Une fois la tempête passée

« Je ne sais pas quelles seront les armes de la Troisième Guerre mondiale, mais celle de la quatrième seront des pierres et des bâtons. »

Albert EINSTEIN

 

On sait tous que la folie humaine rend possible l'éclatement d'une troisième guerre mondiale. Le nier relèverait d'un déni aux conséquences fâcheuses. Nous savons aujourd'hui quelles en seraient les armes. Missiles et drones et éventuellement le recours fatal à l'arme nucléaire. Et dans cette hypothèse, il est clair que le retour à l'âge préhistorique est envisageable, pour ceux et celles qui auraient survécu.

Ce qui est effrayant dans cette citation, c'est d'entendre le savant lancer l'hypothèse que ces survivants porteraient toujours en eux, cette idée que la guerre est une chose juste, justifiable, que les gains à saisir sont plus importants que les pertes à subir, que rien de bon n'aurait émergé dans l'esprit des survivants de la troisième guerre mondiale ou de leurs descendants, que l'Histoire est un éternel recommencement et que rien ne pourrait guérir l'humain de ses travers les plus profonds.

C'est justement l'inverse de cette idée que je cherche à développer dans le tome 4 de la dystopie en cours.

Voilà le texte en exergue : 

 

«Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu’elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d’une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. »

Haruki MURAKAMI

 

 

 

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