Diabète, obésité, enfance......

LE DIABETE UNE PANDEMIE MONDIALE

Le mal du dos n’est plus le mal du siècle. Il est remplacé par le diabète, une véritable épidémie qui affecte actuellement près de 400 millions de personnes dans le monde. Et malheureusement, leur nombre est constante augmentation, et ce partout dans le monde.

L'explosion du diabète est mondiale. Près de 11.6% de la population adulte en Chine est diabétique. Aux Etats-Unis, où un tiers des adultes est obèse, le diabète prend également des allures d'épidémie avec 8.3% de la population atteinte. De même, pour les très riches pays producteurs de pétrole du Golfe persique (Arabie Saoudite, et Emirats arabes) où l'incidence varie de 13 à 19%. Dans la plupart des pays d'Afrique, 3 à 5% de la population est diabétique. L'Organisation Mondiale de la Santé prévoit qu'en 2030 le diabète sera la septième cause de décès dans le monde. La Fédération internationale du diabète estime qu'en 2015 environ 382 millions de personnes dans le monde étaient atteintes de diabète. Ce total devrait s'élever à 592 millions à l’horizon de 2035 (7 millions de personnes supplémentaires chaque année développent un diabète). Le marché actuel est dominé par quelques classes de médicaments et des besoins importants demeurent pour les médecins et les patients.

En France on compte aujourd'hui plus de 3 millions de personnes diabétiques (dont 92% de diabétiques de type 2), soit près de 5% de la population totale (dont environ 15% de la population adulte). Ce chiffre a augmenté de 90% en 10 ans entre 1999 et 2009.Selon les projections, si rien ne change, un Français sur dix sera touché par le diabète d'ici 10 ans. Cette augmentation sera pour moitié liée au vieillissement de la population et pour moitié liée à l'augmentation de l'obésité.

L’atteinte hépatique au cours du diabète de type 1 (DT1) est moins connue, mais peut survenir de façon précoce et constitue donc une des complications pouvant être rencontrée chez l’enfant. L’atteinte hépatique secondaire au diabète la mieux décrite et survenant principalement chez les patients diabétiques de type 2 (DT2) est la NAFLD « Non Alcoholic Fatty Liver Disease ». Ce terme comprend des formes allant de la stéatose simple à la stéato-hépatite non alcoolique « NASH », voire la cirrhose.

L’accumulation de graisse au niveau du foie chez les diabétiques de type 1 a longtemps été rapportée. À la différence de l’attention accordée à la NAFLD chez les diabétiques de type 2, l’étiologie, la prévalence et les conséquences de cette hépatopathie chez les diabétiques de type 1 restent mal comprises. Le manque d’attention pourrait être attribué à la plus grande prévalence du DT 2 par rapport au DT 1, et l’association du DT 2 à l’obésité, qui est un facteur de risque bien établi de NAFLD. Ainsi devant toute anomalie du bilan hépatique et lipidique chez un diabétique de type 1, il faut penser à la NASH qui peut se compliquer ultérieurement d’une cirrhose.

 CARACTERISTIQUES DU DIABETE
Qu’est ce que le diabète ?
Le diabète est caractérisé par une élévation anormale du taux de glucose dans le sang.
Le diabète de type 1 a pour origine une sécrétion insuffisante d'insuline par le pancréas, ce dernier détruisant peu à peu les cellules bêta où les ilots de Langerhans synthétisent l'insuline. Ce diabète se manifeste généralement dès l'enfance ou l'adolescence.

Dans le diabète de type 2, c'est la glycémie qui ne réagit plus à l'insuline sécrétée par le pancréas. Le glucose est alors mal utilisé par les cellules, expliquant l'élévation de la glycémie au-dessus des valeurs normales. Ce diabète se manifeste généralement après l'âge de 40 ans mais on commence à voir apparaître dans des populations obèses des cas d'adolescents et de jeunes adultes.

Le diabète de type 2 est le type le plus commun de diabète. Habituellement, il se produit chez les adultes, mais il se diagnostique vu de plus en plus chez les enfants et les adolescents. Dans le diabète de Type 2, le corps est capable de produire de l'insuline, mais cette dernière n'est pas en quantité suffisante ou bien le corps ne répond pas à ses effets, ce qui conduit à une accumulation de sucre dans le sang. Le diabète de type 2 est une cause majeure de maladies cardiovasculaires et rénales. Le nombre de personnes atteintes de diabète de Type 2 augmente rapidement dans le monde entier. Cette hausse est associée au développement économique, au vieillissement de la population, à l’augmentation de l'urbanisation, aux changements alimentaires, à la réduction de l'activité physique et à d’autres changements dans les modes de vie. Le marché pharmaceutique mondial du diabète de Type 2, dont 60 % est représenté par les antidiabétiques oraux, devrait passer de 31 milliards de $ en 2012 à 48,8 milliards de $ en 2021 (source: Institut Médical Statistique). 

Il existe aussi d'autres formes plus rares de diabète comme le diabète gestationnel (diabète temporaire qui survient chez 6% des femmes enceintes) ou le diabète MODY (Maturity Onset Diabetes Of the Young), un diabète lié à la mutation d'un gène qui représenterait 2 à 5% des diabètes non insulino-dépendants.

Prévention, traitements et médicaments

S'il n'est pas possible de prévenir le diabète de type 1, le diabète de type 2 s'attaque essentiellement aux personnes en surpoids. Maigrir ou maintenir son poids de forme en alliant alimentation équilibrée et activité physique régulière est encore la meilleure des préventions.

Pour le diabète de type 1, le corps ne fabriquant plus du tout d'insuline, l'unique traitement actuellement proposé est l'injection d'insuline.

Le diabète du type 2 est traité dans un premier temps par des mesures hygiéno-diététiques, puis on a rapidement recours à des traitements antidiabétiques dont l'efficacité n'est optimale que s'ils sont associés à une alimentation équilibrée et à une activité .
Certains médicaments peuvent être utilisés seuls ou en association avec d'autres antidiabétiques ou à d'autres classes de médicaments. Il existe trois grands groupes d'antidiabétiques :
- les médicaments de l'insulinorésistance : la metformine favorise l'utilisation du glucose par le foie (principalement) mais aussi par les muscles et les tissus adipeux (graisses), et diminuent la production de glucose par le foie.
- les insulinosécréteurs agissent sur la sécrétion de l'insuline par le pancréas. Il s'agit des médicaments des classes des sulfamides hypoglycémiants, des glinides, des analogues du GLP-1, des gliptines
- les inhibiteurs des alphaglucosidases (glucor, diastabol) ralentissent la transformation des glucides complexes en glucose et leur passage dans le sang.
Le diabète étant une maladie évolutive, des injections d'insuline sont parfois nécessaires lorsque les besoins en insuline ne sont plus couverts par la sécrétion du pancréas.

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