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Un texte admirable.

Par Le 09/09/2013

Sur le site IPAGINATION.

TEXTE DE JACQUELINE WAUTIER


http://www.ipagination.com/textes-a-lire/afficher/tete-de-bois-par-jacqueline-wautier


Tête-de-bois

Par Jacqueline Wautier, Le 09/09/2013 à 11:09

C’est un petit soldat digne     – Digne ? Digne !

Quoi qu’il fasse, il le fait jusqu’au bout.

Quoi qu’on lui ordonne, il obéit à tout.

Sourd à lui-même comme à ses peines, jamais il ne proteste ;

Dur à la tâche et sans relâche, toujours il se presse.

Volonté et courage constamment l’emportent ;

Application et soumission sans frein le portent.

 

C’est un petit soldat digne     Digne ? Digne !

C’est un petit soldat seul       – Seul ? Seul !

Mais il est fier de son caractère bien trempé.

Fier de sa force sans lâcheté ;

De sa vaillance sans errements ;

De son obéissance sans tourments.

Si ses amis l’appellent Tête-de-bois, ils en parlent en baissant la voix.

 

C’est un petit soldat seul        – Seul ? Seul !

Sur les champs de batailles, dans les prés sans semailles, sous les pierres et grenailles, il sera fort.

Des batailles en pagaille aux semailles de tripailles, pris sous les feux et mitrailles, il sera sans remord.

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Un jour arrive son matin, débute son combat : il reçoit fusil, bottine et gros barda.

Son chef lui dit :

« Plein feu sur l’ennemi    – ils n’ont pas le même habit !

Haro sur les mécréants     – ils n’ont pas le même accent !

Droit sur les sauvages       – ils vivent sur d’autres rivages !

Sus aux vauriens              – ils ne mangent pas le même pain !

Malheur aux voleurs        – ils n’ont pas les mêmes valeurs !

Mort aux hommes-chiens – ils ne nous ressemblent en rien !»

 

Il s’en va ainsi vers une guerre sans rime dont il ignore la raison.

Une campagne pour des prunes qui nourrit tant de rancunes ;

Un conflit de malheurs où l’on perd la raison.

S’en va mener le combat des autres qui en attendent fortune ;

Faire une guerre immonde où l’on meurt pour de bon.

 

Pourtant, sous son habit étrange, l’ennemi a les mêmes tourments ; et derrière leur accent étonnant, ceux que l’on dit mécréants perdent pareil sang.

En outre, maisons de terre, maisons de toile, les sauvages se lèvent au même matin ; aussi, galettes blanches ou pains gris, les vauriens souffrent semblables chagrins.

Au vrai et de source sûre, terre commune ou privée, voleurs ou possesseurs tremblent des mêmes peurs ; et  blanc délavé ou noir appuyé, chiens fuyants ou chats dormants, les humains connaissent un sort équivalent.

Car tous les hommes connaissent la même mort.

Toutes les âmes, toutes les humeurs, qu’elles chantent en ut, qu’elles chantent en ré, qu’elles pensent dans leur langue ou dans la tienne, partent d’un même cœur, d’un même esprit…

 

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C’est un petit soldat las        – Las ? Las !

Et par une nuit trop noire où se perdent les espoirs, sous la futaie il s’allonge et dans l’herbe se repose.

Cependant, en ce sommeil lourd qui oublie le temps pour gommer le désespoir, une énorme araignée tisse sa toile autour de ses pieds alignés ; elle fait tant et si bien, se démenant sans fin, que le héros reposé ne peut bouger ni le doigt ni la main :

– Pourquoi donc me ficeler de la sorte, demande-t-il, tout chagrin ?

– Tu étais sur mon chemin, répond-elle l’air malin.

– Est-ce là raison suffisante, petite insolente ?

– C’est la raison du plus fort, soldat qui dort. Ou peut-être ton destin ? Hasard et circonstances jouent souvent notre sort à la croisée des chemins. Pour tisser je suis née, pour combattre tu es fait.

– Absurde… ronchonne le guerrier solidement ligoté.

– Sais-tu, reprend-elle l’air taquin, pourquoi tu as combattu ces hommes à toi semblables, soldat implacable ?

– Ce sont les ordres, vilain cloporte…

 

L’araignée se tait ; continuant son labeur et consolidant son œuvre.

Enfin, satisfaite, elle s’endort avant que sonne l’heure.

Notre soldat se tient coi, surpris ma foi par cette situation inédite.

Et longtemps il médite sur ce hasard curieux qui l’a livré à ce tisserand bizarre   –réfléchissant à ces questions dignes vraiment que l’on cogite.

Ainsi pensant, il ne voit pas venir à lui une souris hilare :

– Qu’as-tu, soldat sans gloire, pour rester sur ce grabat digne d’un loir ?

Il tressaute, louche, et découvre, béat, l’animal sur son bras :

– Peux-tu m’aider ?

– Assurément, je le peux : en deux coups de dents tu seras délivré, prêt à l’élan !

 

Les souris rongent avec entrain, c’est connu d’avant guerre.

Un coup par-ci, trois par là, et voici libre le fada qui, de surprise, en reste sur son derrière.

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Qu’il ait rêvé, qu’il ait pensé, nul ne le sait ; mais c’est un petit soldat libre désormais        – Libre ? Libre !

Enfin il a compris : hasard ou aléas font le rival ou l’ami.

Enfin il a saisi : au soleil comme à la pluie, le malheur seul est ennemi.

Quoi que l’on dise, quoi que l’on veuille, du nord ou du sud, le deuil toujours nous réunit : tête nue ou corps voilé, la mort sans distinction nous engloutit.

Même une souris l’avait compris, la vie n’a pas de prix…

Même l’araignée lui avait suggéré, l’homme seul a de la valeur.

