Là-Haut

"L'autonomie est la clé de notre futur"

Thierry LEDRU Par Le 25/08/2026 0

Ce texte est issu d'une personne (Martine MONTVERNAY) oeuvrant dans l'association "L'autonomie est la clé de notre futur".

Pour ceux et celles qui suivent mon blog depuis un certain temps, vous comprendrez que j'adhère intégralement aux propos ci-dessous.

A la fin de l'article, j'ai mis le lien vers l'association et le bulletin d'adhésion. 

 

 

L'autonomie est la clé de notre futur (cliquez sur le titre)

S͏s͏o͏o͏e͏t͏r͏d͏p͏n͏u͏6͏c͏4͏6͏i͏c͏9͏8͏c͏u͏9͏u͏5͏3͏0͏7͏5͏ ͏5͏g͏1͏l͏a͏f͏0͏5͏3͏1͏i͏4͏4͏l͏1͏i͏c͏0͏a͏g͏c͏l͏0͏l͏9͏h͏t͏8͏t͏g͏u͏  ·

 

Ce qui disparaît en premier quand la normalité se rompt

On imagine toujours la rupture de la normalité avec des images de cinéma : plus d’électricité, des rues désertes, trois types en treillis qui se disputent la dernière boîte de raviolis.

Dans la vraie vie, c’est généralement beaucoup plus banal.

Le premier matin, on cherche des piles.

Le deuxième, un briquet.

Le troisième, on découvre qu’avoir vingt kilos de farine sans pouvoir cuire quoi que ce soit constitue une forme assez élaborée de décoration intérieure.

Une rupture de la normalité n’est d'ailleurs pas nécessairement l’effondrement de la civilisation. Une tempête, une inondation, une panne électrique prolongée, une route coupée, une grève logistique ou simplement quelques jours sans approvisionnement peuvent suffire à révéler à quel point notre confort quotidien repose sur une mécanique dont nous ne voyons plus les rouages.

Et certaines choses deviennent alors extraordinairement précieuses.

Le feu : avant la nourriture, la possibilité de la cuire

Allumettes, briquets, pierre à feu, amadou sec, allume-feu : il faut plusieurs moyens indépendants de produire une flamme.

Un briquet coûte aujourd’hui quelques euros. Lorsqu’il est le dernier moyen disponible pour allumer le poêle qui chauffe la maison et fait bouillir l’eau, sa valeur économique devient soudain très théorique.

Mais posséder des briquets ne suffit pas.

Il faut savoir allumer un feu avec du bois médiocre, conserver du petit bois au sec, préparer son combustible, utiliser correctement un poêle et entretenir un conduit.

Le véritable stock, c’est encore le savoir-faire.

Le sel : le petit caillou qui a fait des empires

Le sel paraît tellement banal qu’on oublie ce qu’il représente.

Pendant des siècles, il fut une richesse stratégique. On l’a taxé, transporté sur des centaines de kilomètres, stocké et parfois trafiqué au péril de sa liberté.

Pourquoi ?

Parce qu'avant le réfrigérateur et le congélateur, le sel était notamment un moyen majeur de conservation des aliments, avec le séchage, le fumage, la fermentation, le sucre ou le vinaigre selon les produits.

Quelques kilos se conservent très longtemps s'ils restent au sec.

Mais là encore, stocker ne suffit pas : apprendre à saler correctement, saumurer, sécher et fermenter vaut davantage que cinquante vidéos enregistrées quelque part sur un téléphone dont la batterie est morte.

La petite pharmacie

Antiseptiques adaptés, compresses, bandes, sparadrap, pansements, thermomètre, sérum physiologique, gants, pince à échardes et médicaments usuels dont on connaît réellement l'emploi.

Et surtout : les traitements personnels prescrits ne doivent jamais être oubliés dans un plan d'autonomie.

La pharmacie domestique doit être gérée comme le garde-manger : dates vérifiées, produits identifiés, notice conservée, renouvellement régulier.

L'autonomie médicale a cependant une frontière : elle ne transforme pas un particulier en médecin. Le but est de pouvoir gérer les petits incidents et tenir pendant une perturbation, pas de jouer au chirurgien de campagne sur la table de la cuisine.

