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Jon Hopkins et Ram Dass

Par Le 05/05/2022

 

J'aime infiniment les compositions de Jon Hopkins et j'aime tout autant les écrits de Ram Dass. 

 

 

Sit Around The Fire

 

Beyond all polarities, I am
Let the judgments and opinions of the mind
Be judgments and opinions of the mind
And you exist behind that

Ah so, ah so
It's really time for you to see through
The absurdity of your own predicament
You aren't who you thought you were
You just aren't that person

And in this very lifetime
You can know it
Right now
The real work you have to do
Is in the privacy of your own heart

All of the external forms are lovely
But the real work
Is your inner connection

If you're quiet when you meditate
If you truly open your heart
Just quiet your mind
Open your heart
Quite the mind, open the heart

How do you quiet the mind? You meditate
How do you open the heart?
You start to love that which you can love
And just keep expanding it

You love a tree
You love a river
You love a leaf
You love a flower
You love a cat
You love a human

But go deeper and deeper into that love
'Til you love that
Which is the source of the light behind all of it
Behind all of it
You don't worship the gate
You go into the inner temple

Everything in you that you don't need
You can let go of
You don't need loneliness
For you couldn't possibly be alone
You don't need greed
Because you already have it all
You don't need doubt
Because you already know

The confusion is saying
"I don't know"
But the minute you are quiet
You find out that in truth you do know
For in you, you know
Plane after plane will open to you
I want to know who I really am

As if in each of us
There once was a fire
And for some of us
There seem as if there are only ashes now
But when we dig in the ashes
We find one ember

And very gently we fan that ember
Blow on it, it gets brighter
And from that ember we rebuild the fire
Only thing that's important is that ember

That's what you and I are here to celebrate
That though we've lived our life totally involved in the world
We know
We know that we're of the spirit

The ember gets stronger
Flame starts to flicker a bit
And pretty soon you realize that all we're going to do for eternity
Is sit around the fire

 

 

 

LE DÉSERT DES BARBARES (5)

Par Le 04/05/2022

 

Page 166/167

Tristan avait pris son poste de veille à 22 heures. Dans le dernier virage avant l’arrivée sur le plateau. David occupait le deuxième poste cent mètres plus haut. Fusil, cartouches, poignard, cocktail-molotov, radio, thermos, lampe frontale, un duvet.

L’attente.

Peut-être rien. Peut-être le pire. La conscience aiguë de la survie du groupe.

Tristan avait vérifié le fonctionnement de sa radio en appelant David puis il avait installé ses affaires. Tout à portée de main. Il avait laissé le duvet dans son sac. La nuit était douce, ciel étoilé. L’idée de garder une radio dans le hameau pour prévenir d’une attaque avait été abandonnée. Si une attaque avait lieu, les coups de feu suffiraient à réveiller le groupe. Il était préférable que les guetteurs puissent communiquer entre eux. La maison de Sophie et Tristan avait été choisie pour accueillir l’ensemble de la communauté pendant les nuits. Il était essentiel que le groupe soit réactif. Pas de dispersion dans les diverses habitations. Les décisions devaient être immédiates, sans problème de communication. Il avait fallu aménager les pièces, enlever des meubles pour installer des couchages. Quatre couples à loger Martha avait demandé à rester avec Tian et Louna.

Poste de guet en pierres sèches, au sommet de la pente qui dominait la piste, cinq mètres en contrebas. Pendant la construction, ils s’étaient tous appliqués à penser au confort. Si tant est qu’on pouvait parler ainsi. Des pierres plates en assise et pour le dos, le corps tourné vers la piste. Un châssis en bois supportant deux tôles. Les pluies étaient rares mais souvent intenses. Il s’agissait de tenir quatre heures, aux aguets. Des assaillants viendraient sans doute avec des véhicules, comme chez les Teillard mais ils pouvaient aussi les laisser plus bas et finir à pied. Il fallait rester vigilant, guetter le moindre bruit de pas sur les pierres de la piste, une lampe frontale, des voix.

Une chouette au loin, pas de vent. La lune en phase ascendante, juste un croissant. Clarté limpide.

Tristan se doutait bien qu’ils auraient tous à vivre des nuits bien plus rudes.

Il se leva pour uriner, s’écarta de quelques mètres puis il décida de pousser jusqu’au point de vue, un promontoire qui dominait l’étendue forestière. Si la piste n’avait pas filé en ligne droite pendant un kilomètre pour bifurquer bien plus bas, il aurait pu voir les phares d’éventuels véhicules. Mais sous lui, s’étendait uniquement un espace sauvage, parcouru par les sentes animales. Avant que le monde ne s’éteigne, on pouvait voir les lumières des villes en fond de vallée. Maintenant, la nuit n’avait plus aucune blessure. Pas un seul point lumineux sur tout l’horizon. À vol d’oiseau, Alès devait être à vingt kilomètres. Tristan imagina la ville dans l’obscurité. Comment les habitants se débrouillaient-ils sans courant ? Plus d’eau potable dans les robinets, plus de nourriture dans les magasins, plus de soins dans les hôpitaux. Les forces de l’ordre étaient-elles encore en état d’intervenir ou la loi du plus fort était-elle devenue la norme ? L’entraide, la solidarité, le partage, l’attention aux autres. Que restait-il de ce qui avait permis à l’espèce humaine de se développer alors qu’elle avait représenté pendant des millénaires une proie de choix ? Il se souvenait d’un livre de Kropotkine sur cette entraide. Loin des théories de Darwin et du combat pour la vie, de la sélection naturelle à l’avantage du plus fort, Kropotkine considérait que l’entraide avait eu un rôle considérable dans le maintien et le développement des communautés, qu’elles soient animales ou humaines. Le chaos permettrait-il aux humains de redécouvrir ce que la vie moderne avait effacé ? Non pas juste, le coup de main aux membres de la famille ou aux amis proches, mais un mouvement de masse, un comportement universel. Les villes regorgeaient-elles désormais d’individualistes acharnés ou baignaient-elles dans un amour inconditionnel de l’autre ? Ou était-ce le mélange des deux ? Et qui avaient le plus de chances de l’emporter ?

Lui vint alors l’image de Jean et Delphine. Et la tristesse de Martha.

Il retourna à son poste de guet.

 

 


De la dépendance à l'entraide

L'entraide

 

Kropotkine : l'entraide, facteur d'évolution

 

14 MARS 2018

par Emmanuel Daniel / Reporterre

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Article paru le 17 février 2018 sur 
Reporterre

Et si l’homme n’était pas un loup pour l’homme ? Et si la loi du plus fort n’était pas la loi de l’évolution ? Et si l’entraide en était le vrai moteur ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles répond « L’Entraide », le livre majeur du penseur anarchiste russe Pierre Kropotkine.

L’entraide, facteur d’évolution. Avec un titre pareil, on pourrait s’attendre à un bouquin ennuyeux comme la pluie, réservé aux personnes qui connaissent par cœur le nom des plantes et des animaux en latin. Pourtant, ce livre de Pierre Kropotkine, prince russe, géographe et théoricien de l’anarchisme, est un livre accessible, stimulant et combatif.

Paru en 1902, il vient tordre le cou à la pensée, majoritaire à son époque (et toujours aujourd’hui), selon laquelle le règne animal est une arène où il faut vaincre ou mourir, une jungle où la seule règle qui compte est la loi du plus fort. Kropotkine ne nie pas l’existence de la compétition, notamment entre les espèces, mais contrairement aux darwinistes, il lui dénie son caractère systématique et son rôle central dans l’évolution.

Et il multiplie les exemples pour étayer sa position : des fourmis qui partagent la nourriture à demi digérée à tout membre qui en fait la demande ; des chevaux qui, pendant le blizzard, se collent les uns aux autres pour se protéger du froid ; des pélicans qui, chaque jour, parcourent 45 km pour aller nourrir un des leurs aveugle ; des abeilles qui, grâce au travail en commun, « multiplient leurs forces individuelles [et…] parviennent à un niveau de bien-être et de sécurité qu’aucun animal isolé ne peut atteindre ».  Partout ou presque où Kropotkine a pu jeter son regard, il y a trouvé de la coopération. Même des animaux aussi belliqueux que les rats s’entraident pour piller nos garde-manger et nourrissent leurs malades, écrit-il.

S’appuyant sur ses observations et lectures scientifiques, Kropotkine affirme que l’entraide assure aux animaux une meilleure protection contre les ennemis, une meilleure efficacité dans la recherche de nourriture et une plus grande longévité. Attribuer le progrès à la lutte du chacun contre tous, analyse-t-il, est une grossière erreur. La coopération a fait bien plus pour le développement de l’intelligence que les combats, qui laissaient les espèces affaiblies et ne leur laissaient que peu de chance de survie et encore moins d’évolution positive.

Une contre-histoire de l’humanité

Partant du constat (erroné) que la compétition est dominante dans le règne animal, la plupart des intellectuels de cette époque ont décidé d’en faire une loi naturelle chez les humains, justifiant ainsi les inégalités et la pauvreté. Refusant cette fable, qu’on appelle « darwinisme social », Kropotkine nous livre une contre-histoire de l’humanité. Pas celle des grands hommes et de leurs luttes pour le pouvoir et le prestige, mais celle des masses de paysans, de nomades et de prolétaires qui luttent ensemble pour faire face aux différents défis posés par l’existence. Dans ce livre, il nous raconte l’histoire de ceux dont se fiche l’Histoire. Et ça fait un bien fou.

