« Là-Haut »
« L'Amour et la Nature sont les ciseleurs talentueux
du diamant qui brille en chacun de nous."




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NOVEMBRE 2009
Je suis marié, nous avons trois enfants (jeunes adultes aujourd'hui), je suis instituteur depuis mes 19 ans. Je vis en Savoie.
J'ai passé un BAC litté/philo et je suis tout de suite entré à l'école Normale. À l'époque je vivais en Bretagne mais j'étais passionné par l'escalade et l'alpinisme et je voulais aller vivre dans les Alpes.
Mes deux dernières années de lycée, j'ai eu la chance immense d'avoir un prof de Français et une prof de philo extraordinaires. J'adorais lire et écrire et peu à peu ils m'ont permis d'avoir avec eux une relation privilégiée, des échanges extrêmement enrichissants, non seulement d'un point de vue cognitif mais surtout sur le plan humain.
Hugo, Zola, Gide, Giono, Flaubert, Malraux, Camus, Sartre, Saint-Exupéry, Lanza del Vasto, Koestler, Conrad, Steinbeck, Heminghway, Freud, Merleau-Ponty, Descartes, Kant, Rousseau, Platon, Marc-Aurèle, Sénèque, London, tout ce qu'ils m'ont fait connaître et tout ce que j'ai découvert.
Krishnamurti, Ouspensky, Gurdjieff, Vivekananda, Desjardins, Gandhi, Sri Aurobindo, Prajnanpad, Thoreau ...
Je lisais comme un mort de faim ! La bibliothèque du lycée, celle du village, les livres que je lisais dans les librairies sans pouvoir tous les acheter.
J'écrivais des nouvelles, des exposés, des devoirs imposés, ils les lisaient, les critiquaient, ils m'encourageaient parfois. Ils disaient tous les deux qu'un jour je serai édité. Qu'il fallait travailler. La force des mots qui s'ancrent et résistent, contre vents et marées, contre le temps qui passe.
À seize ans, mon frère qui en avait dix-neuf a eu un accident de voiture. Cliniquement mort. J'ai passé trois mois dans sa chambre d'hôpital. Jours et nuits à ses côtés. Il en est sorti. Marqué à vie. Moi aussi...
À vingt-quatre ans, j'ai été opéré d'une première hernie discale. Opération ratée. Fin de mes rêves d'alpinisme. Dépression lourde. J'aimais toujours écrire alors je me suis lancé dans un roman. Une bouée de secours. Une thérapie aussi mais je ne le comprendrais que bien plus tard.
"VERTIGES".
Une histoire d'alpinisme. Un drame, un homme qui redescend son compagnon sur son dos. Je n'avais pas conscience de la symbolique envers ma propre histoire, comme si les mots s'imposaient, comme si mes écrits se devaient déjà d'être des introspections qui prenaient vie...Je l'ai envoyé à divers éditeurs parisiens. Je ne connaissais rien à ce milieu... Personne n'en a voulu. Quelques réponses impersonnelles. Impossible de connaître les raisons précises de ces refus successifs. Je savais que Bernard Giraudeau adorait l'alpinisme. Je lui ai envoyé un manuscrit. Sa secrétaire m'a appelé quelques semaines plus tard. Il voulait me rencontrer pour une adaptation cinématographique. On s'est vu à Brest. Il m'a dit qu'il avait un gros problème de finances et qu'il me tiendrait au courant. Un tournage en haute montagne coûte très cher. Trois mois plus tard. Sa secrétaire au téléphone. Il avait finalement choisi le roman de Simone Desmaison "la face de l'ogre". Il en a fait un téléfilm.
Pas d'explication, plus aucune nouvelle.
Grosse déprime. J'ai tout rangé dans un placard.
J'ai arrêté d'écrire sérieusement pendant de nombreuses années. Je récupérais lentement sans comprendre tout ce qui se tramait en moi, les douleurs à venir. Je griffonnais quelques scénarios sur des cahiers mais rien de vraiment abouti.
J'ai laissé passer dix ans avant de ressortir "Vertiges" de son tiroir et je l'ai relu. Considérablement honteux d'avoir osé adresser un texte aussi misérable aux éditeurs. J'ai tout recommencé. Et puis j'ai décidé d'attendre dix ans de plus en me disant que le même effet dévastateur aurait lieu. Je devais continuer à lire et si possible à écrire.
Je me suis finalement décidé en 2004. J'ai relu "Vertiges" et j'ai compris ce qui manquait. Ça n'était pas "mon" écriture mais "de" l'écriture. L'histoire était en place, les personnages existaient comme je le voulais, les situations étaient clairement décrites mais il n'y avait rien pour lier l'ensemble. Rien de personnel. C'était comme un orchestre assis mais qui ne jouait pas. Je devais trouver une musique.
J'ai tout réécrit. Une euphorie merveilleuse, comme une mélodie en moi et qui ne cessait de tourner en boucle. Impossible de perdre le fil. J'avais trouvé ma musique.
Le premier éditeur contacté l'a accepté.
"Vertiges" a eu deux prix littéraires régionaux.
Faut-il donc avoir souffert pour savoir écrire? Pour sortir de soi un écrit acceptable, faut-il donc être descendu dans les tréfonds de l'âme?
À partir de là, je me suis lancé à corps perdu (à esprit perdu) dans l'écriture. Elle m'a servi de thérapie. La vie continuait à m'asséner des coups de bélier. Je m'accrochais à mon stylo...Pour ne pas sombrer.
"LÀ-HAUT".
Un guide de haute montagne et sa femme vont au salon du livre de Paris. Attentat dans le RER. Une bombe. Le guide est amputé d'une jambe, sa femme est morte. Expérience de mort approchée. Un basculement absolu.
Mon éditeur n'en a pas voulu. Trop sombre, "une écriture trop exigeante pour le lectorat moyen auquel sa maison s'adressait"... Assez incroyable comme réponse... Incompréhension totale de ma part. Mon premier roman avait eu deux prix, pourquoi refusait-il celui-là, comment pouvait-il juger de l'accueil qui lui serait fait, pourquoi rejeter une écriture "exigeante" comme si les esprits ne pouvaient pas s'atteler à un effort inhabituel?
Finalement, je réalisais que d'avoir été édité ne suffisait pas à m'assurer une continuité. Je repartais à la case départ.
D'autres tentatives. Nouveaux refus.
"Trop spirituel, trop violent, trop sombre, trop compliqué, trop philosophique, trop anticlérical..."
Trop, toujours trop...L'écriture devait-elle donc rester dans un cadre restrictif, bien établi, des frontières précises? Ou bien mon écriture ne valait-elle rien?
Des wagons de questions à longueur de nuit...
