
Depuis que j'ai commencé la quadrilogie (qui sera donc une pentalogie), j'ai lu beaucoup de romans de dystopie. Il faudra d'ailleurs que j'en fasse une liste ici, un jour.
Il y a des éléménts que je ne rencontre pas, qui sont passés sous silence, ignorés, peut-être parce qu'ils relèvent de l'intimité ou que les auteurs ne veulent pas s'y arrêter, je ne sais pas en fait.
1) LES BESOINS NATURELS : Nous faisons tous caca. Et nous nous essuyons l'anus. Caca, anus, excréments, diarrhée, constipation, vers, gastro, sont des réalités. Nous avons besoin de papier toilette. Il n'est qu'à se souvenir de la ruée pendant le covid sur les présentoirs. La question est donc de savoir par quoi nous pourrions remplacer le papier toilette...En Asie, on trouve des petites douchettes mais cela suppose qu'il y a encore un réseau d'eau potable fonctionnel. Donc, il reste la bassine qu'on remplit au lavoir, à la fontaine, au ruisseau, à la rivière. Et l'idéal est d'avoir encore du savon.
2) LES RÈGLES MENSTRUELLES et les serviettes hygiéniques. S'il n'y a plus rien à vendre dans les magasins, il arrive un moment où le stock constitué par les femmes est épuisé. Plus de serviettes, plus de tampons, plus de cup menstruelles ou culottes menstruelles.
Comment faisaient nos arrières grands-mères ? Et bien avant encore ?
Les protections hygiéniques de la préhistoire à l'antiquité
https://www.elia-lingerie.com/pages/histoire-protection-hygienique#titre1
C’est en 1550 avant Jésus Christ que l’on retrouve une trace d’utilisation de protections périodiques. Pendant l'Antiquité, les techniques utilisées sont différentes en fonction des pays : pour les Égyptiennes, elles vont fabriquer une sorte de tampon, avec du papyrus ramolli. En Grèce Antique, pendant leurs règles, les femmes se protégeaient un peu comme elles le pouvaient : avec des bouts de tissus ou des petits bâtonnets enroulés de lin.
Les protections au Moyen-âge
Mais avec la religion, au Moyen-âge, il est devenu inconcevable que la gente féminine puisse introduire quoi que ce soit dans leur vagin pour se protéger pendant les règles. Elles avaient donc des jupons de règles pour essuyer le flux qui s’écoulait le long des cuisses. Dans les familles les plus aisées, on avait des chiffons pour les règles, appelés chauffoirs et maintenus grâce à des ceintures de tissus… La majorité de leur protection étaient “faites maison”. Tout cela était très peu pratique.
Certains historiens pensent même qu’à cette époque les personnes menstruées étaient contraintes de s’isoler pendant leur règles, ce qui est appelé le rite de réclusion menstruelle. Beaucoup pratiquaient un peu, de façon contrainte d’ailleurs, le flux instinctif libre.
À cette période, les connaissances du cycle menstruel sont également moindres (l’ovulation n’a été découverte qu’au 19ème siècle). Qui dit méconnaissance, dit peur et méfiance : à l’époque du Moyen- âge et de toutes les croyances dans les sorcières etc., les pertes menstruelles pouvaient être vues comme maléfiques, en particulier les règles abondantes ou des maladies gynécologiques (comme l’endométriose). D’autres pensaient que les règles étaient en revanche un signe de vie et de fertilité.
L'apparition des premières protections menstruelles modernes au 20ème siècle
C’est à la fin du 19ème siècle que sont apparus des ceintures sanitaires pour retenir des bandes de tissus. Ce sont notamment les travaux de Louis Pasteur avec la théorie des germes, qui a contribué à montrer l’importance de l’hygiène intime. Pendant la révolution industrielle, la machine à filer le coton permet de rendre le tissu beaucoup plus accessible pour tout le monde. Les ceintures sanitaires étaient des méthodes d'absorption beaucoup plus absorbante et confortable pour les utilisatrices. Avec cette invention, les serviettes sont donc lavables et réutilisables.
La première serviette hygiénique en 1920
C’est pendant la première guerre mondiale que des infirmières vont expérimenter l’idée de la ouate enroulée dans des compresses de gaze. En effet, elles se rendent compte que ce qui sert à soigner les blessures des soldats et notamment ce qui absorbe leur sang, serait aussi très utile pour absorber le flux menstruel. Ce seront les débuts des serviettes jetables.
C’est l’entreprise Kimberly Clark qui va mettre au point la première serviette sanitaire jetable en coton. Elles étaient tenues par des ceintures à la taille.
