"Nous ne voyons jamais les choses telles qu'elles sont; nous les voyons telles que nous sommes." Anaïs NIN
Une évidence pour moi.
Les individus qui se désintéressent totalement de l'état de la planète sont-ils fondamentalement des gens insousciants ?
Les individus, comme moi, qui ne s'intéressent quasiment plus qu'à ça sont-ils fondamentalement des gens angoisssés ?
Pour ma part, je répondrais que je n'éprouve aucune angoisse au regard de l'avenir mais essentiellement de la tristesse. La conscience d'un épouvantable gâchis.
Je rappelle juste un fait :
Comparatif de la biomasse : humains, animaux d’élevage et animaux sauvages
Répartition globale de la biomasse des mammifères terrestres
Humains32 % : L’être humain représente un tiers de la masse totale des mammifères.
Animaux d’élevage 65 % : Les bovins, chevaux, porcs, poulets, etc. constituent la majorité de la biomasse animale.
Animaux sauvages 3 % : La biomasse des mammifères non domestiques ne représente qu’une petite fraction.
Les humains et les animaux d’élevage combinés représentent 97 % de la biomasse totale des mammifères, tandis que les animaux sauvages ne représentent que 3 %
.
Tendances historiques (2 derniers siècles)
La biomasse du bétail a augmenté de 400 % depuis 1850, reflétant l’expansion de l’élevage industriel.
La biomasse des mammifères sauvages a diminution de 70 % sur la même période, indiquant une perte massive de la faune sauvage.
Cette évolution montre que la domination humaine sur la nature s’est traduite par une augmentation massive de la biomasse domestique au détriment de la biomasse sauvage
.
Implications
La supériorité numérique de la biomasse domestique (humains + élevage) sur la biomasse sauvage souligne l’impact profond de l’activité humaine sur les écosystèmes.
La forte croissance de la biomasse du bétail, combinée à la diminution de la biomasse sauvage, accentue les pressions sur les habitats naturels et la biodiversité.
Les chiffres montrent que la plupart de la masse animale sur Terre est désormais liée à l’élevage et à l’activité humaine, tandis que la faune sauvage constitue une fraction marginale.
En résumé, les humains et les animaux d’élevage dominent la biomasse des mammifères terrestres, représentant ensemble 97 % de la masse totale, alors que les animaux sauvages ne représentent que 3 %. La biomasse du bétail a explosé de 400 % tandis que celle des mammifères sauvages a chuté de 70 % au cours des deux derniers siècles.
L'humanité a fait de cette planète un garde-manger.
Ce qui n'empêche pas une partie de la population mondiale de souffrir de faim, ce qui rend le constat encore plus effrayant.
Cette réalité que je constate, j'en prends note parce qu'elle atteint ce que je suis.
Si les individus qui en connaissent la réalité ne changent rien à leur mode de vie et continuent à participer à cet état de fait, sans qu'aucun problème de conscience ne vienne les questionner, c'est que "l'égo encapsulé" a davantage d'importance que tout le reste.
Quant à ceux ou celles qui viendraient évoquer le fait "qu'ils ne savaient pas que c'était si grave", je dirais juste que c'est désolant.
Quant à ceux et celles qui argumenteraient leur indifférence en arguant que "de toute façon, c'est trop tard", je leur dirais juste de s'imaginer expliquer aux espèces en voie d'extinction, faune et flore, à chaque individu, qu'on ne peut plus rien pour eux.
Personnellement, quand je pense aux vanneaux qui ont disparu, j'ai juste envie de pleurer. Et si je me mets à penser à la liste des espèces intégralement disparues, j'ai juste envie de me saouler.
Menaces - protection
♂ adulte plum. nuptial
Quasi
menacé
Le Vanneau huppé a souffert par le passé de l'intensification de la pression humaine sur les espaces sauvages "améliorables" et du drainage des terres humides. Cette pression reste un problème de nos jours, particulièrement le retournement des prairies au profit de la culture, l'élevage étant moins rentable. L'amélioration des prairies restantes par roulage, drainage, application d'engrais inorganiques est un autre problème.
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