Les Maîtres. (2)

Je suis revenu ce matin sur cet ancien texte

http://la-haut.e-monsite.com/blog,les-maitres,197257.html

après avoir lu un article de Karl Renz... Presque de la colère devant ce flot d'affirmations.

"Tu es la liberté que tu recherches. Tu ne peux pas être en détention, tu ne peux pas être trouvé, tu ne peux pas être perdu, ni naître, ni mourir, tu ne peux pas être en prison et tu ne peux pas ne pas être en prison. Tu es inconditionnellement conditionnel et inconditionnellement inconditionnel. Tu ne peux jamais atteindre la liberté. Si la liberté était atteignable, ce serait une liberté conditionnelle. Si ce qu'est la liberté dépendait des circonstances, la liberté serait elle-même une circonstance. Conditonnelle et contrôlable. On pourrait se battre pour la liberté, et bel et bien obtenir un résultat, on pourrait gagner ou perdre quelque chose. Ce serait l'horreur."

Et bien tout ça ne me sert à rien. Et j'aimerais que ces "Maîtres" aient davantage d'humilité. (Je ne suis pas très humble en disant cela mais je suis fâché alors je me lance.)

Comme si cet état de plénitude, il suffisait d'en lire la recette pour nager dedans, comme si des phrases aussi péremptoires et absconses suffisaient à me délivrer, comme si toutes ces évidences étaient si simples à capter qu'il est vraiment ridicule que je surnage encore dans la fange excrémentielle de mon mental. Je suis vraiment un pauvre hère spirituel et borné, tout est si simple, comment puis-je passer à côté d'un tel bonheur, il faut vraiment adorer ses prisons pour refuser d'en sortir alors que la porte est ouverte, ah, non, c'est encore mieux que ça, il n'y a pas de prison ! Je n'avais rien compris...Enfin, si, il y a une prison mais en fait il n'y en a pas...Et je ne peux pas être perdu si je me libère étant donné que je ne peux pas me trouver, de toute façon il n'y a rien puisque je ne suis pas né et que je ne peux pas mourir, d'ailleurs je me demande bien pourquoi je continue à chercher dans ce néant la raison de ce néant étant donné que de ce néant ne peut naître que la conscience du néant...

 

Une remarque qui me vient soudainement : Que fait Mr Renz de l'argent qu'il gagne en vendant des ouvrages de ce type à des gens qui baignent dans le néant du rien totalement vide de plein ?

 

Je vais aller faire du vélo, tiens.

 

Commentaires (5)

Thierry
  • 1. Thierry | 16/09/2010

Bonjour à vous tous !Ca fait plaisir de voir des commentaires :) En tout cas, je ne suis pas tout seul à percevoir du flan dans cette bouillie de phrases, dans cette loghorrée "spirituelle"...Et si tout ça n'est qu'une carotte et bien je refuse d'être l'âne :))

daniel

bonjour françoise ! et ... bonjour thierry !

ah ... ça ... je l'piffe pas trop, non plus, mister renz ... je le ressens comme "pas vrai" ...



contrairement à nisargadatta, pae exemple ... hè !

@ la prochaine !

sunyata
  • 3. sunyata | 15/09/2010

bonjour

je comprend bien ton coup de gueule sur les "maitres",mais il faut bien comprendre que tout ceci n'est qu'une "grosse carotte".

bien cordialement

ps: et puis karl renz n'est pas pour moi en tout cas une référence, si il est question ici de maitre "avisé".

Thierry
  • 4. Thierry | 08/09/2010

Un vilain et une vilaine :))
je me pose effectivement la question de l'authenticité de tout ça parfois...Tous ces maîtres qui trônent sur la félicité et qui se gaussent de la facilité du travail alors qu'on rame comme des forçats...Et eux, alors, ils n'ont jamais ramé ? Ils m'archaient sur les eaux sans doute...

Lajotte Françoise
  • 5. Lajotte Françoise | 08/09/2010

Que fait-il de l'argent...? Il en utilise une partie pour faire de la pub pour vendre encore plus pour avoir plus de sous pour faire plus de pub... Oh! Que je suis vilaine!!!
Voilà pourquoi je préfère vous lire vous, plutôt que certains maîtres:vous ne donnez pas de leçons, vous invitez à réfléchir et dans vos romans vous faites vivre toutes ces interrogations et tous ces ressentis, sans jamais imposer une quelconque vérité. Alors, au fond de moi, je sens qu'il se passe quelque chose d'important, une intime compréhention que je ne cherche pas forcément à décortiquer mais qui me porte et éclaire un esprit qui s'était assombri.
Merci.
Françoise.

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