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C’est un petit soldat libre     – libre ? Libre !

De cette aventure il ne garde nulle blessure, mais de l’essentiel il a pris la mesure.

 

C’est un petit soldat tendre   – Tendre ? Tendre !

Quoi qu’il fasse, il le fait tout doux.

Quoi qu’on lui demande, il réfléchit à tout :

Aux déraisons de la raison quand elle oublie le sens de ses interrogations.

Aux questions qui restent en suspension quand des parenthèses étouffent les émotions…

 

C’est un petit soldat heureux  – Heureux ? Heureux !

Il s’émerveille de tout, de tout…

De la saveur du temps et du goût du vent.

C’est un petit soldat joyeux, et toi ?

 

Ce texte est extrait du recueil "Contes et fables d'une Terre presque ronde", Edilivre

 

Pédagogie différenciée.

Par Le 07/09/2013

..." s'épanouir dans la société..."

Je dirais davantage "changer la société"...Car s'épanouir dans une société malade n'est pas un signe de bonne santé.


»La (R)évolution des Colibris»Révolutionner l'éducation

http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/revolutionner-leducation/le-plan-education

Le Plan Éducation

 

GRANDE DIRECTION À 50 ANS

Accompagner chaque être humain dans la découverte de lui-même (de ses aptitudes, de ses talents), des autres (vie sociale, règles…) et lui transmettre les savoirs et connaissances dont il aura besoin pour s'épanouir dans la société et relever les défis du siècle.

AXE #1 : Libérer l’école

Permettre aux établissements, aux enseignants, de mener des démarches pédagogiques ouvertes sur les savoirs intellectuels autant que manuels, sensibles, relationnels ; d'explorer des pédagogies adaptées à leurs élèves. Permettre aux chefs d'établissement de choisir leur équipe pédagogique. Permettre aux enseignants d'être des chercheurs en pédagogie. Faire entrer à part entière l'enseignement de la coopération, de la communication interpersonnelle, la connaissance de soi, dans les matières enseignées.

AXE #2 : Libérer les élèves

Placer l'élève et non les savoirs au centre du système scolaire. Faciliter et rendre libre et égaux les choix d'instruction : école publique, privée, école à la maison, etc. Permettre à chaque élève de choisir progressivement son "plan d'étude" : les matières et les disciplines qu'il va étudier, dès le plus jeune âge. Horizontaliser l'enseignement pour que les enseignants ne soient pas les seules sources du savoir mais créent des situations d'apprentissage pour leurs élèves. Assurer des passerelles entre les formations et supprimer la hiérarchisation des métiers.

AXE #3 : Enseigner la nature et l'intelligence des mains

Mettre au cœur de l'enseignement des enfants la connaissance, la compréhension, l'interaction avec
la Nature, tant par l'expérience et l'immersion que par l'étude, dès le plus jeune âge. Enseigner les cycles du vivant et la dépendance de l'être humain à la Nature. Placer les activités manuelles, indispensables à l'équilibre général des compétences, au coeur des programmes. Favoriser ainsi l'épanouissement des enfants, leur estime d'eux-mêmes et une véritable autonomie, gage de sécurité.

AXE #4 : Parfaire la formation des enseignants et revaloriser leur métier

Former les enseignants aux savoirs-être et à la coopération. Développer leur formation à la pédagogie et y inclure au moins un an de stage in situ. S'assurer que les candidats au métier de professeurs aient eu l'occasion de découvrir la vie active à laquelle ils prépareront leurs élèves, à travers l'expérience d'un ou plusieurs métiers notamment. Former les enseignants tout au long de leur carrière. Dans le cursus de départ, former les enseignants à la didactique, aux différentes pédagogies, aux techniques d'apprentissage, à la psychologie de l'enfant et à la gestion des groupes.

AXE #5 : Favoriser une société qui prend soin de ses enfants

Développer l'éducation à la parentalité, tout au long de la vie des parents. Mettre en place des moyens préventifs et curatifs pour lutter activement contre les violences faites aux enfants, et la violence éducative en général.

LEVIERS

Actions des élus nationaux et européens

  • Enrichir la formation des enseignants pour renforcer l’apprentissage de la pédagogie, accentuer les expériences de terrain, inclure savoir-être et coopération.
  • Modifier les programmes scolaires pour y inclure : coopération, savoir-être, écologie et lien à la nature, enseignements manuels et permettre aux élèves de choisir progressivement leurs cursus.
  • Rendre libres et égaux les choix d’instruction (école publique, privée, école à la maison, etc.)
  • Optimiser le fonctionnement de l’Éducation Nationale en limitant le nombre d’administratifs et en augmentant le nombre d’enseignants. Limiter à 20 le nombre d’élèves par classe et augmenter le nombre d’encadrants.
  • Mettre en place un système d’évaluation progressif et favorisant l’estime d’eux-mêmes des élèves.
  • Permettre des passerelles entre les formations et des équivalences nationales et européennes.

Actions des élus locaux

  • Rencontrer les enseignants afin d'avoir une école à murs ouverts en lien avec la vie locale. Favoriser ces échanges.
  • Encourager les démarches de transition écologique et humaine dans les écoles de son territoire : rénovation thermiques, cantines bio, recyclage, etc.

Actions des entrepreneurs

  • Créer des écoles alternatives
  • Être en lien avec les collèges et lycées afin d'ouvrir leurs entreprises pour une ouverture vers le monde professionnel.
  • Se mettre en lien avec des écoles de son territoire pour soutenir des démarches écologiques (fournir la cantine en aliments biologiques, aider au recyclage, proposer des produits d’entretiens respectueux de l’environnement, etc.)

