« Là-Haut »
« L'Amour et la Nature sont les ciseleurs talentueux
du diamant qui brille en chacun de nous."




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NOVEMBRE 2009
Je suis marié, nous avons trois enfants (jeunes adultes aujourd'hui), je suis instituteur depuis mes 19 ans. Je vis en Savoie.
J'ai passé un BAC litté/philo et je suis tout de suite entré à l'école Normale. À l'époque je vivais en Bretagne mais j'étais passionné par l'escalade et l'alpinisme et je voulais aller vivre dans les Alpes.
Mes deux dernières années de lycée, j'ai eu la chance immense d'avoir un prof de Français et une prof de philo extraordinaires. J'adorais lire et écrire et peu à peu ils m'ont permis d'avoir avec eux une relation privilégiée, des échanges extrêmement enrichissants, non seulement d'un point de vue cognitif mais surtout sur le plan humain.
Hugo, Zola, Gide, Giono, Flaubert, Malraux, Camus, Sartre, Saint-Exupéry, Lanza del Vasto, Koestler, Conrad, Steinbeck, Heminghway, Freud, Merleau-Ponty, Descartes, Kant, Rousseau, Platon, Marc-Aurèle, Sénèque, London, tout ce qu'ils m'ont fait connaître et tout ce que j'ai découvert.
Krishnamurti, Ouspensky, Gurdjieff, Vivekananda, Desjardins, Gandhi, Sri Aurobindo, Prajnanpad, Thoreau ...
Je lisais comme un mort de faim ! La bibliothèque du lycée, celle du village, les livres que je lisais dans les librairies sans pouvoir tous les acheter.
J'écrivais des nouvelles, des exposés, des devoirs imposés, ils les lisaient, les critiquaient, ils m'encourageaient parfois. Ils disaient tous les deux qu'un jour je serai édité. Qu'il fallait travailler. La force des mots qui s'ancrent et résistent, contre vents et marées, contre le temps qui passe.
À seize ans, mon frère qui en avait dix-neuf a eu un accident de voiture. Cliniquement mort. J'ai passé trois mois dans sa chambre d'hôpital. Jours et nuits à ses côtés. Il en est sorti. Marqué à vie. Moi aussi...
À vingt-quatre ans, j'ai été opéré d'une première hernie discale. Opération ratée. Fin de mes rêves d'alpinisme. Dépression lourde. J'aimais toujours écrire alors je me suis lancé dans un roman. Une bouée de secours. Une thérapie aussi mais je ne le comprendrais que bien plus tard.
"VERTIGES".
Une histoire d'alpinisme. Un drame, un homme qui redescend son compagnon sur son dos. Je n'avais pas conscience de la symbolique envers ma propre histoire, comme si les mots s'imposaient, comme si mes écrits se devaient déjà d'être des introspections qui prenaient vie...Je l'ai envoyé à divers éditeurs parisiens. Je ne connaissais rien à ce milieu... Personne n'en a voulu. Quelques réponses impersonnelles. Impossible de connaître les raisons précises de ces refus successifs. Je savais que Bernard Giraudeau adorait l'alpinisme. Je lui ai envoyé un manuscrit. Sa secrétaire m'a appelé quelques semaines plus tard. Il voulait me rencontrer pour une adaptation cinématographique. On s'est vu à Brest. Il m'a dit qu'il avait un gros problème de finances et qu'il me tiendrait au courant. Un tournage en haute montagne coûte très cher. Trois mois plus tard. Sa secrétaire au téléphone. Il avait finalement choisi le roman de Simone Desmaison "la face de l'ogre". Il en a fait un téléfilm.
Pas d'explication, plus aucune nouvelle.
Grosse déprime. J'ai tout rangé dans un placard.
J'ai arrêté d'écrire sérieusement pendant de nombreuses années. Je récupérais lentement sans comprendre tout ce qui se tramait en moi, les douleurs à venir. Je griffonnais quelques scénarios sur des cahiers mais rien de vraiment abouti.
J'ai laissé passer dix ans avant de ressortir "Vertiges" de son tiroir et je l'ai relu. Considérablement honteux d'avoir osé adresser un texte aussi misérable aux éditeurs. J'ai tout recommencé. Et puis j'ai décidé d'attendre dix ans de plus en me disant que le même effet dévastateur aurait lieu. Je devais continuer à lire et si possible à écrire.
Je me suis finalement décidé en 2004. J'ai relu "Vertiges" et j'ai compris ce qui manquait. Ça n'était pas "mon" écriture mais "de" l'écriture. L'histoire était en place, les personnages existaient comme je le voulais, les situations étaient clairement décrites mais il n'y avait rien pour lier l'ensemble. Rien de personnel. C'était comme un orchestre assis mais qui ne jouait pas. Je devais trouver une musique.
J'ai tout réécrit. Une euphorie merveilleuse, comme une mélodie en moi et qui ne cessait de tourner en boucle. Impossible de perdre le fil. J'avais trouvé ma musique.
Le premier éditeur contacté l'a accepté.
"Vertiges" a eu deux prix littéraires régionaux.
Faut-il donc avoir souffert pour savoir écrire? Pour sortir de soi un écrit acceptable, faut-il donc être descendu dans les tréfonds de l'âme?
À partir de là, je me suis lancé à corps perdu (à esprit perdu) dans l'écriture. Elle m'a servi de thérapie. La vie continuait à m'asséner des coups de bélier. Je m'accrochais à mon stylo...Pour ne pas sombrer.
"LÀ-HAUT".
Un guide de haute montagne et sa femme vont au salon du livre de Paris. Attentat dans le RER. Une bombe. Le guide est amputé d'une jambe, sa femme est morte. Expérience de mort approchée. Un basculement absolu.
Mon éditeur n'en a pas voulu. Trop sombre, "une écriture trop exigeante pour le lectorat moyen auquel sa maison s'adressait"... Assez incroyable comme réponse... Incompréhension totale de ma part. Mon premier roman avait eu deux prix, pourquoi refusait-il celui-là, comment pouvait-il juger de l'accueil qui lui serait fait, pourquoi rejeter une écriture "exigeante" comme si les esprits ne pouvaient pas s'atteler à un effort inhabituel?