Pierre Kropotkine (1842-1921)

Qu’il parle du « communisme primitif » des tribus préhistoriques, des communes villageoises, des cités médiévales et de leurs puissantes guildes ou des associations de travailleurs, il décrit avec simplicité des pratiques d’entraide aussi répandues chez nos aïeux que méconnues aujourd’hui. Le travail collectif, la propriété commune des terres et le fait que rien ne pouvait se décider sans l’accord de l’assemblée étaient des caractéristiques partagées par la plupart des sociétés qu’il évoque. On découvre les trésors d’ingéniosités inventés depuis des millénaires pour lutter contre les inégalités et faire que les conflits ne dégénèrent pas en règlements de comptes violents, voire en guerre. Greniers communs, ventes groupées, caisses d’entraide pour la maladie ou les grèves, jurys populaires et droit coutumier… On y apprend comment, avant la Sécurité sociale, le Code civil et les supermarchés, les humains s’organisaient pour faire face à la nature hostile mais aussi pour « se protéger des habiles et des forts ».

Et l’entraide dont parle Kropotkine ne se limite pas à quelques individus isolés mais à des groupements de familles, de villages, de tribus rassemblées en confédération de parfois plusieurs dizaines de milliers de membres. L’humanité qu’il décrit a confiance en sa capacité d’autodétermination. Ou plutôt avait confiance. Car, si les communautés humaines se sont longtemps méfiées des petits chefs, Kropotkine estime que le travail de sape de l’Église et de certains intellectuels ont eu petit à petit raison de notre goût pour l’insoumission et l’autogestion. « Bientôt aucune autorité ne fut trouvée excessive […]. Pour avoir eu trop de confiance dans le gouvernement, les citoyens ont cessé d’avoir confiance en eux. »

La colonisation de nos imaginaires

Ce livre est plein de surprises et d’apprentissages, abondamment sourcé, et plaisant à lire. Un siècle après sa sortie, il garde toute sa pertinence, d’un point de vue scientifique mais aussi politique (comme l’explique le très bon livre de Renaud Garcia sur le sujet). Dans la préface, Pablo Servigne (coauteur d’un ouvrage qui prolonge le travail commencé par L’Entraide), fait remarquer que les travaux de Kropotkine ont été jusqu’à récemment ignorés par les scientifiques et commencent seulement à être pris au sérieux. Pas trop tôt ! Car ce vieux bouquin nous est utile pour tenter de résoudre un des paradoxes de notre époque : le capitalisme réussit l’exploit de nous apparaître à la fois détestable et nuisible, mais… indépassable. Nos imaginaires sont tellement colonisés que l’on peine à imaginer un monde sans État, sans flic, sans actionnaire, sans salariat et sans banque.

Le savant russe nous rappelle que nous n’avons pas toujours été les êtres de calcul, cupides et soumis que nous sommes aujourd’hui. Sans nier que l’histoire humaine est aussi faite de violences et de dominations, il nous donne à voir une humanité partageuse, inventive et rebelle. Il prouve ainsi que le capitalisme et l’État ne sont ni naturels ni éternels et que d’autres formes d’organisation, basées sur l’entraide et l’autogestion, sont possibles. À nous maintenant de les faire (re)vivre.

Pour aller + loin

 L’Entraide, de Pierre Kropotkine, éditions Aden, 2009.

Pierre Kropotkine ou l’économie par l’entraide, de Renaud Garcia, éditions Le Passager clandestin, 2014.

L'Entraide, l'autre loi de la jungle, de Gauthier Chapelle et Pablo Servigne, éditions Les Liens qui Libèrent, 2017.

Alerte sécheresse

Par Le 03/05/2022

Personnellement, le fond de l'article ne me surprend aucunement et on en est qu'au début. Les pays industrialisés valorisent le pétrole à des prix toujours plus hauts mais il viendra un jour où l'eau sera tout aussi recherchée. Il y a une phrase qu'il est important de lire et à laquelle il faut fortement réfléchir : 

"Elle rappelle que la France ne dispose pas d’une agriculture capable de nourrir sa population",...

C'est complètement dingue ce constat. Nous disposons d'un climat tempéré, d'un sol riche sur le plan végétal, d'une diversité extraordinaire dans les légumes et les fruits et le pays n'est pas autonome sur le plan alimentaire. C'est affligeant, consternant et totalement anormal. Et je n'attends rien des politiques. FNSEA, UE, Bruxelles, subventions, endettement des agriculteurs, etc etc...Les problèmes sont connus, les solutions ne viendront pas d'un système qui les a créés.

Je pense juste que chacun, en tout cas, ceux qui ont la chance de disposer d'un terrain, pourraient s'y mettre. Alors, oui, c'est du travail, il faut être régulier, organisé, attentif, observateur,il faut apprendre, lire, expérimenter, mais le bonheur de manger ses propres productions et de ne pas être dépendant des réseaux commerciaux,en tout cas le moins possible, c'est sans commune mesure.

Pour ce qui est des pénuries d'eau actuelles et à venir, il ne reste qu'une solution : la récupération et le stockage des eaux pluviales. Ici, c'est le chantier en cours. 

Les scientifiques lancent l’alerte sur la sécheresse qui s’installe en France

 

MétéoFrance a établi des scénarios plus chauds et secs que la normale pour les mois de mai et juin. Emma Haziza estime ainsi que la situation ne peut que difficilement s’inverser, sauf précipitations exceptionnelles, puisque même en cas de pluies, l’eau sera récupérée par la végétation et ainsi ne s’infiltrera pas dans les sous-sols.

22 avril 2022 - Maïté Debove

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Générations, notre nouveau livre qui marque dans le temps l’esprit d’une génération qui se bat pour préserver notre monde

- Thème : Changements climatiques, répression policière, inégalités, agroécologie, politique, féminisme, nature…
- Format : 290 pages
- Impression : France

 

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La France vit son début d’année le plus sec depuis 2012. D’après les géologues et les hydrologues français, la sécheresse est cette année précoce, et est à surveiller de très près. Les déficits de pluie depuis janvier concernent quasiment tout le pays et atteignent des niveaux records sur la Région PACA, où la sécheresse des sols est particulièrement inquiétante.

En février et mars 2022, la situation s’est rapidement dégradée, la période de vidange ayant démarré deux mois à l’avance : les réserves d’eau sont ainsi très basses pour un mois d’avril.

Selon une alerte du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) publiée le 12 avril, le niveau des nappes souterraines est en 2022 inférieur à la normale dans tous nos territoires sauf en Ile-de-France, en Normandie, en Savoie, dans une partie des Pyrénées, et également dans l’Aude et dans l’Hérault. Ces régions ont bénéficié des pluies du début de l’année.

La situation est plus particulièrement inquiétante en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Vendée, en Charente-Maritime et dans le Grand Est. La sécheresse est aussi particulièrement marquée dans le Sud-Est.

Cette sécheresse a déjà des effets très concrets dans tout le pays. Dans la Drôme, des premières restrictions des usages de l’eau ont été mises en place, au mois d’avril !, et quasi-l’ensemble du département est en état d’alerte. Dans la Loire, la situation n’est pas encore critique mais pourrait vite le devenir et des mesures de restriction d’eau sont envisagées.

Dans le Vaucluse, Météo France a enregistré le début d’année le plus sec depuis les années 1950. Comme sur toute la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il n’a pas plu une seule goutte depuis le début du mois d’avril. Les agriculteurs sont extrêmement inquiets. Toujours en PACA, les maires de 18 communes ont décidé de couper l’eau des fontaines publiques pour alerter la population sur cette sécheresse inédite, d’habitude observée durant les mois d’été.

Emma Haziza, hydrologue, qui s’est exprimée lors d’une interview pour FranceInfo, a expliqué que les sécheresses sont particulièrement sévères depuis 2017. Un cinquième des cours d’eau des territoires tendent chaque année à avoir 40 % de débit en moins que la moyenne. Dans les Pyrénées-Orientales, le déficit de pluie peut s’élever jusqu’à 75 %.

MétéoFrance a établi des scénarios plus chauds et secs que la normale pour les mois de mai et juin. Emma Haziza estime ainsi que la situation ne peut que difficilement s’inverser, sauf précipitations exceptionnelles, puisque même en cas de pluies, l’eau sera récupérée par la végétation et ainsi ne s’infiltrera pas dans les sous-sols.

L’hydrologue n’exclut pas une multiplication d’autres restrictions d’eau dès le mois de mai (qui surviennent habituellement en juillet), et redoute des difficultés d’irrigation des terres agricoles, ainsi que des incendies majeurs dans le sud cet été.

Elle avertit : « Si toutes ces masses d’eau, qui sont censées tenir jusqu’à l’été, sont défaillantes dès le mois de mars, ça pose problème. Surtout, le paramètre aggravant c’est qu’à chaque canicule, on a un territoire qui plonge encore plus dans un état de sécheresse. Si on s’oriente vers un été plus chaud et plus sec, ce qui semble être le cas, on risque d’avoir à nouveau une sécheresse historique. »

Elle rappelle que la France ne dispose pas d’une agriculture capable de nourrir sa population, et que la problématique liée à l’eau est un phénomène global. Le Maroc, la Tunisie ou encore le Portugal subissent déjà des sécheresses historiques.

Lire aussi : En plein hiver, sécheresse et canicule en Espagne, Portugal, France et Californie

Les réserves de blé ou autres denrées alimentaires qui ne seront pas disponibles sur un territoire seront importées d’autres pays : « (…) mais si tout le monde se met à aller le chercher ailleurs, il y a un vrai problème. Notre seule solution est de faire en sorte de réformer notre agriculture pour nourrir notre population en premier lieu. »

La journaliste Anne Le Gall souligne : « D’où l’urgence d’apprendre à mieux séquestrer l’eau dans le sol dans les années à venir et cela passe par les prairies, les forêts, la végétalisation des villes. Limiter l’artificialisation des sols leur permettra de jouer ce rôle crucial d’éponge. »

Le manque d’eau est source d’une véritable détresse et est à l’origine de famines, provoque immanquablement des révoltes populaires et des migrations. Les sécheresses s’installent dans la durée et affectent l’environnement de plusieurs semaines à plusieurs décennies, et dégradent les écosystèmes.