Actions des citoyens

  • Accompagner son enfant au quotidien dans la découverte de lui-même, de ses talents, la relation aux autres et le lien avec la Nature.
  • Être en cohérence avec ce que l'on transmet à son enfant.
  • Inscrire son enfant dans une école qui met l’enfant au cœur de sa démarche pédagogique.
  • S’impliquer dans l’école de son enfant : conseil d’école, fédération de parents d’élèves, cantine, sorties scolaires… Dialoguer avec les chefs d’établissement, enseignants… Proposer des activités.
  • Créer des écoles de parents.

Dialectique

Par Le 05/09/2013

Lors de notre dernière randonnée, pendant une descente relativement raide, j'ai un genou qui a commencé à crier misère, une douleur lancinante.

J'ai donc établi une discussion avec lui en lui expliquant que j'avais bien pris en considération sa situation, que j'allais tenter de le soulager au mieux, que j'étais désolé pour lui mais qu'il fallait de toute façon continuer à descendre et que je lui étais reconnaissant des efforts qu'il allait continuer à produire, que nous étions de toute façon irrémédiablement liés et que je ne pouvais pas le laisser au bord du chemin.

La douleur a disparu.

Il y a longtemps déjà que je ne considère pas "avoir un corps". Je suis un corps. Tout est lié et forme une entité. Chaque parcelle identifiée constitue le territoire. Le territoire doit apprendre à considérer chaque parcelle avec bienveillance et jamais comme un adversaire ou un danger.

Ce genou n'était pas séparé à travers cette douleur de ce territoire et le territoire ne devait pas le rejetter ou tenter de le maîtriser par la force. Seul l'amour pouvait l'apaiser.

  Il s'agit par conséquent d'entrer en communication, de maintenir coûte que coûte cet échange, cette reconnaissance, cette prise en considération, qu'il s'agisse d'une douleur ou d'un bien être.

Il s'agit d'ailleurs là aussi de ne jamais oublier de bénir chaque parcelle du territoire lorsqu'elles participent, toutes à leur mesure, à ce bien être et à ne pas leur attacher d'importance uniquement lorsqu'elles se révèlent par des messages douloureux.

La dialectique prend une importance considérable dans ce fonctionnement.

Si je dis par exemple :

"J'ai mon genou qui me fait mal." Il y a donc un "Je" , un "mon genou" et un "me"...Consternant.

ou

"Mon genou me fait mal", cela signifie que je considère qu'il y a une entité qui se nomme "me" et une entité qui s'appelle "mon" genou et que ce genou fait du mal à me. Une parcelle est donc devenue un danger pour l'identité du territoire. Une espèce de supra organisme...Totalement mégalomane le bonhomme...

"J'ai mal à mon genou." Il m'est impossible d'avoir mal au genou de quelqu'un d'autre...

"J'ai mal au genou." ou "J'ai un genou qui fait mal." Ces deux phrases-là semblent considérer qu'effectivement l'entité "genou" n'est pas dissociée du Je qui le perçoit, les deux restent unifiés et la conscience insérée dans le territoire a identifié une parcelle qui dysfonctionne mais il n'y a pas de rejet. L'entité entière prend en considération le symptôme ressenti.

La phrase la plus appropriée à mon sens resterait pourtant :

"Je suis mal au genou".

Et c'est là que la conscience unifiée peut établir un contact avec cette parcelle parce qu'elle la perçoit avec cette bienveillance salvatrice du Tout qui s'attache à son propre maintien. Rien en moi n'est séparé.

Le plus effroyable dans tout ça reste le conditionnement institué dans l'esprit des enfants...Un véritable désastre.

C'est là qu'il faut absolument les renvoyer constamment à l'observation de soi, dans toutes circonstances.

Ce matin, à la piscine, ceux et celles qui ne parvenaient pas à ressentir le battement de leurs pieds dans la nage crawlée, je les ai arrêtés et je leur ai dit :

"Pendant que vous nagez, vous devez vous survoler avec votre esprit, vous devez vous observer. Regardez votre corps qui nage, ne vous contentez pas de battre des pieds, car vous ne nagerez pas vraiment. Pour nager vraiment, il faut que votre esprit regarde votre corps qui nage. Rien ne sera parfait tant que vous laisserez votre corps nager sans l'observer. Lorsque vous serez parvenus à vous observer et que vous pourrez juger de la qualité de votre geste, que vous parviendrez à rester lucides, calmes, attentifs, précis, économes en énergie, que votre respiration sera régulière, que vous aurez ressenti le bonheur du geste fluide, souple et en même temps puissant, que vous aurez ressenti ce bonheur du corps qui glisse dans l'eau, vous reviendrez à l'intérieur de votre corps et vous l'observerez de l'intérieur, juste par les sensations de glisse dans l'eau, par le bonheur, par le plaisir. "

En fin de séance, pour beaucoup d'enfants, le bonheur du corps dans l'eau, ils l'avaient éprouvé. Maintenant, ils vont vraiment progresser.

"Je ne suis pas un nageur, je suis la nage, je suis l'eau, je suis un univers condensé de particules qui traversent le champ de particules de l'eau, je suis celui qui disparaît dans le bonheur."

L'administration

Par Le 05/09/2013

Il y a presque un an aujourd'hui, l'enseignant référent, chargé de coordonner les dossiers d'elèves rencontrant des difficultés (et non d'élèves "en difficulté") a eu un terrible accident de moto.

Il n'a toujours pas repris son poste...

Il a été remplacé après de longs délais par un enseignant volontaire qui s'est retrouvé à devoir gérer TROIS secteurs. Un travail titanesque pour lequel il n'avait reçu aucune formation et qu'il a pourtant mené avec une énergie considérable, un engagement complet, un professionnalisme indiscutable.

