Là-Haut

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Montagne et jardin

Par Le 10/10/2026

Voilà le résumé de notre été.

On peut considérer avec le retour timide mais bienfaiteur de la pluie et la baisse des températures que cet interminable été est terminé.

Il n'en reste pas moins que la sécheresse des sols n'est pas encore effacée et qu'il faudra des jours et des jours de belles journées pluvieuses pour que la nature se rétablisse et qu'elle se prépare à l'été prochain qui pourrait de nouveau démarrer au mois de mai et se finir début octobre.

On a donc alterné entre les montagnes et le terrain, le potager et les jeunes arbres à maintenir en vie. Le fourgon offre une liberté dont nous ne pourrions pas nous passer. Voilà trente-trois ans qu'on se déplace en fourgon à chaque escapade. Avec les cartes IGN au 25/000 ème, on déniche les lieux isolés où dormir. Seuls, le silence, des paysages ouverts ou au milieu des forêts. Debout à 6 heures, on commence à marcher à 7 h, on est de retour à 15, 16, parfois 17 heures. Il y a encore des massifs peu fréquentés. Parce qu'ils sont rudes, raides avec des sentiers parfois techniques. Cet été, on est encore passé dans des endroits où il ne faut pas tomber. On commence à réaliser que certains sommets atteints ne nous seront bientôt plus accessibles. Et puis, on rentre et on retourne sur le terrain.

Cette semaine, j'ai creusé une baissière de cent cinquante mètres de long, sur le haut du terrain afin de collecter l'eau de pluie et qu'elle s'infiltre en profondeur. La pioche, la pelle, la brouette, tamiser la terre pour garder celle qui servira pour les boutures, répandre les gravats dans la prairie des chevaux (le nom qu'on a donné à cette vaste prairie pentue où vivaient les trois chavaux des anciens propriétaires) pour faciliter mon passage avec la débroussailleuse et la plantation d'arbres, encore et encore. On prépare les trous en attendant novembre. On considère que cet été, on a perdu 10 % des jeunes arbes ce qui est peu finalement. La source nous a sauvés. L'ombrage aussi avec les tipis qu'on a installés au-dessus des arbres. Il ne suffit plus d'arroser, il faut protéger de la brûlure du soleil. Encore deux étés et on pourra penser que ces arbres-là seront assez résistants pour grandir sans être menacés de disparaître. Peut-être...Tout dépendra de l'ampleur des canicules. En tout cas, les deux congélateurs sont bien remplis, légumes pour tout l'hiver. Dans quatre, cinq ans, on aura nos pommes, poires, abricots, pêches. Mais qui peut dire où on en sera dans quatre, cinq ans...

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Grenade de désencerclement

Par Le 07/10/2026

Au pays des Droits de l'homme

 

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Grenade_de_d%C3%A9sencerclement

Une grenade de désencerclement (appelée sting-ball grenade en anglais) est une grenade à main utilisée par les forces de l'ordre dans certains pays pour repousser les manifestants. Leur utilisation est généralement régie par des règles précises car elles peuvent blesser très gravement.

Description

Un plot montrant son picot de fixation sur la grenade.

Ces grenades, aussi nommées « Hornet's Nest » (nid de frelon) dans les pays anglophones, sont basées sur le fonctionnement des grenades à fragmentation. Cependant, au lieu de contenir une coque de métal destinée à exploser en shrapnel, elles sont formées de trois rangées de six plots de caoutchouc dur, en plus du bouchon allumeur qui est lui aussi gainé de caoutchouc. À l'explosion, elles projettent leur plots de caoutchouc de façon circulaire et incontrôlée. Certaines d'entre elles peuvent également contenir une charge de gaz CS ou de gaz poivre.

En France

En France, la grenade de désencerclement est officiellement nommée « grenade à main de désencerclement » (GMD)[1], mais aussi « dispositif balistique de désencerclement » (DBD)[1] ou « dispositif manuel de protection » (DMP)[1]. Elle est définie comme « arme de force intermédiaire » (AFI), au même titre que le « pistolet à impulsions électriques » (PIE), et le « lanceur de balles de défense » (LBD), qui permet « dans le respect des lois et des règlements, une réponse graduée et proportionnée à une situation de danger lorsque l’emploi légitime de la force s’avère nécessaire »[2], avant utilisation de l’arme individuelle (pistolet 9 mm)[1]. La grenade de désencerclement est classée au « 6° de la catégorie A2 »[1],[3],[4], soit comme « matériel de guerre », rubrique 2.