Emma Haziza souligne le manque de traitement de la question aux présidentielles : « Je crois qu’on n’a pas compris ce qui arrive devant nous avec ces évolutions de température et on n’a surtout pas compris ce que signifie le manque d’eau. Ça concerne à peu près quatre milliards d’êtres humains sur Terre mais nous, nous ne sommes pas habitués à ne pas avoir d’eau dans notre robinet. C’est une question d’énergie puisque la plupart des sources énergétiques s’alimentent en eau, notamment le nucléaire, les barrages hydroélectriques, mais l’eau est aussi nécessaire pour aller chercher du pétrole ou du gaz. Nous avons besoin de quantités d’eau astronomiques, donc on voit très bien que se pose la question énergétique. »

Crédit photo couv : Extrait reportage FranceInfo

22 avril 2022 - Maïté Debove

La civilisation de l'entraide

Par Le 01/05/2022

 

La question est simple : Qui serait le plus à même de survivre à une époque considérablement chaotique ? Réponse : ceux qui s'entraident. C'est la raison première qui a conduit notre espèce humaine, fragile au premier abord, à avoir réussi à occuper l'ensemble de la planète et à avoir appris à en retirer tous les bénéfices. Au détriment de la planète elle-même, c'est là tout le problème. Peut-être devrons-nous donc repasser par la case départ pour retrouver le fondement même de l'humanité. 

 

 

« Il y a des années, un étudiant a demandé à l’anthropologue Margaret Mead ce qu’elle pensait être le premier signe de civilisation dans une culture. L’étudiant s’attendait à ce que Mead parle d’hameçons, de casseroles en terre cuite ou de moulins en pierre. Mais ce ne fut pas le cas.

Mead a dit que le premier signe de civilisation dans une culture ancienne était un fémur cassé puis guéri. Elle a expliqué que dans le règne animal, si tu te casses la jambe, tu meurs. Tu ne peux pas fuir le danger, aller à la rivière boire ou chercher de la nourriture. C’est n’être plus que chair pour bêtes prédatrices. Aucun animal ne survit à une jambe cassée assez longtemps pour que l’os guérisse. Un fémur cassé qui est guéri est la preuve que quelqu’un a pris le temps d’être avec celui qui est tombé, a bandé sa blessure, l’a emmené dans un endroit sûr et l’a aidé à se remettre.

Mead a dit qu’aider quelqu’un d’autre dans les difficultés est le point où la civilisation commence. »

L'entraide n'est pas une valeur. La coopération est un mode adaptatif, une stratégie sélectionnée dans l'évolution pour les avantages qu'elle peut aussi procurer dans l'optimisation de la capture d'énergie et la domination.

Extraits de l'article :

"L’être humain, de nos jours, est seul, et c’est exceptionnel. Durant la majorité de notre existence en tant qu’Homo sapiens, nous avons partagé la planète avec toutes sortes d’autres espèces humaines. À l’époque où notre lignée a commencé à évoluer, en Afrique, il y a environ 300 000 ans, on en comptait au moins cinq autres. Et s’il avait fallu parier sur la survie d’une seule de ces espèces, vous n’auriez peut-être pas misé sur nous.

En fait, c’étaient plutôt les Néandertaliens qui semblaient les mieux lotis, eux qui s’étaient déjà adaptés à la vie sous des climats plus rigoureux et s’étaient répandus dans une grande partie de l’Eurasie. Ou Homo erectus, qui s’était installé avec succès dans le sud-est de l’Asie. En comparaison, nos ancêtres Homo sapiens étaient les derniers arrivés, et il leur faudrait attendre encore plus de 200 000 ans avant de s’implanter ailleurs qu’en Afrique. Pourtant, il y a 40 000 ans, voire moins, nous étions les seuls humains encore en vie. Pourquoi ?

Survie du plus aimable

Bien des hypothèses ont été avancées : la puissance de notre cerveau, le langage, ou la chance, tout simplement. Aujourd’hui, une nouvelle idée se fait jour pour expliquer notre domination. Curieusement, ce sont peut-être certaines de nos plus grandes vulnérabilités – notre dépendance vis-à-vis des autres, notre aptitude à la compassion et à l’empathie – qui nous ont donné l’avantage."

(...)

Nouer des relations

L’archéologue Penny Spikins, de l’université de York, au Royaume-Uni, propose une nouvelle explication. Elle pense que ce sont nos fragilités et notre nature émotive qui nous ont conféré l’avantage : “Notre besoin affectif nous a poussés à entrer en contact avec les autres.” Et plus nous avons étendu notre réseau, plus nous sommes devenus résistants, ce qui nous a permis de prospérer dans bien des environnements différents.

Cet investissement dans l’attention a produit des bénéfices tant pour le groupe que pour l’individu. Penny Spikins précise :

“Cela a permis à l’être humain de chasser des animaux dangereux tout en vivant avec les conséquences en matière de risques de blessures. Et cela a allongé la durée de vie, donnant aux grands-parents la possibilité de s’impliquer dans l’éducation des plus jeunes et de leur transmettre leur savoir et leurs compétences.”

Plus on se rapproche de notre époque, plus l’archéologie nous apporte des preuves de ces bénéfices, et l’on voit que les hommes chassaient des animaux plus grands qu’eux et coopéraient pour s’attaquer à une faune particulièrement dangereuse, comme le rhinocéros laineux, le mammouth et le grand buffle du Cap [Pelorovis antiquus].

Augmenter ses chances de survie

Mais, dès son apparition, Homo sapiens a perfectionné ces compétences collaboratives et a commencé à interagir de façon considérable avec d’autres individus que les membres de son groupe – ce qui n’avait encore jamais été vu. On ne sait pas ce qui a motivé cette évolution, mais d’importantes variations climatiques en Afrique ont pu rendre l’existence difficile et ceux qui collaboraient avaient peut-être plus de chances de survie.

(...)

Les Homo sapiens se seraient « domestiqués » eux-mêmes

Qui plus est, ces mêmes mutations peuvent expliquer pourquoi les Néandertaliens sont parfois décrits comme ayant l’air de brutes, avec leurs arcades sourcilières épaisses et leur mâchoire robuste. Penny Spikins commente :

“Non seulement ces changements génétiques nous ont rendus moins agressifs, mais ils ont apparemment pour résultat des caractéristiques physiques qui nous font paraître moins menaçants.”

En fait, nos ancêtres Homo sapiens se seraient apparemment “domestiqués” eux-mêmes. Les découvertes archéologiques confirment que l’adoucissement des traits de notre visage, avec le développement de crânes plus petits, de maxillaires moins proéminents et de dents plus petites, commence à se produire dans notre lignée il y a environ 300 000 ans."

Paléoanthropologie. Comment “Sapiens” a enterré tous les autres

Bravery in battle

Par Le 30/04/2022

Un groupe que j'aime infiniment. Je connais chaque morceau par coeur :) 

J'ai passé la journée avec eux, à décaisser des monceaux de terre pour préparer la réception de cinq citernes de mille litres pour récupérer l'eau de pluie.

De l'énergie dans les oreilles.  

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La foi, la force, la volonté

Par Le 29/04/2022

Ces trois-mots là contiennent l'essentiel. Un engagement énorme, des coups durs, mais la passion, l'enthousiasme, le défi d'une vie.

Magnifique.

Depuis huit jours, on a travaillé sans relâche sur nos 4500 mètres carrés. Une seule balade en huit jours. Aujourd'hui, on a commencé à 9 h, on a arrêté à 17h30. 

Alors, on imagine bien ce que représente le travail que ces deux jeunes ont effectué et ce qui leur reste à faire.

Le travail de la terre, c'est rude. Mais le bonheur est immense. 

 

25 mars 2022 - Laurie Debove

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Générations, notre nouveau livre qui marque dans le temps l’esprit d’une génération qui se bat pour préserver notre monde

- Thème : Changements climatiques, répression policière, inégalités, agroécologie, politique, féminisme, nature…
- Format : 290 pages
- Impression : France

 

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Ce jeune couple de permaculteurs s’est lancé un défi fou : transformer 7ha de terres ravagées par la culture du maïs industriel en un paradis permacole. Depuis 4 ans, ils bûchent sans répit pour bâtir leur rêve : une ferme pédagogique préservant des races animales anciennes et produisant œufs, fruits et légumes dans le respect des principes de la permaculture. Aujourd’hui, les animaux sont arrivés sur le terrain, un étang a été créé, de nombreux arbres et arbustes ont été plantés, les premiers légumes ont été récoltés. Il leur reste une étape cruciale : construire un pôle agricole destiné à accueillir villageois, paysans et visiteurs.

Un chemin vers la liberté

Anthony et Zoé ont toujours ressenti l’appel de la Terre. Dès l’enfance, Anthony a appris les savoirs paysans auprès des anciens landais, en échange de travaux manuels et dans les champs. Quant à Zoé, elle a passé un CAP agricole en Ile-de-France, sa région natale, à l’adolescence. Leur rencontre a tout précipité, avec l’envie viscérale d’offrir à leur future famille un mode de vie libre et résilient.

« Depuis toujours, je voulais créer un parc pédagogique autour des animaux et des plantes. On s’est rencontrés, et en évoluant ensemble la volonté de prendre soin de la Terre s’est renforcée. C’est comme ça qu’est né le projet « Les Pieds sur Terre », pour encourager du monde à se lancer dans une démarche d’autosuffisance et prouver que c’est possible. » raconte Anthony Castera pour La Relève et La Peste

A seulement 20 et 23 ans, Zoé et Anthony sont revenus de voyage d’Amérique du Sud déterminés à trouver le terrain sur lequel construire leur rêve. L’attente aura été longue, il leur aura fallu un an. L’agriculteur qui a accepté de leur vendre des terres leur avait d’abord dit non un an plus tôt, mais le départ à la retraite approchant et sa peur devant l’évolution mortifère de la société occidentale l’ont convaincu de donner une chance aux jeunes rêveurs.