"JUSQU'AU BOUT".
Le parcours chaotique d'un instituteur qui finit par enlever ses élèves.
"Très long. Trop long."
Personne n'en a voulu encore une fois. Un éditeur m'a répondu : "Sexe, drogue, meurtre et philosophie, où voulez-vous que je range ça? Et vous vous rendez compte du risque que vous prenez avec une histoire pareille par rapport à votre métier d'instituteur? Et puis, un pavé pareil, personne n'en voudra. Les gens veulent des histoires courtes et faciles à lire."
Incompréhension. Il fallait donc écrire des histoires qui pouvaient être "rangées" dans des catégories précises. Le mélange des genres était mal vu.
Où était la création si le marché imposait ses règles?
À moins, que ça soit encore mal écrit.
Des wagons de questions à longueur de nuit.
Deuxième hernie discale...Trente-cinq ans.
Nouvelle opération...
Nouvelle dépression.
Un autre roman. Toujours pour aller au plus profond, plus profond que tous les scalpels...
"NOIRCEUR DES CIMES".
J'ai travaillé dix mois, tous les jours, toutes les nuits, à chaque instant de liberté sur cette histoire. Une véritable addiction. Quatre amis alpinistes de haut niveau tentent l'ascension du K2, deuxième plus haut sommet de la planète. La femme de l'un d'entre eux les accompagne et reste au camp de base. Rien ne se passe comme prévu.
J'ai envoyé le manuscrit à une maison d'édition qui venait de s'installer dans la région. Il a été retenu. Immense bonheur. Une très belle rencontre avec Sarah Molina, une jeune éditrice portée par un enthousiasme fabuleux. Des articles de presse, une télé régionale, des radios, des invitations dans des salons, dans des bibliothèques, des dédicaces dans des grandes librairies.
Quelques mois plus tard, la maison d'édtion a été contrainte de fermer à la suite d'un désaccord financier avec le distributeur, une histoire qui me montrait combien la tâche d'un éditeur est un engagement risqué, incertain, aléatoire...
Mon frère est mort vingt ans après son accident. Une hémorragie cérébrale. Il vivait seul. La gendarmerie m'a téléphoné parce que mes parents étaient introuvables et qu'ils ne répondaient pas au téléphone. J'ai pris l'avion et j'ai retrouvé mon frère à la morgue. Pendant quatre jours, j'ai prévenu le reste de la famille, organisé la crémation tout en cherchant à contacter mes parents puis j'ai eu l'idée d'un transfert téléphonique. Ils étaient partis avec leur camping-car. Quand ils ont appelé mon frère, c'est moi qui ai répondu pour leur annoncer que Christian était mort.
Je n'imaginais pas alors que cette nouvelle épreuve douloureuse n'était pas la dernière.
Internet m'a mené sur la piste des éditions du 38 et je bénis ce jour. J'ai contacté sa fondatrice et je lui ai envoyé le manuscrit de "Là-Haut".
Elle a décidé de le publier.
"Là-Haut" a été sélectionné pour participer à un prix littéraire décerné par le fond "Handicap et société" qui oeuvre auprès des personnes en situation de handicap. J'ai été invité à Paris, au centre Pompidou, pour assister à la remise du prix mais le roman est arrivé en troisième position. C'était malgré tout une belle soirée, émouvante et de belles rencontres.
Quarante-quatre ans.
Trois hernies discales d'un coup, un effondrement, incompréhension des chirurgiens, un calvaire...Paralysie, morphine...L'odeur de la mort.
Une rencontre inespérée. Une médium magnétiseuse alors que j'avais refusé l'opération chirurgicale.
Quatre heures de ma vie hors du temps; hors de la matière, au-delà du connu.
Trois mois après, je retournais en montagne. Je n'ai jamais arrêté depuis.
Un nouveau roman pour comprendre enfin tout ce que je portais et qui me brisait depuis si longtemps.
"LES ÉGARÉS".
Le récit d’un couple en crise qui s’engage sur un sentier de randonnée mais en démarrant chacun à une extrémité. Ils marchent l’un vers l’autre en espérant se retrouver, renouer deux vies que les douleurs ont alourdies, fissurées, séparées.
Les traumatismes, la mort, les souffrances, les refoulements, les conditionnements, la recherche de l’être intime, hors de tous modèles, l’émergence de l’individu libéré, des expériences mystiques qu’ils ne s’expliquent pas, une quête spirituelle qui va s’amplifier…Un livre pour mon frère, pour ma femme, nos enfants et pour moi.
"JARWAL LE LUTIN"
Ce personnage est venu ensuite me rappeler la promesse faite à nos trois enfants.
Lorsqu'ils étaient jeunes, nous allions très souvent en montagne et j'avais décidé de leur raconter les aventures de ce lutin. Jarwal a vécu avec nous pendant six ans, il était de toutes les sorties, sur tous les sommets. Et puis un jour, il a dit qu'il était temps qu'il reprenne la route, qu'il savait que toutes les leçons de vie étaient inscrites dans la mémoire de mes enfants et qu'il ne les oublierait jamais. C'est là que j'ai promis à Marine, Rémi et Léo, qu'un jour, j'écrirais ces histoires et cette période de notre vie pendant laquelle Jarwal a vécu avec nous.
Le tome 1, 2, 3 et 4 sont finis. D'autres suivront.
Le tome 1 a été publié aux éditions Laura Mare juste avant la fermeture définitive de la maison...Deux mois d'existence pour ce livre...
Je continue l'histoire pour le plaisir. Et pour nos petits-enfants.
"À COEUR OUVERT"
La société CARMAT a mis au point un coeur totalement artificiel pour les greffes. Le travail de toute une vie pour le professeur Carpentier.
Je m'interroge sur les effets psychologiques de cette implantation. "Le coeur a ses raisons que la raison ignore. " Et quand il n'y a plus de coeur d'origine humaine mais une machine, qu'en est-il?
Les effets de cette implantation vont être immenses, à tel point que le personnage ne sait plus qui il est. Jusqu'à découvrir qu'il n'était pas lui-même. Un cheminement existentiel étourdissant.
« J’ai fait un infarctus. J’étais condamné à brève échéance, des dégâts irréversibles. On m’a proposé un cœur artificiel. J’ai accepté et depuis je ne sais pas avec qui j’ai vécu. Non pas les gens autour de moi mais moi, à l’intérieur. »
"LES HÉROS SONT TOUS MORTS"
Depuis longtemps, Nathalie me disait d'écrire un polar. J'ai fini par l'écouter. Et je me suis régalé à l'écrire.
Comment agirions-nous si nous nous retrouvions avec une mallette contenant une somme d'argent considérable ? ...