En Europe, seules les forces de police françaises l'utilisent[5]. La grenade offensive OF F1, plus utilisée depuis 2017, et la grenade lacrymogène instantanée GLI-F4, produites par Alsetex, ne sont pas des grenades de désencerclement.

Réglementation et sécurité

Le droit français permet de l'utiliser en cas de danger, lorsque les forces de l'ordre sont encerclées et menacées ; une circulaire de la police nationale précise :

« lorsque les forces de l’ordre se trouvent prises à partie par des groupes violents ou armés […]. Après usage, il convient de s’assurer aussitôt de l’état de santé de la personne et de la garder sous surveillance ; au besoin, un examen médical doit être effectué dans les meilleurs délais. »

— Renaud Lecadre, Un manifestant dans le coma : de nouvelles images à charge contre les policiers[6]

Elles peuvent être lancées jusqu'à trente mètres et doivent l'être au ras du sol.[réf. nécessaire]

Cette arme peut toutefois blesser gravement, si elle est tirée en direction de la tête, comme l'a prouvé le cas Romain Dussaux (voir plus bas). En outre, son potentiel de létalité n'a jamais été pleinement évalué, comme l'a révélé un témoignage : « aucune évaluation pour des tirs en zone crânio-faciale n’a été effectuée[7]. » La formation des policiers n'est donc pas adaptée à cette létalité potentielle : « on nous a parlé d’une arme non létale, de galets qui montent jusque maximum la hauteur de la taille[7]. »

Mise en œuvre

Les policiers utilisent ce dispositif lorsqu'ils se sentent en insécurité[réf. nécessaire].

Par exemple, cet outil a été utilisé en 2020 par des policiers intervenant dans le cadre d'un tapage nocturne. Après avoir été attaqués, les policiers auraient fait usage de grenades de désencerclement pour pouvoir quitter la fête dans le département du Val-de-Marne[8].

Incidents notables

Le 25 juin 2013, une femme a perdu un œil à la suite de l'utilisation soit d'un lanceur de balle de défense soit d'une grenade de désencerclement à Villemomble (Seine-Saint-Denis)[9].

À Rennes, en avril 2016, un CRS se blesse à la main, et un autre est atteint de surdité, lorsque la grenade lui explose dans la main[10].

Le 26 mai 2016, à Paris, un journaliste indépendant du nom de Romain Dussaux est gravement blessé à la tête — « fracture temporale avec enfoncement de la boîte crânienne » — par l'explosion d'une grenade de désencerclement lancée en marge d'une manifestation[11]. Il sort du coma le lundi 4 juin 2016, soit 9 jours après l’événement[12]. Le lanceur n'a manifestement pas respecté les règles d'utilisation de l'engin[6] ; en particulier, la gravité de l'état serait due au lancement d'une grenade lacrymogène à proximité du blessé[13]. En outre, selon Le Monde, « les premiers éléments d’enquête […] font apparaître de fortes contradictions entre le récit des policiers et l’exploitation des vidéos filmées par des témoins[7] » : les policiers auraient en effet exagéré l'hostilité de la foule.

Le 15 septembre 2016, Laurent Theron, un syndicaliste de SUD est lourdement touché à l'œil par une grenade de désencerclement place de la République à Paris, il y perd la vue[14],[15].

Le 26 novembre 2017, à Nantes, un syndicaliste CGT reçoit un éclat de grenade de désencerclement et subit une « triple fracture au pied droit avec un mois d’arrêt de travail »[16].

En mai 2018, à Toulouse, lors d'une opération d'évacuation de l'université Jean Jaurès en grève, une grenade de désencerclement explose dans la poche d'un policier, blessant légèrement deux policiers et plus grièvement un étudiant, dont un poumon est gravement touché. Il est reconnu comme ayant des « lésions pulmonaires entraînant une incapacité totale de travail de 15 jours »[17],[18].

En février 2019, à Paris, lors de l'acte XIII des Gilets Jaunes, un manifestant, présent devant l’Assemblée nationale, a eu la main arrachée après avoir ramassé une grenade qui a explosé. Selon un témoin, il s’agit d’une « grenade de désencerclement » lancée par les forces de l’ordre[19].