Finalement, je réalisais que d'avoir été édité ne suffisait pas à m'assurer une continuité. Je repartais à la case départ.
D'autres tentatives. Nouveaux refus.
"Trop spirituel, trop violent, trop sombre, trop compliqué, trop philosophique, trop anticlérical..."
Trop, toujours trop...L'écriture devait-elle donc rester dans un cadre restrictif, bien établi, des frontières précises? Ou bien mon écriture ne valait-elle rien?
Des wagons de questions à longueur de nuit...
"JUSQU'AU BOUT".
Le parcours chaotique d'un instituteur qui finit par enlever ses élèves.
"Très long. Trop long."
Personne n'en a voulu encore une fois. Un éditeur m'a répondu : "Sexe, drogue, meurtre et philosophie, où voulez-vous que je range ça? Et vous vous rendez compte du risque que vous prenez avec une histoire pareille par rapport à votre métier d'instituteur? Et puis, un pavé pareil, personne n'en voudra. Les gens veulent des histoires courtes et faciles à lire."
Incompréhension. Il fallait donc écrire des histoires qui pouvaient être "rangées" dans des catégories précises. Le mélange des genres était mal vu.
Où était la création si le marché imposait ses règles?
À moins, que ça soit encore mal écrit.
Des wagons de questions à longueur de nuit.
Deuxième hernie discale...Trente-cinq ans.
Nouvelle opération...
Nouvelle dépression.
Un autre roman. Toujours pour aller au plus profond, plus profond que tous les scalpels...
"NOIRCEUR DES CIMES".
J'ai travaillé dix mois, tous les jours, toutes les nuits, à chaque instant de liberté sur cette histoire. Une véritable addiction. Quatre amis alpinistes de haut niveau tentent l'ascension du K2, deuxième plus haut sommet de la planète. La femme de l'un d'entre eux les accompagne et reste au camp de base. Rien ne se passe comme prévu.
J'ai envoyé le manuscrit à une maison d'édition qui venait de s'installer dans la région. Il a été retenu. Immense bonheur. Une très belle rencontre avec Sarah Molina, une jeune éditrice portée par un enthousiasme fabuleux. Des articles de presse, une télé régionale, des radios, des invitations dans des salons, dans des bibliothèques, des dédicaces dans des grandes librairies.
Quelques mois plus tard, la maison d'édtion a été contrainte de fermer à la suite d'un désaccord financier avec le distributeur, une histoire qui me montrait combien la tâche d'un éditeur est un engagement risqué, incertain, aléatoire...
Mon frère est mort vingt ans après son accident. Une hémorragie cérébrale. Il vivait seul. La gendarmerie m'a téléphoné parce que mes parents étaient introuvables et qu'ils ne répondaient pas au téléphone. J'ai pris l'avion et j'ai retrouvé mon frère à la morgue. Pendant quatre jours, j'ai prévenu le reste de la famille, organisé la crémation tout en cherchant à contacter mes parents puis j'ai eu l'idée d'un transfert téléphonique. Ils étaient partis avec leur camping-car. Quand ils ont appelé mon frère, c'est moi qui ai répondu pour leur annoncer que Christian était mort.
Je n'imaginais pas alors que cette nouvelle épreuve douloureuse n'était pas la dernière.
Internet m'a mené sur la piste des éditions du 38 et je bénis ce jour. J'ai contacté sa fondatrice et je lui ai envoyé le manuscrit de "Là-Haut".
Elle a décidé de le publier.
"Là-Haut" a été sélectionné pour participer à un prix littéraire décerné par le fond "Handicap et société" qui oeuvre auprès des personnes en situation de handicap. J'ai été invité à Paris, au centre Pompidou, pour assister à la remise du prix mais le roman est arrivé en troisième position. C'était malgré tout une belle soirée, émouvante et de belles rencontres.
Quarante-quatre ans.
Trois hernies discales d'un coup, un effondrement, incompréhension des chirurgiens, un calvaire...Paralysie, morphine...L'odeur de la mort.
Une rencontre inespérée. Une médium magnétiseuse alors que j'avais refusé l'opération chirurgicale.
Quatre heures de ma vie hors du temps; hors de la matière, au-delà du connu.
Trois mois après, je retournais en montagne. Je n'ai jamais arrêté depuis.
Un nouveau roman pour comprendre enfin tout ce que je portais et qui me brisait depuis si longtemps.
"LES ÉGARÉS".
Le récit d’un couple en crise qui s’engage sur un sentier de randonnée mais en démarrant chacun à une extrémité. Ils marchent l’un vers l’autre en espérant se retrouver, renouer deux vies que les douleurs ont alourdies, fissurées, séparées.
Les traumatismes, la mort, les souffrances, les refoulements, les conditionnements, la recherche de l’être intime, hors de tous modèles, l’émergence de l’individu libéré, des expériences mystiques qu’ils ne s’expliquent pas, une quête spirituelle qui va s’amplifier…Un livre pour mon frère, pour ma femme, nos enfants et pour moi.
"JARWAL LE LUTIN"
Ce personnage est venu ensuite me rappeler la promesse faite à nos trois enfants.
Lorsqu'ils étaient jeunes, nous allions très souvent en montagne et j'avais décidé de leur raconter les aventures de ce lutin. Jarwal a vécu avec nous pendant six ans, il était de toutes les sorties, sur tous les sommets. Et puis un jour, il a dit qu'il était temps qu'il reprenne la route, qu'il savait que toutes les leçons de vie étaient inscrites dans la mémoire de mes enfants et qu'il ne les oublierait jamais. C'est là que j'ai promis à Marine, Rémi et Léo, qu'un jour, j'écrirais ces histoires et cette période de notre vie pendant laquelle Jarwal a vécu avec nous.
Le tome 1, 2, 3 et 4 sont finis. D'autres suivront.
Le tome 1 a été publié aux éditions Laura Mare juste avant la fermeture définitive de la maison...Deux mois d'existence pour ce livre...
Je continue l'histoire pour le plaisir. Et pour nos petits-enfants.
"À COEUR OUVERT"
La société CARMAT a mis au point un coeur totalement artificiel pour les greffes. Le travail de toute une vie pour le professeur Carpentier.