Notre conscience morale est-elle à toute épreuve ?
L'Humanité est-elle condamnée à souffrir des affres du matérialisme, comme contaminée par un poison ?...
"KUNDALINI"
Un nouveau roman, une nécessité, comme à chaque fois, l'introspection du couple dans la voie orientale du tantrisme et de la sexualité sacrée.
Maud est une femme mariée, de cinquante-deux ans. Elle est professeur de yoga.
Laurent, son mari, va la quitter. Sans aucun signe précurseur. Une rupture destructrice.
Des mois de détresse, de colère, de remords, d'interrogations sans fin.
Maud décide de s'accorder un séjour dans une région perdue des Alpes. Le besoin de nature et de paix intérieure.
Elle va rencontrer un homme plus jeune qu'elle. Sat. D'origine hindoue, il détient la clé de l'éveil de Maud.
Elle va vivre avec lui une réelle métamorphose.
Au-delà du connu.
Nudité, nature, méditation, massage, alimentation, respect, attention, observation de soi, silence, contemplation, libération, conscience...
Sexualité sacrée vers le couple divin.
Illumination.
Jusqu'à l'ultime révélation...Ce qui est au-delà du connu.
1er JANVIER 2024
A ce jour, j'ai donc écrit 14 romans et le quinzième est en cours.
Sept romans sont publiés, cinq par les éditions du 38.
Deux publications sont prévues dans l'année 2025.
Et j'aime toujours autant écrire.
MAI 2004
VERTIGES
AVRIL 2007
NOIRCEURS DES CIMES
JANVIER 2016
LÀ-HAUT
MAI 2018
LES HÉROS SONT TOUS MORTS
OCTOBRE 2018
KUNDALINI
MAI 2019
JUSQU'AU BOUT
MAI 2020
A COEUR OUVERT
FÉVRIER 2025
JARWAL, LE GARDIEN DU LIVRE
À mon sens, il ne faut pas écrire avec un objectif, un espoir, une attente. Il faut écrire juste parce que ça répond à un besoin vital. Une nourriture spirituelle. En sachant que les lois du marché imposeront une réalité qui sera peut-être très douloureuse. Ne pas avoir de projet, ne pas tirer de plans sur la comète, permet de se protéger, de ne pas subir la menace de la désillusion.
Je ne pense absolument pas en terme de catégorie, de style, de marché, d'édition, j'écris comme je le ressens. L’essentiel, à mon sens, est de ne pas se trahir.
Travailler. Quotidiennement. C'est une nécessité. Pour entrer dans son histoire, vivre avec ses personnages, les connaître, s'émouvoir avec eux, les accompagner, le plus beau cadeau étant de rêver d'eux la nuit, de les voir, de les entendre. De ressentir leurs peines et leurs joies.
Pendant l'écriture de "Noirceur des cimes", le personnage principal m'a appelé une nuit, dans un rêve, un appel déchirant, il allait mourir, il fallait que je vienne le sauver. Je me suis levé, j'ai allumé l'ordinateur, je lui ai dit que j'arrivais. Une situation d'urgence. Je n’aurais pas pu l’ignorer.
Un écrivain à qui on demandait un jour si ce qu'il avait écrit était vrai a répondu: "Bien entendu que c'est vrai puisque je l'ai inventé."
Indispensable vie commune. Vivre réellement avec ses personnages jusqu'à ce qu'ils ne soient plus à soi mais à eux-mêmes. Devenir dès lors le simple transcripteur de leurs parcours. "Je" n'écris pas, "ça" écrit en moi. A partir de là, il me semble qu'on peut parler de livres émouvants. Que l'écrivain disparaisse. Ce n'est pas le style qui importe mais la vie qu'on trouve dans le livre. Et la vie ne peut pas être inventée. Si le style l'emporte sur la vie, c'est juste qu'un exercice de style alors que le roman est une forme écrite de la vie.
Je me suis longtemps écouté parler dans mes écrits, par prétention, en pensant que c'était suffisant pour écrire quelque chose d'intéressant. Je n'avais rien compris.
J'écris pour honorer la Vie, pas ma vie. J'écris par respect. Plus par prétention. Le chemin a été long. Mais ça en valait la peine.
"Avant de songer à réformer le monde, à faire des révolutions, à méditer de nouvelles constitutions, à établir un ordre nouveau, descendez dans votre cœur, faites-y régner l'ordre, l'harmonie, la paix. Ensuite seulement, cherchez autour de vous des âmes qui vous ressemblent et passez à l'action."
Platon
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Le 07/10/2026
Au pays des Droits de l'homme

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grenade_de_d%C3%A9sencerclement
Une grenade de désencerclement (appelée sting-ball grenade en anglais) est une grenade à main utilisée par les forces de l'ordre dans certains pays pour repousser les manifestants. Leur utilisation est généralement régie par des règles précises car elles peuvent blesser très gravement.
Description
Un plot montrant son picot de fixation sur la grenade.
Ces grenades, aussi nommées « Hornet's Nest » (nid de frelon) dans les pays anglophones, sont basées sur le fonctionnement des grenades à fragmentation. Cependant, au lieu de contenir une coque de métal destinée à exploser en shrapnel, elles sont formées de trois rangées de six plots de caoutchouc dur, en plus du bouchon allumeur qui est lui aussi gainé de caoutchouc. À l'explosion, elles projettent leur plots de caoutchouc de façon circulaire et incontrôlée. Certaines d'entre elles peuvent également contenir une charge de gaz CS ou de gaz poivre.
En France
En France, la grenade de désencerclement est officiellement nommée « grenade à main de désencerclement » (GMD)[1], mais aussi « dispositif balistique de désencerclement » (DBD)[1] ou « dispositif manuel de protection » (DMP)[1]. Elle est définie comme « arme de force intermédiaire » (AFI), au même titre que le « pistolet à impulsions électriques » (PIE), et le « lanceur de balles de défense » (LBD), qui permet « dans le respect des lois et des règlements, une réponse graduée et proportionnée à une situation de danger lorsque l’emploi légitime de la force s’avère nécessaire »[2], avant utilisation de l’arme individuelle (pistolet 9 mm)[1]. La grenade de désencerclement est classée au « 6° de la catégorie A2 »[1],[3],[4], soit comme « matériel de guerre », rubrique 2.
En Europe, seules les forces de police françaises l'utilisent[5]. La grenade offensive OF F1, plus utilisée depuis 2017, et la grenade lacrymogène instantanée GLI-F4, produites par Alsetex, ne sont pas des grenades de désencerclement.
