Là-Haut

A la maison

Thierry LEDRU Par Le 29/07/2026 0

 

Il n'y avait qu'un tout petit potager quand on a acheté cette maison en mars 2025. J'ai tout de suite construit une pergola. L'expérience dans la Creuse pendant quatre ans nous a montré que l'ombrage est absolument indispensable désormais. Rien ne peut survivre en plein soleil. Des paillasses couvrent toute la surface et peu à peu toutes les plantes grimpantes, vignes, akabias, muriers sans épines, chèvrefeuille et autres "lianes" prennent la place. 

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Maintenant, l'ombrage ne suffit pas. Il faut également protéger le potager du vent chaud, celui qui fait l'effet d'un "sèche-cheveu" et pour ça il faut des arbres, beaucoup d'arbres, une barrière naturelle. 

Il n'y avait aucun arbre dans cette zone du terrain quand on est arrivé. Et très peu d'arbres sur l'ensemble de la propriété ( 1 hectare). On connait les bienfaits de l'agro-foresterie. Donc, on a planté, planté, planté et maintenant, on lutte pour que tout ça survive. Quatrième canicule... Le vent brûlant et les températures sont infernales.  

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La source nous sauve et quand elle ne donne plus assez, on prend sur le réseau. On ne devrait pas avoir besoin d'arroser autant mais si quelqu'un se souvient de quand date la dernière pluie, il a bonne mémoire...Sans ce vent brûlant, ça pourrait tenir mais imaginez qu'on vous passe un sèche-cheveu sur la tête pendant des jours et des jours. Les érables, les frênes, les chênes, les bouleaux, et même les robiniers faux-acacias ont déjà des feuilles sèches, brûlées, elles craquent dans les mains. Heureusement, on voit sous le paillage, des nouvelles pousses qui résistent. On espère qu'elles tiendront jusqu'à l'automne. La plupart des jeunes arbres sont ombragés par des tipis de planches qui les protègent du soleil et leur laissent quand même la lumière. J'ai vu sur le saule tortueux des feuilles qui dépassaient des planches griller en quelques jours alors que le reste de l'arbre tient le coup. Il faut qu'on les sauve, encore un été au moins et ils seront assez enracinés pour résister. Sauf au vent brûlant pour ceux qui seront isolés. Et donc, à l'automne, on va reprendre nos plantations en essayant de faire partir des arbres qui auront au moins un mètre de haut. Plus de résineux sauf les cèdres. Les autres, sapins et épicéas, ne tiennent pas, sauf s'ils sont ombragés. 

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Il n'y avait aucun arbre à cet endroit du terrain. Pour l'instant, ils survivent. Mais le sol est très "pauvre", les trois gros résineux qui bordent cette partie du terrain ne sont aucunement favorables pour l'amendement du sol. On couvre de broyat et à l'autome, on y dépose toutes les feuilles qu'on ramasse. Dans deux, trois ans, avec tous les feuillus qu'on a plantés, ça ira mieux. Pommiers, pêchers, abricotiers, muriers, saules, frênes, polownia, des amaranthes, des tournesols, oliviers châtaigners etc etc...Nourrir le sol, nourrir le sol, le couvrir, le protéger. Planter pour faire de l'ombre et protéger du vent. On est dans la phase cruciale. Si 90 % des plantations survivent, dans trois, quatre ans, on sera bien.

Si aucun incendie ne vient tout détruire... 

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