en prime ! Mais enfin, pourquoi refuser ce que j’ai à vous proposer ? Rien de mieux ne peut vous arriver. J’ai besoin de vos talents, tu l’as compris lutin. Mais tu aimerais savoir comment je m’y prends. Je vais vous le dire. Mais laissez-moi d’abord vous expliquer l’essentiel. »

     

    Jackmor engloba dans un geste de la main l’espace devant lui et la table se garnit d’une multitude de plats.

    « Vous ne voulez vraiment pas vous restaurer ? Quel gâchis ! Des plats de cette qualité, spécialement préparés par mes équipes. Vous allez les vexer ! Il ne faut jamais négliger les talents. J’en ai fait une règle de vie et c’est la clef de ma puissance. »

     

    Jarwal observait la salle tout en écoutant la voix métallique. Il devinait tout au fond de l’immense pièce un cercle étrange, comme un puits ouvert mais il ne parvenait pas à en être certain. Il aurait fallu s’approcher.

     

    « Bien, je vous laisse libre de vos choix. Je ne suis pas le monstre que vous imaginez. Que penses-tu lutin de cette reproduction de notre espace visible, c’est fascinant n’est-ce pas ? Cette Voie Lactée est vraiment une pure merveille et je veux l’explorer. Et que penses-tu de ma bibliothèque ? Tu aimerais ouvrir ces livres n’est-ce pas ? Toi aussi, tu rêves de connaissances, toi aussi tu aimerais posséder le pouvoir sur les choses et sur les êtres et il n’y a que la connaissance qui le permet. La force, c’est bon pour les faibles. Et ça n’est jamais durable. Tu le sais comme moi. Tous les peuples oppresseurs ont fini en lambeaux, tous les dictateurs ont fini misérables ou pendus. La brutalité n’est qu’un aveu d’ignorance. Le pouvoir appartient à celui qui possède la connaissance. Le progrès est une arme infaillible. Il entraîne les peuples dans l’avidité du confort. Celui qui dirige le progrès dirige la masse, l’humanité entière. Personne ne s’opposera à ce bienfaiteur. L’opulence n’est même pas nécessaire, il suffit de maintenir les biens essentiels et de dispenser des rêves. Les rêves, c’est l’opium du peuple. Un mélange d’espérance, d’illusions modérément dispensées et des rêves, des rêves, pour atténuer les souffrances et les peines. C’est ça le progrès pour les masses aveugles et pour moi, c’est la puissance et le pouvoir, tout le monde s’y retrouve. »

     

    Jackmor ne semblait pas s’émouvoir de l’incompréhension de son assemblée.

     

    « Vous ne saisissez pas ce que je raconte mes chers enfants mais ça n’est pas grave. Bientôt, tout vous paraîtra évident car vous serez en moi et toi aussi lutin.

    Vous pourrez profiter de mon immense savoir et vous participerez à son essor. »

     

    Un coup au ventre. « Vous serez en moi… »

    Jarwal chercha Léontine du regard. Il aperçut l’insecte furtif au moment où elle entrait sous le heaume par les fentes oculaires.

    Il fallait gagner du temps.

     

    « Où sont passés les enfants que tu as déjà enlevés ?

    -Enlevés est un mot bien trop dur, lutin. Je les ai libérés de leur misère pour leur offrir l’accès au pouvoir, qu’ils puissent grâce à moi user de leurs talents, qu’ils ne restent pas croupir dans leur fange quotidienne. Il n’y avait rien de mieux pour eux et vous en jugerez lorsque vous sentirez en vous cette puissance du savoir, lorsque vos dons prendront en moi une dimension extraordinaire.

    -Que veux-tu faire ?

    -Patience, lutin, patience, tu vas trop vite. Laissez-moi tout d’abord vous rassurer. Voilà les amis pour lesquels vous vous inquiétez. »

     

    Du couloir resté ouvert au centre de la bibliothèque apparut une file d’enfants. Hagards, les yeux fixes, des cernes noirs, les teints pâles, sans aucune réaction à la présence de leurs anciens compagnons de jeu. Comme endormis, inertes, figés dans leur apathie, une torpeur inquiétante. Les uns après les autres, ils vinrent se placer dans le dos de Jackmor. Une soumission craintive. Une trentaine de visages absents, égarés, comme privés de toutes émotions, de toute vie intérieure, les bras ballants, les épaules tombantes. Une léthargie spirituelle. Gailhart, Adelin, Tristan, Aénor, Bérenger, Ludivine, ils étaient tous là. Mais comme vidés de leur existence.