Je m'interroge sur les effets psychologiques de cette implantation. "Le coeur a ses raisons que la raison ignore. " Et quand il n'y a plus de coeur d'origine humaine mais une machine, qu'en est-il?
Les effets de cette implantation vont être immenses, à tel point que le personnage ne sait plus qui il est. Jusqu'à découvrir qu'il n'était pas lui-même. Un cheminement existentiel étourdissant.
« J’ai fait un infarctus. J’étais condamné à brève échéance, des dégâts irréversibles. On m’a proposé un cœur artificiel. J’ai accepté et depuis je ne sais pas avec qui j’ai vécu. Non pas les gens autour de moi mais moi, à l’intérieur. »
"LES HÉROS SONT TOUS MORTS"
Depuis longtemps, Nathalie me disait d'écrire un polar. J'ai fini par l'écouter. Et je me suis régalé à l'écrire.
Comment agirions-nous si nous nous retrouvions avec une mallette contenant une somme d'argent considérable ? ...
Notre conscience morale est-elle à toute épreuve ?
L'Humanité est-elle condamnée à souffrir des affres du matérialisme, comme contaminée par un poison ?...
"KUNDALINI"
Un nouveau roman, une nécessité, comme à chaque fois, l'introspection du couple dans la voie orientale du tantrisme et de la sexualité sacrée.
Maud est une femme mariée, de cinquante-deux ans. Elle est professeur de yoga.
Laurent, son mari, va la quitter. Sans aucun signe précurseur. Une rupture destructrice.
Des mois de détresse, de colère, de remords, d'interrogations sans fin.
Maud décide de s'accorder un séjour dans une région perdue des Alpes. Le besoin de nature et de paix intérieure.
Elle va rencontrer un homme plus jeune qu'elle. Sat. D'origine hindoue, il détient la clé de l'éveil de Maud.
Elle va vivre avec lui une réelle métamorphose.
Au-delà du connu.
Nudité, nature, méditation, massage, alimentation, respect, attention, observation de soi, silence, contemplation, libération, conscience...
Sexualité sacrée vers le couple divin.
Illumination.
Jusqu'à l'ultime révélation...Ce qui est au-delà du connu.
1er JANVIER 2024
A ce jour, j'ai donc écrit 14 romans et le quinzième est en cours.
Sept romans sont publiés, cinq par les éditions du 38.
Deux publications sont prévues dans l'année 2025.
Et j'aime toujours autant écrire.
MAI 2004
VERTIGES
AVRIL 2007
NOIRCEURS DES CIMES
JANVIER 2016
LÀ-HAUT
MAI 2018
LES HÉROS SONT TOUS MORTS
OCTOBRE 2018
KUNDALINI
MAI 2019
JUSQU'AU BOUT
MAI 2020
A COEUR OUVERT
FÉVRIER 2025
JARWAL, LE GARDIEN DU LIVRE
À mon sens, il ne faut pas écrire avec un objectif, un espoir, une attente. Il faut écrire juste parce que ça répond à un besoin vital. Une nourriture spirituelle. En sachant que les lois du marché imposeront une réalité qui sera peut-être très douloureuse. Ne pas avoir de projet, ne pas tirer de plans sur la comète, permet de se protéger, de ne pas subir la menace de la désillusion.
Je ne pense absolument pas en terme de catégorie, de style, de marché, d'édition, j'écris comme je le ressens. L’essentiel, à mon sens, est de ne pas se trahir.
Travailler. Quotidiennement. C'est une nécessité. Pour entrer dans son histoire, vivre avec ses personnages, les connaître, s'émouvoir avec eux, les accompagner, le plus beau cadeau étant de rêver d'eux la nuit, de les voir, de les entendre. De ressentir leurs peines et leurs joies.
Pendant l'écriture de "Noirceur des cimes", le personnage principal m'a appelé une nuit, dans un rêve, un appel déchirant, il allait mourir, il fallait que je vienne le sauver. Je me suis levé, j'ai allumé l'ordinateur, je lui ai dit que j'arrivais. Une situation d'urgence. Je n’aurais pas pu l’ignorer.
Un écrivain à qui on demandait un jour si ce qu'il avait écrit était vrai a répondu: "Bien entendu que c'est vrai puisque je l'ai inventé."
Indispensable vie commune. Vivre réellement avec ses personnages jusqu'à ce qu'ils ne soient plus à soi mais à eux-mêmes. Devenir dès lors le simple transcripteur de leurs parcours. "Je" n'écris pas, "ça" écrit en moi. A partir de là, il me semble qu'on peut parler de livres émouvants. Que l'écrivain disparaisse. Ce n'est pas le style qui importe mais la vie qu'on trouve dans le livre. Et la vie ne peut pas être inventée. Si le style l'emporte sur la vie, c'est juste qu'un exercice de style alors que le roman est une forme écrite de la vie.
Je me suis longtemps écouté parler dans mes écrits, par prétention, en pensant que c'était suffisant pour écrire quelque chose d'intéressant. Je n'avais rien compris.
J'écris pour honorer la Vie, pas ma vie. J'écris par respect. Plus par prétention. Le chemin a été long. Mais ça en valait la peine.
"Avant de songer à réformer le monde, à faire des révolutions, à méditer de nouvelles constitutions, à établir un ordre nouveau, descendez dans votre cœur, faites-y régner l'ordre, l'harmonie, la paix. Ensuite seulement, cherchez autour de vous des âmes qui vous ressemblent et passez à l'action."
Platon
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Le 14/10/2026
C'est quoi t'est-ce ? ^^
Bon, tous les gens qui ont un jardin et bien plus encore ceux qui ont un potager-verger ont vu leur terrain souffrir considérablement de la sécheresse et des canicules.
Avoir une source ou un puits, c'est comme le saint Graal. Sauf que son approvisionnement peut finir par s'affaiblir et qu'il convient de laisser passer quelques jours pour que ça se recharge en eau.
Par conséquent, il est indispensable de préparer le terrain à subir des périodes de sécheresse et pour ça, il faut capter l'eau et la garder donc avoir des citernes (c'est fait) mais aussi favoriser l'hydratation du sol pendant les périodes de pluie, une hydratation non pas juste en surface mais en profondeur et pour que l'eau aille directement en profondeur, rien de mieux que de creuser un fossé, donc de dégager toutes les herbes et les pierres. C'est le principe de la baissière.
