Blog

  • Le Kintsugi

     

    La technique du kintsugi pour les objets casses

    Qu’est-ce que le Kintsugi ?

    Le Kintsugi est l’art japonais de réparer des pièces de poterie cassées avec de l’or. La traduction de kintsugi est «jointure en or» alors que kintsukuroi signifie «réparation en or». Cette technique de réparation japonaise permet de réparer et d’embellir des porcelaines ou céramiques brisées. L’idée est d’utiliser les défauts et les imperfections pour créer une œuvre d’art encore plus forte et plus belle. Chaque fissure est unique et au lieu de réparer un article comme neuf, la technique vieille de 400 ans met en évidence les « cicatrices » dans sa conception même.

    La philosophie du Kintsugi

    La philosophie du Kintsugi est de considérer la casse et la réparation comme faisant partie de l’histoire d’un objet, plutôt que comme quelque chose à masquer. Non seulement il n’y a aucune tentative de cacher les dégâts, mais la réparation avec l’or met littéralement en valeur les cicatrices pour les sublimer.

    Le Kintsugi peut nous apprendre une leçon importante avec une métaphore. Parfois, en réparant des choses qui se sont cassées, nous créons en fait quelque chose de plus unique, beau et résistant. C’est une sorte d’expression physique de l’esprit de mushin. Mushin est souvent littéralement traduit par « sans esprit », mais porte des connotations d’exister pleinement dans le moment, de non-attachement, d’équanimité au milieu de conditions changeantes. Les vicissitudes de l’existence au fil du temps, dont tous les humains sont concernés, ne pourraient être plus claires que dans les cassures, les chocs et les éclatements auxquels la céramique est également soumise.

    https://www.abacor.fr/kintsugi/

     

    "Dans l'épreuve, ne cherche pas l'adversaire ; cherche l'enseignement."

    Mikao Usui

     

    Qui parmi nous, n'a pas été brisé ? Qui n'a pas connu d'épreuves redoutables ? Se réparer de façon à ce que la cassure en vienne à embellir l'individu, à ce qu'elle apporte une révélation, un éveil, voilà le chemin. 

     

  • Agnès Stevenin : Dans le silence de l'amour.

     

    Je ne me permettrais pas de commenter. Juste que c'est magnifique. 

  • A CŒUR OUVERT : le cerveau du cœur

    Je me demande souvent à quel point nous pouvons nous octroyer une quelconque once de liberté étant donné que nous sommes engagés dans un processus si intense, si ancien, si prégnant, que toute lucidité peut en être exclue.

    Nous affirmons notre personnalité à travers des fonctionnements qui relèvent de l'attachement. Et il s'agit bien du verbe "attacher".

    Dès lors, il faut s'interroger sur ce que nous aimons, sur les supports multiples que nous nous efforçons de maintenir, de développer ou même de découvrir.

    D'où viennent ces désirs ? D'où viennent les passions ? D'où viennent nos émois et nos volontés de les explorer ? Est-il possible finalement de remonter à la source de ce que nous aimons et bien plus important encore d'en comprendre la quintessence ? Y a-t-il eu, à un moment, un événement déclencheur ? Est-ce qu'il s'agit davantage de multiples expériences qui, une fois accumulées, sont devenues essentielles?

    Est-ce qu'il y a eu tout au long du processus un état de clairvoyance, une lucidité qui permettrait d'affirmer que le choix s'est fait en pleine conscience ou bien au contraire s'agit-il d'une succession d'errances, de fourvoiements, d'illusions, de conditionnements, de réactions ?

    Sommes-nous capables d'agir ou seulement de réagir ?

    Existe-t-il un état intérieur qui puisse valider le statut d'individu conscient ?

    Et si cela n'est pas possible, quel est le chemin que nous pouvons emprunter pour parvenir à nous extraire de ce sac émotionnel que nous transportons depuis le premier jour (et même avant) ? Car il s'agit bien des émotions et de leurs effets et rien d'autre. Nous sommes des individus extraordinairement pointus dans la réception des émotions. C'est dans leur gestion que le bât blesse.