     

    Ysaline ne put s’empêcher de murmurer à l’intention de son amoureux.

     « Je suis là Tristan, je suis avec toi, Jarwal va nous sauver. »

    Elle crut percevoir dans le regard éteint un tremblement furtif, comme un contact rétabli.

     

    « Vous voyez, ils sont bien tous là, continua Jackmor, ils n’ont pas disparu, je subviens à leurs besoins, ils profitent de mon château, de cette bibliothèque, d’un confort dont ils n’auraient jamais pu bénéficier dans leur vie de paysans.

    -Que leur as-tu fait ?

    -Un échange de bons procédés, tout simplement. Ils ont une vie heureuse et je profite de leurs talents.

    -Une vie heureuse ? J’en doute sérieusement. Ce ne sont plus des enfants. Mais plutôt des fantômes.

    -Et alors ? C’est la rançon du progrès ! Tu crois peut-être que leurs vies d’autrefois étaient préférables ? Qui es-tu pour décider qu’ils étaient plus heureux dans leur pitoyable village? La connaissance est au service du progrès, le progrès amène le confort, le confort favorise l’asservissement, l’asservissement est le fondement du pouvoir. Ceux qui ont la chance de participer à cet ouvrage sont des privilégiés et les miséreux comme toi ne peuvent pas comprendre.

    -Je comprends qu’ils ne sont plus eux-mêmes mais des individus exploités. Je ne perçois même plus en eux la joie de vivre des enfants, la joie de découvrir le monde, de jouer et d’apprendre. Qu’as-tu fait de leur vie ?

    -Tu n’as même pas idée du niveau de connaissances qu’ils ont déjà atteint. Pas un seul d’entre eux ne souhaiterait partir d’ici. Ils ne sont pas prisonniers, ils ont chacun un lit, ils sont bien nourris, habillés, soignés si nécessaire.

    -Ça ne fait pas une vie heureuse. Il y manque la liberté. Et il y a autre chose que tu ne veux pas dire. Je pense pour ma part que tu as saisi leur esprit, que tu les as envoûtés, envahis, que tu t’es introduit en eux pour leur voler leurs talents.»

     

    Léontine vint se poser sur l’épaule du lutin et se faufila au creux de son oreille.

     

    « Il n’est qu’un esprit, cette armure est vide, il a pillé l’esprit des enfants, il prend leur énergie et leur talent, c’est un monstre, il se sert d’eux, il les dévore, il aspire leur esprit, tu comprends, il est le progrès, il les garde en vie mais pour se servir d’eux… Il a besoin de cette vigueur pour se développer, il a besoin de vous tous sinon…»

     

     

    Un coup de poing sur la table.

    Jackmor en avait assez de ce tête à tête avec le lutin. De l’impatience désormais.

     

    « J’ai assez donné de mon temps. Maintenant, c’est à vous de me servir. »

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  • La rage

     

    Ma tête est un champ de batailles infinies, des armées insoumises qui ont décapité leurs chefs, un chaos, bruit et fureur, des guerriers infatigables qui ruinent la paix de mon âme…

    Les pointillés de mes réveils illuminent le noir de mes nuits. Et je me réveille sans avoir dormi. Je sens parfois mon corps qui sombre et entraîne dans les flots agités une âme épuisée qui maudit le vomi des pensées intestines.

    La culpabilité me saute parfois à la gorge, des visages d’enfants qui m’observent, silencieux, des mots froids dans leurs yeux…

    La peur vient toujours se mêler au combat, elle sait où trouver des partenaires efficaces.

    Que vais-je faire ?

    La peur, comme un désert qui coule dans ma gorge, une brûlure qui déchire mes entrailles.

    J’ai avalé des débris de verres et mes pensées ont le goût du sang.

     

    Je travaille pour l’État, j’ai un salaire assuré, j’ai des congés en pagaille, je suis à la maison à 17 h…

    Et je n’en veux plus.

    Des armées ennemies qui se combattent.

    Des convictions contre des intérêts.

    Des passions contre des soumissions.

     

    Des certitudes désespérées contre des espoirs infantiles.

    Les enfants que j’ai aimés. Que sont-ils devenus ? Que leur reste-t-il ?

    Cette impression d’avoir épluché de moi des peaux vitales et que je suis à nu, décharné, vidé de toute substances… Un ectoplasme qui ne tient plus debout. Intérieurement.

