Il y a bien longremps déjà que je ne crois plus au hasard, si tant que j'y ai cru à un moment de ma vie. Disons plutôt que je ne m'étais jamais posé la question. Il faut s'intéresser à tout ce que JUNG a écrit sur les synchronicités.
Et donc, il y a deux jours, je tombe sur les articles de Martine MONTVERNAY.
On pourrait me dire qu'on ne trouve que ce qu'on cherche et bien évidemment, je ne passe pas mon temps à lire des articles de Voici ou Gala et donc, je suis plus disposé au regard de mes centres d'intérêt à tomber sur ces articles. Oui, mais des articles qui parlent de résilience, de collapsologie, de survivalisme, d'entraide, de solidarité, de solastologie, de troc, de communauté etc etc, il y en a des pages et des pages.
Mais les textes de Martine Montvernay sont un condensé de ce que j'écris en ce moment dans "TERRE SANS HOMMES".
Donc, merci au non-hasard.
L'autonomie est la clé de notre futur
PLUS D’UN MILLION DE VUES EN UN MOIS. ALORS, PARLONS-EN.
Depuis un mois, mes publications sur cette page ont dépassé le million de vues et je n' y gagne rien et je m 'en fous, je vis depuis des décennies avec des convictions.
Je ne vous dis pas ça pour collectionner les médailles Facebook. À mon âge, je survivrai très bien sans devenir influenceuse en courgettes et spécialiste internationale du bocal Le Parfait. ![]()
Ce qui m'intéresse, c'est pourquoi ces textes circulent autant.
Et je crois qu'il se passe quelque chose.
Les gens commencent à se poser des questions.
Beaucoup sentent confusément que le modèle qu'on leur propose les rend de plus en plus dépendants de systèmes qu'ils ne maîtrisent plus.
Dépendants pour manger.
Dépendants pour se chauffer.
Dépendants pour se déplacer.
Dépendants des banques.
Dépendants des plateformes.
Dépendants d'une alimentation mondialisée qui fait parfois parcourir 2 000 kilomètres à un poulet alors que nous avons élevé des poules en France pendant des siècles sans assistance satellitaire.
On voit disparaître des exploitations agricoles françaises, notamment des petites fermes et des producteurs qui font du bon travail.
Et pendant ce temps, nous importons.
Toujours plus loin.
Toujours plus compliqué.
Toujours plus dépendant.
Le local, lui, possède un défaut terrible : il rend libre.
Quand vous connaissez le maraîcher à cinq kilomètres, le producteur d'œufs au village voisin, l'éleveur un peu plus loin, celui qui vend ses pommes de terre directement, vous n'êtes déjà plus tout à fait dépendant du même système.
Quand vous avez un jardin, quelques poules, des conserves, une réserve d'eau, une solution énergétique et des gens autour de vous capables de réparer, produire et transmettre…
vous avez créé quelque chose d'extrêmement précieux :
une marge de liberté.
Et je crois que c'est cela que beaucoup commencent à comprendre.
LE NUMÉRIQUE AUSSI DOIT NOUS INTERROGER
On regarde souvent le système chinois de crédit social comme une curiosité très lointaine.
Je ne prétends pas que la France possède aujourd'hui un « crédit social chinois » : ce serait faux.
En revanche, je pense que nous devons surveiller attentivement tout ce qui permettrait demain de conditionner progressivement nos libertés quotidiennes à des identités numériques, des données personnelles, des comportements enregistrés ou des systèmes de notation.
Parce qu'une liberté se protège avant qu'elle disparaisse.
Après, cela s'appelle généralement remplir un formulaire.
Et il manque toujours la pièce 7B.
ALORS, QU’EST-CE QU’ON FAIT ?
On pourrait passer nos journées à râler.
C'est agréable.
Je pratique moi-même avec un certain talent.
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Mais cela ne suffit pas.
IL FAUT RECONSTRUIRE DU LOCAL.
Pas contre les autres.
Entre nous.
Commencez à créer des groupes près de chez vous.
Dix personnes.
Vingt.
Cinquante.
Peu importe.
Repérez les producteurs.
Les maraîchers.
Les éleveurs.
Les producteurs d'œufs.
Les artisans.
Les gens qui savent réparer une voiture.
Ceux qui savent souder.
Cultiver.
Greffer.
Faire des conserves.
Installer une pompe.
Travailler le bois.
Réparer un moteur.
Posez une question toute simple :
« Qu'est-ce que nous savons faire ensemble que nous serions obligés d'acheter séparément ? »
Vous allez être surpris.
Parce qu'un groupe de vingt personnes possède parfois collectivement une quantité extraordinaire de compétences.
L'un possède une remorque.
L'autre une tronçonneuse.
Une autre sait faire pousser n'importe quoi.
Un autre connaît tous les producteurs du secteur.
Une autre sait conserver.
Un autre sait bricoler.
Et soudain, vous découvrez quelque chose que notre société de consommation nous avait presque fait oublier :
NOUS AVONS BESOIN LES UNS DES AUTRES, MAIS NOUS N'AVONS PAS BESOIN D'ACHETER TOUT CE DONT NOUS AVONS BESOIN.
Voilà toute la différence.
ET NOTRE ASSOCIATION ?
C'est précisément l'une des directions que nous préparons.
Doucement, mais sûrement.
Parce qu'on ne construit pas un véritable réseau local avec trois clics et un groupe Facebook créé un dimanche soir.
Il faut des gens.
De la confiance.
Des compétences.
Des lieux.
Des producteurs.
Des contacts.
Des habitudes d'entraide.
Et du temps.
Nous voulons progressivement permettre à des groupes locaux de se constituer, de se connaître, d'échanger leurs bonnes adresses, leurs compétences, leurs productions, leurs outils et leurs coups de main.
Pas pour attendre la fin du monde dans une cave avec 400 boîtes de sardines.
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Mais pour vivre mieux maintenant et être beaucoup moins fragiles demain.
Parce que l'autonomie ne consiste pas à vivre seul.
C'est exactement l'inverse.
L'AUTONOMIE INDIVIDUELLE EST LIMITÉE.
L'AUTONOMIE COLLECTIVE, ELLE, DEVIENT UNE FORCE.
Et si plus d'un million de vues en quelques semaines montrent quelque chose, j'espère que c'est cela :
nous sommes de plus en plus nombreux à avoir envie de reprendre une partie de notre vie en main.
Alors ne restez pas simplement derrière votre écran à mettre
.
Parlez à vos voisins.
Cherchez vos producteurs.
Retrouvez les savoir-faire.
Plantez.
Apprenez.
Réparez.
Échangez.
Créez votre petit réseau.
Nous, de notre côté, nous allons continuer à construire les outils pour aider ces groupes locaux à naître et à fonctionner.
Sans grand soir.
Sans tambour.
Sans attendre la permission de sauver ce qui peut encore l'être.
Doucement.
Localement.
Intelligemment.
Mais sûrement.
Parce qu'au fond, l'autonomie n'est pas de pouvoir vivre sans les autres.
C'est de pouvoir vivre avec eux sans être entièrement à la merci du système.
Les plus convaincus sur notre association, nous partageons tous les savoirs entre nous, et c 'est de l 'or. pas de bagarres, que des gens qui se connaissent et se respectent dans leurs différences qui nous enrichissent tous.
L 'autonomie est la clé de notre futur, il suffit de le taper sur google...
Martine Montvernay
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