L'hygiène : le savon devient soudain un produit stratégique

Savon, lessive, bicarbonate selon les usages, brosses à dents, produits d'hygiène, matériel permettant de maintenir mains, linge, cuisine et sanitaires propres.

Nous apprenons également au Pôtonome certains savoir-faire permettant de fabriquer des produits simples, notamment le savon et des produits d'hygiène courante.

L'hygiène n'est pas un luxe de société prospère.

Quand l'eau, l'assainissement ou les déchets deviennent difficiles à gérer, elle devient au contraire une question sanitaire fondamentale.

Il faut également penser à ce dont les listes de survie écrites autrefois par des hommes oubliaient assez commodément l'existence : les règles.

Protections périodiques lavables, sous-vêtements adaptés, savon et possibilité de faire bouillir ou laver correctement le textile constituent une autonomie très concrète.

L'électricité : quelques watts peuvent changer une journée

Lampes rechargeables, batteries, piles, chargeurs, petits panneaux photovoltaïques, batteries externes, radio autonome ou à manivelle : l'objectif n'est pas nécessairement de reproduire toute la consommation électrique d'une maison moderne.

Il faut d'abord préserver les fonctions essentielles :

éclairage, communication, information, recharge d'un téléphone, éventuellement pompage de l'eau et alimentation de quelques équipements indispensables.

Et il faut conserver une solution qui fonctionne sans électricité.

Car la batterie de secours qui nécessite une prise électrique pour être rechargée pendant une panne de réseau prolongée possède un certain sens de l'humour.

Les semences : une monnaie qui se reproduit

Les graines et semences reproductibles constituent probablement l'un des patrimoines les plus intelligents à conserver.

Mais posséder des sachets ne suffit pas.

Il faut savoir semer, récolter, sélectionner, sécher, identifier et conserver les graines jusqu'à la saison suivante.

Certaines plantes se croisent facilement. Certaines semences perdent rapidement leur pouvoir germinatif. D'autres se conservent plusieurs années dans de bonnes conditions.

Une grainothèque sans connaissances horticoles est une bibliothèque dont personne ne sait lire les livres.

La graine est précieuse. Le savoir qui permet de la reproduire l'est davantage encore.

Café, thé et ersatz : le confort compte aussi

Le café n'est évidemment pas indispensable à la survie.

Essayez néanmoins d'expliquer cela un lundi matin à quelques millions de Français.

Dans une situation de pénurie durable, café, thé, chocolat et autres produits importés peuvent rapidement devenir rares et donc servir d'objets d'échange.

Mais l'autonomie consiste aussi à connaître ce qui pousse autour de nous : tisanes, plantes aromatiques et différents substituts traditionnellement employés.

Nos arrière-grands-parents connaissaient quantité de solutions que la société d'abondance nous a fait oublier.

Les outils : revenir au muscle

Scie à main.

Hache et hachette.

Marteau.

Pinces.

Tournevis.

Clés.

Bêche, pelle, pioche, serpe, sécateur.

Aiguille, fil solide et matériel de réparation.

Affûtage.

Parce qu'une magnifique visseuse électrique avec deux batteries vides finit par devenir un presse-papier remarquablement sophistiqué.

Il faut donc posséder des outils manuels et savoir s'en servir, les réparer et les affûter.

Produire de l'énergie autrement

Savoir exploiter différentes sources d'énergie disponibles localement — solaire, bois et, dans certains projets adaptés, biogaz — permet de ne pas dépendre d'une seule solution.

Nous travaillons également sur ces questions dans nos activités d'autonomie.

Mais avec une règle essentielle : combustible, gaz, combustion et monoxyde de carbone ne pardonnent pas l'improvisation. L'autonomie intelligente n'est pas celle qui remplace EDF par les pompiers.

Retrouver la lumière

Bougies, lampes rechargeables, lampes solaires et, lorsqu'elles sont utilisées dans des conditions adaptées et sûres, certains éclairages à combustible.

Une lampe individuelle par personne est beaucoup plus pratique qu'une unique lampe familiale que tout le monde cherche simultanément.

Et quelques heures sans éclairage suffisent à comprendre une chose que nos ancêtres savaient parfaitement :

la lumière est un confort immense.

