Arthur KELLER
Un homme en colère.
En colère parce que ça fait très longtemps qu'il explique les mêmes choses et que rien ne change, fondamentalement.
Je pourrais ajouter d'ailleurs que rien ne changera volontairement, fondamentalement. C'est fini. Il faut arrêter de croire qu'on va guérir la maladie. Nous sommes la maladie et nous n'avons aucunement l'intention de nous guérir parce que cela voudrait dire que nous sommes prêts à changer, radicalement, de mode de vie. Non, ça n'arrivera, pas, pas volontairement mais ça se fera par nécessité et ça ne sera pas agréable.
C'est tout le fond de l'écriture de ma quadrilogie, le tome 4 en cours. Et je n'écris pas ça par goût, par curiosité malsaine, empli d'une tendance morbide, amusé par les descriptions de l'effondrement des civilisations. Non, vraiment pas. Je n'ai aucun plaisir à décrire une humanité dévastée. Et d'ailleurs, parfois, quand j'écris, me vient à l'esprit le visage de nos trois-petits enfants. Et là, j'arrête d'écrire, j'éteins l'ordinateur et je vais lire Krishnamurti, Prajnanpad, Desjardins, Di Mello, Eckart Tolle ou un album de "Martine à la montagne"
vues 26 mai 2026 #Keller #climat #Systémique
Dans cet extrait issu de l'Université Bretagne Sud, Arthur Keller, spécialiste renommé des vulnérabilités systémiques et des stratégies de résilience, livre un diagnostic implacable sur la crise écologique actuelle. Il démontre avec méthode pourquoi la transition énergétique et l'énergie décarbonée restent dérisoires si l'on refuse de traiter la véritable maladie de notre civilisation, à savoir une machine globale qui convertit la nature en déchets. Un décryptage systémique indispensable pour comprendre les limites des solutions médiatiques et faire la distinction cruciale entre les simples symptômes environnementaux et le dérèglement global de notre biosphère.
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