Il ne s'agit pas d'un fossé avec une pente régulière destiné à évacuer l'eau du terrain et à l'envoyer dans des collecteurs gérés par la DDE mais bien de la garder sur le terrain. Donc, de creuser en laissant des "reliefs", des creux et des bosses à des endroits stratégiques. Pour ma part, les creux sont perpendiculaires à l'emplacement des jeunes arbres.
Une baissière se creuse donc en suivant une courbe de niveau, en amont du terrain. L'infiltration se fait naturellement. Je mets en place quelques "barrages" de pierres pour contenir l'eau à des endroits précis.Il y a deux évacuations par des drains à chaque extrémité. Comme le terrain est très drainant, je ne pense pas avoir à gérer des débordements, même en cas de déluge et si même ça arrivait, vu le nombre d'arbres qu'on a plantés, il n'y a pas de risques que la couche superficielle de terre soit entrainée.
J'ai commencé il y a une semaine, sur cent cinquante mètres de long, entre vingt et trente centimètres de profondeur et cinquante centimètres de large et comme je tamise la terre avec un tamis très fin pour la garder pour des boutures et que j'utilise les gravats pour tracer des chemins dans une autre prairie en vue de gros travaux de plantations à venir, c'est long et bien "cassant". la pioche, la pelle, le tamisage, les brouettes, les roches, cailloux et gravats, de 9 h le matin à 17 h le soir, disons que ma séance de musculation est faite. ^^
La vidéo parle des arbres fixateurs d'azote et ils sont déjà en place pour certains. D'autres à venir pendant l'autome (si jamais il finit par arriver...) Aujourd'hui, on travaillait en tee-shirt et on ruisselait...On continue à arroser les plantes...Une sécheresse sans fin.
Le 13/10/2026
L'alimentation en local, c'est la clé de la résilience alimentaire. C'est la première ressource.
La deuxième ressource, c'est la capacité à gérer des réserves en quantité.
La troisième, c'est de ne rien en dire autour de soi et d'être capable, malgré tout, de les protéger.
Nos sociétés ultra connectées sont des Titanic gigantesques.
Piratage en supermarchés: "Pas besoin de chars pour faire la guerre", dit un expert
information fournie par AFP •13/10/2026 à 19:14

Des rayons frais vides le 12 octobre 2026 dans un Intermarché de Névez, dans le Finistère après une cyberattaque ( AFP / Fred TANNEAU )
En entraînant indirectement la destruction de produits frais, la cyberattaque inédite qui a visé lundi les installations frigorifiques de nombreux supermarchés met en lumière la "vulnérabilité" de l'approvisionnement alimentaire en France, indissociable de la "sécurité collective", estime auprès de l'AFP Stéphane Linou, expert associé au laboratoire sécurité défense du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).
QUESTION: En 2019, vous avez publié un livre-enquête, "Résilience alimentaire et sécurité nationale", sur les conséquences qu'aurait une cyberattaque paralysant tous les acteurs de l'approvisionnement alimentaire dans le pays. Quel est votre constat ?
REPONSE: "Que le plus vieux sujet du monde, le lien entre alimentation et sécurité collective - et je ne parle pas que des aspects sanitaires - n'est ni pensé ni traité, ni dans le monde de la production alimentaire, ni dans celui de la sécurité, ni dans celui de la gouvernance, et qu'un tel scénario entraînerait des troubles à l'ordre à public.
Tous les maillons de notre continuum de sécurité défense, du sous-marin au vigile de supermarché, seraient saturés. On l'a vu les premiers jours du confinement en 2020. Lorsqu'il y avait une incertitude sur le maintien des transports, c'est là qu'il y a eu des bagarres, des tensions dans les supermarchés.
Il n'y a pas besoin de chars pour faire la guerre, il suffit de bloquer les chaînes d'approvisionnement.
Q: Ces chaînes sont-elles si fragiles ?
R: La vulnérabilité essentielle, c'est les flux, et on a perdu la main sur l'essentiel. 98 % de ce qui remplit nos assiettes arrive par les camions venant d'autres régions et d'autres nations, et 97 % de ce que nous produisons dans nos territoires est envoyé par camions vers d'autres régions et d'autres nations. Et tout ça, c'est interconnecté avec l'informatique.
On se fournit en grandes surfaces pour 70% de notre alimentation et la production dans les territoires n'est pas assez variée.
A cela s'ajoute une impréparation des populations devenues intolérantes à la frustration, le fait qu'on a perdu les savoir-faire de base comme cuisiner, qu'il n'y a pas de stock chez les gens, ni dans les collectivités locales, ni au niveau stratégique d'État.
Q: Que faudrait-il pour renforcer notre sécurité alimentaire ?
R: Il faudrait déjà permettre aux collectivités locales d'écrire "je veux du local" dans leurs appels d'offres, ce qui est pour l'instant interdit par une directive européenne. En éloignant l'assiette du producteur, on met des maillons intermédiaires, et plus il y a de maillons, plus il y a de portes d'entrée pour des virus ou autre. (...) Lorsqu'on cuisine des produits locaux, correctement payés à nos producteurs, on fabrique de la sécurité dans le territoire, parce que cela permet de maintenir en vie des infrastructures nourricières de proximité.
Il faut aussi financer les projets alimentaires territoriaux et les mettre en haut des priorités dans les collectivités.
Ce serait bien d'ajouter un deuxième A à la future PAC, pour en faire une politique agricole et alimentaire commune, et qu'il y ait des fonds dédiés à la reterritorialisation de la production et de la consommation alimentaires.
Q: En septembre, la Cour des comptes, qui avait pointé en 2022 des "faiblesses structurelles" sur la sécurité des approvisionnements alimentaires, a appelé à prendre en compte la grande distribution dans les diagnostics de vulnérabilité. Que préconisez-vous pour ce maillon particulier ?
R: Quelles que soient les mesures de protection, on ne sera jamais à l'abri. Jamais. On est en train de quitter un monde d'abondance et on est déjà rentrés dans un monde instable où les pénuries diverses seront toujours récurrentes.
