Toute la problématique du monde humain : le bruit. Non pas seulement le bruit dans son aspect auditif mais le bruit qu'il génère intérieurement au regard de toutes les folies qui nous assaillent quotidiennement.
J'ai beau vieillir, je n'y parviens pas.
A COEUR OUVERT
Les jours suivants, Diane confia l’épicerie à Madame Boulard et à son mari.
Elle emmena Paul visiter tous les horizons qu’elle aimait. Toujours cette solitude adorée et ce silence des hauts lieux.
Col de la Chaumoune. Ils avaient laissé la voiture au début de la piste et ils avaient marché deux heures avant d’atteindre la crête.
« Plénitude de l’unité », ton livre, tu en as un exemplaire ?
- Oui, bien sûr et « Le voyage intérieur » aussi mais je ne les mets pas dans ma bibliothèque. Je n’arrive pas à les ranger près de Krishnamurti, Prajnanpad ou Harding. Rien de comparable. Je ne suis qu’une béotienne qui tente d’éclaircir ce qu’elle porte. Ces gens-là éclairent le monde entier.
- De quoi parlent tes deux autres livres ?
- C’est toujours la démarche spirituelle. « Plénitude de l’unité » est une tentative d’identification de tout ce qui nous perturbe et qui pourtant nous appartient, tout ce qui vient entraver le bien être intérieur et qui demanderait une haute vigilance pour s’en libérer. Beaucoup de gens se plaignent de la difficulté de leur existence mais ils oublient d’observer les prisons qu’ils se fabriquent. « Le voyage intérieur » parle de l’exploration du soi lorsque les prisons sont identifiées et que l’individu s’en est extrait, pas nécessairement dans les faits mais au moins par l’entremise de la conscience. Là encore, beaucoup de gens refusent cet état de plénitude parce que ça leur semble totalement vide. Personne ne nous a enseigné à avancer dans ces horizons gigantesques. Ne serait-ce que le silence intérieur, lorsque les pensées se taisent et qu’il reste à découvrir la présence de l’énergie vitale. La clameur matérielle est un étouffoir du silence existentiel. Et ce monde moderne adore le bruit.
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