Orientation, enfant handicapé, gestion des dossiers avec la maison du handicap, coordination avec les professionnels du privé ou les CMP, rencontres avec les familles, équipes éducatives...etc, etc, etc...Un travail indispensable pour des situations douloureuses.

Cet enseignant n'a toujours pas été remboursé de ses frais de déplacements, avec sa voiture personnelle bien entendu. Il n'a pas non plus reçu la moindre marque de reconnaissance de la part de la hiérarchie mais alors comble de tout, alors qu'il s'était proposé, le 4 juillet, pour assurer la continuité du service à la rentrée, il n'a pas été reconduit dans cette fonction. Sans autre explication qu'un imbroglio administratif que cette fameuse hiérarchie n'a pas réglé.

Résultat aujourd'hui : personne sur le terrain. Aucune autre enseignant n'a voulu de ce poste et on les comprend.

Coup de fil en urgence de l'Inspection envers le reclus qui les a envoyés chez les Grecs et je l'applaudis haut et fort. 

Tous les dossiers sont donc "suspendus jusqu'à nouvel ordre".

Un ordre, quel ordre, c'est un juste un fabuleux BORDEL géré par des incapables.

Et Peillon qui fait le beau devant les journalistes...

Y'a vraiment des bâtons de dynamite qui se perdent.

Responsabilité

Par Le 05/09/2013

Je lis sur le net un article qui dit que la situation est délicate dans les grandes agglomérations "en raison de la hausse maintenue des températures" et leurs effets sur la pollution...

Incroyable...

C'est donc la chaleur qui est "responsable" de l'état sanitaire des grandes villes.

Alors, moi qui passe une bonne partie de mon temps à apprendre à mes élèves à identifier les responsabilités dans chaque situation, on a ici des "adultes" qui se permettent de détourner la réalité pour trouver un fautif et se dédouaner d'une situation parfaitement identifiée mais qui n'est guère reluisante...

Consternant.

Un autre article présentait l'état catastrophique de certaines rivières dont le débit est devenu insuffisant pour la survie des poissons. Encore une fois, c'est le manque de précipitations qui est mis en avant.

Mais pas le pompage par certains agriculteurs qui s'obstinent à arroser des monocultures en pleine journée, des cultures extrêmement voraces en eau. Alors que les Peuples Premiers savent depuis des millénaires que le mélange des espèces réduit considérablement ce besoin en eau.

Consternant.

S'y ajoutent les retenues d'eau d'EDF et la nécéssité de fournir de l'électricité et de la gaspiller en lampadaires et l'éclairage de vitrines par exemple...

Qu'on éteigne toutes les sources lumineuses inutiles pour commencer.

Qu'on change les méthodes de culture.

Et qu'on cesse d'accuser la Nature.

Quand aux adultes qui viennent dire aux enfants qu'ils doivent se montrer "responsables", je leur répondrais que les plus immatures ne sont pas ceux qu'on croit.

Un exemple ce jour : Nous avons corrigé une fiche de lecture dans laquelle plusieurs consignes de dessin étaient données :

"Dessine un arbre. A gauche de cet arbre, dessine un chat avec de longues moustaches et à droite de l'arbre un ballon rouge."

"Trace un trait horizontal et au-dessus dessine trois triangles qui se touchent."

"Dessine une maison et devant trois fleurs auxquelles il manque un pétale."

etc etc

Plusieurs erreurs identifiées : la latéralité, l'horizontalité, des triangles séparés, le répérage dans l'espace, la précision du graphisme, l'oubli d'une consigne.

Après avoir corrigé les quelques erreurs, nous avons cherché à identifier les fonctionnements internes de chacun.

"Quelles sont les causes exactes de ces erreurs ?"

Car c'est cela qui est intéressant et non pas le résultat en lui-même. Il importe avant tout de remonter à la source.

"Qui est responsable ?"

"Que s'est-il passé ?"

"Quelle information vous a échappé et plus important encore pourquoi nous a-t-elle échappée ?"

"Est-ce qu'il s'agit d'une méconnaissance, d'une inattention, d'une précipitation, d'une inquiétude ?

C'est là que la notion d'observation de soi intervient.

Dans les articles que j'ai lus, je n'ai vu aucune observation de soi...

Consternant.

L'école.

Par Le 01/09/2013

ENTIEREMENT EN ACCORD AVEC TOUT CE QUI EST DIT.




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"Si l'on ne fait rien, l'école fonctionnera comme un marché"

A l'heure de la rentrée scolaire, le sociologue François Dubet passe au crible la réforme de Vincent Peillon et revient sur les blocages du système.

Le sociologue spécialiste de l'éducation François Dubet. (VILA/V.S.D./SIPA)

Le sociologue spécialiste de l'éducation François Dubet. (VILA/V.S.D./SIPA)

Le niveau des élèves baisse. La France dégringole dans les évaluations internationales, en lecture, en sciences, en maths. Les mesures mises en oeuvre à la rentrée dans le primaire (plus de professeurs que de classes, scolarisation de 30% d'enfants de 2 à 3 ans dans les zones défavorisées, retour à la semaine de 4,5 jours pour mieux étaler les apprentissages...) sont-elles de nature à redresser la situation ?

- Les mesures de Vincent Peillon ne seront pas inutiles. Surtout, elles indiquent une tendance et une volonté. Mais le risque serait de croire que chacune de ces mesures serait un remède miracle. S'il est bon d'offrir des structures d'accueil aux enfants de 2 à 3 ans, il serait imprudent de penser que le niveau scolaire augmentera automatiquement ; après tout, la démonstration n'en a jamais été faite de manière irréfutable et bien des pays scolarisant plus tard ont de meilleurs résultats que nous.