Réglementation et sécurité
Le droit français permet de l'utiliser en cas de danger, lorsque les forces de l'ordre sont encerclées et menacées ; une circulaire de la police nationale précise :
« lorsque les forces de l’ordre se trouvent prises à partie par des groupes violents ou armés […]. Après usage, il convient de s’assurer aussitôt de l’état de santé de la personne et de la garder sous surveillance ; au besoin, un examen médical doit être effectué dans les meilleurs délais. »
— Renaud Lecadre, Un manifestant dans le coma : de nouvelles images à charge contre les policiers[6]
Elles peuvent être lancées jusqu'à trente mètres et doivent l'être au ras du sol.[réf. nécessaire]
Cette arme peut toutefois blesser gravement, si elle est tirée en direction de la tête, comme l'a prouvé le cas Romain Dussaux (voir plus bas). En outre, son potentiel de létalité n'a jamais été pleinement évalué, comme l'a révélé un témoignage : « aucune évaluation pour des tirs en zone crânio-faciale n’a été effectuée[7]. » La formation des policiers n'est donc pas adaptée à cette létalité potentielle : « on nous a parlé d’une arme non létale, de galets qui montent jusque maximum la hauteur de la taille[7]. »
Mise en œuvre
Les policiers utilisent ce dispositif lorsqu'ils se sentent en insécurité[réf. nécessaire].
Par exemple, cet outil a été utilisé en 2020 par des policiers intervenant dans le cadre d'un tapage nocturne. Après avoir été attaqués, les policiers auraient fait usage de grenades de désencerclement pour pouvoir quitter la fête dans le département du Val-de-Marne[8].
Incidents notables
Le 25 juin 2013, une femme a perdu un œil à la suite de l'utilisation soit d'un lanceur de balle de défense soit d'une grenade de désencerclement à Villemomble (Seine-Saint-Denis)[9].
À Rennes, en avril 2016, un CRS se blesse à la main, et un autre est atteint de surdité, lorsque la grenade lui explose dans la main[10].
Le 26 mai 2016, à Paris, un journaliste indépendant du nom de Romain Dussaux est gravement blessé à la tête — « fracture temporale avec enfoncement de la boîte crânienne » — par l'explosion d'une grenade de désencerclement lancée en marge d'une manifestation[11]. Il sort du coma le lundi 4 juin 2016, soit 9 jours après l’événement[12]. Le lanceur n'a manifestement pas respecté les règles d'utilisation de l'engin[6] ; en particulier, la gravité de l'état serait due au lancement d'une grenade lacrymogène à proximité du blessé[13]. En outre, selon Le Monde, « les premiers éléments d’enquête […] font apparaître de fortes contradictions entre le récit des policiers et l’exploitation des vidéos filmées par des témoins[7] » : les policiers auraient en effet exagéré l'hostilité de la foule.
Le 15 septembre 2016, Laurent Theron, un syndicaliste de SUD est lourdement touché à l'œil par une grenade de désencerclement place de la République à Paris, il y perd la vue[14],[15].
Le 26 novembre 2017, à Nantes, un syndicaliste CGT reçoit un éclat de grenade de désencerclement et subit une « triple fracture au pied droit avec un mois d’arrêt de travail »[16].
En mai 2018, à Toulouse, lors d'une opération d'évacuation de l'université Jean Jaurès en grève, une grenade de désencerclement explose dans la poche d'un policier, blessant légèrement deux policiers et plus grièvement un étudiant, dont un poumon est gravement touché. Il est reconnu comme ayant des « lésions pulmonaires entraînant une incapacité totale de travail de 15 jours »[17],[18].
En février 2019, à Paris, lors de l'acte XIII des Gilets Jaunes, un manifestant, présent devant l’Assemblée nationale, a eu la main arrachée après avoir ramassé une grenade qui a explosé. Selon un témoin, il s’agit d’une « grenade de désencerclement » lancée par les forces de l’ordre[19].
D'après des avocats, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes en France et jusqu'à fin janvier 2019, 17 personnes ont perdu un œil, au moins trois ont perdu une main et d'autres ont eu leur visage ou des membres de leur corps mutilés par des lanceurs de balle de défense et des grenades de désencerclement[5].
Le 25 mars 2023, lors des manifestations contre le projet de megabassine à Sainte Soline, des gendarmes ont utilisé abusivement les GENL contre des manifestants, comme l'a révélé Libération et Mediapart[20],[21].
Notes et références
Ministère de l'Intérieur, « BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, n°2014-10 : Instruction du 2 septembre 2014, annexe IV, pp. 340 à 342 [archive] » [PDF], Délégation à l’information et à la communication du ministère de l’intérieur, 2 septembre 2014 (consulté le 18 novembre 2019)
Ministère de l'Intérieur, « BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, n°2014-10 : Instruction du 2 septembre 2014, p. 327 [archive] » [PDF], Délégation à l’information et à la communication du ministère de l’intérieur, 2 septembre 2014 (consulté le 18 novembre 2019)
Site officiel de l'administration française (service-public.fr [archive]), « Arme à feu et matériel de guerre de catégorie A [archive] », second onglet : « Matériels de guerre (A2) », « Direction de l'information légale et administrative : (DILA) [archive] » (Premier ministre) (consulté le 18 novembre 2019)
Ministère des Armées & ministère de l'Intérieur, « Arme à feu et matériel de guerre de catégorie A : Matériels de guerre (A2) [archive] », Rubrique 2, 6° – version consolidée au 24 octobre 2019, (Article R311-2 modifié par le « décret n°2018-1195 du 20 décembre 2018 - art. 26 [archive] » ), Journal officiel de la République française sur legifrance.gouv.fr [archive], 24 octobre 2019 (consulté le 18 novembre 2019)
(en-GB) Angelique Chrisafis, « French police weapons under scrutiny after gilets jaunes injuries », The Guardian, 30 janvier 2019 (ISSN 0261-3077, lire en ligne [archive], consulté le 9 février 2019)
Renaud Lecadre, « Un manifestant dans le coma : de nouvelles images à charge contre les policiers », Libération, 5 juin 2016 (lire en ligne [archive])
Julia Pascual, « Manifestant blessé : la version policière contredite par les vidéos », Le Monde.fr, 7 octobre 2016 (ISSN 1950-6244, lire en ligne [archive], consulté le 7 octobre 2016)
France Info, « Val-de-Marne : une fête clandestine de 300 personnes dégénère à Joinville-le-Pont, au moins un des participants [archive] », sur francetvinfo.fr, 14 novembre 2020 (consulté le 13 novembre 2023).
« VIDEO. Villemomble : l'opération de police filmée par un habitant [archive] », sur Le Parisien, 11 juillet 2013
« Rennes : un CRS se blesse avec sa grenade de désencerclement [archive] », sur spi0n.com, 13 avril 2016
Karl Laske, « A Nation, la grenade de trop » [archive], Mediapart, 30 mai 2016.