    Il faudrait donc que nous parvenions à ne plus aimer ce que nous aimons pour savoir si, réellement, cet amour a un sens et s'il est justifié qu'il soit maintenu. Apprendre à ne plus aimer pour aimer réellement, sortir du cadre aimant lorsqu'il n'est qu'un mirage et découvrir ce qui peut être aimé, sans aucun a priori, ce qui peut être aimé sans que rien ne soit dicté par l'histoire personnelle, sans que rien ne vienne canaliser l'énergie, sans que rien ne s'immisce dans l'émotion avant qu'elle ne jaillisse. Il faudrait aimer sur un coup de foudre, sans aucune donnée initiale, sans aucun apport antérieur, sans que l'histoire passée ne vienne influer sur l'instant.

    Est-il envisageable d'aimer sans savoir pourquoi ? Et plus important encore de n'en pas chercher la raison ? N'est-ce pas une forme d'amour qui serait au-delà de l'amour connu ? Au-delà de tout ce qui a été expérimenté mais qui n'aurait aucune influence ?

    Pour y parvenir, il faudrait apprendre à s'asseoir et à ne plus penser, à ne plus rien nommer, à ne plus reconnaître, apprendre à se taire, apprendre à contempler, explorer le vide émotionnel en soi, non pas un vide mort, non pas un néant abyssal mais un vide libérateur, un vide déraisonné, un vide déshumanisé.

    "Déshumanisé". Le terme fait peur et renvoie à des individus sombres. C'est encore et toujours l'impact social, éducatif, historique. Je parle d'individus "déshumanisés" dans l'optique de l'accès à cette liberté intérieure qui projette l'individu bien au-delà du connu, bien au-delà de ce qu'il pense de lui-même, de ce qu'il sait, de toutes ses certitudes, de toutes ses convictions, de tout ce qu'il a assimilé et qui le remplit. 

    Il faudrait aimer dans un état d'éveil. Un éveil épuré.  

     

     

     

    Coeurouvertwhite

     

     

     

    « Tu sais Paul, le cœur est bien autre chose qu’une pompe. J’ai lu pas mal de choses sur le sujet. J’avais rencontré un scientifique dans un colloque que je suivais pour un article, des discussions passionnantes qui m’avaient donné envie d’en savoir davantage. Mais, tu as bien dû te documenter toi aussi.

    -Absolument pas Diane, rien du tout, j’ai posé là-dessus une chape de béton. Je serais même incapable de t’expliquer clairement ce qui est arrivé à mon cœur et tout autant pour te dire comment celui-ci fonctionne exactement. J’ai vécu tout ça comme si je n’étais pas concerné et je ne comprends pas vraiment pourquoi. Et d’un point de vue technique, ça ne m’intéresse toujours pas. De toute façon, je ne maîtrise rien là-dedans, je suis complètement dépendant de cette technologie. Avant, j’en étais dépendant d’un point de vue professionnel, je vendais tout ce qui était le plus techniquement avancé avec la nécessité d’être le premier à le faire, je connaissais parfaitement les usages de tous les appareils, les extensions, les améliorations successives, je restais à la pointe de l’évolution. Maintenant, il s’agit de ma survie et je réalise que je ne connais pratiquement rien de cette technologie.

    -Parce que ça serait une connaissance, Paul alors que tu vis désormais une quête de compréhension. Il ne te servirait à rien de t’encombrer.

    -Oui, c’est sans doute l’explication. Qu’est-ce que tu voulais me dire à propos du cœur ?

    -Et bien, il y a beaucoup à dire en fait. Et il est possible que ça puisse t’aider à comprendre ce trouble qui te poursuit.

    -Je n’en souffre pas en tout cas. Aujourd’hui, c’est juste une impression étrange. Mais je t’écoute.

    -Est-ce que tu sais que le cœur a des neurones ?

    -Comme dans le cerveau ? Non, je l’ignorais.