D'après des avocats, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes en France et jusqu'à fin janvier 2019, 17 personnes ont perdu un œil, au moins trois ont perdu une main et d'autres ont eu leur visage ou des membres de leur corps mutilés par des lanceurs de balle de défense et des grenades de désencerclement[5].

Le 25 mars 2023, lors des manifestations contre le projet de megabassine à Sainte Soline, des gendarmes ont utilisé abusivement les GENL contre des manifestants, comme l'a révélé Libération et Mediapart[20],[21].

Notes et références

Ministère de l'Intérieur, « BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, n°2014-10 : Instruction du 2 septembre 2014, annexe IV, pp. 340 à 342 [archive] » [PDF], Délégation à l’information et à la communication du ministère de l’intérieur, 2 septembre 2014 (consulté le 18 novembre 2019)

Ministère de l'Intérieur, « BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, n°2014-10 : Instruction du 2 septembre 2014, p. 327 [archive] » [PDF], Délégation à l’information et à la communication du ministère de l’intérieur, 2 septembre 2014 (consulté le 18 novembre 2019)

Site officiel de l'administration française (service-public.fr [archive]), « Arme à feu et matériel de guerre de catégorie A [archive] », second onglet : « Matériels de guerre (A2) », « Direction de l'information légale et administrative : (DILA) [archive] » (Premier ministre) (consulté le 18 novembre 2019)

Ministère des Armées & ministère de l'Intérieur, « Arme à feu et matériel de guerre de catégorie A : Matériels de guerre (A2) [archive] », Rubrique 2, 6° – version consolidée au 24 octobre 2019, (Article R311-2 modifié par le « décret n°2018-1195 du 20 décembre 2018 - art. 26 [archive] » ), Journal officiel de la République française sur legifrance.gouv.fr [archive], 24 octobre 2019 (consulté le 18 novembre 2019)

(en-GB) Angelique Chrisafis, « French police weapons under scrutiny after gilets jaunes injuries », The Guardian,‎ 30 janvier 2019 (ISSN 0261-3077, lire en ligne [archive], consulté le 9 février 2019)

Renaud Lecadre, « Un manifestant dans le coma : de nouvelles images à charge contre les policiers », Libération,‎ 5 juin 2016 (lire en ligne [archive])

Julia Pascual, « Manifestant blessé : la version policière contredite par les vidéos », Le Monde.fr,‎ 7 octobre 2016 (ISSN 1950-6244, lire en ligne [archive], consulté le 7 octobre 2016)

France Info, « Val-de-Marne : une fête clandestine de 300 personnes dégénère à Joinville-le-Pont, au moins un des participants [archive] », sur francetvinfo.fr, 14 novembre 2020 (consulté le 13 novembre 2023).

« VIDEO. Villemomble : l'opération de police filmée par un habitant [archive] », sur Le Parisien, 11 juillet 2013

« Rennes : un CRS se blesse avec sa grenade de désencerclement [archive] », sur spi0n.com, 13 avril 2016

Karl Laske, « A Nation, la grenade de trop » [archive], Mediapart, 30 mai 2016.

« Le jeune homme blessé par une grenade "est réveillé" et "a dit quelques mots" [archive] », sur BFMTV, 6 juin 2016

Sylvain Mouillard, « Manifestant blessé à Paris : le témoignage inédit des pompiers », Libération,‎ 8 juin 2016 (lire en ligne [archive])

Ismaël Halissat, « Grenades de désencerclement, dangers collatéraux [archive] », 2 novembre 2017

« Blessure d’un manifestant par un policier : la CEDH ouvre une procédure contre l’Etat français », Le Monde.fr,‎ 4 décembre 2023 (lire en ligne [archive], consulté le 4 décembre 2023)

Stéphanie Lambert, « Manifestation à Nantes. Blessé par une grenade de désencerclement, il témoigne [archive] », sur Ouest France, 24 novembre 2017

« Toulouse : trois blessés légers,dont deux policiers, après l'évacuation de l'Université Jean Jaurès [archive] », sur France3-régions

« Toulouse. Un étudiant blessé par une grenade de désencerclement, une enquête ouverte [archive] », sur Ouest France, 10 mai 2018

« « Gilets jaunes » : 12 100 manifestants à 14 heures, un manifestant grièvement blessé à Paris », Le Monde,‎ 9 février 2019 (lire en ligne [archive], consulté le 9 février 2019)

Thomas Legrand, « Vidéos de Sainte-Soline : les images mais surtout le son montrent que la violence policière est bien structurelle et politique [archive] », sur Libération (consulté le 8 novembre 2025)

Camille Polloni, Laura Wojcik, « « Faut leur tirer dans la gueule ! » : la manifestation de Sainte-Soline vue par les gendarmes [archive] », sur Mediapart, 5 novembre 2025 (consulté le 8 novembre 2025)

Disparition

Par Le 07/10/2026

Pour celles et ceux qui suivent ce blog de près, vous avez peut-être constaté la disparition de certains éléments :

LES HEROS SONT TOUS MORTS n'apparaît plus sur la page d'accueil, couverture supprimée et la page dédiée également.