« Le jeune homme blessé par une grenade "est réveillé" et "a dit quelques mots" [archive] », sur BFMTV, 6 juin 2016
Sylvain Mouillard, « Manifestant blessé à Paris : le témoignage inédit des pompiers », Libération, 8 juin 2016 (lire en ligne [archive])
Ismaël Halissat, « Grenades de désencerclement, dangers collatéraux [archive] », 2 novembre 2017
« Blessure d’un manifestant par un policier : la CEDH ouvre une procédure contre l’Etat français », Le Monde.fr, 4 décembre 2023 (lire en ligne [archive], consulté le 4 décembre 2023)
Stéphanie Lambert, « Manifestation à Nantes. Blessé par une grenade de désencerclement, il témoigne [archive] », sur Ouest France, 24 novembre 2017
« Toulouse : trois blessés légers,dont deux policiers, après l'évacuation de l'Université Jean Jaurès [archive] », sur France3-régions
« Toulouse. Un étudiant blessé par une grenade de désencerclement, une enquête ouverte [archive] », sur Ouest France, 10 mai 2018
« « Gilets jaunes » : 12 100 manifestants à 14 heures, un manifestant grièvement blessé à Paris », Le Monde, 9 février 2019 (lire en ligne [archive], consulté le 9 février 2019)
Thomas Legrand, « Vidéos de Sainte-Soline : les images mais surtout le son montrent que la violence policière est bien structurelle et politique [archive] », sur Libération (consulté le 8 novembre 2025)
Camille Polloni, Laura Wojcik, « « Faut leur tirer dans la gueule ! » : la manifestation de Sainte-Soline vue par les gendarmes [archive] », sur Mediapart, 5 novembre 2025 (consulté le 8 novembre 2025)
Le 07/10/2026
Pour celles et ceux qui suivent ce blog de près, vous avez peut-être constaté la disparition de certains éléments :
LES HEROS SONT TOUS MORTS n'apparaît plus sur la page d'accueil, couverture supprimée et la page dédiée également.
TOUS SAUF ELLE
LE DESERT DES BARBARES
TERRE SANS HOMMES
Les quatre pages ont disparu parce que ces romans n'ont pour l'instant aucun avenir étant donné que la maison d'édition ne veut pas donner suite. Il est fort probable que ces quatre romans et le cinquième à venir restent un certain temps, voire indéfiniment des écrits sans suite, sur le plan de l'édition.
J'ai laissé de côté le tome 5 pour reprendre intégralement le tome 1, LES HEROS SONT TOUS MORTS, qui ne s'appellera plus comme ça et qui comportera un nombre important de pages supplémentaires. Je n'avais pas imaginé à la fin de l'écriture de ce roman qu'un jour l'idée d'une suite deviendrait nécessaire et il est donc impératif que j'adapte ce tome 1 aux éléments qui sont apparus dans les trois suites. Et je m'aperçois en le retravaillant combien il était évident qu'une suite devait être écrite. Manque d'expérience, pas assez de recul, pas assez vieux, trop pressé, les raisons sont multiples. Ca ne m'arrivera plus.
Pour le tome 5, un titre m'est venu dernièrement : "CE QUI RESTE NOUS SUFFIT."
Je vais donc travailler, même si beaucoup de gens considèrent que l'écriture d'un roman ne relève pas d'un travail. Ce qui me réjouit, parfois, ce n'est pas l'instant d'écriture mais l'instant où je relis ce que j'ai écrit.
L'instant d'écriture, en lui-même, réclame une grande, grande concentration et en même temps une absence de concentration. C'est un état que je ne sais toujours pas décrire. Mais ce qui est certain, au regard des décennies d'écriture, c'est que lorsque j'atteins cette "zone" où tout s'écrit, dans laquelle je suis concentré et simultanément dans une totale perception de tout ce qui vient, je sais que c'est similaire à ces situations en montagne où je savais que je ne devais pas tomber, que les conséquences seraient désastreuses. J'écris comme si j'escaladais une paroi vierge de toute trace humaine. Concentré sur chaque geste et en même temps dans une totale réception de ce qui relève de l'intuition, de l'instinct, de l'expérience.
Le 06/10/2026
J'ai 64 ans.
Des manifestations auxquelles j'ai participé, je ne les compte plus. Oui, j'en ai lancé des pavés, tiré des billes de plomb au lance-pierre, couru, hurlé, frappé. J'ai pulvérisé la vitre arrière de la voiture officielle de Alliot-Marie qui était venue filer un chèque monstrueux à l'école privée, en Bretagne quand moi j'entassais depuis trois ans mes 30 élèves de CM2 dans un Algeco "provisoire". J'avais 25 ans.
Vous voyez un changement avec la situation actuelle ? Moi, rien, que dalle, nada.
Donc, je ne manifeste plus. Les gouvernements, de quelque bord qu'ils soient, n'écoutent pas la rue.
Non pas que les manifestations n'ont jamais aucun effet et qu'elles n'aboutissent jamais à rien de tangible mais elles restent des épiphénomènes et les effets tout autant.
Il y a vingt ans que les enseignants dénoncent leurs conditions de travail et celles des élèves, en premier plan sur le nombre d'heures non assurées en cas d'absence. Ici, dans le secteur, il y a un lycée où les élèves n'ont toujours pas de professeur de Français depuis la rentrée avec le bac de Français en fin d'année. Et il semblerait que ça puisse durer encore un certain temps. Le rectorat ne trouve personne. Je pense que si je me déclarais volontaire, il me prendrait, même avec mon diplôme d'instituteur de 1982...
Quant aux gens qui disent que les lycéens interpellés, frappés, mutilés "l'ont bien cherché", j'imagine qu'ils sont issus de famille pétainiste.
J'ai lu un tag sur un mur : "Quand les jeunes montrent du doigt leur avenir, l'idiot regarde la poubelle qu'ils brûlent."
Le 05/10/2026
Evidemment que le problème majeur des années à venir, c'est celui de l'eau. Tout ce qui agite constamment la sphère médiatique est insignifiant au regard de cet avenir très incertain. Aujourd'hui, j'ai fait une sortie de vélo, on est à 600 mètres d'altitude dans le nord de l'Ardèche. C'est effrayant le nombre d'arbres dont les feuillages sont déjà grillés et tombent au sol, tout autant que ceux qui sont déjà morts. La Daronne, rivière du secteur est totalement morte depuis la mi juillet, plus une goutte, même pas quelques mares. Les prairies sont jaunes.