L'alcool : historiquement polyvalent, mais pas médicament miracle

L'alcool fort a longtemps été conservé dans les foyers pour différents usages et peut également devenir un produit d'échange.

Il faut néanmoins être précis : boire de l'alcool pour remplacer un véritable antalgique est une mauvaise stratégie médicale. Il peut altérer le jugement, favoriser les accidents et interagir avec des médicaments.

La connaissance des fermentations fait en revanche partie des très anciens savoir-faire alimentaires humains.

Pour la distillation, il faut aussi tenir compte des règles françaises applicables : fabriquer un alcool distillé n'est pas juridiquement la même chose que faire du vin, du cidre ou une fermentation alimentaire.

Et puis viennent les choses ridicules… jusqu'au jour où elles manquent

Papier toilette.

Mouchoirs.

Sacs-poubelle.

Seaux.

Ficelle.

Lingettes lavables.

Aiguilles.

Fil.

Savon.

Gants de travail.

Récipients avec couvercle.

Ce sont les petites intendances qui rendent une situation difficile supportable.

Et les déchets méritent un véritable plan : tri, stockage temporaire, compostage de ce qui peut l'être et filières appropriées. Brûler ses déchets au fond du jardin n'est ni une solution générale, ni anodin sur le plan sanitaire et réglementaire.

Mais il manque encore quelque chose à toutes ces listes.

On peut stocker 200 briquets.

Ils finiront par être vides.

On peut stocker du savon.

Il finira par être utilisé.

On peut remplir un congélateur.

Sans électricité, il peut devenir en quelques jours un problème plutôt qu'une réserve.

L'autonomie véritable commence donc lorsque nous passons de :

« Qu'est-ce que je dois acheter ? »

à :

« Qu'est-ce que je dois savoir faire lorsque je ne pourrai plus l'acheter ? »

Faire du feu.

Rendre une eau utilisable et, lorsque nécessaire, potable.

Cultiver.

Récolter ses graines.

Conserver les aliments.

Cuisiner avec peu d'énergie.

Réparer.

Coudre.

Affûter.

Entretenir les outils.

Produire un peu d'électricité.

Maintenir une hygiène correcte.

S'organiser avec ses voisins.

Et surtout transmettre ces compétences.

C'est exactement la philosophie que nous voulons développer au Pôtonome et dans nos universités d'été : ne pas transformer les gens en collectionneurs anxieux de boîtes de conserve, mais leur redonner des savoir-faire.

Car dans une rupture durable de la normalité, le plus riche n'est pas nécessairement celui qui possède le plus gros stock.

C'est souvent celui qui sait encore faire quelque chose lorsque le stock est terminé.

Pensez y avec quelques euros, quand vous ferez les brocantes, les petits outils qu 'on oublie dans un coin, ça fait des années que 'j ai 200 boites d 'allumettes, elles sont rangées, au cas où...

et bien des choses comme ça....

Martine Montvernay

 

Adhésion 2026 L'Autonomie est la Clé de Notre Futur

 

par L' autonomie est la clé de notre futur

Adhésion valable du 01 janvier 2026 au 31 décembre 2026

Cette association a pour objet, l ‘aide et l ‘apprentissage de l’autonomie dans tous les domaines de la vie sans aucun but lucratif. L’ensemble des actions est totalement gratuit, bénévole et humanitaire. Des partenariats sont mis en place afin d ‘œuvrer contre le gaspillage et lors de commandes groupées. L ‘association est apartisane et sans religion. Le seul but est le bien-être humain,animal et de la terre, dans le respect du développement durable.

L'adhésion annuelle minimum est de 20€ et comprend l'assurance RC pour les commandes groupées et les ramasses.

L'adhésion permet aussi de financer le fonctionnement de l'association, en particulier les frais pour le réseau potonome privé.

 Libre à ceux qui le peuvent de donner plus en solidarité pour les frais de l'association et de notre lieu de rencontre. Vous pouvez faire un don, déductible des impôts, ici :

https://www.helloasso.com/associations/l-autonomie-est-la-cle-de-notre-futur/formulaires/1

Ajouter un commentaire

Anti-spam