Il faut arrêter de mettre tous ses oeufs dans le même panier. Il faut que les gens constituent des stocks tampons, réapprennent à cuisiner et ne délèguent pas leur alimentation aux grandes surfaces et à leur fragilité.
Je ne dis pas que les grandes surfaces sont inutiles mais tout miser sur elles, ce n'est pas responsable.
Et au milieu coulait une rivière
Le 12/10/2026
On aime bien randonner en mode "exploration", hors chemin, hors balisage, avec une carte au 25/000 ème. Ces gorges-là, on les a remontées, descendues, quittées par des vires ruiniformes, on y est descendu par des pentes raides, accrochés aux arbres, on peut dire qu'on les connaît bien et que certains secteurs ne doivent pas voir passer grand-monde, voire personne.
Mais, là, vraiment, on n'aurait jamais imaginé ça.
La rivière a disparu.
On est parti d'un pont submersible sur une toute petite route, tout en bas de la vallée. Le pont ne risque pas d'être submergé de sitôt, il n'y a plus d'eau, rien, pas une goutte. On a donc commencé à marcher dans le "lit" de la rivière, sur les galets. Des arbres ont déjà commencé à pousser. Ils ont eu tout l'été pour ça. Les robiniers faux-acacias sont des rudes, ils poussent entre les pierres, ont des filaments racinaires qui peuvent être très longs. On en a vu des dizaines et on est donc retourné en chercher pour les mettre sur notre terrain. Ceux-là auront une chance d'obtenir une vie tranquille et protégée.
Plus on descend et plus les gorges se resserrent et on pensait qu'on retrouverait au moins un filet d'eau mais non, rien. On a vu quelques mares aux eaux croupies, noires. Aucun poisson visible, juste des gerris et une grenouille. Sur les parois, on voit très bien les marques qui indiquent le niveau d'eau habituel et c'est effarant d'essayer d'imaginer les quantités de pluies qui seront nécessaires pour retrouver un débit "normal".
Mais est-ce que ça sera possible ou est-ce qu'on assiste à la disparition d'une rivière ? On sait qu'elle peut être passée en mode "souterrain", on a déjà vu ça dans les gorges de la Jonte par exemple, ou dans le canyon d'Oppédette. Mais ici, les anciens disent qu'ils n'ont jamais vu ça. Autrefois, c'était une rivière à truites, l'eau coulait toute l'année et puis dans les cinq dernières années, le débit s'est affaiblie mais jamais, ils n'ont vu la rivière disparaître intégralement. Il faut bien penser que toutes les photos prises le sont depuis le lit de la rivière, nomrlament donc, dans l'eau...
On verra au printemps...
il y a 2 jours
2 j ·
[Sécheresse] "Sur les derniers chiffres, la sécheresse de 2026 PULVERISE littéralement tous les antécédents connus en France (et même 1976 et 2022). Le fameux "on a déjà vécu ça en 1976" n'est plus qu'un vague mythe.
En 50 ans, la sévérité des sécheresses a été multipliée par 3 en France principalement à cause des déficits de pluies estivaux et de la hausse de l'évapotranspiration due à la hausse de la température.
Et c’est particulièrement préoccupant, car ce phénomène s’auto-amplifie : un sol plus sec se réchauffe davantage sous l’effet du rayonnement solaire. La diminution de l’évaporation réduit le refroidissement naturel du sol, favorisant ainsi une hausse des températures de surface et un transfert accru de chaleur vers l’atmosphère. Cet échauffement accentue la demande évaporative de l’air, accélère l’assèchement de la végétation et des sols encore humides, et aggrave ainsi la sécheresse.
Je le répète : cette boucle de rétroaction positive entre chaleur et sécheresse est extrêmement préoccupante. La revégétalisation de nos paysages, la préservation de nos forêts, la gestion des écoulements de l'eau et la protection de nos sols par l'évolution des pratiques agricoles sont des urgences absolues. Elles constituent des leviers essentiels pour atténuer cette rétroaction, préserver l'humidité des sols et limiter l'aridification progressive de nos territoires"






Le 10/10/2026
Voilà le résumé de notre été.
On peut considérer avec le retour timide mais bienfaiteur de la pluie et la baisse des températures que cet interminable été est terminé.
Il n'en reste pas moins que la sécheresse des sols n'est pas encore effacée et qu'il faudra des jours et des jours de belles journées pluvieuses pour que la nature se rétablisse et qu'elle se prépare à l'été prochain qui pourrait de nouveau démarrer au mois de mai et se finir début octobre.
On a donc alterné entre les montagnes et le terrain, le potager et les jeunes arbres à maintenir en vie. Le fourgon offre une liberté dont nous ne pourrions pas nous passer. Voilà trente-trois ans qu'on se déplace en fourgon à chaque escapade. Avec les cartes IGN au 25/000 ème, on déniche les lieux isolés où dormir. Seuls, le silence, des paysages ouverts ou au milieu des forêts. Debout à 6 heures, on commence à marcher à 7 h, on est de retour à 15, 16, parfois 17 heures. Il y a encore des massifs peu fréquentés. Parce qu'ils sont rudes, raides avec des sentiers parfois techniques. Cet été, on est encore passé dans des endroits où il ne faut pas tomber. On commence à réaliser que certains sommets atteints ne nous seront bientôt plus accessibles. Et puis, on rentre et on retourne sur le terrain.
Cette semaine, j'ai creusé une baissière de cent cinquante mètres de long, sur le haut du terrain afin de collecter l'eau de pluie et qu'elle s'infiltre en profondeur. La pioche, la pelle, la brouette, tamiser la terre pour garder celle qui servira pour les boutures, répandre les gravats dans la prairie des chevaux (le nom qu'on a donné à cette vaste prairie pentue où vivaient les trois chavaux des anciens propriétaires) pour faciliter mon passage avec la débroussailleuse et la plantation d'arbres, encore et encore. On prépare les trous en attendant novembre. On considère que cet été, on a perdu 10 % des jeunes arbes ce qui est peu finalement. La source nous a sauvés. L'ombrage aussi avec les tipis qu'on a installés au-dessus des arbres. Il ne suffit plus d'arroser, il faut protéger de la brûlure du soleil. Encore deux étés et on pourra penser que ces arbres-là seront assez résistants pour grandir sans être menacés de disparaître. Peut-être...Tout dépendra de l'ampleur des canicules. En tout cas, les deux congélateurs sont bien remplis, légumes pour tout l'hiver. Dans quatre, cinq ans, on aura nos pommes, poires, abricots, pêches. Mais qui peut dire où on en sera dans quatre, cinq ans...