TOUS SAUF ELLE

LE DESERT DES BARBARES

TERRE SANS HOMMES

Les quatre pages ont disparu parce que ces romans n'ont pour l'instant aucun avenir étant donné que la maison d'édition ne veut pas donner suite. Il est fort probable que ces quatre romans et le cinquième à venir restent un certain temps, voire indéfiniment des écrits sans suite, sur le plan de l'édition.

J'ai laissé de côté le tome 5 pour reprendre intégralement le tome 1, LES HEROS SONT TOUS MORTS, qui ne s'appellera plus comme ça et qui comportera un nombre important de pages supplémentaires. Je n'avais pas imaginé à la fin de l'écriture de ce roman qu'un jour l'idée d'une suite deviendrait nécessaire et il est donc impératif que j'adapte ce tome 1 aux éléments qui sont apparus dans les trois suites. Et je m'aperçois en le retravaillant combien il était évident qu'une suite devait être écrite. Manque d'expérience, pas assez de recul, pas assez vieux, trop pressé, les raisons sont multiples. Ca ne m'arrivera plus.

Pour le tome 5, un titre m'est venu dernièrement : "CE QUI RESTE NOUS SUFFIT."

Je vais donc travailler, même si beaucoup de gens considèrent que l'écriture d'un roman ne relève pas d'un travail. Ce qui me réjouit, parfois, ce n'est pas l'instant d'écriture mais l'instant où je relis ce que j'ai écrit.

L'instant d'écriture, en lui-même, réclame une grande, grande concentration et en même temps une absence de concentration. C'est un état que je ne sais toujours pas décrire. Mais ce qui est certain, au regard des décennies d'écriture, c'est que lorsque j'atteins cette "zone" où tout s'écrit, dans laquelle je suis concentré et simultanément dans une totale perception de tout ce qui vient, je sais que c'est similaire à ces situations en montagne où je savais que je ne devais pas tomber, que les conséquences seraient désastreuses. J'écris comme si j'escaladais une paroi vierge de toute trace humaine. Concentré sur chaque geste et en même temps dans une totale réception de ce qui relève de l'intuition, de l'instinct, de l'expérience. 

 

 

La répression

Par Le 06/10/2026

J'ai 64 ans. 

Des manifestations auxquelles j'ai participé, je ne les compte plus. Oui, j'en ai lancé des pavés, tiré des billes de plomb au lance-pierre, couru, hurlé, frappé. J'ai pulvérisé la vitre arrière de la voiture officielle de Alliot-Marie qui était venue filer un chèque monstrueux à l'école privée, en Bretagne quand moi j'entassais depuis trois ans mes 30 élèves de CM2 dans un Algeco "provisoire". J'avais 25 ans.

Vous voyez un changement avec la situation actuelle ? Moi, rien, que dalle, nada.

Donc, je ne manifeste plus. Les gouvernements, de quelque bord qu'ils soient, n'écoutent pas la rue. 

Non pas que les manifestations n'ont jamais aucun effet et qu'elles n'aboutissent jamais à rien de tangible mais elles restent des épiphénomènes et les effets tout autant.

Il y a vingt ans que les enseignants dénoncent leurs conditions de travail et celles des élèves, en premier plan sur le nombre d'heures non assurées en cas d'absence. Ici, dans le secteur, il y a un lycée où les élèves n'ont toujours pas de professeur de Français depuis la rentrée avec le bac de Français en fin d'année. Et il semblerait que ça puisse durer encore un certain temps. Le rectorat ne trouve personne. Je pense que si je me déclarais volontaire, il me prendrait, même avec mon diplôme d'instituteur de 1982...

Quant aux gens qui disent que les lycéens interpellés, frappés, mutilés "l'ont bien cherché", j'imagine qu'ils sont issus de famille pétainiste.