L'aménagement des rythmes scolaires est une bonne chose, mais le fait de confier les enfants à des animateurs ne suffira pas à accroître les performances ; il faudrait aussi que les élèves aient plus de temps pour travailler. Ce qui passe par des jours de classe plus nombreux et moins chargés. Nous concentrons encore trop d'heures dans trop peu de journées.

Le ministre recrute aussi 54.000 enseignants supplémentaires...

- Le fait d'ajouter des professeurs est une excellente mesure, mais elle ne suffit pas ! Voyez ce qui s'est passé dans les ZEP : l'attribution de postes supplémentaires n'a parfois rien changé aux manières de travailler et aux résultats des élèves. Recruter des professeurs va dans le bon sens, à condition qu'on leur demande de travailler autrement. Le coeur de l'affaire est la transformation des pédagogies, ce qui suppose des moyens, mais ne se limite pas à eux seuls.

C'est aussi l'avis de la Cour des Comptes, qui lie les "résultats insatisfaisants de l'école" à l'utilisation défaillante des moyens existants.

- C'est un fait ! On sait que des pays qui ont de meilleurs résultats scolaires que nous et autant d'inégalités sociales ne consacrent pas plus de ressources à l'éducation. En général, ils donnent plus au primaire et moins au lycée. Mais surtout ils ont engagé une véritable professionnalisation des enseignants. Ils ont appris à individualiser les pédagogies, ils ne sont pas obsédés par les notes et les classements, ils créent une école chaleureuse et accueillante, ils travaillent avec les parents, ils traitent les difficultés scolaires dans l'école elle-même sans les externaliser dans une multitude de dispositifs de soutien... Bref, je partage le bilan de la Cour des Comptes : les moyens nouveaux devraient être mis au service d'une transformation profonde du travail scolaire lui-même.

La voyez-vous se profiler dans la loi sur la refondation de l'école ?

- Pour le moment, ce n'est pas clair. Force est de constater que Vincent Peillon se heurte là à des blocages profonds de notre système. Prenons l'exemple de l'articulation entre l'école élémentaire et le collège. Pour être plus efficace, plutôt que d'être bâti comme un petit lycée, le collège devrait être le prolongement de l'école élémentaire, afin que les élèves ne passent pas brutalement d'un maître d'école à une dizaine de professeurs. Mais il semble extrêmement difficile d'opérer cette conversion, d'accentuer la polyvalence des professeurs de collège, d'offrir une formation commune aux professeurs des écoles et aux professeurs de collège. Alors, on s'en remet aux bonnes volontés, nombreuses, mais insuffisantes.

Nos élèves sont champions pour le manque de confiance en eux. Or les travaux des neurobiologistes montrent que l'acquisition des connaissances se fait d'autant mieux qu'elle est liée au sentiment de plaisir. La nouvelle école de Vincent Peillon se fait-elle l'écho de ces découvertes ?

- Assez peu. Depuis trente ans, nous sommes obsédés par l'efficacité et l'équité du système scolaire ; nous ne parlons que de performances et d'inégalités. C'est évidemment essentiel. Mais nous avons perdu de vue que l'école est aussi une institution d'éducation où des jeunes apprennent à grandir, à devenir des individus autonomes et des citoyens actifs, confiants dans les autres et en eux-mêmes. Cela ne signifie pas que les enseignants sont autoritaires et répressifs, mais notre tradition scolaire repose encore sur le clivage entre l'instruction et l'éducation. Aussi confions-nous la vie scolaire aux conseillers d'éducation et aux animateurs et, sauf militantisme de quelques équipes enseignantes, la vie scolaire est particulièrement pauvre. Non seulement le plaisir d'aller à l'école et celui d'apprendre ne sont pas tenus pour essentiels, mais on ne cesse de dénoncer le laxisme et le laisser-aller. On se méfie souvent des parents. A cette tradition pédagogique s'ajoute la pression qui pèse sur les élèves, sur les enseignants et sur les familles. Cette culture scolaire profondément enracinée contribue à la formation d'inégalités scolaires excessives et à la reproduction de ces inégalités.

Le constat est désespérant. Quelles pistes pourrait-on imaginer pour améliorer les choses ?

- Peut-être devrions-nous cesser de tout attendre de l'école, et de penser qu'il n'y a pas de mérite véritable en dehors d'elle. Il faudrait développer la formation permanente, assouplir le jeu des filières, nous convaincre que la vie d'un individu n'est pas jouée à 17 ans avec ses résultats scolaires, et même cesser d'expliquer que tout est joué à 5 ans ! Comment avoir confiance en soi dans ces conditions ? Comment ne pas haïr l'école si on a échoué ?

Les ESPE (Ecoles supérieures du Professorat et de l'Education) ne semblent pas non plus préparer les futurs enseignants à changer de paradigme...

- On peut être déçu que les ESPE rappellent étrangement les IUFM, alors qu'une formation professionnelle aurait exigé un modèle proche de celui des écoles d'ingénieurs par exemple. Vincent Peillon avait l'opportunité d'opérer un virage historique en reconnaissant que l'enseignement est un métier qui s'apprend, comme celui d'ingénieur ou de médecin. On serait entré dans une école professionnelle à bac+1 ou bac+2 pour apprendre un métier. Or, dans cette réforme, le poids essentiel reste celui de la formation académique, qui, pour les enseignants du secondaire, fonde leur identité et leur légitimité. Nous savons bien que c'est très insuffisant.

De même, la formation permanente ne peut pas dépendre des désirs aléatoires des uns et des autres. J'ajoute qu'un recrutement précoce aurait sans doute contribué à accroître la diversité sociale des personnes recrutées, car, à bac+4 ou bac+5, le public étudiant est nettement plus "embourgeoisé" et choisit l'enseignement parfois faute de mieux. Quant à prendre en compte le bien-être des élèves, les ESPE en sont loin...