J'ai pédalé en cuissard court, avec juste le maillot de vélo et au sommet du premier col, je ruisselais de sueur. Depuis le mois de mai et la première canicule, on a eu ici une seule journée de pluie continue. C'est à dire rien du tout au regard de la sécheresse des sols.
Il reste huit mois avant le début du prochain "été".
Quelle quantité d'eau y a t-il sur terre ?
R: Sur la photo, on se rend compte du volume d'une sphère contenant toute l’eau se trouvant sur Terre !
Le diamètre de la GRANDE SPHERE BLEUE est de 1 385 kilomètres. et son volume est de 1,4 millions de kilomètres cube.
Cette grande sphère contient l'ensemble des océans, mers, lacs, fleuves, rivières, calottes polaires, glaciers, ainsi que dans l'atmosphère. On estime notamment que l'eau qui compose tous les êtres vivants sur terre, les fruits, les légumes représente 1 100 km3 de cette eau dite biologique.
L'eau recouvre en temps normal plus de 70 % des 510 millions de km2 que compte la Terre.
Sur la SPHERE DE TAILLE MOYENNE, à droite de la grosse, il s'agit de l'eau douce qui représente une très faible part du total : environ 35 millions de km3.
Enfin, LE PETIT POINT BLEU que l'on peut apercevoir fait moins de 60 km de diamètre. Il contient toute l'eau douce disponible pour la vie terrestre. C'est dans cette minuscule réserve que 7 milliards d'hommes puisent pour boire, irriguer leurs cultures, abreuver leurs animaux d'élevage, faire tourner leurs usines, alimenter leurs centrales électriques, etc.
On se rend donc compte à quel point l'eau paraît être une denrée rare sur terre.
On a donc encore énormément d'efforts à faire pour limiter les 3 types de pollutions existants : organique, chimique et médicamenteux.
Pour information, les calculs ne prennent pas en compte la découverte en 2014 d'un réservoir d'eau sous terre contenant l'équivalent de 3 fois le volume de l'ensemble des océans de la planète.
Il faut savoir que ce réservoir gigantesque est à l'état SOLIDE et se trouve sous une couche de roches bleues connues sous le nom de ringwoodite à plus de 600 km de profondeur.
Cette découverte amène à une nouvelle théorie selon laquelle les océans auraient progressivement suinté de l'intérieur de la Terre. "C'est une preuve tangible que l'eau sur Terre est venue de l'intérieur", estime Steven Jacobsen, de la Northwestern University dans l'Illinois, et auteur principal de l'étude.
Pour en savoir un peu plus :
- Le centre d'information sur l'eau pour apprendre plein de choses intéressantes
© Photo : Jack Cook, Woods Hole Oceanographic Institution
Le 01/10/2026
Au vu des évènements violents dans la contestation lycéenne, il est justifié de rappeler ceci :
« Il y a trois sortes de violence.
La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’Hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »
Don Helder Camara
Le 01/10/2026
J'ai discuté aujourd'hui avec la responsable de ma maison d'édition. Encore une fois, je comprends parfaitement sa décision. Je sais que les temps sont durs pour l'édition en général. Lire ne fait pas partie des besoins fondamentaux quand on peine à finir le mois sur le plan alimentaire et il est évident que c'est le cas d'une frange importante de la population. Il ne s'agit pas de la qualité des publications mais bien d'une capacité financière. Même si j'ai lu que le bouquin "C'était ça ou mourir" explose les résultats. Un livre pour combien de publiés ?
Je récupère mes droits sur le roman "Les héros sont tous morts".
Voilà ce qui m'importait. Je dispose donc à ce jour de quatre romans achevés et d'un cinquième à venir, une série sur l'effondrement et ses conséquences. La maison d'édition se concentre sur les polars et ne souhaite pas étendre son catalogue sur "un thème anxiogène". Mais c'est le monde qui l'est, pas ce que j'en écris. Peu importe.
Je vais donc reprendre le tome 1 parce qu'au fil des tomes suivants, j'ai pris conscience qu'il y avait des manques. Le titre changera et donc celui du tome 2 également puisqu'il ne pourra plus convenir. Je ne sais pas combien de temps il me faudra mais il devrait m'en rester assez, sauf accident. Reprendre le tome 1 et écrire le tome 5. Aucune idée des maisons d'éditions vers lesquelles je me tournerai lorsque ça sera fini. Débarquer avec cinq tomes, ça risque d'être surprenant. J'ai donc huit romans publiés et je repars à zéro. Mais finalement, après avoir encaissé le coup, je suis maintenant empli d'un élan vital parce que tous mes personnages m'appartiennent, bien qu'ils aient leurs vies propres, je vais pouvoir aller au bout de leurs histoires et si personne, plus tard, ne veut de ces romans, si personne ne veut connaître tous ces gens, je mourrai avec eux. Accompagné.
Le 29/09/2026
L'éditrice de mes romans (Les éditions du 38) m'a averti ce matin que la publication de "TOUS, SAUF ELLE" était renvoyée à plus tard. Tant est que la lecture du manuscrit réponde aux attentes du comité.
Je connais la difficulté du milieu de l'édition, j'en lis assez sur divers forums pour en avoir une idée claire : la conjoncture, la difficulté d'exister face aux mastodontes du secteur, le coût des publications et les incertitudes de ventes, le fait bien évidemment que je ne sois pas connu, que je n'ai aucune "entrée" dans le milieu, que je ne fréquente pas les salons parisiens ni même ceux de l'Ardèche, que je ne serai jamais invité à la grande librairie mais plutôt à la petite épicerie du coin ^^
Les prévisions de publications pour 2027 et sans doute 2028 sont fortement revues à la baisse. Et les suites (3 tomes achevés) de "Les héros sont tous morts" sont donc mises sur liste d'attente... Je le craignais sans vouloir m'attarder sur l'idée mais c'est clair maintenant qu'au regard du temps que j'ai consacré à écrire ces trois tomes, j'ai du mal à encaisser cette mise en quarantaine, non pas envers la maison d'édition mais dans l'idée que ces romans ne seront peut-être jamais publiés.
La situation est particulière étant donné que le tome 1 est publié, il ne m'appartient plus...Il serait vain que je prenne mon bâton de pélerin pour aller chercher une autre maison d'édition. Personne n'irait éditer la suite d'un roman déjà existant. Je me retrouve donc pieds et mains liés à la cave, en quarantaine. C'est clair que si je vendais autant de romans qu'il y a de gens qui viennent lire mon blog, la situation ne serait pas la même. Mais ça n'est pas le cas.