Le terrain d’Anthony et Zoé, au tout début de leur aventure, était abîmé par des années d’agroindustrie – Crédit : Les Pieds sur Terre

Au bout d’un an de fermage et avoir passé le diplôme du BPREA pour Anthony, le jeune couple est devenu propriétaire d’un terrain de 7ha comprenant 5,8ha jusque-là cultivés en maïs et une enceinte de forêt autour, à Saint-André-de-Seignanx, une commune du Sud-Ouest des Landes. Dès la période de fermage, le travail abattu a été titanesque.

« La première année, on a semé un gros couvert végétal et préparé le sol pour le décompacter. On a mis des amendements comme du fumier et pas mal de matière végétale. C’était un moment de pure euphorie où j’ai planté 3700 piquets d’acacia à la masse, en faisant d’innombrables allers/retours pour les installer. Si un drone était resté pendant 4 ans là-haut, il aurait filmé une vraie fourmilière. » raconte Anthony en riant pour La Relève et La Peste

Dès le début, le projet est clair et balisé : une ferme landaise à vocation pédagogique comprenant du maraîchage avec avec des semences paysannes, la conservation des races anciennes avec un poly-élevage bénéfique pour amender les sols, et tout cela dans un système agroécologique où chaque élément a plusieurs fonctions. Ainsi, pour faire le brise-vent de la serre, ils ont empilé des tas de bois de châtaigniers, destinés au chauffage, qui servent d’hôtel à insectes.

Le plan de base, quand tout restait à accomplir – Crédit : Les Films de l’instant

Le soin de la Terre et des êtres

Les débuts ont été parfois bien difficiles. La montagne de paperasse administrative pour obtenir toutes les autorisations nécessaires a été bien plus chronophage que prévu. L’activité de maraîchage a été stoppée net par l’invasion du liseron. Emporté par l’impatience de voir éclore son projet, Anthony a fait un burn-out après trois ans de travail sans relâche qui l’a obligé à lever le pied. Et les remboursements des crédits contractés pour lancer leur activité agricole n’attendaient pas.

« On s’est retrouvés tiraillés entre l’envie de prendre soin de cette Terre et la nécessité d’arriver à une rentabilité rapidement pour rembourser nos prêts. Finalement, cela a été des ajustements permanents pour arriver à un équilibre intermédiaire. On va faire beaucoup moins de maraîchage que prévu au début : on le fera quand le sol sera prêt. » explique Zoé Martinez pour La Relève et La Peste

Pour mettre en œuvre leur projet, ils ont tout déclaré et mis aux normes, pour une transparence totale. Anthony a observé les plantes présentes et le ruissellement de l’eau sur le terrain pour choisir l’emplacement de l’étang et s’est servi de l’argile pour faire la digue. Deux jours après avoir creusé le trou, une pluie a rempli tout l’étang. Crédit : Laurie Debove

Toutes ces épreuves sont impossibles à deviner quand on accompagne Anthony et Zoé sur leur ferme. Partout, les arbres commencent à bourgeonner. Les insectes bourdonnent et les premières abeilles ont fait leur apparition.

Les dindes côtoient les poules et les poneys – Crédit : Laurie Debove

Les 250 poules pondeuses déambulent à leur guise ; les chèvres des Pyrénées trônent sur les tas de bois dans leur enclos et vont librement dans la forêt ; Reine, la vache originelle du fromage à raclette, batifole avec la vache Highland, les moutons et l’âne Kirikou ; les dindes aux grands yeux interpellent les visiteurs et les serres se préparent petit à petit pour les prochaines récoltes.

Le mouton et la vache Highland – Crédit : Les Pieds sur Terre

« On a tout de suite fait le choix de s’orienter vers des races d’animaux anciennes car ce sont des espèces adaptées aux conditions locales et c’est urgent de les préserver. On s’entraîne d’abord avec une troupe de dindes blanches avant d’accueillir des dindons gascons, car il n’y en a plus que 50 au conservatoire avicole local et c’est très difficile d’en trouver ailleurs. » explique Zoé pour La Relève et La Peste

Seules exceptions : les poneys et chèvres naines pour le contact avec les petits enfants et les poules pondeuses, sauvées de la réforme pour donner un second souffle à des animaux considérés comme des déchets par l’élevage industriel. En France, on estime que 40 millions de poules pondeuses sont abattues chaque année. Les œufs d’Anthony et Zoé sont vendus aux AMAP, restaurations collectives et infrastructures locales comme la Ferme Emmaüs Baudonne.

Tous les différents enclos ont été conçus pour que les animaux domestiques et sauvages puissent coexister pacifiquement, sans empiéter sur les corridors naturels des espèces sauvages qu’il s’agisse des hérissons, batraciens, ou de plus grands animaux comme les chevreuils à l’orée de la forêt. Les clôtures servent aussi à ce que les pieds des visiteurs n’amènent pas de germes sous leurs chaussures dans les champs de cultures. D’immenses poteaux ont été plantés dans les champs pour que les rapaces et les échassiers puissent faire leurs nids.

La chèvre majestueuse des Pyrénées – Crédit : Les Pieds sur Terre

Aujourd’hui, après 4 ans de travail, Zoé et Anthony se sentent prêts et attendent leur premier enfant. Passionnés et animés du désir profond de transmission, ils ont commencé à accueillir des visiteurs et des scolaires, et souhaitent bâtir un pôle agricole.

« C’est pour nous la pierre angulaire du projet. On l’appelle Pôle Agricole mais ce sera plus l’art de l’humain. Le but c’est que cela soit un lieu de rencontres, entre un point d’accueil et la vente directe à la ferme, un atelier de transformation, du stockage de récoltes et matériel, mais aussi un salon de thé. J’aimerais aussi y créer un four à pain communal. » détaille Anthony pour La Relève et La Peste

Zoé au travail avec une amie – Crédit : Sophie Labruyère

« Nous voulons développer la connaissance et la reconnaissance du monde agricole local, transmettre notre savoir et savoir-faire puis surtout, sensibiliser les publics pour redonner du sens à ce qu’ils consomment. » renchérit Zoé

Pour faire sortir de terre ce bâtiment de 310m2, Anthony et Zoé ont lancé une campagne de financement participatif. La structure extérieure du bâtiment est évaluée à 21 000 €.

« Au plus dur des épreuves, il y a eu tellement de fois où on a cru qu’on n’y arriverait pas qu’on a bien failli abandonner. Mais aujourd’hui, quand je vois tout ce qu’on a accompli, je me sens fière et pleine d’espoir. On a envie de le partager avec le plus grand nombre : une agriculture nourricière, durable, locale et diversifiée, c’est possible ! » conclut Zoé dans un grand sourire

Pour suivre l’évolution d’Anthony et Zoé, retrouvez-les sur leur page FB et compte Instagram. Vous pouvez découvrir l’histoire d’Anthony et Zoé dans le documentaire « Nouvelles Graines », réalisé par Sophie Labruyère et Nicolas Meyrieux, et visible gratuitement ici.

Crédit photo couv : Sophie Labruyère

25 mars 2022 - Laurie Debove

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"Le plus souvent, les gens renoncent à leur pouvoir car ils pensent qu'il n'en ont pas"

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"En thérapie" (2)

Par Le 28/04/2022

J'ai déjà parlé ici de cette série. 

"En thérapie"

On arrive à la fin de la saison numéro 1.

Et on est toujours aussi fascinés par la richesse émotionnelle, intellectuelle, la mise en scène, les dialogues, le jeu des acteurs, la profondeur de chaque situation, l'exploration intérieure qui avance progressivement. 

On regarde un épisode tous les jours.

On a découvert l'actrice qui joue le rôle de Camille.

Remarquable.

Il est certain que beaucoup de jeunes filles et de parents pourraient se retrouver là-dedans...

 

Céleste Brunnquell (En thérapie) : “J’ai vraiment abordé Camille par le prisme de l’intime”

par  | 2 Fév 2021 | SERIES,

Révélée par Les Éblouis de Sarah Suco, Céleste Brunnquell joue Camille dans En thérapie, championne de natation aux deux bras plâtrés et aux idées noires. C’est la benjamine des patients de Philippe, une adolescente profondément esquintée qui essaie de ne pas couler. Eaux troubles. Rencontre avec Céleste Brunnquell.

Comment avez-vous réagi à la lecture du scénario et comment avez-vous abordé votre personnage ?

Céleste Brunnquell : En fait, j’ai d’abord passé des essais avant de lire le scénario. Je savais seulement au départ qu’il s’agissait d’une série chapeautée par Toledano et Nakache, je n’avais pas entendu parler de la série israélienne ou de ses déclinaisons internationales. Donc j’ai lu le scénario après avoir été prise, et j’ai beaucoup aimé. J’ai trouvé le rôle de Camille très intéressant. Comparé aux autres personnages, Camille semble être en apparence moins affectée par les attentats du Bataclan, elle en parle moins lors de ses séances avec Philippe. Camille m’a touchée parce que c’est une adolescente à fleur de peau, qui se demande si elle est folle ou pas. On a beaucoup travaillé sur ça avec Pierre Salvadori (qui réalise les épisodes dédiés à Camille, NDLR) : quand est-ce que Camille ment ? Quand est-ce qu’elle dit la vérité ? Il y avait une balance à trouver, même dans la relation qu’elle entretient avec le psy, parfois c’est très tendu, comme dans un duel, parfois c’est plus tendre ou complice. J’ai beaucoup aimé ce mélange de couleurs qu’on devait trouver tous ensemble. On reconnaît bien la patte de Salvadori. Ses films sont aussi traversés par plusieurs couleurs et registres, et même si En thérapie n’est jamais une comédie et qu’il y a une unité artistique globale, je trouve que chaque réalisateur a tout de même gardé son style. Par exemple, Pierre a fait peut-être plus de gros plans, plus d’inserts, sur des objets, des détails, il travaille l’ellipse aussi, les ruptures de ton. Le seul matériau qu’on a ici, c’est le texte, et chercher à le faire vivre et à lui donner des nuances, c’était super intéressant comme exercice.

