On aime bien randonner en mode "exploration", hors chemin, hors balisage, avec une carte au 25/000 ème. Ces gorges-là, on les a remontées, descendues, quittées par des vires ruiniformes, on y est descendu par des pentes raides, accrochés aux arbres, on peut dire qu'on les connaît bien et que certains secteurs ne doivent pas voir passer grand-monde, voire personne.
Mais, là, vraiment, on n'aurait jamais imaginé ça.
La rivière a disparu.
On est parti d'un pont submersible sur une toute petite route, tout en bas de la vallée. Le pont ne risque pas d'être submergé de sitôt, il n'y a plus d'eau, rien, pas une goutte. On a donc commencé à marcher dans le "lit" de la rivière, sur les galets. Des arbres ont déjà commencé à pousser. Ils ont eu tout l'été pour ça. Les robiniers faux-acacias sont des rudes, ils poussent entre les pierres, ont des filaments racinaires qui peuvent être très longs. On en a vu des dizaines et on est donc retourné en chercher pour les mettre sur notre terrain. Ceux-là auront une chance d'obtenir une vie tranquille et protégée.
Plus on descend et plus les gorges se resserrent et on pensait qu'on retrouverait au moins un filet d'eau mais non, rien. On a vu quelques mares aux eaux croupies, noires. Aucun poisson visible, juste des gerris et une grenouille. Sur les parois, on voit très bien les marques qui indiquent le niveau d'eau habituel et c'est effarant d'essayer d'imaginer les quantités de pluies qui seront nécessaires pour retrouver un débit "normal".
Mais est-ce que ça sera possible ou est-ce qu'on assiste à la disparition d'une rivière ? On sait qu'elle peut être passée en mode "souterrain", on a déjà vu ça dans les gorges de la Jonte par exemple, ou dans le canyon d'Oppédette. Mais ici, les anciens disent qu'ils n'ont jamais vu ça. Autrefois, c'était une rivière à truites, l'eau coulait toute l'année et puis dans les cinq dernières années, le débit s'est affaiblie mais jamais, ils n'ont vu la rivière disparaître intégralement. Il faut bien penser que toutes les photos prises le sont depuis le lit de la rivière, nomrlament donc, dans l'eau...
On verra au printemps...
il y a 2 jours
2 j ·
[Sécheresse] "Sur les derniers chiffres, la sécheresse de 2026 PULVERISE littéralement tous les antécédents connus en France (et même 1976 et 2022). Le fameux "on a déjà vécu ça en 1976" n'est plus qu'un vague mythe.
En 50 ans, la sévérité des sécheresses a été multipliée par 3 en France principalement à cause des déficits de pluies estivaux et de la hausse de l'évapotranspiration due à la hausse de la température.
Et c’est particulièrement préoccupant, car ce phénomène s’auto-amplifie : un sol plus sec se réchauffe davantage sous l’effet du rayonnement solaire. La diminution de l’évaporation réduit le refroidissement naturel du sol, favorisant ainsi une hausse des températures de surface et un transfert accru de chaleur vers l’atmosphère. Cet échauffement accentue la demande évaporative de l’air, accélère l’assèchement de la végétation et des sols encore humides, et aggrave ainsi la sécheresse.
Je le répète : cette boucle de rétroaction positive entre chaleur et sécheresse est extrêmement préoccupante. La revégétalisation de nos paysages, la préservation de nos forêts, la gestion des écoulements de l'eau et la protection de nos sols par l'évolution des pratiques agricoles sont des urgences absolues. Elles constituent des leviers essentiels pour atténuer cette rétroaction, préserver l'humidité des sols et limiter l'aridification progressive de nos territoires"






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