Voilà le résumé de notre été.
On peut considérer avec le retour timide mais bienfaiteur de la pluie et la baisse des températures que cet interminable été est terminé.
Il n'en reste pas moins que la sécheresse des sols n'est pas encore effacée et qu'il faudra des jours et des jours de belles journées pluvieuses pour que la nature se rétablisse et qu'elle se prépare à l'été prochain qui pourrait de nouveau démarrer au mois de mai et se finir début octobre.
On a donc alterné entre les montagnes et le terrain, le potager et les jeunes arbres à maintenir en vie. Le fourgon offre une liberté dont nous ne pourrions pas nous passer. Voilà trente-trois ans qu'on se déplace en fourgon à chaque escapade. Avec les cartes IGN au 25/000 ème, on déniche les lieux isolés où dormir. Seuls, le silence, des paysages ouverts ou au milieu des forêts. Debout à 6 heures, on commence à marcher à 7 h, on est de retour à 15, 16, parfois 17 heures. Il y a encore des massifs peu fréquentés. Parce qu'ils sont rudes, raides avec des sentiers parfois techniques. Cet été, on est encore passé dans des endroits où il ne faut pas tomber. On commence à réaliser que certains sommets atteints ne nous seront bientôt plus accessibles. Et puis, on rentre et on retourne sur le terrain.
Cette semaine, j'ai creusé une baissière de cent cinquante mètres de long, sur le haut du terrain afin de collecter l'eau de pluie et qu'elle s'infiltre en profondeur. La pioche, la pelle, la brouette, tamiser la terre pour garder celle qui servira pour les boutures, répandre les gravats dans la prairie des chevaux (le nom qu'on a donné à cette vaste prairie pentue où vivaient les trois chavaux des anciens propriétaires) pour faciliter mon passage avec la débroussailleuse et la plantation d'arbres, encore et encore. On prépare les trous en attendant novembre. On considère que cet été, on a perdu 10 % des jeunes arbes ce qui est peu finalement. La source nous a sauvés. L'ombrage aussi avec les tipis qu'on a installés au-dessus des arbres. Il ne suffit plus d'arroser, il faut protéger de la brûlure du soleil. Encore deux étés et on pourra penser que ces arbres-là seront assez résistants pour grandir sans être menacés de disparaître. Peut-être...Tout dépendra de l'ampleur des canicules. En tout cas, les deux congélateurs sont bien remplis, légumes pour tout l'hiver. Dans quatre, cinq ans, on aura nos pommes, poires, abricots, pêches. Mais qui peut dire où on en sera dans quatre, cinq ans...





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