Les enseignants continueront d'avoir des inspections comme par le passé, stressantes et souvent inutiles...

- Au collège et au lycée, en effet, le système de l'inspection me semble à la fois usé et un peu rituel. Je ne suis pas certain qu'il aide beaucoup les enseignants, même s'ils y sont attachés parce que cette inspection qu'ils redoutent les préserve du jugement de leurs pairs, de leurs élèves et du chef d'établissement. On pourrait imaginer plutôt des inspecteurs de la vie scolaire, plus proches des équipes éducatives et capables de les aider. Ou des enseignants confirmés qui consacreraient une partie de leur temps à cette activité de soutien et d'animation. De manière générale, on devrait circuler plus aisément dans le système : quarante ans à faire la même chose, c'est long.

Vincent Peillon a été d'une prudence de Sioux, en ne touchant pas aux obligations de service des enseignants, qui datent de 1950...

- C'est évidemment un enjeu décisif, non pour faire davantage travailler les enseignants, mais pour qu'ils restent plus longtemps dans leur établissement. Plus d'adultes à l'école permettrait de renforcer son rôle éducatif, et réduirait les incivilités. Mais c'est tout l'inverse qui se produit. Le métier étant devenu très difficile, les professeurs ont plutôt tendance à s'échapper au plus vite. Un cercle vicieux... Peut-être Vincent Peillon aurait-il pu lier la réforme du statut à la création des écoles professionnelles et choisir de consacrer ses ressources à améliorer ce statut plutôt qu'à recruter des professeurs. Mais il suffit de voir ce qui s'est passé avec les rythmes scolaires pour comprendre que le ministre "marche sur des oeufs".

Au collège, rien de très nouveau. Les grandes structures restent en place : programmes, découpage par heures de l'emploi du temps, orientation par défaut vers la filière professionnelle des élèves les plus faibles.

- L'identité des enseignants reste définie par le programme, la discipline enseignée et la hiérarchie des disciplines. Vincent Peillon a, semble-t-il, choisi de ne pas porter le fer sur cet enjeu pourtant décisif. Là encore il me semble qu'une nouvelle formation et un nouveau statut auraient peut-être été une stratégie efficace. Mais je dois avouer qu'il est plus facile de conseiller que d'agir, connaissant l'attachement des enseignants à ce modèle dont chacun mesure bien les effets pervers.

De même, le lycée reste toujours conditionné par les programmes très lourds et par le bac, qui verrouille le système. Rien de neuf à l'horizon ?

- Xavier Darcos avait proposé une réforme des lycées cassant le jeu des filières. Elle a été refusée sans appel, et je ne vois guère comment la situation pourra changer. Peut-être faudrait-il s'interroger sur la double fonction du bac. D'un côté, c'est un certificat de fin d'études secondaires ; de l'autre, c'est un pré-concours de recrutement dans l'enseignement supérieur par le jeu des filières et des mentions. Pendant ce temps, 40% de l'enseignement supérieur sélectionne plus ou moins. Peut-être faudrait-il distinguer un jour ces deux fonctions du bac en laissant l'enseignement supérieur orienter et sélectionner sous réserve que tous les bacheliers aient une place. Bien des pays procèdent de cette manière et semblent ne pas s'en porter plus mal.

Peut-on espérer, avec cette réforme, que l'école en France soit moins injuste ? Qu'elle reproduise moins les inégalités sociales de départ ?

- Le système scolaire est une machine extrêmement lourde qui ne peut changer d'un coup. Les réformes du gouvernement vont dans le bon sens dans la mesure où le diagnostic posé sur l'école me semble juste. Mais elles évitent de se heurter à tous ces points de blocage évoqués. En définitive, et la remarque excède très largement la politique de Vincent Peillon, on peut se demander si la France a toujours la capacité politique de changer l'école sans risques politiques excessifs.

Vincent Peillon emploie-t-il la bonne méthode avec les enseignants ? Comment pourrait-on rendre les réformes acceptables et désirables à leurs yeux ?

- Je me garderai bien de jugements rapides : depuis quelques décennies des styles ministériels contrastés se sont succédé sans que l'un d'eux s'impose. Les ministres de droite sont considérés comme des adversaires a priori ; et ceux de gauche, comme des alliés qui devraient se borner à donner plus de moyens. L'équation est complexe. Il faut affirmer une volonté de changement, tout en sachant que l'on ne peut se passer de l'adhésion des organisations syndicales. Choisir la force conduit au blocage ; choisir l'adhésion conduit à l'inaction. Il faut sortir le débat scolaire du cercle étroit dans lequel il se développe.

Certes, Vincent Peillon a organisé une grande consultation l'été dernier sur l'école, mais je pense qu'il pourrait en appeler plus nettement encore aux parents, aux associations et organisations minoritaires mais réformistes, pour redire que l'école n'appartient pas à ceux qui la font vivre et qui en vivent. On pourrait imaginer que le Parlement et le président s'en saisissent plus nettement comme un enjeu national. Chacun sait que l'école n'est pas en bon état et qu'il s'agit là d'une question aussi importante que celles du chômage ou du développement industriel.

Au rythme où nous allons, comment voyez-vous l'école dans dix ans ?

- Si l'on ne fait rien, je pense que le fonctionnement de l'école publique se rapprochera de celui d'un marché. Et, dans ce cas, les élèves faibles et défavorisés y croiront moins encore, pendant que les industries culturelles offriront des alternatives éducatives dont on peut tout craindre. Nous aurions donc intérêt à nous donner des objectifs modestes et des moyens pragmatiques de les atteindre. Nous ne pourrons pas éternellement faire des promesses que nous ne tenons pas.