J'avais commencé le tome 5... Je vais essayer de faire abstraction de cette nouvelle et continuer à faire vivre les personnages. Je ne me vois pas les laisser tomber. Ils ne sont pas responsables. Et puis, ça m'intéresse d'imaginer la suite pour l'humanité survivante. J'avais une idée de titre d'ailleurs : "Ce qui reste nous suffit". Juste pour poser l'idée principale. Comment vivre au mieux quand les repères ont disparu pour la plupart d'entre eux ?
Et pendant ce temps-là, les ventes de "C'était ça ou mourir" sont en hausse continuelle depuis le début de la polémique. Je n'ai aucune idée de la véracité des faits mais je m'aperçois juste que n'importe quel "buzz", qu'il soit positif ou négatif, suffit à faire vivre un roman. D'ailleurs, au sujet de l'écriture d'un livre sous la "plume" d'une intelligence artificielle, je me demande comment les éditeurs vont pouvoir gérer tout ça... Est-ce qu'au final, ils n'ont pas intérêt à prendre le "risque" de publier un livre pour lequel ils auraient un doute étant donné que c'est la garantie d'un succès quand la rumeur jaillit ?
Drôle de monde.
"L'autonomie est la clé de notre futur" (3)
Le 02/09/2026
Je n'écris plus vraiment d'articles personnels ici. Je n'ai pas le temps.
Et de toute façon, quand je lis la qualité de certains articles comme celui-ci, je n'ai aucune raison d'aller écrire autre chose.
J'ai le tome 5 à écrire.
L'autonomie est la clé de notre futur
3 460 MILLIARDS DE DETTE : ET SI DEMAIN IL FALLAIT ÊTRE SOUVERAINS… NOUS SOMMES AUTONOMES EN QUOI, EXACTEMENT ?
Commençons avec Valéry Giscard d’Estaing.
Pourquoi lui ?
Parce que c’est sous sa présidence que commence une remarquable tradition française :
DEPUIS 1975, LA FRANCE N’A PLUS CONNU UN SEUL BUDGET PUBLIC À L’ÉQUILIBRE.
Pas une année. Pas une petite rechute accidentelle. Pas même un mardi après-midi où, par mégarde, les comptes seraient tombés juste.
50 ans.
À ce niveau-là, ce n’est plus un déficit.
C’est du patrimoine culturel immatériel. On devrait demander son classement à l’UNESCO.
La dette publique représentait encore environ 20 % du PIB à la fin des années 1970.
En 1981, lorsque Giscard quitte l’Élysée, elle atteint environ 110 milliards d’euros, soit environ 22 % du PIB.
Puis arrive François Mitterrand.
Il reçoit environ 110 milliards et quitte l’Élysée en 1995 avec 663,5 milliards.
+553 milliards en quatorze ans.
La dette a été multipliée par six en valeur nominale.
Il fallait déjà une certaine application. IL nous a augmenté en mai 1981 les salaires de 10 %; ça faisait du bien aux gens, et il est parti avec une dette supportable, finalement, entre les 35 heures et le reste, il savait à l ‘avance que les robots nous remplaceraient et qu ‘on devait gagner plus en travaillant moins, eh oui, Monsieur Sarko, celui qui a gerbé sur nos votes en 2005 !
Arrive Jacques Chirac : 663,5 milliards à l’entrée → 1 211,6 milliards à la sortie. Soit +548 milliards.
On venait de découvrir le passage du milliard au millier de milliards.
Une sorte de passage à l’euro, mais sans la monnaie dans le portefeuille.
Puis Nicolas Sarkozy récupère les clés du découvert : 1 211,6 milliards à l’entrée → 1 833,8 milliards à la sortie. Soit +622 milliards. Et au passage, il vide les caisses de la CADES, que Jospin mettait en place, en bon père de famille, justement pour les retraites du public à venir… Mais Sarko, rien à foutre des comptes de la France en bon père de famille, mais alors rien.
Avec, évidemment, la gigantesque crise financière de 2008.
Rendons à Lehman Brothers ce qui appartient à Lehman Brothers.
Même si, curieusement, quand la finance attrape une pneumonie, c’est toujours le contribuable qui prend les antibiotiques.
Puis François Hollande : 1 833,8 milliards à l’entrée → 2 258,7 milliards à la sortie. Soit environ +425 milliards.
Encore un petit étage. Il hérite des conneries antérieures, et il paient les intérêts, les gens sont deçus.
À ce stade, la dette française ne ressemblait plus tellement à une dette.
Ça commençait à ressembler à un projet architectural.
Alors là grandiose, Macron, il ne veut pas laisser que des vitraux moches à « Notre dame », non non il veut laisser sa trace, et préparer sa sortie avec ses copains banquiers…
Et arrive Emmanuel Macron : 2 258,7 milliards en 2017 → 3 460,5 milliards fin 2025. Soit environ +1 202 milliards.
Oui.
MILLE DEUX CENT DEUX MILLIARDS SUPPLÉMENTAIRES.
Évidemment, il y a eu le Covid et le fameux « quoi qu’il en coûte ». mais personne ne lui demandait de sauver les grandes entreprises, ni de confier tout le monde, c était un exercice de « soumission »...
Soyons honnêtes : la pandémie a provoqué une explosion exceptionnelle de l’endettement.
Les banquiers se frottent les mains, c ‘est bon petit, celui là...
Mais le Covid est parti. Les attestations sont parties. Les masques obligatoires sont partis.
Les files d’attente devant les pharmacies sont parties. Les milliards, eux, ont demandé l’asile politique. Ils sont restés.
Maintenant, imaginons une famille gérée de la même façon.
Appelons le père Gérard. Au hasard ce prénom, hein, vous me connaissez…
Gérard gagne 3 000 € par mois. C ‘est déjà pas un smicard !
Gérard en dépense 3 500.
Depuis cinquante ans.
Tous les ans, il réunit solennellement Christine et ses trois enfants dans la cuisine :
— Cette année, nous allons réduire le déficit familial.
Christine regarde le relevé bancaire.
— Gérard, tu as encore emprunté, pour faire trop de courses, mets toi au régime un peu !
— Oui, mais moins vite que prévu dans notre trajectoire pluriannuelle.
— Gérard, nous sommes à découvert.
— Non Christine . Nous traversons une tension temporaire de trésorerie.
— Gérard, le banquier vient de saisir la voiture. Pas grave, la France me paiera un chauffeur (toute ressemblance n est pas forfuite)
— C’est une restructuration de nos actifs de mobilité.
— Gérard, il reste trois coquillettes dans le placard.
— Nous conduisons une politique ambitieuse de sobriété alimentaire.
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Au bout d’un moment, dans une famille normale, Christine ne demande plus un audit.
Elle planque la carte bleue.
Le banquier, lui, reste étonnamment calme.
Pourquoi ?
Parce que Gérard paie les intérêts.
