Voilà un projet qui pourrait bien refaire surface.
Non, je ne critique pas le solaire. On a seize panneaux solaires sur le toit de la maison.
Non, je ne suspecte pas un feu volontaire pour accélérer les démarches... Disons que certains financiers ne vont pas manquer de revenir à la charge. Le problème n'est ni le solaire, ni l'éolien, ni le nucléaire mais de savoir ce qu'on fait de l'électricité produite. S'il s'agit de s'en servir à des fins secondaires, alors je suis contre toutes les formes de productions électriques. S'il s'agit de les employer à des fins nécessaires, indispensables, incontournables alors, toutes les productions sont justifiables. Je n'inclus pas le charbon, bien évidemment. Le problème, c'est que nous, citoyens, n'avons aucun regard, aucun droit, aucune possibilité d'intervenir sur l'usage fait de l'électricité. Là encore, ce sont les gouvernants et par conséquent les financiers qui les dirigent qui restent les maîtres des choix. Il nous reste le choix d'économiser ou de gaspiller l'électricité qui nous est fournie. Là, en ce moment, pour éclairer mon clavier, j'utilise une lampe solaire sur pied, portable. (45 euros, 7 heures d'autonomie); Pas de télévision. La seule consommation électrique "secondaire", c'est celle de mon ordinateur et celui de Nathalie.
Le plus grand « méga-parc » solaire d’Europe sera-t-il construit en France en 2026 ?

Article publié le 18 septembre 2025
✅ Mis à jour le 4 janvier 2026
Au sud de Bordeaux, Horizeo devait devenir le symbole du solaire français. Engie et Neoen veulent y installer un méga-parc photovoltaïque de 820 mégawatts de puissance sur 680 hectares de forêt, soit l’équivalent de l’alimentation électrique de plus de 600 000 habitants. L’objectif officiel reste une mise en service en 2026, mais le projet est à l’arrêt depuis plus d’un an. La loi Zéro Artificialisation Nette (ZAN), qui limite les centrales solaires en forêt à 25 hectares, bloque ce chantier hors norme.
Les défenseurs de l’environnement dénoncent déjà la destruction d’un massif forestier unique en Europe et les pompiers du département alertent sur un risque d’incendie accru. Les porteurs du projet assurent que 2026 reste possible, mais tout dépend d’une décision politique qui se fait attendre.
Le chantier du « méga-parc » solaire en suspens
Les demandes d’autorisation ont été déposées en février 2024, mais l’enquête publique n’a toujours pas démarré. Le rapport sur la plateforme énergétique bas carbone et mise en compatibilité du PLU de Saucats, publié le 5 juillet 2025, souligne que « l’État n’a pas fait connaître sa position quant à l’inscription d’Horizeo sur une nouvelle liste de projets de grande ampleur ». La commune de Saucats rappelle aussi que le site consommerait près de la moitié de la capacité foncière prévue par le SCoT local, un chiffre qui alimente la polémique. Sans dérogation de la loi Zéro Artificialisation Nette (ZAN), impossible de dépasser la limite légale des 25 hectares.
Face à ce blocage, les dirigeants d’Engie et de Neoen ont durci le ton. Le 10 avril 2025, Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie, a déclaré au Sénat :
« Je serai bientôt contrainte d’y mettre un terme, malgré le soutien local et les millions d’euros déjà investis. »
Projet Horizeo en Gironde : vers un abandon du plus grand parc photovoltaïque de France ?

En juin 2025, Xavier Barbaro, PDG de Neoen, a ajouté :
« Tout est prêt, à la fois le projet et les zones de reboisement. Ce qui nous manque, ce sont les autorisations zéro artificialisation nette. »
Le gouvernement envoie des signaux ambigus. Michel Barnier, Premier ministre, s’est dit en novembre 2024 « favorable à une exemption de cinq ans pour l’industrie » et, le 1er octobre 2024, il a promis d’« adapter la réglementation de manière pragmatique ». Mais aucun texte n’a encore été adopté. La proposition de loi TRACE, adoptée en première lecture au Sénat en mars 2025, pourrait exclure les projets d’énergies renouvelables du calcul d’artificialisation, mais son parcours parlementaire reste incertain.
La forêt des Landes de Gascogne sous tension
Le site choisi se trouve au cœur du massif des Landes de Gascogne, l’un des plus grands ensembles forestiers d’Europe. Associations écologistes, chasseurs et syndicats sylvicoles redoutent la fragmentation des habitats et un risque accru d’incendie.
Les pompiers rappellent que des départs de feu ont déjà touché des parcs solaires du Sud-Ouest en 2018. Les promoteurs promettent de replanter le double de la surface défrichée, de créer des couloirs de biodiversité et d’installer un vaste système de batteries de stockage pour sécuriser la production, mais la contestation reste vive.

Forêt des Landes
Photovoltaïque : l’Europe avance, la France piétine
Pendant que le dossier girondin stagne, les projets de parcs photovoltaïque géants se multiplient en Europe. En Allemagne, la centrale de Witznitz a été raccordée en 2024 : 605 MW sur 500 hectares, construits en moins de deux ans et sans subvention publique.
Au Portugal, la centrale Fernando Pessoa, annoncée pour 2025, vise 1 200 MWc et deviendra la plus puissante d’Europe, capable d’alimenter près de 430 000 foyers.
En Espagne, la centrale Francisco Pizarro fournit déjà 590 MWc depuis 2022, et d’autres parcs dépassant le demi-gigawatt sont en préparation en Andalousie. L’Italie et la Grèce annoncent elles aussi des centrales de grande ampleur d’ici la fin de la décennie.
Ces chantiers montrent qu’une réglementation plus souple et des procédures rapides peuvent diviser les délais de construction par deux. Pendant que Berlin, Lisbonne ou Madrid renforcent leur indépendance énergétique, la France hésite. Chaque mois de silence administratif élargit l’écart et rend l’ouverture d’Horizeo en 2026 toujours plus hypothétique, malgré les engagements répétés de ses promoteurs.
Le pari économique inédit d’Horizeo
Le projet Horizeo représente un budget d’environ 600 millions d’euros, financé uniquement par des contrats d’achat direct avec de grandes entreprises, sans subvention publique. Les promoteurs défendent des économies d’échelle : un site unique de 800 MW coûterait environ 7 % de moins que cent petites centrales. Ce modèle prouverait la maturité économique du solaire français, mais chaque mois de blocage complique la signature des contrats et repousse la rentabilité.
Ce projet concentre plusieurs débats de la société française : urgence climatique contre protection des forêts, ambition industrielle contre blocage réglementaire… Les écologistes dénoncent un précédent qui pourrait ouvrir la voie à d’autres coupes massives dans les massifs forestiers. Les porteurs du projet maintiennent que 2026 reste possible, mais sans décision rapide du gouvernement, la plus grande ferme solaire d’Europe pourrait rester une promesse plutôt qu’un chantier.

Rémy Martineau
Originaire des Landes, je vis à Bordeaux depuis une quinzaine d’années. Passionné par le Sud-Ouest, je partage des actus et des bons plans pour faire découvrir la Nouvelle-Aquitaine. Voir les articles de Rémy Martineau →
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