Syrie 2

Par Le 30/08/2013

Syrie : ça sent le gaz

Les américains viennent de reconnaître qu’ils n’ont aucune preuve que Bachar el Assad ait donné l’ordre d’utiliser des armes chimiques. Hier soir, la porte-parole du gouvernement français affirmait avec aplomb et certitude que Bachar avait commis un crime contre l’humanité, avant de terminer son intervention en disant qu’il fallait quand-même en trouver les preuves... La confusion du monde augmente, et ce n’est pas une dynamique de paix. Trop de confusion produit des réactions violentes et pathologiques.

La première guerre du gaz

L’aveu des Etats-Unis est on ne peut plus clair : ils ne savent rien. « Les Etats-Unis, en fin de compte, tiennent donc le président Assad pour responsable de l'utilisation d'armes chimiques par son régime contre son propre peuple, d'où que soient venus les ordres ».

Mais pourquoi cet acharnement contre le régime de Assad, alors qu’aucun gouvernant n’a réagi à la vidéo montrant un chef d’une brigade d’opposition arracher le coeur et le foie d’un soldat et les manger en direct ? Présenté il y a deux ans comme un gentil libérateur dans un reportage de propagande réalisé pour Arte, il appelle maintenant tous les djihadistes à faire de même avec tous les alaouites. La cruauté est-elle plus belle du côté d’Al Qaïda ? Pourquoi aller défendre ces gens-là ?

Un article documenté explique les raisons d’Obama et de Hollande à vouloir intervenir en Syrie.

Rappelons-nous les récents incidents verbaux entre Obama et Poutine. Derrière ces broutilles se trouve un enjeu considérable : la domination des ressources énergétiques du XXIe siècle, en particulier du gaz. La guerre de Syrie est la première guerre du gaz. Depuis 2009 on sait que le bassin du Levant, partie est de la Méditerranée entre l’Egypte et la Turquie, regorge de gaz de haute qualité et d’hydrocarbures. Les estimations actuelles font état de 9’700 milliards de m3 de gaz et de 3,4 milliards de barils de pétrole. Tout cela dort sous mer et terres. Israël et la Syrie sont promis à un avenir économique florissant. La Russie, alliée d’Assad, a aussi des milliards de m3 de gaz, qu’elle fournit à l’Europe par deux pipelines.


La Russie en puissance montante
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L’un des pipelines passe par le sud de l’Europe et fait concurrence à un autre projet de pipeline, Nabucco, sans cesse remis, qui traverserait la Syrie et la Turquie. Mais la Syrie fait de la résistance et les russes ont pris le marché en premier. Résultat : les réserves de gaz du Moyen-Orient ne sont pas acheminées. Ce qui signifie : pas de dépôts dans les pays traversés, par de taxes pour ces mêmes pays. La Turquie fulmine. Elle veut retrouver sa domination d’antan mais n’a pas de ressources pour se financer.

Les monarchies pétrolières, dont la haine des chiites (y compris des alaouites) est historique, veulent donc détruire la Syrie pour maintenir leur hégémonie économique et religieuse (la religion n’étant plus qu’un prétexte politique). La France et les USA sont leurs mercenaires. L’intervention en Syrie leur vaudra possiblement du pétrole à meilleur prix. On comprend la pression mise par François Hollande, qui aimerait trouver les moyens de financer la reprise économique en France pour tenter de sauver son quinquennat. Quant à Obama, si brillant quand il était candidat, il se révèle aujourd’hui d’une faiblesse complice. Complice avec les djihadistes. L’Amérique se fait doubler par la nouvelle Russie de Poutine et il tente de rattraper le coup comme il peut. La montagne flamboyante Obama accouche d’une souris effarée. Le gentil Hollande cachait, lui, un angoissé compulsif.


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Poutine a compris très vite que le gaz serait le pétrole du XXIe siècle. Il a misé sur cette ressource, avec succès. Il a placé ses pions, pris de court des tribus des pétromonarchies, rétabli la dignité de son pays et agi pour préserver la culture européenne et chrétienne contre la vague de démolition systématique que l’on constate en Europe. La tâche est immense, et si l’on pense à dans cent ans, les Pussy Riots sont peu de chose face à son ambition qui servira l’ensemble de son pays pour longtemps. Poutine est tout sauf un idiot, tout au plus un despote éclairé. Et il est un rempart contre la totale soumission à l’islam pétrolier et terroriste.

Je recommande la lecture de cet article mis en lien plus haut, même s’il est un peu long. Il montre clairement les enjeux et intrications dans ce qui se passe en Syrie. Il laisse penser que la paix n’est pas prête d’être établie au Moyen-Orient, que les arabes de la région de Palestine, faussement érigés en peuple, ne sont qu’un prétexte à maintenir la confusion et à faire pression pour s’emparer du gaz israélien, et que les guerres internes à l’islam et aux dynasties régionales vont continuer durablement. Le Liban sera repris dans la guerre du gaz, la Turquie, Chypre. On peut aujourd’hui penser avec quelque raison que la situation en Syrie a été crée de toute pièces par les pétromonarchies, que les rebelles sont payés pour déstabiliser le pays avec l’aide des terroristes, et que la France et les Etats-Unis sont en accord avec ce plan.


Un élément ressort aussi de ce conflit et de la guerre du gaz : personne ne croit aux énergies renouvelables. Elles ne sont visiblement pas assez rentables, pas prêtes, ou rendent les pays trop indépendants des gros producteurs. On comprend la volonté des Etats-Unis à utiliser le gaz de schistes, bientôt les hydrates de méthane côtiers, et à continuer à explorer la filière nucléaire. La guerre du gaz, qui est la suite de la guerre du pétrole, est une guerre de l’énergie. Aucune société ne survit durablement sans accès aux ressources énergétiques. Ceux qui les détiennent sont les maîtres du monde.

