Rectificatif

"Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent!"

Je ne sais pas de qui est cette maxime mais je la trouve en tout cas particulièrement négative.

Je lui préfère : "Fais aux autres ce que tu aimerais qu'ils te fassent."

Au lieu de chercher à protéger les autres et par conséquent soi-même, il me semble plus positif de chercher à donner aux autres ce qui nous comblerait de bonheur. Au lieu de craindre les mauvais coups, je me tourne vers l'amour.

Au lieu de me méfier des autres, je me tourne vers leur beauté naturelle en proposant ce que je porte de plus beau.

 

La première citation reflète bien à mon sens ce monde de peur et de méfiance, ce monde de morale castratrice. Comme une menace proféré par un prêtre : "Craignez la colère divine si vous vous comportez mal."

Et si on se comporte convenablement, qu'en pense les prêtres ? Est-ce que ça va les perturber en les privant de cette autorisation à nous menacer ?

Dieu serait-il lui aussi perdu par ce don d'amour ? Difficile de l'imaginer. Il convient bien entendu de se défaire de l'image souillée du Dieu monthéiste. Je parle du flux vital, de l'Energie, de la Vie. Est-ce que la Vie serait menacée par cette offrande envers nos proches, non pas cette crainte de mal se comporter et d'être à notre tour maltraitée, mais cette communion de vie dans le respect immuable.

Mais qu'en est-il des gens qui se comportent comme des soudards, des barbares, des destructeurs ? Est-ce que je peux réellement me tourner vers eux en leur proposant mon amour ?  J'en connais de ces gens pour lesquels je n'éprouve qu'une infinie colère. Que dois-je faire envers eux ? Tout ce que je pourrais leur offrir de plus beau ne me sera sans doute jamais rendu. Mais est-ce que je dois attendre que ça le soit ? Ou bien me contenter de le faire, si l'occasion se présente, en les laissant ensuite décider de ce qu'ils peuvent en faire. Il m'arrive d'essayer.

La plupart du temps, je tente de les ignorer. Parce qu'il y a en moi des haines tenaces qui sont des appels à la violence. Non pas parce que ces gens me blessent mais parce qu'ils s'en prennent à des êtres sans défense : les enfants. Je crois que les gens que je hais le plus sont ces enseignants, assasins d'âmes d'enfants. Il y en a. Inutile de le nier. Ce sont nécessairement des gens qui souffrent pour dispenser autant de souffrance. Mais les enfants sont des victimes tellement fragiles. Je ne peux pas pardonner à ces gens. Ils ne devraient pas rentrer dans une classe.  Ce sont des vies entières qu'ils brisent.

"Ne fais pas aux enfants ce que tu aurais voulu qu'on ne te fasse pas quand tu étais à leur place."

Sans doute ce que je devrais leur dire.

"Fais aux enfants ce que tu aurais voulu qu'on te fasse quand tu étais à leur place."

Pour compléter et donner une piste.   

Commentaires (4)

Thierry
  • 1. Thierry | 13/10/2010
Dans ce système, tant que tu ne fais pas de fautes graves, ta note monte avec ton âge ! Comme si en vieillissant, on devenait nécessairement meilleur...Alors je monte, je monte, je monte, doucement alors que je m'oppose à tout :) Mais je m'en fiche, j'ai une bouée !Le bateau peut bien couler, je ne partirai pas avec lui au fond !
  • 2. | 13/10/2010
Il y a des métiers qui en disent long sur ceux qui les pratiques: l'infirme hier par exemple.
Dans ton exemple, c'est l'EN qui est le capitaine et qui ne repère pas le navire pourri et qui même vante sa qualité. Sauf que c'est un capitaine qui ne monte jamais sur le vaiseau et se fout de savoir si les matelots vont périr. Quant au vaiseau, visiblement, il n'est pas apte à se regarder lui-même, il aurait trop peur...
Magnifique ce que tu fais auprès des enfants, tu dois être très très mal noté... Un vaiseau non répertorié, non conforme!
Françoise.
Thierry
  • 3. Thierry | 13/10/2010
Entrer dans le corps "en saignant" ! A retenir cette formule...C'est très parlant.
Il n'y a tout simplement rien de réglé chez ces gens là. Ils n'ont rien cherché en eux-mêmes et ne font que reproduire ce qu'ils connaissent, ces famauex schémas de pensées dont je parlais ce soir. Pour faire un état des lieux encore faut-il connaître les pièces, les avoir explorées, identifier, parcourues en tous sens. Dès lors, on peut envisager de façon lucide et organisé une réhabilitation. Rien n'est possible sans ça. On reste enfermé dans un lieu et on subit les réactions qu'il génère. On pourrait comparer ça à un capitaine de vaisseau qui maudit la tempête qui détruit son bateau alors qu'il n'a jamais fait le tour de son navire pour en trouver les points faibles. Mettre ces enseignants là dans une classe, c'est les lancer au coeur d'une tempête alors que le vaisseau est en ruines. La tempête n'y est pour rien, c'est un élément naturel. le délabrement du navire par contre est de la responsabilité du capitaine. Au-dessus du tableau de la classe, j'ai affiché ça :
"Ne t'invente pas des armées d'ennemis pour excuser tes propres faiblesses." Les enfants comprennent très bien. Pas toujours les adultes. Il est plus simple d'être une victime.
Lajotte Françoise
  • 4. Lajotte Françoise | 13/10/2010
Beaucoup d'enseigants entre dans le corps "en saignant" et ont un règlement de compte à faire... je me suis assez vite aperçu que c'était mon cas. Je voulais faire justement le contraire de ce que j'avais vécu. Je n'arrive pas à comprendre comment fonctionne un humain qui veut absolument faire souffrir autant qu'il a soufert voire plus! Et comme je ne comprends pas, je n'admets pas. A quoi répondent-ils? Y a-t-il encore autre chose derrière tout ça, sans doute mais cela n'excuse pas? Ces personnes qui font le mal le portent sur leur visage, elles sont fermées, malheureuses? Peut-on faire comprendre que faire du bien, aimer simplement, ça rend terriblement heureux? Peut-on avoir peur de donner du bonheur et d'en recevoir?
Tu sauras peut-être m'éclairer.
Françoise.

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