Création de ce blog, le 22 novembre 2009.
Un an aujourd'hui.
Un parcours important pour moi parce qu'il m'a vu affiner ce que je vis dans une démarche auto-réflexive que j'ai cherché à ne pas perdre sous les mots. Difficile équilibre à trouver dans cette mise en forme et la complète acceptation des phénomènes intérieurs. Comme j'aime les mots et leur usage, je me suis astreint à ne pas me laisser emporter par la "loggorhée" dont me parlait mon prof de français au lycée :) Un homme que j'ai profondément aimé et respecté.
Cela explique aussi mes périodes de retrait et de silence. Vaut mieux ne rien dire que de le dire mal ou dire ce qui n'existe pas. Il n'est pas question ici pour moi de remplissage et j'espère que je n'ai jamais donné cette impression de fausseté intellectualisée.
Je ne sais trop d'ailleurs quel est l'accueil réservé à toutes ces réflexions étant donné que les 13 000 visiteurs et les 30 000 pages lues ne laissent finalement que peu de commentaires. Je ne cherche pas d'explications à cette discrétion. J'imagine simplement qu'il est peut-être délicat pour la plupart de se dévoiler en témoignant d'une émotion à ces diverses lectures. Le plus important est à mes yeux ce que ça peut éventuellement générer en chacun et chacune. Une façon de communiquer en quelque sorte. J'ai supprimé mon premier blog par absence de commentaires en me disant que ça ne servait à rien. Et puis, ici, cette fois, j'ai trouvé une autre voie : c'est à moi avant tout que j'écris. Une façon d'éclairer ce que je porte. La formulation écrite nécessite une exploration profonde. C'est ce voyage qui m'importe. Ensuite, si quelqu'un y trouve un écho personnel, ça ne me regarde pas finalement. Je continue pour moi en pensant parfois à ceux et celles qui viennent y chercher un certain "partage".
Alors merci à vous pour votre présence.
Commentaires
1 Lajotte Françoise Le 23/11/2010
Bises,
Françoise.
2 Max Le 25/11/2010
Quant à mon blog, il est né pour de rire, juste pour accoupler les sons, les mots et les couleurs lorsque l'envie me pique. Je le mets régulièrement en pause au gré de mes voyages ou de la fatigue éclose au crépuscule des mois. Pour l'heure, il dort : j'écris un nouveau boutasson qui m'ennoie dans le XVIIIème siècle... Quelle lubie !
Depuis Là-haut, Thierry, tu entraineras forcément des âmes perdues dans les braies de ta neige. Accrochons-nous les uns aux autres, c'est la seule façon de sortir vivants des avalanches du temps moderne !
3 Thierry Le 25/11/2010