A travers Camille, plusieurs questions d’actualité font surface : la libération de la parole, MeToo, les abus dans l’univers du sport et du sport-études. Aviez-vous cela en tête lorsque vous avez abordé ce rôle ?

Céleste Brunnquell : Inconsciemment peut-être, mais je n’ai jamais voulu être le porte-voix de quoique ce soit, et je crois que Camille n’a pas non plus conscience de tout ça. Ce qui m’importait, c’était son expérience à elle. Quand nous avons tourné, il n’y avait pas encore eu les révélations de Sarah Abitbol par exemple. J’ai vraiment abordé Camille par le prisme de l’intime. Nous avons presque le même âge, je n’ai jamais fait de sport de haut niveau et j’ai d’ailleurs dû porter des épaulettes pour paraitre un peu plus baraquée, pour avoir la carrure d’une nageuse. A plein d’endroits, je suis différente de Camille, mais à d’autres, je me retrouve. Surtout, je la comprends. Je suis en empathie avec elle.

Il y a le texte, il y a les dialogues, il y a aussi le langage du corps. Même si Camille est souvent assise, son corps n’est jamais vraiment statique. Ça fait aussi partie du travail que vous avez fait avec Pierre Salvadori ?

Céleste Brunnquell : Je ne crois pas qu’on en ait vraiment parlé, il y avait de toute façon ses épaulettes à porter qui changeaient ma posture. La plupart du temps, Camille est assise, Pierre m’a dit de ne pas hésiter à bouger si j’en avais envie, mais j’étais un peu inhibée à cause du texte et de la parole au départ, je n’osais pas trop. On m’a fait remarquer à la fin du tournage que je jouais beaucoup avec mes mains, que je tortillais mes doigts, mais c’est parce que j’étais nerveuse, et aussi parce que je me mettais à la place de Camille. En amont du tournage, on a fait des lectures avec Pierre, pour avoir le texte en bouche et changer les choses qui n’allaient pas. Les dialogues étaient super bien écrits, parfois certains mots étaient un peu trop littéraires et du coup, en situation, ça ne fonctionnait pas tout à fait pareil. J’étais contente qu’on me demande mon avis sur ces petits détails, je me suis sentie vraiment impliquée.

A quel moment rencontrez-vous Frédéric Pierrot qui joue le psy, Philippe ?

Céleste Brunnquell : Au moment du tournage ! En fait, la série a été tournée dans l’ordre chronologique, et finalement, la relation entre Camille et Philippe avançait en même temps que la notre à Frédéric et moi, c’était vachement intéressant. Étant donné qu’il n’y avait pas eu de répétitions à proprement parler, le travail s’est vraiment fait sur le tournage, trouver la bonne distance, le bon rythme. Ça m’a donné l’impression d’un jeu, d’un puzzle à reconstituer. Je me suis vraiment laisser aller à cette méthode de travail qui était pour moi une expérience, parce que c’est la deuxième fiction dans laquelle je joue, et ça a été assez facile dans le sens où j’avais complètement confiance en Pierre. J’étais disponible pour les informations que Pierre me donnait. Souvent, je commençais par en faire le moins possible sur les premières prises, et progressivement, j’augmentais le curseur. Mais en réalité, le personnage était si bien écrit que tout était là, à ma portée. Ce qui a été le plus déroutant pour moi, c’était davantage de réussir à me mettre à nu devant une équipe que je ne connaissais pas. C’est très intime ce que Camille raconte, et puis on tournait en équipe réduite, j’avais parfois l’impression d’être comme sur une scène de théâtre, exposée, et ça, ça n’a pas été évident tout de suite. Mais la pression est vite redescendue. Ce qui est intéressant entre Philippe et Camille, c’est que parfois, la distance que pose la cure est rompue, parce qu’on est tous des êtres humains, et on a chacun certaines paroles ou gestes qui nous échappent. C’est en regardant la série une fois terminée que je me suis rendue compte que le cas de Camille inquiétait vraiment Philippe, qu’il en parlait avec sa contrôleuse (jouée par Carole Bouquet, NDLR). Puis surtout, j’ai pris davantage conscience de la vie de Philippe, de ce qu’il traverse avec sa femme, ses enfants… Je ne savais pas qu’il était si névrosé ! Il ne va pas très bien non plus…

En parlant de névroses, on parle beaucoup en ce moment de l’impact psychologique de la crise, de la pandémie. Pensez-vous, à titre personnel, que la psychanalyse puisse apaiser nos souffrances ?

Céleste Brunnquell : Oui, je pense. Je n’ai jamais fait de thérapie, je ne sais pas si ça peut avoir un effet sur tout le monde, mais je crois bien sûr au travail qu’on peut faire sur soi, par la parole. Ça ne rend peut-être pas plus heureux, mais ça ne peut certainement pas faire de mal. La série en rend bien compte je trouve. C’est la parole, c’est l’écoute, c’est l’introspection.

Et avez-vous l’impression qu’on s’écoute mieux ?

Céleste Brunnquell : Pas vraiment non. La parole est souvent parasitée par plein de choses, plein de bruit, on reste en surface, on est bouffé par trop d’informations. C’est ce que j’ai aimé aussi dans la série, qu’elle aille si profond, les silences, l’ambiance, la discrétion de la musique, la manière dont, dans le cabinet, on fait de la place aux mots. On écoute vraiment. Ce n’est pas une série de divertissement. Elle demande une vraie concentration, et demander ça aux téléspectateurs, je trouve ça intéressant. C’est une marque de confiance.

Où est-ce qu’on vous retrouve prochainement ?

Céleste Brunnquell : Je tourne à l’été dans un premier long métrage avec Quentin Dolmaire, j’ai le premier rôle et Garance Marillier joue ma sœur. L’histoire est chouette, c’est un film doux, et c’est réalisé par Jeanne Aslan et Paul Saintillan.

Céleste Brunnquell et Frédéric Pierrot – Copyright Les Films du Poisson / Arte

En thérapie, série diffusée le 4 février sur Arte et disponible dans son intégralité sur le site d’Arte.

 

Le stock du citoyen prévoyant

Par Le 26/04/2022

Pour ceux qui pensent que ça ne sert à rien allez donc discuter avec les habitants de la vallée de la Vésubie. Juste un exemple parmi beaucoup d'autres. 

Qu'il s'agisse d'une catastrophe naturelle ou autre chose, être un citoyen prévoyant évite bien des difficultés supplémentaires quand la situation est déjà bien compliquée. Quand elle est là, c'est trop tard.

Le Stock survivaliste en cas de crise

 

par 

18/03/2022

41 commentaires

Quand on dit stock survivaliste en cas de crise, on pense tout de suite à une pénurie ou une guerre, mais cela peut aussi être une panne de courant d'une journée.

Dans tous les cas, disposer d'une certaine autonomie chez soi via un stock de crise est une sécurité non négligeable qui vous permet de mieux traverser des situations d'urgence.

Ainsi, avoir de l'eau, de la nourriture, des piles, des médicaments ou encore du carburant d'avance n'est que du simple bon sens et peut vous éviter bien des galères.
C'est sans parler des économies substantielles face à l'inflation galopante.  

 

Attention, on ne parlera PAS de potager ici dans le but de rester simple et d'être accessible au plus grand nombre. En effet, tout le monde n'a pas la chance d'avoir une maison avec du terrain et le fait de posséder un potager n'enlève en rien la pertinence d'avoir un stock de crise de sécurité  (Principe de redondance et de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier). 

 

 

SOMMAIRE

Principes pour constituer votre stock
Les fonds d'urgence : votre réserve de cash
Stock de crise survivaliste : l'eau
Stock de crise survivaliste : la nourriture
Stock de crise survivaliste : l'hygiène et la santé
Stock de crise survivaliste : l'énergie
Stock de crise survivaliste : les animaux 
Stock de crise survivaliste : le bricolage d'urgence
Stock de crise survivaliste : les addictions
Stock de crise survivaliste : les loisirs low-tech
Stocker pour combien de temps ?
Conclusion du stock anti-crise
Ressources

[NB1] : La liste pense-bête (synthèse de cet article) est téléchargeable gratuitement.

1) Vous imprimez le PDF (une page A4).

2) Vous ajoutez éventuellement vos idées au verso.

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PRINCIPES POUR CONSTITUER VOTRE STOCK

 

Le stock de vivres et équipement de base vous permet de "passer l'orage" sans grosse difficulté lors de nombreuses situations dégradées. 

En effet, les situations dans lesquelles vous serrez content d'avoir ce stock de sécurité chez vous sont multiples : routes coupées, impossibilité de se déplacer, inondation, grève, pénuries, troubles sociaux, manifestations violentes dans les rues ou encore l'exemple récent de la crise covidienne.

Imaginez si vous aviez été prêt au préalable 

Les survivalistes ont passé cette étape sans aucun souci. Et ça à même participer à gonfler leur moral, bien au contraire de bon nombre de voisins non préparés qui se sont déchirés et ont fini par divorcer.

Vous voyez le tableau ?

Un stock d'urgence est donc polyvalent et vous permet d'encaisser beaucoup plus sereinement une situation puante. Avant de courir acheter des "rations de survie" sur internet, il est bon de connaitre les principes de base pour constituer un stock. 

