JUSQU'AU BOUT (roman)
Commentaires
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Bonjour,
Je suis Serge, d'Amsterdam. J'ai lu des passages de votre roman "Jusqu'au bout" Vous y faites le portrait de deux jeunes compatriotes. Je reconnais bien la liberté et la spontanéité des filles de ce pays. Avez-vous réellement connu ces deux jeunes filles ? -
Bonjour Serge
Ce que je retiens de votre commentaire, c'est que mon désir de donner vie à ces deux jeunes femmes est atteint. Le reste n'a aucune importance en fait. Qu'y a-t-il de "vrai" dans un roman ? Tout, puisque l'auteur qui le crée le vit intégralement. C'est en tout cas ainsi que je vois le travail d'écriture. Birgitt et Yolanda existent donc, en moi, dans ce livre, et un peu en vous désormais :)
Bien cordialement
Thierry -
Bonjour
Un ami m'a prêté votre livre mais c'est pas que un livre, c'est un film, un sacré voyage dans la france mais aussi dans la tête de ce gars. ca amène à se demander si la situation du monde n'est pas tellement grave qu'il faudrait des gens comme Pierre, des extrémistes et en même temps ça fait peur d'en etre la.
pendant la lecture j'avais des musiques qui me venaient en tête et des visages d'acteurs aussi, en plus des paysages que vous décrivez si bien. Depardieu en Miossec, ça serait parfait. et gaspard Uliel pour le rôle de Pierre, Villeret aurait fait jacquot, adèle exarchopoulos prendrait le rôle de Yolanda, elle serait si belle, nue sur les plages des landes.
c'est un très beau livre et puisqu'on me l'a preté, maintenant je vais l'acheter pour l'offrir. -
Bonjour Fabrice
Mille mercis pour ce retour qui me réjouit.
Dans ce livre, ce que je souhaitais mettre en avant, c'est de savoir si l'engagement des individus qui ont conscience des choses les plus graves justifie des actes répréhensibles. Je pense pour ma part que c'est ce qui finira par arriver...Partout sur la planète. On sait par exemple que des braconniers en Afrique ont été abattus par des garde-forestiers et d'autres en Indonésie, que des chimistes de chez Monsanto ont été harcelés jusqu'à devoir déménager, que des trafiquants d'armes ont été abattus par des forces militaires en Libye, que des pêcheurs à la dynamite ont été exécutés par des habitants locaux en Côte d'ivoire etc etc ...Est-ce que cette voie ultime n'est pas la dernière possible ?
Donc, le questionnement de ce roman est simple : est-ce qu'il est justifiable d'en arriver au meurtre, à une justice non légale ? Quand Pierre tue Jacquot pour sauver des insectes, c'est la symbolique ultime. Qu'en est-il des baleines, des éléphants, des oiseaux des champs, des grands singes, des abeilles, des loups, des millions d'animaux qui sont tués chaque jour, rien qu'en France pour être mangés, par des gens qui disent aimer cette viande. Mais pas les animaux eux-mêmes. ?
Il existe un nombre croissant d'individus qui sont prêts à prendre les armes. Pas encore en France, mais ailleurs, c'est certain.
L'amour, lui-même, n'en devient-il pas une excuse à ne pas agir ? Quand Pierre rencontre Birgitt et Yolanda, il s'apaise et prend conscience que sa mission s'efface. Est-ce que notre propre existence "rangée", nos responsabilités de père et de mari, d'amant, d'instituteur ou autres fonctions professionnelles justifie l'indifférence et l'incapacité à prendre des décisions ultimes, à une vie rangée, neutre, indifférente ? Jusqu'à quand la situation sera-t-elle supportable ?
Pour moi, "Jusqu'au bout" est un livre qui raconte le basculement, le passage à l'acte, avec toutes ses conséquences.
C'est violent et malgré tout empli d'amour. C'est cette contradiction qu'il m'intéressait d'explorer.
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