Syrie

Par Le 30/08/2013

Syrie : le combat de la raison contre la folie

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Par La Voix de la Russie | Ces derniers jours, les regards sont de nouveau massivement tournés vers la Syrie. Pour cause, une mobilisation militaire massive des principaux pays occidentaux, des discours plus menaçants que jamais et les médias de ces pays annonçant une intervention imminente.

Ces menaces ne sont pas surprenantes. Il fallait quand même bien s’y attendre. Après les multi-milliards investis par la dite coalition occidentale, sans oublier leurs amis du Qatar, de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et bien évidemment d’Israël pour soutenir financièrement, militairement et logistiquement leurs « amis » extrémistes, sans pour autant obtenir un résultat ne serait-ce qu’encourageant… Et même les outils de propagande médiatique, en allant de la CNN jusqu’à la BBC en passant par Al-Jazeera, n’ont pas rapporté le résultat escompté. Pourquoi ? Tout simplement car après toute la manipulation médiatique lancée par ces médias de « renom », grand nombre de gens issus de ces pays se posent de plus en plus de questions sur la véracité des informations fournies…. Ce que les dits pays voulaient éviter à tout prix !

Néanmoins, les gouvernements des pays en question ne peuvent plus reculer. Ou du moins pensent que tout recul reviendrait à s’avouer vaincus et à perdre les investissements massifs engagés. Quoiqu’il en soit, la récente prétendue attaque chimique n’était vraisemblablement qu’une manipulation et un mensonge supplémentaire. Car même si cette attaque avait eu lieu, tout indiquerait au contraire que l’arme chimique aurait été utilisée par les « rebelles » soutenus par les Occidentaux…

D’ailleurs, simple question logique : quel intérêt aurait-eu le gouvernement syrien à utiliser des armes chimiques au moment où l’armée arabe syrienne a pris un sérieux avantage sur l’ISOS (l’internationale salafiste opérant en Syrie) et que cette attaque a eu lieu le jour de l’arrivée des observateurs de l’ONU, touchant la banlieue de la capitale Damas ? Réponse : aucun…

D’autre part, pour revenir à l’aspect moral et malgré l’atrocité de toute guerre, le gouvernement syrien n’a jamais dépassé la ligne rouge en terme de moralité, à la très grande différence des extrémistes copains des Obama, Cameron, Hollande, Netanyahou, Al Thani et autres « glorieux » personnages. Ces mêmes copains mangeurs de cœurs humains ou amateurs de décapitations filmées, notamment devant des mineurs…

Maintenant, pour revenir à une éventuelle intervention des dits pays contre la Syrie, comme l’a bien indiqué à plusieurs reprises le Ministère russe des affaires étrangères, cela ne ferait que déstabiliser irrémédiablement non seulement la Syrie, mais tout le Moyen-Orient. D’autre part, les pays en question doivent se rappeler que cette intervention signifierait très certainement leur perte, ou du moins leur déclin définitif. Et ce pour plusieurs raisons :

1) A un moment où le monde se retourne massivement contre l’hégémonie occidentale, une nouvelle intervention unilatérale après l’invasion de l’Irak en 2003 sans l’aval de l’ONU serait une « violation grossière » du droit international, comme l’a d’ailleurs bien rappelé le Ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov. Cela signifierait une fois de plus que les pays en question se placent au-dessus de l’ONU, pourtant seule habilitée à prendre des décisions aussi cruciales dans des situations aussi complexes. En gros, les pays occidentaux plus Israël, le Qatar & Co confirmeraient une fois de plus être tout simplement des violeurs du droit international.

2) D’autre part et lorsqu’on parle d’accusations aussi sérieuses, il faut des preuves. Et là, il y a un problème : des preuves, il y en a toujours pas… Comme l’a bien rappelé l’émissaire spécial de l’ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi, « Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres pays ont déclaré que des armes chimiques avaient été utilisées. Ils ont déclaré disposer de preuves indéniables. Ils nous ont dit qu’ils allaient les présenter. Or, ils n’ont rien présenté pour le moment. Il nous serait très intéressant de les voir fournir les preuves qui sont en leur possession »… Manque de temps ou simplement absence des dites preuves ? Nous sommes en droit de nous poser la question.

3) Jouer avec les extrémistes est un jeu bien dangereux. Le précédent libyen aurait dû pourtant servir de leçon aux gendarmes du monde non-accrédités, notamment le massacre de l’ambassadeur des USA à Benghazi… Mais visiblement, en mauvais élèves et têtus comme d’habitude, refusant d’admettre la fin de leur hégémonie, les pays donneurs de leçons ne veulent toujours pas comprendre celle qu'ils ont reçu … Et leurs amis coupeurs de têtes et mangeurs de cœurs humains ne seraient-ils pas les mêmes qui, demain, s'attaqueront à Washington, Londres ou Paris ? Jouer avec le feu ne mène à rien de bon. Ils devraient pourtant le savoir.

4) Mentir indéfiniment à ses propres concitoyens finira un jour par se retourner dramatiquement contre les « élites » des pays en question. Le début de ce processus a déjà commencé et ils ne peuvent ne pas le voir. Aux dites « élites » donc se savoir s’ils veulent se rapprocher de leur fin si rapidement.

Reste donc l’espoir que les interventionnistes réfléchiront bien deux fois avant de s'embourber dans une aventure dont ils ne sortiront jamais vainqueurs mais qui ne fera qu’accélérer leur chute. Dernière question d'ordre logique et moral : s’il s’avère que les armes chimiques ont été utilisées par leurs copains salafistes, les coalisés occidentaux seront-ils prêts à intervenir militairement contre ces mêmes extrémistes qu’ils soutiennent massivement jusqu’ici, ou du moins de cesser de les financer ? Sapientia est potentia… /N

 

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction

 
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