Gardez-les en tête pour vos achats :

1. PAS D'ACCÈS À L'EAU COURANTE 

Étant donné que PERSONNE ne connait l'avenir, on partira par défaut avec la situation la pire : Il n'y à plus d'eau au robinet.

Donc bien sûr, un stock d'eau potable doit figurer sur votre liste (on va en parler plus bas), mais pensez aussi au point suivant :

Si vous stockez des pâtes à gogo, pensez aussi à stocker de l'eau à gogo pour pouvoir les cuire.

Si vous stockez des plats et des rations lyophilisés à gogo, là aussi, il faut de l'eau à gogo pour les consommer. 

2. PAS D'ACCÈS À L'ÉLECTRICITÉ

Dans les scénarios de crise, il faut aussi prévoir la coupure de courant. 

Coté nourriture, si vous vous vous reposez sur un gros congélateur plein comme stock d'urgence, pensez qu'en cas de coupure de courant, si vous n'avez pas un groupe électrogène, toute cette nourriture sera perdue.

3. CE STOCK VIENT EN COMPLÉMENT

C'est "en plus" de ce que vous avez déjà dans les placards, au frigo et congélateur. Considérez ce que vous avez déjà comme du bonus et une marge de sécurité supplémentaire.  Une étagère dédiée au stock d'urgence est une bonne idée. Simple et efficace. À vous de vous organiser en fonction de votre logement.

4. FAITES TOURNER VOTRE STOCK

Le stock décrit dans cette page a été conçu pour être facile à faire, mais surtout facile à maintenir avec un minimum de travail.

Nous n'avons pas tous envie de faire une gestion de stock de pro sur tableur Excel pas vrai ?

Certains articles se gardent indéfiniment et on peut les mettre dans un coin et les oublier (savon, PQ, bougies, Miel, etc.).

D'autres articles se gardent pendant de longues années, mais il faut quand même faire tourner le stock, car ils se périment tout de même (piles, pâtes, médicaments, etc.). Cela signifie que quand vous mangez une conserve, vous la remplacez par une nouvelle plus récente. Idem pour les bouteilles d'eau. 

Enfin, quelques rares éléments de votre stock doivent faire l'objet d'une rotation plus régulière, pas le choix. À titre d'exemple, c'est le cas de la javel pour qui une rotation doit être fait tous les 6 mois - 1 an max pour qu'elle garde ses propriétés. Dans ce cas précis de la javel, regardez bien la date indiquée sur l'emballage et respectez-la.  

La rotation du stock peut sembler être une perte de temps au premier abord, mais cette rotation permet aussi de vérifier régulièrement l'état de son stock. 

5. SOYEZ DISCRET ! (PRINCIPE DU LOW-PRO)

Il ne faut pas que le premier qui débarque voit vos préparatifs. Non seulement vous passerez pour un fou ou un parano, mais les gens se souviendront de vous au premier problème.

Low-Pro = Low Profil (faire profil bas). Oui, c'est un anglicisme, mais c'est pratique.

6. IL N'Y A PAS QUE LA BOUFFE DANS LA VIE

En effet, stock d'urgence rime souvent avec nourriture, mais il n'y a pas que ça. Serviettes hygiéniques, piles, médicaments, croquettes du chien, sacs poubelle, savons, brosses à dent... Un bon stock survivaliste doit penser à tout ! En fait, c'est simple, il s'agit de stocker tout ce que l'on consomme.

Commençons par une première chose à avoir chez soi : du cash !

LES FONDS D'URGENCE : VOTRE RÉSERVE DE CASH

 

Courses d'urgences, évacuation du domicile, stratégie de diversification de son épargne, etc. Pour tout cela, un minimum de cash est nécessaire.

C'est simple, l'argent liquide en cash, ça sert à tout et c'est aussi le moyen de paiement le plus rustique.

Aussi, en cas de panne d'électricité, les distributeurs de billets sont HS et les commerçants ne prennent que du liquide.

C'est sans parler d'une possible fermeture des banques du jour au lendemain, comme l'histoire le démontre dans chaque pays en crise financière. 

*****

Par conséquent, vous prévoir un "bas de laine" avec du cash (en petites coupures) vous permet de parer à bon nombre de situations.

Pour la somme d'argent à envisager, c'est en fonction de VOTRE situation. Mais disons que mieux vaut un peu trop que pas assez 

Et si vous croyez que c'est facile de retirer 3000 euros en liquide rapidement, alors allez demander à votre banquier et vous allez être surpris (cf. le début d'article "solution pour une épargne résiliente").

La réserve de cash se fait donc petit à petit, en retirant toutes les semaines en fonction de vos plafonds de retrait et de vos moyens.

STOCK DE CRISE SURVIVALISTE : L'EAU

 

L'eau est la base de la base ! L'eau est vitale. Environ trois jours (plus ou moins) sans boire et c'est GAME OVER pour vous. 

Pour un stock de sécurité, il faut en prévoir (au minimum) quatre litres par personne et par jour (pour boire, cuisiner et maintenir un minimum d'hygiène).

Les packs d'eau sont le plus simple (prenez les moins chers).

Les bouteilles de 5 ou 8 litres possèdent une bonne autonomie pour la cuisine ou pour se laver. 

Vous calculez le besoin de votre famille en fonction du nombre de personnes : 4L par jour et par personne. Une autonomie de 15 jours est un minimum, soit 60 L/personne. Par ex pour 3 personnes cela fait 180 Litres, soit 20 packs.

Si vous avez la place, vous pouvez doubler cette quantité.

Si vous avez des bidons ou jerricans en plastique alimentaire , vous pouvez les remplir avec l'eau du robinet, mais il faudra traiter l'eau pour la conserver (par simplicité, je n'insiste pas ici et tout est détaillé dans cet article).  

Comprimés de purification comme les Micropur Forte  sont très faciles à utiliser pour désinfecter de l'eau. C'est ce qu'il y a dans les rations militaires. Efficacité garantie. 1 comprimé par litre d'eau. Laissez agir 30 minutes avant de boire.

STOCK ALIMENTAIRE SURVIVALISTE

 

DES ALIMENTS À CONSERVER ET CONSOMMER FACILEMENT : LA BOITE DE CONSERVE

Que l'on aime ou pas, la question ne se pose pas : la boite de conserve est LA valeur sûre ! C'est typiquement le cliché du Prepper français ou Américain qui entasse des boites de conserves. Et c'est parfaitement justifié.

Voilà les raisons principales :

Elle ne nécessite pas d'eau, peut être consommée sans préparation, froide (pas terrible, mais un cassoulet froid ça passe largement) et se conserve très longtemps. 

De plus, la plupart ont des ouvertures rapides et ne nécessitent pas d'ouvre-boite (mais ayez en un quand même, au cas où). 

Les conserves métalliques, ce n'est pas bio

Si vous êtres contre ce type de produit, alors il vous faudra partir sur le même principe avec des bocaux fait maison. C'est très bien et parfaitement possible, mais bien plus long à mettre en place.

Les dates de péremption, ce qu'il faut savoir  

Pour les boites de conserve par exemple, vous pouvez les consommer bien au-delà de la date limite (env. 10 ans, voire plus si stocké au sec et à l'abri de la chaleur), ne vous inquiétez pas à ce sujet.

Concernant les abréviations : 

DLC signifie Date Limite de Consommation. 

Sur l'emballage, il est souvent indiqué : "À consommer jusqu’au…" 

Explications : Ce sont les produits périssables (produit frais, viande, produit laitiers, etc.)

DDM signifie Date de Durabilité Minimale.

Sur l'emballage, il est souvent indiqué : "À consommer de préférence avant le…"

Explications : Aucun risque donc de dépasser la date, il est simplement conseillé de consommer le produit avant telle date. C'est juste une garantie sur ses qualité "gustatives"

DLUO signifie Date Limite d’Utilisation Optimale

Cette mention a été remplacée par la DDM en 2015. C’est donc la même chose que le DDM.

COMMENT STOCKER VOTRE RÉSERVE ALIMENTAIRE

L'idéal sont les endroits frais naturels de votre logement (cave, placard éloignés d'une source de chaleur). Évitez donc le garage et le grenier.

Les bonnes vielles étagères sont parfaites pour les conserves et bocaux (ça permet une rotation du stock facile). En cas de manque de place, soyez inventif (sous le lit, sous la table basse, dans un coin).

LA RÈGLE ABSOLUE AVEC LE STOCK DE NOURRITURE :

Stockez ce que vous mangez et manger ce que vous stockez. 

Stockez ce que vous mangez

En effet, pas besoin de stocker des sardines si vous n'aimez pas ça. On comprend là que la "nourriture de survie" vendue en magasin (rations militaires, seaux de l'apocalypse, rations lyophilisés, etc. ne respectent pas cette règle.

Perso je n'en ai pas et je vous le déconseille. Non seulement ça coute un bras, le gout est ce qu'il est, mais surtout, ce n'est PAS ce que l'on consomme habituellement sous notre toit. 

Mangez ce que vous stockez

L'idée est ici de consommer régulièrement notre stock et de le remplacer, le faire tourner. C'est ce que certains appellent un stock vivant (à l'opposé d'un stock mort qu'on le met dans un coin et qu'on l'oublie). 

Pas besoin de stocker pour un an de farine et de tout laisser pourrir dans un coin. On pioche régulièrement dans notre stock et on remplace aussitôt par un paquet neuf. 

Logique n'est-ce pas ? 

Bien entendu, au risque de me répéter, il vous faut adapter les quantités à votre cas (selon votre appétit, vos goûts, votre force morale, le nombre d'adultes/enfants, sédentarité vs activité physique, etc.).

EXEMPLES D'ALIMENTS "VALEUR SÛRE" (À ADAPTER À  VOS GOÛTS)

Conserves de poissons (maquereau, sardines à l'huile d'olive, thon, morue). Top, car protéines et lipides en un seul aliment.