Le 07/10/2026
Au pays des Droits de l'homme

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grenade_de_d%C3%A9sencerclement
Une grenade de désencerclement (appelée sting-ball grenade en anglais) est une grenade à main utilisée par les forces de l'ordre dans certains pays pour repousser les manifestants. Leur utilisation est généralement régie par des règles précises car elles peuvent blesser très gravement.
Description
Un plot montrant son picot de fixation sur la grenade.
Ces grenades, aussi nommées « Hornet's Nest » (nid de frelon) dans les pays anglophones, sont basées sur le fonctionnement des grenades à fragmentation. Cependant, au lieu de contenir une coque de métal destinée à exploser en shrapnel, elles sont formées de trois rangées de six plots de caoutchouc dur, en plus du bouchon allumeur qui est lui aussi gainé de caoutchouc. À l'explosion, elles projettent leur plots de caoutchouc de façon circulaire et incontrôlée. Certaines d'entre elles peuvent également contenir une charge de gaz CS ou de gaz poivre.
En France
En France, la grenade de désencerclement est officiellement nommée « grenade à main de désencerclement » (GMD)[1], mais aussi « dispositif balistique de désencerclement » (DBD)[1] ou « dispositif manuel de protection » (DMP)[1]. Elle est définie comme « arme de force intermédiaire » (AFI), au même titre que le « pistolet à impulsions électriques » (PIE), et le « lanceur de balles de défense » (LBD), qui permet « dans le respect des lois et des règlements, une réponse graduée et proportionnée à une situation de danger lorsque l’emploi légitime de la force s’avère nécessaire »[2], avant utilisation de l’arme individuelle (pistolet 9 mm)[1]. La grenade de désencerclement est classée au « 6° de la catégorie A2 »[1],[3],[4], soit comme « matériel de guerre », rubrique 2.
En Europe, seules les forces de police françaises l'utilisent[5]. La grenade offensive OF F1, plus utilisée depuis 2017, et la grenade lacrymogène instantanée GLI-F4, produites par Alsetex, ne sont pas des grenades de désencerclement.
Réglementation et sécurité
Le droit français permet de l'utiliser en cas de danger, lorsque les forces de l'ordre sont encerclées et menacées ; une circulaire de la police nationale précise :
« lorsque les forces de l’ordre se trouvent prises à partie par des groupes violents ou armés […]. Après usage, il convient de s’assurer aussitôt de l’état de santé de la personne et de la garder sous surveillance ; au besoin, un examen médical doit être effectué dans les meilleurs délais. »
— Renaud Lecadre, Un manifestant dans le coma : de nouvelles images à charge contre les policiers[6]
Elles peuvent être lancées jusqu'à trente mètres et doivent l'être au ras du sol.[réf. nécessaire]
Cette arme peut toutefois blesser gravement, si elle est tirée en direction de la tête, comme l'a prouvé le cas Romain Dussaux (voir plus bas). En outre, son potentiel de létalité n'a jamais été pleinement évalué, comme l'a révélé un témoignage : « aucune évaluation pour des tirs en zone crânio-faciale n’a été effectuée[7]. » La formation des policiers n'est donc pas adaptée à cette létalité potentielle : « on nous a parlé d’une arme non létale, de galets qui montent jusque maximum la hauteur de la taille[7]. »
Mise en œuvre
Les policiers utilisent ce dispositif lorsqu'ils se sentent en insécurité[réf. nécessaire].
Par exemple, cet outil a été utilisé en 2020 par des policiers intervenant dans le cadre d'un tapage nocturne. Après avoir été attaqués, les policiers auraient fait usage de grenades de désencerclement pour pouvoir quitter la fête dans le département du Val-de-Marne[8].
Incidents notables
Le 25 juin 2013, une femme a perdu un œil à la suite de l'utilisation soit d'un lanceur de balle de défense soit d'une grenade de désencerclement à Villemomble (Seine-Saint-Denis)[9].
À Rennes, en avril 2016, un CRS se blesse à la main, et un autre est atteint de surdité, lorsque la grenade lui explose dans la main[10].
Le 26 mai 2016, à Paris, un journaliste indépendant du nom de Romain Dussaux est gravement blessé à la tête — « fracture temporale avec enfoncement de la boîte crânienne » — par l'explosion d'une grenade de désencerclement lancée en marge d'une manifestation[11]. Il sort du coma le lundi 4 juin 2016, soit 9 jours après l’événement[12]. Le lanceur n'a manifestement pas respecté les règles d'utilisation de l'engin[6] ; en particulier, la gravité de l'état serait due au lancement d'une grenade lacrymogène à proximité du blessé[13]. En outre, selon Le Monde, « les premiers éléments d’enquête […] font apparaître de fortes contradictions entre le récit des policiers et l’exploitation des vidéos filmées par des témoins[7] » : les policiers auraient en effet exagéré l'hostilité de la foule.
Le 15 septembre 2016, Laurent Theron, un syndicaliste de SUD est lourdement touché à l'œil par une grenade de désencerclement place de la République à Paris, il y perd la vue[14],[15].
Le 26 novembre 2017, à Nantes, un syndicaliste CGT reçoit un éclat de grenade de désencerclement et subit une « triple fracture au pied droit avec un mois d’arrêt de travail »[16].
En mai 2018, à Toulouse, lors d'une opération d'évacuation de l'université Jean Jaurès en grève, une grenade de désencerclement explose dans la poche d'un policier, blessant légèrement deux policiers et plus grièvement un étudiant, dont un poumon est gravement touché. Il est reconnu comme ayant des « lésions pulmonaires entraînant une incapacité totale de travail de 15 jours »[17],[18].