    -En fait, la plupart de nos organes en disposent. Des neuroscientifiques ont fait cette découverte. Le cœur a son propre système nerveux. Il possède au moins quarante mille neurones, autant que dans divers centres sous-corticaux du cerveau. Le cerveau du cœur et son système nerveux relaient de l’information au cerveau du crâne, créant un système de communication à double sens. Le dicton populaire qui parle de « l’intelligence du cœur » avait raison. En Occident, la science considérait que notre pensée résultait de la somme des interconnexions entre les neurones et les synapses baignant dans une centaine d’agents chimiques. Et puis, les dernières avancées de la neurobiologie ont découvert ce que la médecine chinoise traditionnelle enseignait depuis des millénaires.

    -C'est-à-dire ?

    -Pour eux, l’activité neuronale est répartie au sein de l’organisme. Le cœur en a une part importante. Chaque organe assume une facette de la vie intérieure. Et pas seulement physiologique. Selon eux, les poumons sont le siège de la vie végétative, le foie contrôle l’imagination et la créativité, la rate assimile les expériences et la connaissance, les reins génèrent l’esprit de décision et la volonté, les intestins séparent le pur de l’impur et le cœur entretient la conscience, l’énergie centrale qui gouverne les quatre autres, il est le nœud, c’est le Shen, le discernement dans les pensées, l’intelligence du cœur n’est pas qu’une expression populaire, c’est une réalité profonde. Mais si un de ces esprits viscéraux est déficient, il aura une influence néfaste sur le Shen. Tout est lié et interdépendant. Le cerveau apparaît comme un centre de tri, un récepteur qui coordonne, il gère les cinq sens mais reste sous l’emprise des esprits viscéraux. Il n’est pas ce super ordinateur que nous imaginons ici.   

    -Est-ce que ces interprétations ont une base scientifique ou sont-elles juste des traditions ?

    -Je me méfie considérablement des preuves apportées par la science. C’est une entité subjective qui ne valide bien souvent que ce qui lui permet de renforcer le paradigme en cours et par conséquent les démonstrations antérieures. Une question d’argent dans le fond. Il vaut mieux pour les chercheurs travailler sur des projets qui seront subventionnés par les laboratoires. Mais tout le monde, heureusement, ne se soumet pas à ce genre de pressions.

    -Tu veux dire que de m’avoir enlevé mon cœur et en plus de m’avoir équipé d’un cœur artificiel pourrait expliquer ce changement radical dans ma vie ? Non pas simplement parce que j’ai eu un infarctus mais parce que je vis sans ces neurones du cœur ? 

    -Je ne sais pas mais c’est une piste.

    -Tu disais que pour les Chinois, le cœur est le siège de la conscience ?

    -Oui, c’est ça. Et c’est logique d’un point de vue symbolique. Il est le souffle vital.

    -Mais alors, pourquoi est-ce que je suis bien plus conscient aujourd’hui que dans toute ma vie ? Pourquoi est-ce que j’ai réalisé avec une violence infinie que tout ce qui me portait en avant était dérisoire ? Puisque je n’ai plus de cœur, je devrais être privé de cette lucidité. »

    Elle s’arrêta et le fixa. Comme figé intérieurement.

    « Qu’est-ce qu’il y a Diane ?

    -Une idée soudaine.

    -C’est quoi ?

    -Attends, c’est tout mélangé. »

    Il se tut et attendit. Les yeux rivés sur son visage.

    « Est-ce que ça voudrait dire que cette conscience originelle est détournée au fil du temps ? À travers l’éducation, l’environnement familial, scolaire, sociétal, professionnel et que les neurones du cœur finissent par absorber des données qui les pervertissent ? Et que, désormais, étant donné que tu en as été nettoyé, cette conscience originelle ressurgit ? »

    Elle s’arrêta.

    « Ton cerveau ayant géré tout ça pendant cinquante ans a gardé en mémoire l’ensemble des données. Par contre, ces données ne sont plus alimentées par ton cœur. Alors, elles s’effacent ou elles perdent de leur importance. Tu vois ?

