L'abus d'alcool est dangereux et l'abus de mélange d'alcool est très dangereux.
Il en est de même avec les pesticides.
Je trouve effrayant que des scientifiques soient encore obligés de faire des études pendant des années pour prouver la toxicité de produits qui sont déversés sur le sol. Comment pourrait-on imaginer que tout ça ne se retrouve pas dans l'alimentation ? Les plantes trient ce qui est bon et pas bon ? Mais, oui, bien sûr...Nos premières années de potager, on n'utilisait pas de paille, de broyat et de compost et on en était même encore à retourner le sol. Bien évidemment les récoltes étaient faibles. Et puis, on a appris, on a expérimenté et maintenant on en arrive à donner aux voisins une partie de ce qu'on récolte. Et donc, le crottin de cheval, le compost et ses kilos de végétaux décomposés n'apporteraient rien du tout aux plantes ? Elles ne s'en nourriraient pas ? Rien ne se transmettrait ? Donc, les plantes n'absorbent rien et poussent uniquement avec la lumière. Ou alors, elles sont capables de trier les éléments nutritifs et les produits chimiques,
"Oh les copines, ça c'est bien et ça c'est mauvais, faut pas vous tromper."
Juste pour information, BAYER en 2024 a un chiffre d'affaires de plus de 50 milliards. Donc, d'un côté, il participe à l'empoisonnement des sols et donc des humains et de l'autre, il fabrique des médicaments pour les soigner. Jackpot.
Bayer AG figure parmi les leaders mondiaux de la conception, de la production et de la commercialisation de produits pharmaceutiques et agrochimiques. Le CA par famille de produits se répartit comme suit :
- produits agrochimiques (47,5%) : herbicides, fongicides, insecticides, etc. ;
- produits pharmaceutiques (39,1%) : destinés à la prévention et au traitement des maladies cardio-vasculaires et respiratoires, du diabète, des disfonctionnements du système nerveux, etc. ;
Et bien évidemment, les états prennent leur part avec la TVA et les impôts sur les sociétés. (moins tout ce qui aura été détourné "légalement"). Les avocats fiscalistes sont très performants dans leur domaine...
Le lien entre exposition aux pesticides et cancers établi par des chercheurs français et péruviens
Aucun des 31 pesticides étudiés dans leurs recherches n'était classé comme cancérogène avéré par l'OMS. Pourtant, au terme de six années de recherches, ils ont constaté que "le risque de développer un cancer était en moyenne 150% plus élevé" dans les zones où les habitants étaient plus exposés à leur dispersion.
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Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié le 01/04/2026 11:00
Temps de lecture : 4min /2026/04/01/69cca854591fc537919644.jpg)
Un agriculteur répand des pesticides sur un champs d'oignons au Pérou. (Milton Rodriguez / Moment Unreleased RF / VIA GETTY)
Une nouvelle étude scientifique, publiée mercredi 1er avril dans la revue Nature Health(Nouvelle fenêtre) et que franceinfo a pu consulter, révèle "un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers".
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Cette étude est le fruit d'années de travail de chercheurs français et péruviens. Ils ont d'abord choisi un terrain d'étude, le Pérou, un pays "marqué par une agriculture intensive dans certaines régions, une grande diversité de climats et d’écosystèmes, ainsi que de fortes inégalités sociales et territoriales", expliquent les auteurs de cette étude. "Le cancer y est devenu une priorité de santé publique et les niveaux de contamination corporelle par les pesticides sont préoccupants."
Les chercheurs ont modélisé la dispersion de 31 pesticides dans l'environnement pendant six ans, ce qui permet d'avoir une cartographie particulièrement précise des risques d'exposition à ces substances. Ils ont ensuite croisé cette carte avec les données de 150 000 patients atteints de cancer et "diagnostiqués entre 2007 et 2020". Les scientifiques ont pu identifier des zones "où les populations sont à la fois plus susceptibles d’être exposées aux pesticides dans l’environnement et davantage touchées par certains cancers". "Dans ces territoires, le risque de développer un cancer était en moyenne 150% plus élevé", atteste l'étude.
"L'effet cocktail" des mélanges de pesticides
"C’est la première fois que l’on peut relier, à l’échelle nationale, l’exposition aux pesticides et des perturbations biologiques suggérant un risque accru de cancer", explique Stéphane Bertani, directeur de recherche en biologie moléculaire à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), au sein du laboratoire Pharma-Dev (Université de Toulouse). C'est la première étude à montrer un tel lien en conditions réelles.
En général, on examine chaque pesticide, un à un séparément, afin de fixer des seuils de dangerosité et les risques sur la santé. Or, cette étude prend en compte les différentes substances auxquelles nous pouvons être exposées dans notre environnement, ce qui représente une nouveauté. Les résultats remettent donc en question "les approches toxicologiques classiques, basées sur l’évaluation de substances isolées et la fixation de seuils considérés comme sûrs. Ils montrent l’importance de prendre en compte les mélanges de pesticides, l’exposition environnementale et les contextes socio-écologiques réels", insistent les chercheurs. Cette méthodologie permet de prendre en compte ce qu'on appelle "l'effet cocktail" ou comment plusieurs substances peuvent interagir entre elles et provoquer des effets nocifs supplémentaires.
Une altération "silencieuse" des cellules
Aucun des 31 pesticides étudiés dans ces recherches n'est classé comme cancérogène avéré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mais les résultats montrent pourtant bien un lien avec l'apparition de cancers. Les résultats de cette étude doivent amener la communauté scientifique et les autorités sanitaires à réévaluer la manière dont nous évaluons les risques de nos jours. Les auteurs appellent à revoir les politiques publiques sur les pesticides au Pérou. Mais cela peut aussi s'appliquer en France, parce que cet effet cocktail n'est pas aujourd'hui suffisamment pris en compte.
Les analyses à l'échelle moléculaire menées chez des Péruviens montrent que les pesticides perturbent le fonctionnement des cellules, la manière dont s'expriment nos gênes (notre ADN), et donc la manière dont la cellule fait son travail. Les scientifiques parlent "d'altérations biologiques" qui apparaissent avant le développement d'un cancer, une altération "silencieuse" selon leur mot, ce qui rend les cellules plus vulnérables.
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