TERRE SANS HOMMES : Imaginons.
- Par Thierry LEDRU
- Le 12/01/2026
- 0 commentaire
Imaginons qu'une entité secrète, genre Bilderberg ou autre (ça ne manque pas en fait) réalise qu'en laissant l'humanité se développer et exiger la continuité de la croissance, c'est l'entité elle-même qui sera sous la menace de sa disparition étant donné que la croissance représente le carburant menant nos sociétes consuméristes (et toutes les autres ) dans le mur.
Imaginons que cette entité à la tête de laquelle se tient l'homme le plus riche de toute l'histoire de l'humanité réalise que les bases de survie que chaque membre de cette entité à fait construire dans des lieux susceptibles de les préserver ne seront pas suffisantes pour les sauver et que les atteintes multiples à la vie sur Terre les condamneront.
Imaginons que cette entité, sous les ordres d'un maître tout puissant que personne n'oserait contredire décide de réduire considérablement la masse d'individus peuplant la Terre afin de stopper l'évolution destructrice du vivant tout en sachant qu'il est déjà trop tard pour les sauver eux-mêmes et qu'il s'agit avant tout de préserver la pérénité de cette entité elle-même, à travers les générations, comme il en a toujours été depuis des siècles et que les descendants de cette entité ayant survécu grâce au sacrifice de leurs aînés soit en mesure d'organiser une nouvelle humanité, un groupe humain dans l'adoration inconditionnelle de l'entité.
Imaginons maintenant que le chaos que cette entité déclenche en détruisant les éléments essentiels de l'ordre planétaire soit imité par la Terre elle-même, sans que personne n'y comprenne rien, et que le plan élaboré par l'entité échappe complètement à l'ensemble de ses membres.
Imaginons que plus rien ne soit sous contrôle.
Qui de l'homme solidaire du barbare est le plus à même de survivre ?
Comment concevoir une Terre habitée par des survivants éparpillés, n'ayant plus aucun contact entre eux, en dehors des voisins les plus proches ?
Comment se projeter dans un futur post apocalyptique quand une situation aussi inconnue n'a jamais été vécue ?
Je ne parle pas d'une période similaire à celle de l'après seconde guerre mondiale où tout ce qui pouvait contribuer à reconstuire le monde humain était disponible. Je parle d'un monde humain qui n'a plus accès à rien.
Ni pétrole, ni électricité.
Imaginez maintenant ce que cela signifie.
Voilà cinq ans que je lis tout ce qui existe dans le domaine.
Par le progrès, nous avons bâti un château de cartes.
Loin de moi l'idée de renier le progrès dans son utilité.
Je serai sans doute mort aujourd'hui si un chirurgien ne m'avait pas opéré. Et je sais bien qu'il en est de même pour des milliards d'individus. Le problème, ça n'est pas le progrès accompli depuis le début de la révolution industrielle, le problème, c'est que nous n'avons mis en place aucune limite, aucune barrière, aucun contrôle et que le mouvement s'autoalimente sans que personne ne soit en mesure de le stopper et que ce progrès a atteint un point haut, celui de la limite des ressources de la planète.
Il faudra bien qu'un événement se charge de mettre un frein, voire de déclencher un arrêt brutal. Car ce qui est certain, désormais, c'est que ça sera brutal.
Est-ce qu'il s'agira du réchauffement climatique et de ses multiples conséquences, est-ce que ça sera une crise économique systémique, une crise financière, des conflits majeurs déclenchés par des fous, est-ce que ça sera un mix de tout ça étant donné que tout est irrémédiablement lié ?
Je n'en sais rien mais voilà sur quoi je m'astreins à écrire depuis que l'idée d'écrire la suite de "Les héros sont tous morts" s'est invitée.
J'ai découvert cette video et cette musique il y a peu. Je la regarde et l'écoute, à chaque fois, avant de reprendre l'écriture.
LES HÉROS SONT TOUS MORTS (roman)
Ajouter un commentaire