La maison d'édtion qui me dit qu'elle ne publiera pas ma série parce que c'est "trop anxiogène", vraiment, ça ne passe pas comme argument. Soit c'est mal écrit (mais comme les manuscrits n'ont pas été lus, ça ne peut pas être ça), soit il s'agit d'un déni de réalité.
Je disais dans un article précédent qu'au regard de l'évolution des comportements, qu'il s'agisse de ceux de l'état et des forces de l'ordre et de l'autre, ceux des casseurs de tous bords, il arrivera un moment où la population décidera de se défendre elle-même.
On y vient.
"On est obligés, on ne peut pas dépendre de la police" : des commerçants parisiens font le choix de s'armer avant la journée du 24 octobre
Tasers, bombes de défense, matraques... Dans le quartier des Halles, à Paris, des commerçants s'équipent pour protéger leurs établissements, après les violences du week-end des 17 et 18 octobre.
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Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié le 22/10/2026 07:50
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Un policier se tient derrière un ruban de délimitation dans le quartier des Halles, soumis à un couvre-feu partiel, à Paris, le 20 octobre 2026. (SIMON WOHLFAHRT / AFP)
La mobilisation maximale des forces de l'ordre annoncée par le gouvernement n'a visiblement pas suffi. Les couvre-feux non plus. Dans le centre de Paris, dans le quartier des Halles, des gérants ou propriétaires de boutiques achètent de quoi se défendre. Des petits commerçants surtout, qui se sont sentis abandonnés par la police le week-end précédent. Ils se préparent à défendre eux-mêmes leur commerce, comme Claudie dans son restaurant de bánh mì vietnamiens. Jeudi 22 octobre, cette femme de 37 ans s'est équipée pour rester toute la nuit du samedi suivant, le 24 octobre, à défendre sa boutique en vue de la prochaine journée de mobilisation. Elle s'est équipée d'"un Taser" et d'"une matraque". "Je vais m'inscrire à un club de tir, comme ça, j'aurai le droit de porter une arme", dit-elle.
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Claudie montre sur son téléphone les vidéos du week-end précédent. Jusqu'à deux heures du matin, elle est restée seule à garder son magasin, alors que les pillards tambourinaient à la porte. "Quand ils m'ont vue, se souvient-elle, ils m'ont dit 'sors si tu oses, la pute chinoise !' Ça m'a tellement affolée. Déjà, je ne suis pas chinoise... Malheureusement, je vois la police, toute la journée, prendre des molotov. On ne peut plus dépendre de la police pour nous défendre. Il ne faut compter que sur soi-même. Peut-être que c'est illégal, peut-être que c'est dangereux, mais je n'ai pas le choix."
"On est obligés de le faire, il n'y a aucune pitié"
À 500 mètres de ce commerce, à l'armurerie de la Bourse, la plus vieille de Paris, le patron Yves Gollety montre ses best-sellers du moment : "la bombe de défense" et "des appareils qui envoient deux décharges de gaz." Il a multiplié ses ventes par dix depuis samedi. Ceux qui viennent le voir "sont des commerçants, des restaurateurs, des gens qui ont les bandes de loubards et de barbares qui sont montés dans les immeubles".
"Les gens ont été traumatisés. Il y en a plein qui se sont retrouvés coincés dans leur magasin avec ces bandes de pillards. Et ils ont eu très peur."
Yves Gollety, patron de l'armurerie de la Bourse
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Philippe, 62 ans, ressort avec un gros sac qui contient une "bombe lacrymogène" et "un pistolet à balles en caoutchouc." C'est le patron du Bouillon, juste en face. "On est obligés de s'armer maintenant. Il n'y a aucune pitié. Les vidéos qu'on a vues, où les gens protègent leur magasin et se ramassent des coups de pied dans la gueule, ce n'est pas possible." Barricader sa vitrine avec des plaques de bois comme les grandes chaînes, c'est trop cher pour lui : samedi, Philippe sera à sa terrasse, assis, à faire le guet, le pistolet à caoutchouc dans son blouson.
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