Choucroute : un aliment fermenté excellent pour la santé et qui se conserve. En plus c'est un remède naturel contre le scorbut (Carence grave en vitamine C).

Pâtés de viande, terrines et Corned Beef (protéines et lipides).

Conserves de viandes avec glucides (plat tout en un) : saucisse-lentille, cassoulet, ravioli, agneau+flageolets, chili con carne, etc.

Légumes en bocaux ou en boites (lentilles, haricots, petits pois).

Quelques soupes de légumes (soupes en sachet si vous avez de l'eau, sinon briques).

Conserves de fruits (ça fait toujours plaisir).

Riz, pâtes, semoule (attention, nécessite de l'énergie).

Flocons d'avoine/sarrasin (se consomme froid, ne nécessite PAS d'énergie).

Biscottes (conservation de plusieurs mois).

Biscuits, chocolat, miel, confiture, café lyophilisé (pour le moral).

Huile d'olive (Bio si possible, mais ce n'est pas bien important).

Condiments Sel, poivre, épices et sauces (pour nettement améliorer vos plats).

Noix et fruits secs (snack).

Compléments alimentaires : vitamine C et  vitamine D peuvent s'avérer utiles.

Petits pots bébé, lait en poudre : Si vous avez un bébé ou enfant en bas âge, ça doit bien sûr figurer en tête de liste.

 

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STOCK SURVIVALISTE DE PRODUITS

D'HYGIÈNE ET SANTÉ

 

STOCK DE PRODUITS D'HYGIÈNE 

Sacs-poubelles   (pour faire caca dedans s'il n'y a plus d'eau courante. Ceux de 30 ou 50L sont top). 

Eau de javel non parfumée et la plus faiblement concentrée (2.6%, elle se conserve mieux). Pour désinfecter les surfaces, mais aussi, pour votre eau de boisson en cas d'urgence. Pas la peine d'en prendre des tonnes, la javel ne se conserve qu'un 1 an avant de perdre ses propriétés. 

Savon de Marseille (se laver, faire un shampoing, faire la vaisselle, ce truc est plus sain, sert à tout et est économique !). Un pain de 300 g dure des mois alors il est facile d'avoir de savon pour un an. Le savon ne se périme pas.

Brosse à dent, fil dentaire, bain de bouche pour maintenir une bonne hygiène dentaire.

PQ, Kleenex pas besoin de vous faire un dessin. Précision pour les zéro-déchets : s'il n'y plus d'eau au robinet, mieux vaux utiliser du PQ que devoir se servir de son stock d'eau potable. Ce n'est PAS ici une démarche écologique, mais de la survie.

Serviettes ou tampons hygiéniques.  Les cups et solutions lavables sont super, mais attention, elles nécessitent de l'eau. Là encore, un peu de jetable pour les situations d'urgence est conseillé.  

Assiettes en carton.  Dans la même idée d'économiser l'eau pour faire la vaisselle pendant quelques jours. 

Un peu de lingettes bébé  Très pratique pour une toilette de chat ou en guise de PQ de luxe. 

Couches bébé.  Mieux vaut en avoir d’avance que l’inverse pas vrai ? Anticipez l'évolution de bébé pour les tailles. 

Filtre à café.  le grand classique pour filtrer de l'eau. 

Consommables de produits d'entretien divers, liquide vaisselle, lessive, produit pour laver le sol. Les bidons de 5 litres sont économiques, s'empilement facilement et vous donnent une bonne autonomie.

Gel hydro-alcoolique  Sans eau courante, c'est pas mal pour se laver les mains après un passage aux WC). Un bidon de 5L est le plus rentable économiquement. Il permet de remplir vos formats poche. 

LES MÉDICAMENTS ET PREMIERS SECOURS

Je ne vais pas trop m'étendre et rester simple. Encore une fois, cela dépend de la situation de chacun. 

Priorité absolue : stock de traitement courant (ou régulier) toujours à l'avance. Par ex, votre traitement pour l'Asthme, Thyroïde, Allergies, etc. (négociez avec votre médecin).

Une grosse trousse de secours/pharmacie complète grand format pour la maison. Un puriste vous dira que la trousse de soin doit être personnalisée et il a raison, mais vous n'êtes PAS expert. Ce n'est PAS parfait, mais c'est le plus simple et rapide à mettre en place et vous pourrez customiser cette trousse au fur et à mesure. Prévoyez un bon stock de consommables : pansements petits et grands formats, compresses, Sparadra, Steri-Strip 6mm, Arnica, Betadine, etc.

Médicaments classiques en quantité (Cycatril, Collyre, Smecta/Immodium, Doliprane, huiles essentielles, Pevaryl, etc.).

NB : "En quantité" signifie plus qu'une tablette ou une boite pour la famille. Comme d'habitude, vous adaptez la quantité à votre situation. Les médicaments se conservent très bien y compris après la date de péremption.

STOCK SURVIVALISTE D'ÉQUIPEMENTS LIÉS À L'ÉNERGIE 

 

Pour éclairer, chauffer, faire du feu, allumer le réchaud, alimenter les petits matériels.

Briquets   (pour allumer vos bougies, votre réchaud, le feu dans la cheminée). Le plus économique est encore un lot de 50 sur Amazon, à répartir dans vos kits, boite à gant, BOB, tiroir de cuisine, etc. et à partager avec vos proches. 

Allumettes. Le 2e meilleur moyen de faire du feu. Protégez-les de l'humidité dans un contenant hermétique. 

Bougies.   Attention au risque incendie ! Les bougies chauffe-plats sont super. 

Bouteille de gaz butane pour votre plaque de camping afin de pouvoir cuisiner (à mon sens indispensable, car ça peut faire toute la différence).

Piles AA et AAA et les autres selon vos besoins (pour vos lampes, radios, etc.)

Quelques Jerricans de 10 ou 20 L de carburant (voir le détail dans cet article). 

Des couvertures chaudes  (c'est le moyen le plus low-tech de se réchauffer). La laine est l'idéale.

Bois de chauffage. Ce serait dommage d'avoir un poêle à bois ou une cheminée et rien pour l'alimenter. Il faut toujours garder quelques stères d'avance. Idéalement une saison de chauffe d'avance.

STOCK SURVIVALISTE EN RAPPORT AVEC LES ANIMAUX

 

Et oui, il faut aussi penser avoir un stock de sécurité pour nos animaux. Que ce soit nos animaux de compagnie ou nos petits élevages. Ce stock doit comprendre la nourriture, mais aussi l'hygiène pour nos animaux :

Des croquettes d'avance. Dans leur sac d'origine, elles se conservent bien. 

De la litière pour chat (mon Dieu, vu l'odeur atroce qui leur sort du cul, imaginez être en appartement et ne plus avoir de litière...).

Du grain pour vos poules. Les fûts  sont le top pour le stockage du grain.

De la paille pour vos poules.

Des copeaux pour vos rongeurs.

Etc.

STOCK SURVIVALISTE POUR LE BRICOLAGE D'URGENCE

 

On parle ici d'avoir un minimum de matériaux et de consommables pour effectuer des réparations de fortune. En effet, lors d'événements de grande ampleur, il se passe du temps avant que quelqu'un ne vienne s'occuper de vos réparations.

Eh oui, tout le monde se retrouve dans la merde en même temps. La liste d'attente peut être particulièrement longue. 

Une tuile envolée et c'est rapidement le dégât des eaux.

Une fenêtre brisée en plein hiver, et c'est le froid et le vent qui rentrent.

Cette liste ne comprend rien de foufou. Juste le strict minimum.

Des articles simples, mais d'une extrême polyvalence. 

Duck-Tape. L'adhésif renforcé qui sert à tout. C'est solide. Ça se déchire à la main. C'est étanche. Ça permet de calfeutrer des ouvertures et mille et une autres choses. C'est indispensable. 

Bâches. De la bonne bâche bleue avec œillets.  Boucher une fenêtre, improviser une porte, un rideau, monter un abri d'urgence, collecter de l'eau de pluie, réparer une fuite sur la toiture. La encore, mille et une utilisations. Indispensable.

Cordelette. Entre la ficelle à gigot et la grosse corde d'escalade, la plus polyvalente est sans doute la paracorde 550. Cette cordelette de 4.5 mm de diamètre résiste à 250 kilos. C'est parfait pour tendre une bâche, etc. Là encore, les utilisations des cordages sont sans limites. 

Trousse à outils simple. Si vous avez une maison, vous avez certainement déjà tout ce qu'il faut, mais pensez-y également en appartement.

Clous / vis. C'est la base en bricolage pour attacher un bout de bois sur un autre. Une bonne boite de chaque fait l'affaire. Un marteau n'a pas besoin d'électricité pour fonctionner.

Huile WD-40. Quand ça coince, un peu d'huile et ça repart !

Tuiles. Bon là, ce n'est pas polyvalent, mais dans la liste des trucs à avoir, quelques tuiles de rechanges ne sont pas un luxe lors des tempêtes. 

STOCK SURVIVALISTE SPECIAL ADDICTIONS

 

Et oui, pour certains, ce stock sera en tête de liste. En cas de pénurie grave, pouvez-vous faire sans votre addiction ?

À mon sens, ce n'est PAS DU TOUT le moment de vous ajouter un stress supplémentaire. Pensez aux fumeurs qui fument clope sur clope au moindre petit stress du travail. Si c'est votre cas, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Note : Ce type de produits, à l'instar de tous les autres, peut également servir aux petits cadeaux de remerciement pour un service et au troc.

Quelques exemples :

Chocolat.

Sucrerie en tous genres (soda, bonbons, biscuits, etc.).

Alcool.

Cigarette.

Antidépresseurs. 