     

    Ce monde humain est trop puissant pour que je puisse continuer à lutter de la sorte.

    Je sais désormais que je n’ai plus aucune mission. Fin des prétentions. Fin des illusions.

     

    Je sais par contre que mon corps n’a rien à voir avec toutes ces pensées assassines, ce tohu-bohu qui me ruine.

    Je sais que la Vie en moi se doit d’être protégée, aimée, vénérée.

    Je sais que la paix de mon âme passera par l’apaisement du corps.

    Je dois brûler cette énergie, la restituer au Monde…

     

    La rage.

    Il faut qu’elle me serve, que j’use de son pouvoir pour aller chercher les résidus de forces les plus anciens, plonger jusqu’à la source.

    Courir en montagne, rouler pendant des heures.

    Et dans le brasier des énergies consumées, fondre en moi les strates fossilisées des peurs et des culpabilités, liquéfier les pensées et les laisser couler dans les ruisselets de sueur…

     

    La vitesse, la puissance, le souffle.

    « Appuie, appuie, ne lève pas la tête, regarde à l’intérieur, regarde les fibres et le sang qui cascade, écoute ce cœur qui cogne, écoute ton cerveau qui s’éteint… »


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  • Laissez monter la fièvre

     CECI EST UN MESSAGE POLITIQUE : LAISSEZ MONTER LA FIÈVRE !!!

    Le Peuple est un organisme vivant. Le gouvernement est un virus.

    Ne cherchez pas à apaiser la fièvre, vous sauveriez les politiciens...

    Laissez monter la fièvre

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    Laissez monter la fièvre

    Le premier réflexe de la plupart des médecins, parents et malades, est de vouloir « faire tomber la fièvre » dès que celle-ci dépasse 38,5°C.

    C’est une énorme bêtise dans le cas des infections virales (la grande majorité des cas !), et vous allez comprendre tout de suite pourquoi.

    Les virus pénètrent dans le corps par la bouche ou par le nez, le plus souvent. Ils entrent dans une cellule et se reproduisent à l’intérieur jusqu’à ce que la cellule soit pleine comme un œuf, remplie de millions de virus.

    Si vous regardez à ce moment-là la cellule au microscope électronique, vous avez l’impression qu’elle est remplie d’alvéoles d’abeilles : ce sont les virus, qui sont aussi serrés que des alvéoles dans un rayon de miel ! Entièrement colonisée, la cellule meurt, éclate, et tous les virus sortent et se dispersent. Chacun entre dans une cellule saine, et le cycle recommence.

    La propagation du virus est donc très rapide. Des millions ou des milliards de cellules peuvent être touchés en quelques heures. Elles sont si nombreuses à mourir que vous ne tardez pas à souffrir de lésions dans les organes. Vous avez mal aux articulations, à la tête, aux muscles, au ventre, aux oreilles, ou ailleurs selon les cas.

    Heureusement, notre corps ne reste pas sans réagir face à une invasion de virus.

    Dès qu’un virus pénètre dans une cellule, celle-ci lâche des substances qui font gonfler les vaisseaux sanguins à proximité. Le sang ralentit, s’accumule à l’endroit de l’infection, ce qui permet aux globules blancs qui sont dans le sang de traverser la paroi des vaisseaux sanguins et de rejoindre la cellule infectée.

    Les globules blancs, aussi appelés leucocytes, sont en effet attirés par les substances émises par la cellule.

    De votre côté, vous constatez une inflammation : parce que le sang s’accumule à l’endroit de l’infection, cela devient rouge, chaud, et douloureux. Mais c’est bon signe.

    Cela veut dire qu’une « inflammation » est en train de se produire. C’est un mécanisme qui ordonne au corps de se défendre. La cellule infectée se retrouve entourée de millions de globules blancs. Ils sont si nombreux qu’ils bloquent l’oxygénation. Ne pouvant plus respirer, la cellule se met à fermenter et à produire du dioxyde de carbone et des acides lactiques. Cela crée une acidité dans la cellule qui bloque la reproduction des virus. De plus, la fermentation produit beaucoup de chaleur, ce qui tue les virus.

    Bien entendu, la cellule meurt aussi. Mais la propagation du virus est stoppée, ce qui est le plus important. Quand la cellule meurt, les globules blancs meurent aussi et lâchent des substances qui augmentent la température du corps. Cela provoque de la température et de la fièvre. Cette température plus élevée du corps tue les autres virus présents ailleurs dans le corps.