Et c’est là que notre petite histoire familiale devient franchement intéressante.
La charge des intérêts de la dette de l’État représente environ 51 milliards d’euros en 2025 et devrait approcher 59 milliards en 2026.
59 milliards= 59 000 000 000 € oui je sais, on ne sait pas compter avec autant de zéro.
PAR AN.
Attention : contrairement au raccourci facile, ces milliards ne vont pas uniquement aux banques françaises. Les créanciers sont multiples : banques, assurances, fonds d’investissement, fonds de pension, institutions financières, investisseurs français et étrangers.
Mais ils partagent une charmante particularité :
ILS NE NOUS PRÊTENT PAS PAR PHILANTHROPIE.
Personne n’achète de la dette française parce qu’il trouve notre drapeau particulièrement joli.
Il attend une rémunération. Et nous la payons. Tous les ans.
Avec une ponctualité qui ferait pleurer d’émotion n’importe quel fournisseur attendant le règlement d’une administration française.
Mais le véritable problème n’est même pas là.
Parce que s’endetter peut être parfaitement intelligent.
Un père de famille emprunte pour acheter sa maison.Un agriculteur emprunte pour acheter une terre ou un tracteur. Une entreprise emprunte pour construire une usine. Et un État peut emprunter pour construire des barrages, des centrales électriques, des chemins de fer, des hôpitaux, des réseaux d’eau, des infrastructures, des usines, une défense, des réserves stratégiques et des capacités agricoles.
Bref :
DES CHOSES QUI RESTENT QUAND LE CRÉDIT EST DÉPENSÉ.
Alors prenons maintenant notre magnifique ardoise de :
3 460 500 000 000 €
et promenons-nous dans la maison. Pour ce prix-là, normalement, on devrait avoir la cuisine équipée. Alors faisons l’inventaire. Sommes-nous souverains en énergie ? Sommes-nous souverains en médicaments ? Sommes-nous souverains en engrais ? Sommes-nous souverains en composants électroniques ? Avons-nous constitué d’immenses réserves stratégiques ? Nos réseaux d’eau sont-ils impeccables ? Nos infrastructures sont-elles entretenues comme des bijoux ?Nos industries essentielles sont-elles toutes chez nous ? Et surtout :
SOMMES-NOUS ENCORE CERTAINS DE POUVOIR NOURRIR LA FRANCE PAR NOUS-MÊMES EN CAS DE CRISE MAJEURE ?
Parce que là, voyez-vous, Gérard commence à m’inquiéter. Il a emprunté pendant cinquante ans.
Et maintenant qu’on ouvre son garage…
le tracteur est parti, l’usine a déménagé, les médicaments viennent d’ailleurs et le maraîcher du village remplit des formulaires pour expliquer pourquoi ses salades ne sont pas administrativement assez heureuses et calibrées.
Mais nous avons 3 460 milliards de dette.
Quelque part, forcément, nous devons posséder un magnifique rond-point.
Et voilà que l’Europe reparle sérieusement de guerre. De réarmement. De stocks. De résilience. De sécurité. Formidable. Après avoir passé des décennies à considérer l’autonomie comme un truc de vieux paysan légèrement suspect qui conserve des bocaux dans sa cave…
on redécouvre soudain qu’avoir de quoi manger, boire, se loger, produire et se chauffer pourrait présenter un léger intérêt stratégique.
Quelle découverte. Encore deux réunions à Bruxelles et quelqu’un va peut-être inventer la pomme de terre.
C’est précisément pour cela que je parle sans arrêt d’AUTONOMIE. Pour une personne. Pour une famille. Pour un village. Mais aussi pour une nation.
Produire une partie de ce dont nous avons besoin. Protéger nos terres agricoles. Garder nos paysans. Conserver nos semences. Préserver notre eau. Produire notre énergie. Maintenir nos industries essentielles. Constituer des stocks. Former les gens. Réparer. Cultiver. Transformer. Conserver.
Au lieu de ça, on laisse les lobyistes se balader dans les couloirs de l ‘Europe, pour faire passer leurs daubes, au détriment de toutes les nations européennes.
Et arrêter de considérer qu’il suffira éternellement de sortir le chéquier pour acheter à l’autre bout de la planète ce que nous avons décidé de ne plus savoir fabriquer chez nous.
Parce qu’en temps de paix : la dépendance est pratique. En temps de crise : elle devient chère.
Et en temps de guerre : ELLE DEVIENT DANGEREUSE.
Nos grands-parents avaient pourtant développé une doctrine économique extrêmement sophistiquée.
Elle tenait en quelques lignes : Ne dépense pas continuellement plus que tu ne gagnes.
Entretiens ce que tu possèdes. Ne jette pas ce qui peut servir. Garde des réserves.
Produis autant que possible ce dont tu as besoin. Et ne dépends jamais entièrement de quelqu’un qui peut décider demain de ne plus te vendre.
À l’époque, on appelait cela :
GÉRER EN BON PÈRE DE FAMILLE.
Aujourd’hui, on organiserait probablement un colloque de trois jours pour lui trouver un nom anglais avec Mc Kinsey et sa facture hors de prix.
Resilience Sustainable Sovereignty Management.
Avec buffet. Financé à crédit.
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Pourtant, appliqué à un pays, ce vieux principe porte un nom français parfaitement convenable :
LA SOUVERAINETÉ NATIONALE.
Car la véritable souveraineté n’est pas seulement un drapeau, un hymne et un siège à l’ONU, ni un parti politique, surtout pas !
C’est aussi pouvoir dire : nous pouvons nourrir notre population et pas que ces messieurs de Paris, avec une certaine brigade qui sillonne la France, pour réperer les greniers à bouffe.
Nous avons de l’eau. Nous avons de l’énergie. Nous pouvons soigner. Nous pouvons produire. Nous pouvons réparer. Nous avons des réserves.
Et surtout :
NOUS POUVONS TENIR SI LES AUTRES NE NOUS VENDENT PLUS RIEN.
Voilà ce que signifie réellement être autonome.
Et après cinquante ans de déficit et 3 460 milliards de dette, peut-être serait-il enfin temps de poser la seule question qui vaille :
TOUT CET ARGENT EMPRUNTÉ NOUS A-T-IL RENDUS PLUS SOUVERAINS…
…OU SIMPLEMENT PLUS ENDETTÉS ET PLUS DÉPENDANTS ?
Parce qu’une nation peut parfaitement avoir une carte bleue Gold.
Si elle ne sait plus produire son dîner, ce n’est pas de la souveraineté.
C’est juste Gérard avec un drapeau.
et un fauteuil hors de prix et à crédit sur notre dos.
Martine Montvernay