En février 2019, à Paris, lors de l'acte XIII des Gilets Jaunes, un manifestant, présent devant l’Assemblée nationale, a eu la main arrachée après avoir ramassé une grenade qui a explosé. Selon un témoin, il s’agit d’une « grenade de désencerclement » lancée par les forces de l’ordre[19].
D'après des avocats, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes en France et jusqu'à fin janvier 2019, 17 personnes ont perdu un œil, au moins trois ont perdu une main et d'autres ont eu leur visage ou des membres de leur corps mutilés par des lanceurs de balle de défense et des grenades de désencerclement[5].
Le 25 mars 2023, lors des manifestations contre le projet de megabassine à Sainte Soline, des gendarmes ont utilisé abusivement les GENL contre des manifestants, comme l'a révélé Libération et Mediapart[20],[21].
Notes et références
Ministère de l'Intérieur, « BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, n°2014-10 : Instruction du 2 septembre 2014, annexe IV, pp. 340 à 342 [archive] » [PDF], Délégation à l’information et à la communication du ministère de l’intérieur, 2 septembre 2014 (consulté le 18 novembre 2019)
Ministère de l'Intérieur, « BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, n°2014-10 : Instruction du 2 septembre 2014, p. 327 [archive] » [PDF], Délégation à l’information et à la communication du ministère de l’intérieur, 2 septembre 2014 (consulté le 18 novembre 2019)
Site officiel de l'administration française (service-public.fr [archive]), « Arme à feu et matériel de guerre de catégorie A [archive] », second onglet : « Matériels de guerre (A2) », « Direction de l'information légale et administrative : (DILA) [archive] » (Premier ministre) (consulté le 18 novembre 2019)
Ministère des Armées & ministère de l'Intérieur, « Arme à feu et matériel de guerre de catégorie A : Matériels de guerre (A2) [archive] », Rubrique 2, 6° – version consolidée au 24 octobre 2019, (Article R311-2 modifié par le « décret n°2018-1195 du 20 décembre 2018 - art. 26 [archive] » ), Journal officiel de la République française sur legifrance.gouv.fr [archive], 24 octobre 2019 (consulté le 18 novembre 2019)
(en-GB) Angelique Chrisafis, « French police weapons under scrutiny after gilets jaunes injuries », The Guardian, 30 janvier 2019 (ISSN 0261-3077, lire en ligne [archive], consulté le 9 février 2019)
Renaud Lecadre, « Un manifestant dans le coma : de nouvelles images à charge contre les policiers », Libération, 5 juin 2016 (lire en ligne [archive])
Julia Pascual, « Manifestant blessé : la version policière contredite par les vidéos », Le Monde.fr, 7 octobre 2016 (ISSN 1950-6244, lire en ligne [archive], consulté le 7 octobre 2016)
France Info, « Val-de-Marne : une fête clandestine de 300 personnes dégénère à Joinville-le-Pont, au moins un des participants [archive] », sur francetvinfo.fr, 14 novembre 2020 (consulté le 13 novembre 2023).
« VIDEO. Villemomble : l'opération de police filmée par un habitant [archive] », sur Le Parisien, 11 juillet 2013
« Rennes : un CRS se blesse avec sa grenade de désencerclement [archive] », sur spi0n.com, 13 avril 2016
Karl Laske, « A Nation, la grenade de trop » [archive], Mediapart, 30 mai 2016.
« Le jeune homme blessé par une grenade "est réveillé" et "a dit quelques mots" [archive] », sur BFMTV, 6 juin 2016
Sylvain Mouillard, « Manifestant blessé à Paris : le témoignage inédit des pompiers », Libération, 8 juin 2016 (lire en ligne [archive])
Ismaël Halissat, « Grenades de désencerclement, dangers collatéraux [archive] », 2 novembre 2017
« Blessure d’un manifestant par un policier : la CEDH ouvre une procédure contre l’Etat français », Le Monde.fr, 4 décembre 2023 (lire en ligne [archive], consulté le 4 décembre 2023)
Stéphanie Lambert, « Manifestation à Nantes. Blessé par une grenade de désencerclement, il témoigne [archive] », sur Ouest France, 24 novembre 2017
« Toulouse : trois blessés légers,dont deux policiers, après l'évacuation de l'Université Jean Jaurès [archive] », sur France3-régions
« Toulouse. Un étudiant blessé par une grenade de désencerclement, une enquête ouverte [archive] », sur Ouest France, 10 mai 2018
« « Gilets jaunes » : 12 100 manifestants à 14 heures, un manifestant grièvement blessé à Paris », Le Monde, 9 février 2019 (lire en ligne [archive], consulté le 9 février 2019)
Thomas Legrand, « Vidéos de Sainte-Soline : les images mais surtout le son montrent que la violence policière est bien structurelle et politique [archive] », sur Libération (consulté le 8 novembre 2025)
Camille Polloni, Laura Wojcik, « « Faut leur tirer dans la gueule ! » : la manifestation de Sainte-Soline vue par les gendarmes [archive] », sur Mediapart, 5 novembre 2025 (consulté le 8 novembre 2025)
Le 07/10/2026
Pour celles et ceux qui suivent ce blog de près, vous avez peut-être constaté la disparition de certains éléments :
LES HEROS SONT TOUS MORTS n'apparaît plus sur la page d'accueil, couverture supprimée et la page dédiée également.
TOUS SAUF ELLE
LE DESERT DES BARBARES
TERRE SANS HOMMES
Les quatre pages ont disparu parce que ces romans n'ont pour l'instant aucun avenir étant donné que la maison d'édition ne veut pas donner suite. Il est fort probable que ces quatre romans et le cinquième à venir restent un certain temps, voire indéfiniment des écrits sans suite, sur le plan de l'édition.
J'ai laissé de côté le tome 5 pour reprendre intégralement le tome 1, LES HEROS SONT TOUS MORTS, qui ne s'appellera plus comme ça et qui comportera un nombre important de pages supplémentaires. Je n'avais pas imaginé à la fin de l'écriture de ce roman qu'un jour l'idée d'une suite deviendrait nécessaire et il est donc impératif que j'adapte ce tome 1 aux éléments qui sont apparus dans les trois suites. Et je m'aperçois en le retravaillant combien il était évident qu'une suite devait être écrite. Manque d'expérience, pas assez de recul, pas assez vieux, trop pressé, les raisons sont multiples. Ca ne m'arrivera plus.