    La stratégie de réaction du corps est donc double : faire monter la température locale, au niveau de la cellule malade, et faire monter la température générale du corps, qui est la fièvre. Ces deux réactions contribuent à stopper l’infection virale.

    L’inflammation et la fièvre sont bonnes pour vous


    L’inflammation, lorsqu’elle est passagère, et la fièvre, lorsqu’elle ne dépasse pas 40°C, sont des réactions très efficaces de l’organisme pour se protéger des virus. En fait, ce sont même des réactions indispensables : si notre corps ne génère pas d’inflammation, les virus nous tuent sans la moindre résistance.

    Les hommes l’ont toujours su : autrefois, quand un malade avait une infection, on le mettait sous des édredons, on lui faisait boire beaucoup de tisane pour le faire transpirer et augmenter sa température.

    Un virus aussi dangereux que celui de la poliomyélite, qui provoque des handicaps à vie, voit sa vitesse de reproduction diminuer de 99 % lorsque la température passe de 38,5°C à 39°C ! [1]

    Il faut savoir qu’avant les années 60, tout le monde attrapait à un moment ou à un autre le virus de la poliomyélite. 90 à 95 % des personnes ne s’en apercevaient même pas, car le virus était éliminé par leurs défenses naturelles avant même d’avoir provoqué des symptômes de maladie. Une minorité tombait malade, mais la plupart faisaient alors une poussée de fièvre qui détruisait le virus selon le mécanisme décrit ci-dessus.

    Toutefois, si par malheur quelqu’un leur donnait à ce moment-là un cachet d’aspirine pour « faire baisser la fièvre », c’était la catastrophe : le virus attaquait la moelle épinière, provoquant la paralysie des jambes.

    C’est pourquoi donner un simple cachet d’aspirine ou de doliprane à une personne infectée par un virus peut avoir des conséquences désastreuses : en faisant baisser l’inflammation et la température, un énorme « coup de fouet » est donné au virus. Votre organisme est dépouillé de ses protections naturelles, et n’a plus aucun moyen d’empêcher la prolifération du virus et la maladie.
    (SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS)

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  • La culpabilité et la peur (école)

    C'est fascinant de voir les méthodes employées par le Ministère pour étouffer la contestation.

     

    La culpabilité :

    "Les parents qui refusent la classe le mercredi agissent contre le bien de leurs enfants" (Non, ils les protègent)

    "Les Maires qui cadenassent les écoles ne respectent pas l'école de la république;" ( Ah ben si justement. C'est le GVT qui ne la respecte pas.)

    "Les enseignants réfractaires n'ont pas conscience de la gravité de leur démarche." ( Si, si, totalement conscient. Faut arrêter de nous prendre pour des huitres...(Total respect aux huitres soit dit en passant.)

     

    La peur:

    "L'école est obligatoire et les parents qui choisissent de garder leurs enfants le mercredi seront convoqués par les Inspecteurs."  ( faux argument: l''instruction est obligatoire mais pas l'école)

    "Il reste la suspension des allocations familiales comme recours." ( Le gvt a supprimé cette option en 2013...Ils ne savent même pas ce qu'ils font...)

    "Les Maires contestataires seront sanctionnés et peuvent même perdre leur mandat." (Ce qui reviendrait à rendre invalide le vote de la population ? C'est démocratique ça ? Et les hommes politiques condamnés et qui sont pourtant au GVT ? Harlem Désir par exemple...

    "Les enseignants qui appellent au boycott seront convoqués par leur supérieur hiérarchique de circonscription. "

    (Et alors ? On peut même aller au tribunal si ça vous dit...J'y réfléchis...)

     

    Alors, pourquoi ces méthodes ?

    Parce que cette Réforme est inacceptable et qu'ils le savent mais que leurs objectifs de démolition sont prioritaires. Ils tirent les dernières cartouches...J'ai même entendu des spots publicitaires à la radio...

     

    Ce qui m'énerve également, c'est d'imaginer qu'en 2017, la population sera soulagée de pouvoir voter "pour le changement, pour la France..."

     

    On n'est pas sorti de l'auberge...(J'aimais bien cette expression quand j'étais gamin...)

     

     

    5 février 2013. – Une loi, d'application immédiate publiée au journal officiel le 1er février, vient de mettre fin à la suppression des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire, sanction inscrite dans la loi n° 2010-1127 du 28 septembre 2010 visant à lutter contre l'absentéisme scolaire dite « loi Ciotti ».