STOCK SURVIVALISTE DE LOISIRS LOW-TECH

 

Si vous avez déjà subi une coupure d'électricité de quelques jours, alors vous savez de quoi je parle. Sans électricité, votre vie bascule soudainement dans un monde silencieux et ENNUYEUX.

Le choc est brutal pour tout le monde, mais surtout pour les enfants. 

Chaque journée, c'est plusieurs heures que l'on passe devant des écrans à nous distraire ou à travailler. Quand nos écrans restent noirs, ces heures deviennent longues, très longues. 

Des jeux de société sont alors parfait pour occuper toute la famille au coin d'une lanterne. 

Des livres sont aussi incontournables. Qui sait, peut-être que c'est à ce moment que vous lirez mon livre sur l'eau au chapitre "Autonomie et systèmes résilients spécifiques" pour découvrir comment s'approvisionner en eau quand il n'y a plus de jus 

STOCKER POUR COMBIEN TEMPS ?

 

En ce qui concerne les quantités à acquérir, cela dépend principalement de votre famille, de votre porte-monnaie et de votre espace de stockage.

Cependant :

3 JOURS D'AUTONOMIE MINIMUM

C'est le strict minimum que le gouvernement vous conseille d'avoir. C'est ce que possèdent par défaut la plupart de gens, voire un peu plus.

Cependant, vous trouvez que c'est suffisant ? 

La réponse est évidemment : NON.

10 JOURS D'AUTONOMIE POUR PARER À L'IMPRÉVU

C'est déjà mieux comme réserve d'urgence pour surmonter la plupart de situations d'urgence.

Une panne de courant, une coupure d'eau, une route barrée, une tempête, tous ces événements sont dans leur grande majorité temporaire et ne durent que quelques jours.

Normalement...

3 MOIS D'AUTONOMIE POUR ANTICIPER LES CRISES MAJEURES 

C'est ce que je conseille d'avoir au minimum- si vous le pouvez - étant donné la situation et la conjoncture actuelle, je ne vous fais pas de dessin (crise sanitaire, guerre en Europe, crise écologique, crise sociale, crise politique, crise bancaire, crise économique, crise financière, crise géopolitique mondiale). 

Vous trouvez que j'exagère ? Pas si sûr...

C'est un stock à la fois réaliste et pas trop excessif. 

*****

Alors là, certains individus vont me dire :

"Ouai, 3 mois de stock d'eau, à raison de 4 litres par jours et par personne, ça représente 1440 litres !  Soit 160 packs d'eau ! Soit presque une tonne et demie à mettre dans mon appartement parisien. Les voisins vont faire la gueule !"

Bien entendu qu'il est inenvisageable de stocker autant d'eau. Et c'est là qu'on se rend compte qu'il y a rapidement des contraintes logistiques et techniques. Qu'il faut faire preuve de bon sens pour trouver des solutions.

Justement, c'est cette recherche constante de solutions et de plans B qui fait l'esprit survivaliste. 

Effectivement, la ressource en eau est vitale.

Oui, elle est contraignante : c'est lourd, c'est volumineux, elle doit être potable pour être consommé sans danger, etc.

Et OUI, il existe des solutions viables, simples et efficaces. 

 

Si vous voulez creuser le sujet de la résilience en eau, je vous propose mon manuel pratique de 310 pages qui détaille toutes les solutions à mettre en place pour assurer de l'eau potable à vos proches en toutes conditions (en ville ou à la campagne).

C'est un livre de survivalisme pragmatique qui m'a demandé une bonne année de travail et qui, je pense, est bien exhaustif sur le domaine.

*******

6 MOIS OU 1 AN DE STOCK

Maintenant si vous pouvez plus, ce n'est pas perdu. 

Je parie qu'il n'y a pas encore si longtemps, l'idée d'avoir 6 mois ou 1 an de stock de sécurité à la maison vous aurait fait bondir : " Pfff mais t'es un grand malade!" 

Mais, à présent, qu'on se bouffe de plein fouet l'inflation et des pénuries (qui étaient parfaitement prévisibles), cette idée confrontée au RÉEL s'avère finalement être un sacré bon plan pour faire des économies ?  

Ou du moins limiter la casse de notre pouvoir d'achat qui diminue. 

*****

Étant donné l'inflation galopante qui ne risque pas de disparaitre de sitôt, tout ce que vous achetez présentement coûtera certainement moins cher que dans six mois.

Et je ne parle pas des augmentations de prix naturelles, des pénuries (rapport direct avec l'inflation) et des ruptures d'approvisionnement dues à deux ans de crise covidienne. 

Faire des stocks est donc bon pour le portefeuille.

PFFF ! PAS BESOIN DE STOCK

"Tu vas faire quoi après que tu auras vidé ton stock d'urgence, hein ? Tu seras comme tout le monde, dans la merde !". 

C'est la remarque qu'on entend souvent venant de la bouche (ou du clavier) d'individus dénués de bon sens. 

Ce sont généralement les mêmes individus qui disent " ça ne sert à rien de se préparer, tout va s'effondrer de toute façon." (en fait, il a décidé d'être passif et soumis et cherche du renfort dans sa médiocrité). 

En fait, dans les faits, ils n'ont rien et sont toujours les premiers à pleurer. Qui connait le futur exact ? Personne.

Mais, une chose est sûre : ce genre de réaction binaire est stupide. Entre le grand effondrement de l'apocalypse et la panne de courant pendant 2 h, il y a une multitude de scenarios d'effondrement possible, plus ou moins importants, plus ou moins dangereux...

CONCLUSION CONCERNANT LE STOCK SURVIVALISTE ANTI-CRISE

 

Votre stock survivaliste de sécurité, vous permet d'appréhender une situation de rupture de normalité BEAUCOUP plus sereinement et avec BEAUCOUP moins de stress.

Bien évidemment, si vous avez maison et terrain, un potager va également aider, mais ce n'est pas le sujet dans cet article qui focus sur des principes et astuces accessible au plus grand nombre.

Ce stock vous laisse le temps de vous adapter progressivement aux événements et d'y faire face plus efficacement. Aussi, ce stock d'urgence étant anticipé, il vous évite de prendre de mauvaises décisions prises dans la panique (comme se ruer sur les pâtes lors d'une pénurie et totalement dénigrer l'eau de javel ou des piles par exemple). 

Stockez ce que vous consommez (90 %) et du "au-cas-ou" pas cher (10 %). C'est une assurance pragmatique pour votre famille. 

Finalement, ça vous donne un avantage ÉNORME sur l'ensemble de la population.

Vous ne trouvez pas ?

Vivre mieux MAINTENANT tout en anticipant sereinement le futur 

Voilà ce que permet un stock survivaliste d'urgence pour faire face aux crises.

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RESSOURCES

EXEMPLE DE 30 OBJETS QUI DISPARAISSENT EN CAS DE CRISE

Je vous liste ci-dessous un exemple de 30 objets qui disparaissent rapidement. Cette liste est basée sur le RETEX (RETour d'EXpérience) d'un habitant de Sarajevo en 1990.

Les 30 objets :

Groupe électrogène.

Filtre à eau a gravité.

Toilettes sèches de fortune.

Bois de chauffage.

Pétrole lampant.

Couteaux, spray de défense, lacrymos.

Arme à feu et munition.

Ouvre-boîte manuel.

Sucre sous toutes ses formes (Miel, etc.).

Céréales et légumineuses sèches : riz, pâtes, haricots, etc.

Huile de cuisson.

Charbon de bois.

Contenants divers (seau, bassines, gamelles, etc.).

Chauffage au gaz butane.

Moulin à main à céréale.

Bouteilles de gaz (butane, propane).

Manuel de survie variés.

Lampe à pétrole.

Matériel bébé (couches, lait ne poudre, etc.).

Matériel de lessive à la main (savon, brosse). 

Gazinière à gaz, réchaud à gaz.

Médicaments et vitamines.

Support de bouteilles de gaz.

Produits d'hygiène féminine (serviettes, tampons, etc.).

Sous vêtement chaud.

Matériel pour le bois de chauffage (hache, scie, hachette, etc.).

Papier alu.

Jerrican de carburant.

Sacs-poubelles.

Papier toilette, lingettes bébé.

Attention, cette liste n'est PAS dans l'ordre et est à replacer dans son contexte : une situation de guerre en ex-Yougoslavie il y a 40 ans. 

En outre, on ne parle pas vraiment de stock de crise survivaliste, mais ça reste en rapport avec l'article. Finalement, apprendre de l'histoire est toujours bénéfique.

Vous constatez dès à présent que bon nombre d'objets figure déjà dans la liste de stock de situation de crise (même si on ne parle pas exactement de la même chose).

LES 100 OBJETS QUI DISPARAISSENT LE PLUS VITE

Pour aller plus loin et voir la liste complète avec les 70 autres objets, je vous invite à regarder la vidéo de Vik Gadsden : "les 100 objets qui disparaissent le plus vite lors d'une guerre" (voir ci-dessous).

NB : Vik propose des consultations privées pour booster votre préparation, vous faire gagner du temps et vous éviter de faire des erreurs.

=> Vik Gadsden - Survik.fr 

DEUX EXEMPLES DE RÉSERVES ALIMENTAIRES SURVIVALISTE

Les chaines YouTube Le Survivaliste Français et Enimus La Micro Ferme Urbaine nous présente leur réserve alimentaire à base de conserves et bocaux. Rien de sorcier à mettre en place.

 

Pierre | Mouton-Résilient

Nous nous définissons comme citoyens résilients. C’est-à-dire que nous développons dans nos vies des solutions pragmatiques, à notre échelle, afin d'être le plus indépendant possible... en savoir plus sur notre équipe.

Si vous avez des questions, suggestions ou remarques, alors l'espace commentaire ci-dessous n'attends que vous.