J'ai lu un tag sur un mur : "Quand les jeunes montrent du doigt leur avenir, l'idiot regarde la poubelle qu'ils brûlent." 

Huit mois

Par Le 05/10/2026

Evidemment que le problème majeur des années à venir, c'est celui de l'eau. Tout ce qui agite constamment la sphère médiatique est insignifiant au regard de cet avenir très incertain. Aujourd'hui, j'ai fait une sortie de vélo, on est à 600 mètres d'altitude dans le nord de l'Ardèche. C'est effrayant le nombre d'arbres dont les feuillages sont déjà grillés et tombent au sol, tout autant que ceux qui sont déjà morts. La Daronne, rivière du secteur est totalement morte depuis la mi juillet, plus une goutte, même pas quelques mares. Les prairies sont jaunes.

J'ai pédalé en cuissard court, avec juste le maillot de vélo et au sommet du premier col, je ruisselais de sueur. Depuis le mois de mai et la première canicule, on a eu ici une seule journée de pluie continue. C'est à dire rien du tout au regard de la sécheresse des sols.

Il reste huit mois avant le début du prochain "été".

 

Quelle quantité d'eau y a t-il sur terre ?

 

Totalité de l'eau sur terre

R: Sur la photo, on se rend compte du volume d'une sphère contenant toute l’eau se trouvant sur Terre !

Le diamètre de la GRANDE SPHERE BLEUE est de 1 385 kilomètres. et son volume est de 1,4 millions de kilomètres cube.

Cette grande sphère contient l'ensemble
des océans, mers, lacs, fleuves, rivières, calottes polaires, glaciers, ainsi que dans l'atmosphère. On estime notamment que l'eau qui compose tous les êtres vivants sur terre, les fruits, les légumes représente 1 100 km3 de cette eau dite biologique.

L'eau recouvre en temps normal plus de 70 % des 510 millions de km2 que compte la Terre.

Sur la SPHERE DE TAILLE MOYENNE, à droite de la grosse, il s'agit de l'eau douce qui représente une très faible part du total : environ 35 millions de km3.

Enfin, LE PETIT POINT BLEU que l'on peut apercevoir fait moins de 60 km de diamètre. Il contient toute l'eau douce disponible pour la vie terrestre. C'est dans cette minuscule réserve que 7 milliards d'hommes puisent pour boire, irriguer leurs cultures, abreuver leurs animaux d'élevage, faire tourner leurs usines, alimenter leurs centrales électriques, etc.

On se rend donc compte à quel point l'eau paraît être une denrée rare sur terre.
On a donc encore énormément d'efforts à faire pour limiter les 3 types de pollutions existants : organique, chimique et médicamenteux.

Pour information, les calculs ne prennent pas en compte la découverte en 2014 d'un réservoir d'eau sous terre contenant l'équivalent de 3 fois le volume de l'ensemble des océans de la planète.
Il faut savoir que ce réservoir gigantesque est à l'état SOLIDE et se trouve sous une couche de roches bleues connues sous le nom de ringwoodite à plus de 600 km de profondeur.
Cette découverte amène à une nouvelle théorie selon laquelle les océans auraient progressivement suinté de l'intérieur de la Terre. "C'est une preuve tangible que l'eau sur Terre est venue de l'intérieur", estime Steven Jacobsen, de la Northwestern University dans l'Illinois, et auteur principal de l'étude.


Pour en savoir un peu plus :
- Le
centre d'information sur l'eau pour apprendre plein de choses intéressantes

© Photo : Jack Cook, Woods Hole Oceanographic Institution

Un rappel

Par Le 01/10/2026

Au vu des évènements violents dans la contestation lycéenne, il est justifié de rappeler ceci : 

 

« Il y a trois sortes de violence.

La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’Hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. » 

Don Helder Camara

De la peine à l'élan

Par Le 01/10/2026

 

J'ai discuté aujourd'hui avec la responsable de ma maison d'édition. Encore une fois, je comprends parfaitement sa décision. Je sais que les temps sont durs pour l'édition en général. Lire ne fait pas partie des besoins fondamentaux quand on peine à finir le mois sur le plan alimentaire et il est évident que c'est le cas d'une frange importante de la population. Il ne s'agit pas de la qualité des publications mais bien d'une capacité financière. Même si j'ai lu que le bouquin "C'était ça ou mourir" explose les résultats. Un livre pour combien de publiés ? 

