On lit beaucoup, tous les soirs, (après avoir écrit pour ma part) et après un an et demi ici, la petite bibliothèque du village ne répondait plus à nos attentes et donc on a pris un abonnement dans un autre village il y a quelques mois et on s'est rendu compte que là aussi, le choix ne suffisait plus et par dépit, la semaine dernière, j'ai pris ce roman de Bernard Werber...Avec quelques doutes au regard de ma lecture précédente, au point que j'en ai oublié le titre. J'avais trouvé ça d'une platitude absolue.
Rebelotte.
Je suis allé jusqu'au chapitre 5, péniblement. Un livre publié chez Albin Michel...J'ai lu des romans publiés à compte d'auteur qui valait mille fois ce pavé indigeste, voire ridicule. Tout est construit sur des faits pseudo scientifiques mêlés de spritualité sauce Mc Do, avec des analyses des personnages similaires aux épisodes des pires séries télé de TF1.
Je ne comprends pas.
On me dirait que c'est écrit par une IA débutante que ça ne me surprendrait pas. L'impression d'assister à un brain storming d'une équipe chargée de pondre un oeuf.
"J'ai une idée -ah, oui, c'est bien et puis ça pourrait coller avec celle d'hier- oui, ça permettrait de lier les deux situations- mais ça ne serait pas un peu tiré par les cheveux ? -mais, non, c'est dans le style, ça plaît bien- il ne faut pas déstabiliser notre lectorat, restons simple".
Oui, c'est ça , restons simple...
La psychologie des personnages...La quoi ? L'introspection...De quoi ?
On a quand même la planète Terre qui se plaint que les hommes sont vilains...Non, mais allo quoi ?
Un commentaire sur Babelio :
"Quelle déception !
Depuis "les Fourmis" et en passant par "L'ultime secret" et autres joyeusetés, j'ai toujours beaucoup apprécié les ouvrages de Bernard Weber. Une prose simple, des intrigues originales et ces braconnages réguliers sur le terrain scientifique m'ont toujours semblé de bon ton. Sauf cette fois-ci.
Cela ne fonctionne pas. Les personnages ne paraissent guère crédibles, l'intrigue plutôt absurde... Pour tout dire, on n'y croit pas un instant.
Cette histoire d'humanité géante en marche vers la miniaturisation ne me semble guère palpitante, cette invention d'un micro-peuple espion féminin censé représenter l'avenir de l'espèce n'est pas plus convaincante. Et tout cela est enrobé par tout un bric-à-brac scientifique tournant autour de la notion de l'évolution qui s'avère au final plutôt indigeste (et je passerais sur la personnification de la Terre qui m'a semblé plutôt risible).
Mis à part quelques épisodes sympathiques, dont celui de la grande grippe mondiale, on n'est guère tenu en haleine par le rythme de l'intrigue. Ouvrir le roman ou le laisser fermé, au final peu importe. Un livre d'une effrayante simplicité. Une écriture des plus plates, un scénario à moitié pompé sur La Nuit des temps de Barjavel, le degré zéro de la réflexion, bref, à éviter lorsqu'on a un niveau d'exigence minimum.
En effet, l'on peut être séduit par les scénarii de Werber, mais dans ce livre, la mise en scène de l'histoire vient tout briser. Que de clichés ! Que d'autoréférences satisfaites ! Un livre simpliste qui tourne sur lui-même et ne fait que se répéter : cf. la scène dans le bureau du Président de la République.
Bref, je ne comprends pas. Des écrivains, hommes et femmes de talent, il y en a beaucoup et ils ne vendent pas le dixième des ventes de Werber. Est-ce donc que les lecteurs et lectrices ont acepté d'être tirés par le bas, le très bas, les abysses ? Et que vont donc faire des éditeurs de renom à cautionner des bouses pareilles ? Faut-il donc admettre que la peapolisation de la littérature suffit à créer des best-sellers ? Il faut donc admettre dans ce cas que la qualité du livre n'y est pour rien mais que les méthodes de promotion sont fabuleusement performantes.
C'est triste à pleurer. Sur ce, je retourne écrire des romans qui ne seront pas lus mais dans lesquels, jamais, jamais, jamais, je ne me serais avisé de considérer les lecteurs et lectrices comme de gentils abrutis.
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