Le foutoir de Belkacem and co. (école)

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EDUCATION : UN RAPPORT POINTE LA DIFFICILE MISE EN OEUVRE DE LA LOI DE REFONDATION DE L’ÉCOLE

Le 13 janvier 2016 à 09h41

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La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 9 décembre 2015.

La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 9 décembre 2015., © 2012 AFP

 

Priorité au primaire "diluée", nouveaux programmes scolaires en retard, création d'une formation des profs à la peine: un rapport au Parlement pointe mercredi une mise en oeuvre "difficile" de la loi de refondation de l'école de 2013.

 

Si les principes de cette loi portée par l’ancien ministre Vincent Peillon "font consensus pour l’ensemble des acteurs", le comité de suivi du texte "ne peut qu’être frappé par l’insuffisance de l’appropriation de la cohérence de la loi par les enseignants, par l’affadissement et la parcellisation de son application".

"La refonte des programmes, c’est-à-dire de ce qui va concerner tous les enseignants, ne se sera faite qu’en dernier lieu, compromettant le calendrier de la réforme et reportant ses effets", souligne le comité, présidé par le député Yves Durand, rapporteur de la loi.

Le programmes ont en effet un an de retard : ceux de maternelle sont entrés en vigueur en septembre 2015 et ceux du CP à la troisième s’appliqueront à la rentrée 2016.

La priorité au primaire, instituée par la loi, "demeure morcelée et peu à peu diluée". Cette priorité, qui passe notamment par le dispositif du "plus de maîtres que de classes" pour lutter contre l’échec scolaire et la relance de la scolarisation des moins de trois ans, a été "effective mais inégale". Ses "moyens, absorbés par la poussée démographique", restent "peu visibles pour les enseignants comme dans l’opinion". 

Le débat public s’est focalisé sur la réforme des rythmes scolaires, qui ne faisait pas partie de la loi. "D’où un sentiment important de déception et des attentes encore très fortes", souligne le texte. 

La mise en place d’une formation initiale des professeurs, qui avait été supprimée sous Nicolas Sarkozy, était "attendue par les enseignants", mais sa mise en oeuvre "est extrêmement difficile", avec encore "une cassure entre disciplinaire et pratique". 

Côté nouvelles instances, le rapport relève la mise en oeuvre "très difficile" du Conseil supérieur des programmes (CSP) : la rédaction du nouveau socle commun - ce que tout élève doit avoir acquis à seize ans- et celle des programmes a été "fortement retardée et la charge considérée comme trop lourde".

Le rapport pointe aussi "des positionnements concurrents" entre le CSP, l’administration centrale du ministère et l’Inspection.

Concernant le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), le rapport estime qu’il traite "de sujets d’actualité et de thèmes de recherche le plus souvent en dehors de (sa) mission".

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Commentaires (4)

Thierry
  • 1. Thierry | 14/01/2016
@Jean-Claude. Merci pour votre proposition, je vais aller voir ça de près. Je lis et j'écoute depuis quelques temps déjà les travaux d'Etienne Chouard et j'apprécie grandement son travail. De ce que je comprends de votre message, vous voulez travailler également à la mise en place d'une démocratie populaire et non représentative et c'est à mes yeux effectivement la seule issue possible. Bien cordialement.
jean-Claude Weisman
  • 2. jean-Claude Weisman | 14/01/2016
Si nous réussissons avec GENERATION CITOYENS à bâtir un programme, et c'est en cours ,qui remplace le fonctionnement actuel de la démocratie par un démocratie semi-directe au sein de laquelle le citoyen sera consulté sur chaque décision importante que les représentants de l' Etat (et non des citoyens!!) veulent prendre grâce a des referenda d'action populaire avec donc possibilité d'exprimer un désaccord, et en même temps le nombre de mandats exercés par les professionnels de la politique sera limité à 2, des modes de fonctionnement seront profondément modifiés .Venez travailler avec nous sur des projets de réformes qui s'inscrivent dans ce contexte!
A bientôt?
Thierry
  • 3. Thierry | 14/01/2016
Il n'y a pas de démocratie en France, pas celle qui correspond à sa réelle définition et il n'y a de liberté d'expression que dans le cadre limité de la parole gouvernementale. Toi, Céline, "tu causes pas bien", t'es une rebelle. Et moi, je suis "fou"....
C'est comme ça qu'ils font mais ça on le savait. C'est le temps que les gens le comprennent qui me semblent terriblement long..... mais long....Pfouuuu....
De tout cœur avec toi, Céline la rebelle :)
Cilou24
J'ai aussi été blacklistée depuis longtemps sur la page FB de la Ministre parce que mes commentaires n'allaient as dans le sens de ses actions. Elle est belle la démocratie, la liberté d'expression !

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