Je récupère mes droits sur le roman "Les héros sont tous morts".

Voilà ce qui m'importait. Je dispose donc à ce jour de quatre romans achevés et d'un cinquième à venir, une série sur l'effondrement et ses conséquences. La maison d'édition se concentre sur les polars et ne souhaite pas étendre son catalogue sur "un thème anxiogène". Mais c'est le monde qui l'est, pas ce que j'en écris. Peu importe.

Je vais donc reprendre le tome 1 parce qu'au fil des tomes suivants, j'ai pris conscience qu'il y avait des manques. Le titre changera et donc celui du tome 2 également puisqu'il ne pourra plus convenir. Je ne sais pas combien de temps il me faudra mais il devrait m'en rester assez, sauf accident. Reprendre le tome 1 et écrire le tome 5. Aucune idée des maisons d'éditions vers lesquelles je me tournerai lorsque ça sera fini. Débarquer avec cinq tomes, ça risque d'être surprenant. J'ai donc huit romans publiés et je repars à zéro. Mais finalement, après avoir encaissé le coup, je suis maintenant empli d'un élan vital parce que tous mes personnages m'appartiennent, bien qu'ils aient leurs vies propres, je vais pouvoir aller au bout de leurs histoires et si personne, plus tard, ne veut de ces romans, si personne ne veut connaître tous ces gens, je mourrai avec eux. Accompagné. 

Mise en quarantaine

Par Le 29/09/2026

L'éditrice de mes romans (Les éditions du 38) m'a averti ce matin que la publication de "TOUS, SAUF ELLE" était renvoyée à plus tard. Tant est que la lecture du manuscrit réponde aux attentes du comité.

Je connais la difficulté du milieu de l'édition, j'en lis assez sur divers forums pour en avoir une idée claire : la conjoncture, la difficulté d'exister face aux mastodontes du secteur, le coût des publications et les incertitudes de ventes, le fait bien évidemment que je ne sois pas connu, que je n'ai aucune "entrée" dans le milieu, que je ne fréquente pas les salons parisiens ni même ceux de l'Ardèche, que je ne serai jamais invité à la grande librairie mais plutôt à la petite épicerie du coin ^^

Les prévisions de publications pour 2027 et sans doute 2028 sont fortement revues à la baisse. Et les suites (3 tomes achevés) de "Les héros sont tous morts" sont donc mises sur liste d'attente... Je le craignais sans vouloir m'attarder sur l'idée mais c'est clair maintenant qu'au regard du temps que j'ai consacré à écrire ces trois tomes, j'ai du mal à encaisser cette mise en quarantaine, non pas envers la maison d'édition mais dans l'idée que ces romans ne seront peut-être jamais publiés. 

La situation est particulière étant donné que le tome 1 est publié, il ne m'appartient plus...Il serait vain que je prenne mon bâton de pélerin pour aller chercher une autre maison d'édition. Personne n'irait éditer la suite d'un roman déjà existant. Je me retrouve donc pieds et mains liés à la cave, en quarantaine. C'est clair que si je vendais autant de romans qu'il y a de gens qui viennent lire mon blog, la situation ne serait pas la même. Mais ça n'est pas le cas.

J'avais commencé le tome 5... Je vais essayer de faire abstraction de cette nouvelle et continuer à faire vivre les personnages. Je ne me vois pas les laisser tomber. Ils ne sont pas responsables. Et puis, ça m'intéresse d'imaginer la suite pour l'humanité survivante. J'avais une idée de titre d'ailleurs : "Ce qui reste nous suffit". Juste pour poser l'idée principale. Comment vivre au mieux quand les repères ont disparu pour la plupart d'entre eux ? 

Et pendant ce temps-là, les ventes de "C'était ça ou mourir" sont en hausse continuelle depuis le début de la polémique. Je n'ai aucune idée de la véracité des faits mais je m'aperçois juste que n'importe quel "buzz", qu'il soit positif ou négatif, suffit à faire vivre un roman. D'ailleurs, au sujet de l'écriture d'un livre sous la "plume" d'une intelligence artificielle, je me demande comment les éditeurs vont pouvoir gérer tout ça... Est-ce qu'au final, ils n'ont pas intérêt à prendre le "risque" de publier un livre pour lequel ils auraient un doute étant donné que c'est la garantie d'un succès quand la rumeur jaillit ?

Drôle de monde.