Pour le tome 5, un titre m'est venu dernièrement : "CE QUI RESTE NOUS SUFFIT."
Je vais donc travailler, même si beaucoup de gens considèrent que l'écriture d'un roman ne relève pas d'un travail. Ce qui me réjouit, parfois, ce n'est pas l'instant d'écriture mais l'instant où je relis ce que j'ai écrit.
L'instant d'écriture, en lui-même, réclame une grande, grande concentration et en même temps une absence de concentration. C'est un état que je ne sais toujours pas décrire. Mais ce qui est certain, au regard des décennies d'écriture, c'est que lorsque j'atteins cette "zone" où tout s'écrit, dans laquelle je suis concentré et simultanément dans une totale perception de tout ce qui vient, je sais que c'est similaire à ces situations en montagne où je savais que je ne devais pas tomber, que les conséquences seraient désastreuses. J'écris comme si j'escaladais une paroi vierge de toute trace humaine. Concentré sur chaque geste et en même temps dans une totale réception de ce qui relève de l'intuition, de l'instinct, de l'expérience.
Le 06/10/2026
J'ai 64 ans.
Des manifestations auxquelles j'ai participé, je ne les compte plus. Oui, j'en ai lancé des pavés, tiré des billes de plomb au lance-pierre, couru, hurlé, frappé. J'ai pulvérisé la vitre arrière de la voiture officielle de Alliot-Marie qui était venue filer un chèque monstrueux à l'école privée, en Bretagne quand moi j'entassais depuis trois ans mes 30 élèves de CM2 dans un Algeco "provisoire". J'avais 25 ans.
Vous voyez un changement avec la situation actuelle ? Moi, rien, que dalle, nada.
Donc, je ne manifeste plus. Les gouvernements, de quelque bord qu'ils soient, n'écoutent pas la rue.
Non pas que les manifestations n'ont jamais aucun effet et qu'elles n'aboutissent jamais à rien de tangible mais elles restent des épiphénomènes et les effets tout autant.
Il y a vingt ans que les enseignants dénoncent leurs conditions de travail et celles des élèves, en premier plan sur le nombre d'heures non assurées en cas d'absence. Ici, dans le secteur, il y a un lycée où les élèves n'ont toujours pas de professeur de Français depuis la rentrée avec le bac de Français en fin d'année. Et il semblerait que ça puisse durer encore un certain temps. Le rectorat ne trouve personne. Je pense que si je me déclarais volontaire, il me prendrait, même avec mon diplôme d'instituteur de 1982...
Quant aux gens qui disent que les lycéens interpellés, frappés, mutilés "l'ont bien cherché", j'imagine qu'ils sont issus de famille pétainiste.
J'ai lu un tag sur un mur : "Quand les jeunes montrent du doigt leur avenir, l'idiot regarde la poubelle qu'ils brûlent."
Le 05/10/2026
Evidemment que le problème majeur des années à venir, c'est celui de l'eau. Tout ce qui agite constamment la sphère médiatique est insignifiant au regard de cet avenir très incertain. Aujourd'hui, j'ai fait une sortie de vélo, on est à 600 mètres d'altitude dans le nord de l'Ardèche. C'est effrayant le nombre d'arbres dont les feuillages sont déjà grillés et tombent au sol, tout autant que ceux qui sont déjà morts. La Daronne, rivière du secteur est totalement morte depuis la mi juillet, plus une goutte, même pas quelques mares. Les prairies sont jaunes.
J'ai pédalé en cuissard court, avec juste le maillot de vélo et au sommet du premier col, je ruisselais de sueur. Depuis le mois de mai et la première canicule, on a eu ici une seule journée de pluie continue. C'est à dire rien du tout au regard de la sécheresse des sols.
Il reste huit mois avant le début du prochain "été".
Quelle quantité d'eau y a t-il sur terre ?
R: Sur la photo, on se rend compte du volume d'une sphère contenant toute l’eau se trouvant sur Terre !
Le diamètre de la GRANDE SPHERE BLEUE est de 1 385 kilomètres. et son volume est de 1,4 millions de kilomètres cube.
Cette grande sphère contient l'ensemble des océans, mers, lacs, fleuves, rivières, calottes polaires, glaciers, ainsi que dans l'atmosphère. On estime notamment que l'eau qui compose tous les êtres vivants sur terre, les fruits, les légumes représente 1 100 km3 de cette eau dite biologique.
L'eau recouvre en temps normal plus de 70 % des 510 millions de km2 que compte la Terre.
Sur la SPHERE DE TAILLE MOYENNE, à droite de la grosse, il s'agit de l'eau douce qui représente une très faible part du total : environ 35 millions de km3.
Enfin, LE PETIT POINT BLEU que l'on peut apercevoir fait moins de 60 km de diamètre. Il contient toute l'eau douce disponible pour la vie terrestre. C'est dans cette minuscule réserve que 7 milliards d'hommes puisent pour boire, irriguer leurs cultures, abreuver leurs animaux d'élevage, faire tourner leurs usines, alimenter leurs centrales électriques, etc.
On se rend donc compte à quel point l'eau paraît être une denrée rare sur terre.
On a donc encore énormément d'efforts à faire pour limiter les 3 types de pollutions existants : organique, chimique et médicamenteux.
Pour information, les calculs ne prennent pas en compte la découverte en 2014 d'un réservoir d'eau sous terre contenant l'équivalent de 3 fois le volume de l'ensemble des océans de la planète.
Il faut savoir que ce réservoir gigantesque est à l'état SOLIDE et se trouve sous une couche de roches bleues connues sous le nom de ringwoodite à plus de 600 km de profondeur.
Cette découverte amène à une nouvelle théorie selon laquelle les océans auraient progressivement suinté de l'intérieur de la Terre. "C'est une preuve tangible que l'eau sur Terre est venue de l'intérieur", estime Steven Jacobsen, de la Northwestern University dans l'Illinois, et auteur principal de l'étude.
Pour en savoir un peu plus :
- Le centre d'information sur l'eau pour apprendre plein de choses intéressantes
© Photo : Jack Cook, Woods Hole Oceanographic Institution



