"Tisserand du soleil."

Kathy Dauthuille a écrit ce livre sur les Kogis. Je me permets de vous le présenter.

 

 

http://www.neo-planete.com/2011/01/14/%C2%AB-tisserand-du-soleil-%C2%BB-hommage-a-la-tribu-des-kogis/

 

http://vivrevouivre.over-blog.com/article-36470554.html

 

Les Kogis vivent selon un mode semi-nomade, se déplaçant du niveau de la mer à 3500 m, selon les saisons.

Sous la forme de 36 mélopées, Kathy Dauthuille raconte la naissance d’une amitié entre le narrateur et un tisserand kogi.

Cette rencontre est à l’origine d’un dialogue qui nous introduit au cœur d’une culture méconnue, avec ses rituels, ses paysages montagneux et sa religion.

En voici un extrait :

« Il tissait le fil, tissait la vie, croisait ses pensées dans le cœur oublié du monde.

C’est dans le silence et avec lenteur, qu’il exprimait ce lien intense aux choses. Et c’est par cette alchimie primordiale que le tissu deviendrait sagesse, mémoire et vérité.

Comme tant d’autres de sa tribu, il filait à son tour le temps, sa destinée. Maintes fois il passa par la porte solaire pour reprendre le fluide, le courant, l’énergie.

Chaque fois que le fil blanc (mâle ou femelle) passait entre ses doigts, il clignait des yeux et semblait voir autre chose : sa vie, ou celle des autres, en un dédoublement d’images, de sons, d’odeurs…

Ainsi refaisait-il les mêmes gestes que ceux de son père, de son grand-père, depuis le jour où leurs ancêtres étaient sortis de l’œuf cosmique.
Avec amour et attention, il reproduisait les gestes immuables sur ce métier qu’on lui avait transmis comme l’on transmet un objet sacré, une mémoire.

Il était bien là, ce lien magique qui le reliait à toute la lignée depuis la première aube.

Je restai là, à l’observer, craignant de bouger de peur de le déranger, de créer des fluctuations dans les ondes qui l’entouraient et flottaient ; je craignais d’entrer dans un monde secret auquel ne n’avais peut-être pas droit.

Pourtant, il ne disait rien, ne manifestait rien de spécial dans sa gestuelle qui aurait pu marquer une insatisfaction à mon encontre. Et tout à coup, son regard fixa le mien comme au-delà de toutes les apparences, un regard sûr, avec quelque chose tout à la fois de léger, d’innocent, de serein. Il exprimait la bienveillance et j’en fus touché.

Et quelque part une voix intérieure me dit clairement : « Je sais que tu es là… j’ai compris. »

 

Une ITW d'Eric Julien, le fondateur de l'association "Tchendukua", qui oeuvre à la défense des Kogis.

 

http://www.neo-planete.com/2010/06/21/eric-julien-engage-pour-la-defense-de-la-tribu-des-kogis

 

Merci à Kathy.

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