J'écris ce que je suis ou l'inverse.
Ce que je suis nourrit mes écrits.
De "Vertiges" à la quadrilogie, je sais que j'ai changé et mes écrits m'accompagnent.
"Là-Haut" et à "A coeur ouvert", c'est l'amour de la vie.
"Jusqu'au bout", c'est la révolte mais la nature apaise et l'amour réjouit.
"Kundalini", c'est l'amour dans son entièreté. Physique, existentiel, émotionnel, intellectuel et au-delà de la raison.
"Les héros sont tous morts", c'est la violence des hommes.
Et maintenant, les trois tomes qui suivent, c'est la violence de l'humanité toute entière. Et l'histoire des quelques individus qui résistent à cette folie.
Je sais que mes lectures ou les vidéos que je visionne contribuent à renforcer cette conscience que nous tous, humains, sommes devenus des prédateurs, fondamentalement des prédateurs. D'exister suffit à porter atteinte à la vie, à divers degrés bien entendu, mais c'est inévitable.
Je n'aime pas l'humanité, non pas a priori mais par vieillesse. Ce qui exlique pourquoi je vois aussi peu de monde. Je ne veux pas venir nourrir ce désamour par des rencontres néfastes.
« Quand tu regardes longtemps dans un abîme, l’abîme regarde aussi en toi. » Nietzsche.
La profondeur de cet abîme, on ne l'imagine pas en fait. On s'y habitue, au fil des ans et puis, un jour, on réalise que cette impression était fausse. C'était du dégoût qu'on ne voulait pas laisser remonter.
Et donc, j'écris le tome 4, tout s'est effondré, l'humanité est en lambeaux et la nature embellit jour après jour.
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