Le tampon jetable Tampax en 1930
Dans les années 1930, le médecin Carl Cleveland Haas va mettre au point les premiers tampons jetables qui seront commercialisés sous la marque Tampax. Au début de cette invention, certains mythes persistaient, beaucoup étaient persuadés qu’en utilisant des tampons, on allait perdre sa virginité : il était donc encore plutôt mal vu par la société d’introduire quelque chose dans son vagin.
Les protections hygiéniques réutilisable en 1960
C’est après la seconde guerre mondiale que le tampon va réellement être démocratisé. À partir de 1960, les personnes menstruées peuvent acheter sans soucis leurs protections jetables, qui par ailleurs deviennent de plus en plus pratiques. C’est une vraie révolution. Mais en 1979 surviennent des drames dus au syndrome du choc toxique et l’utilisation de tampon. Ce qui ne va pas empêcher la progression de cette méthode, mais plutôt renforcer les contrôles.
Même si la parole semble peu à peu se libérer aux sujets du cycle féminin dans la culture populaire avec l’arrivée des protections sanitaires jetables, les marques ont continué à faire régner le tabou autour des menstruations pendant longtemps : en effet, dans la publicité, le sang était remplacé par un liquide bleu.
Le protège-slip dans les années 2000
Au début des années 2000, des variations de la serviette hygiénique apparaissent, avec le protège-slip, variante plus légère et adaptée à la mode du sous-vêtement échancré du moment (tanga, string…).
Les méthodes lavables et réutilisables des protections classiques commencent à apparaître timidement : cup, serviettes réutilisables…
En 2022, un large panel de protections hygiéniques pour les femmes
Depuis quelque temps déjà, on assiste à une vraie prise de conscience de la toxicité et dangerosité de certains produits chimiques utilisés dans les protections jetables. C’est notamment en 2018, que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a publié un rapport présentant les substances chimiques retrouvées dans la plupart des serviettes et tampons conventionnels. Ces substances, même à faible doses, sont d’importants perturbateurs endocriniens et ont des effets cancérigènes. Résultat, plusieurs alternatives se sont démocratisées : la cup, les serviettes lavables et les culottes menstruelles. La composition de ces dernières est beaucoup plus saine.
3) LA CONTRACEPTION. Les pharmacies ont tiré le rideau, les hôpitaux sont vides, il n'y a plus de pilules contraceptives, plus de préservatifs, les femmes qui portaient un stérilet sont confrontés à un problème au-delà d'une certaine durée. Je n'ai pas trouvé d'informations sur l'impossibilité de retirer un stérilet par manque de personnel compétent...Quels risques ? Je n'en sais rien.
Suivant le modèle, un stérilet peut être gardé entre 4 et 10 ans et peut être retiré à n’importe quel moment par un gynécologue ou une sage-femme qui va alors tirer sur le fil attaché au bout du stérilet. Le retrait est indolore dès lors que le fil est accessible.
Le stérilet va glisser au travers du col dans le vagin pour être ôté.
Si le fil n’est pas accessible, il faudra alors avoir recours à l’hystéroscopie (endoscope qui se glisse dans le col et l’utérus) pour voir où le fil se trouve, puis l’abaisser et le retirer.
Il faut savoir qu’une fois le stérilet retiré il est possible de démarrer une grossesse dès le cycle qui commence.
Conclusions : Méthode OGINO : reconnue comme étant aléatoire / Abstinence / Pratiques sexuelles excluant la pénétration vaginale /
ALLUMER UN FEU : "Non, mais sérieux, tout le monde sait allumer un feu. Des allumettes ou un briquet et c'est bon."
Alors déjà c'est bien d'avoir du papier, sauf que le papier, tout le monde le garde pour remplacer le papier toilette et de toute façon, le stock va finir par être épuisé. Et il en sera de même avec les allumettes et les briquets. Bon et donc, comment on fait ensuite pour allumer le feu dans l'insert ou dans la cuisinière à bois ? Le papier, on peut le remplacer par des aiguilles de résineux, celles au sol qui sont bien sèches et des petites pommes de pin, des copeaux de bois très fins. Mais il faut une flamme et on ne peut pas utiliser une loupe le soir ou dans la maison. Alors, qui a une solution ? Faudra-t-il qu'il y ait "un gardien du feu" comme dans "La guerre du feu" ?
URGENCE CHIRURGICALE : inutile que je précise de quoi il s'agit. Une simple crise d'appendicite peut être fatale.
RUPTURE DE TRAITEMENT MEDICAL : la liste est longue et pointe doulureusement la dépendance d'un grand nombre de personnes.
Ces diverses problématiques sont bien évidemment décrites dans la pentalogie.
Il s'agit de se réveiller aujourd'hui pour être capable de survivre demain au cauchemar que nous avons engendré hier.
Bonne chance à toutes et tous :)
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