    -Le cœur influencerait le cerveau ? La façon dont on vit, tout ce que le cœur perçoit, toutes les expériences contribueraient donc à donner au cerveau les éléments favorables à la constitution de l’ego ? C’est ça ? Le cerveau reçoit, trie, dissèque, interprète, il se fait son film. Les émotions qu’il disperse dans le corps sont réalimentées par les organes et selon la puissance des réactions, ces émotions deviennent des empreintes indélébiles, c’est ça ?

    -Et selon l’interprétation et la résonnance, le cerveau du crâne va conduire l’individu à vivre de nouvelles expériences similaires, des nourritures identiques ou en tout cas destinées à développer cet individu. Mais au départ, le cœur a une importance considérable, primordiale. La petite enfance nourrirait le cœur et formerait le cerveau. Regarde juste l’exemple de la fête de Noël. Les parents achètent des cadeaux aux enfants, ils s’en servent et finissent par les délaisser et ils se mettent à espérer les cadeaux à venir. Le conditionnement matériel se met en place. Il s’agit de posséder. Cette fête pourrait être l’occasion de proposer aux enfants des expériences de vie, un voyage ou même une sortie en forêt, aller construire une cabane et y passer la nuit ou projeter de le faire, n’importe quoi d’autre mais dans la dimension existentielle, celle des choses vécues et non celle des choses reçues. Bien sûr que les enfants sont heureux de recevoir les cadeaux qu’ils ont attendus et tout le mal vient de là. Leur cœur est touché et la mémoire activée. Avoir devient la source de leur être.

    -Et donc, j’ai perdu tout ça. Ou en tout cas, ça n’est plus alimenté et c’est pour ça que je me suis retrouvé aussi paumé.

    -Pas paumé mais en décalage. Tu t’es peut-être plutôt retrouvé. C'est-à-dire l’individu originel que la vie avait l’intention de promouvoir.

    -Ça nous amène très loin tout ça.

    -Effectivement. C’est même assez effrayant.

    -Mais est-ce que tu sais comment vivent les gens qui ont reçu un greffon humain ? Est-ce qu’ils sont déstabilisés comme je le suis ?

    -Je ne sais pas Paul. On peut imaginer qu’un greffé bénéficie toujours des données enregistrées par son donneur et qu’elles correspondent suffisamment à son style de vie. Des individus ayant une vie radicalement différente, je ne pense pas que dans le monde occidental, ça soit très fréquent. On peut donc considérer que les greffés ne seront pas aussi désemparés que toi. Dans ton cas, il n’y a plus rien. Plus de neurones, plus de flux électrique naturel.

    -Et pourtant, c’est une histoire qui me tient à cœur ! ajouta-t-il en souriant.

    -Le cœur a ses raisons que le cerveau ignore! répliqua-t-elle. Et le tien aussi, peut-être.

    Il aimait son sourire. Elle le regardait profondément.

    Un crépitement dans sa poitrine, l’idée que l’emballement de l’organe n’avait aucun sens, que ça ne pouvait pas être généré par cette machine en lui, que le cerveau en était le décideur, que l’intelligence de ce cœur était une illusion. Comment son cœur pourrait-il s’emballer de lui-même ? C’était inconcevable.

    « Qu’est-ce qui se passe Paul ? » demanda-t-elle, soucieuse.

    Il hésita quelques secondes.

    « Une émotion très forte, Diane, un bonheur que je n’imaginais plus pouvoir vivre. Et mon cœur qui s’emballe. »

    Elle s’approcha. L’horizon disparut derrière les contours de son visage. Il posa ses mains sur ses joues, il la regarda intensément, le besoin de lire son accord, elle souriait.

    Ils s’embrassèrent. »

  • Cet amour en toi

     

    Cet Amour en toi

    il consume les peaux mortes

    son rayonnement te parfume

    sens les particules qu'il t'apporte

    saisis tout ce qu'il te donne

    oublie ce que tu hais

    découvre ce que tu es

    cet Amour en toi

    crie-le, écris-le

    et crois-le, il ne te trompe pas

    pleure, tremble, frissonne

    cours, marche, danse

    puise dans les gouffres lumineux

    jouis, aime, ris, laisse le t'éblouir

    les forces consumées sont des Soleils en croissance

    un jour, tu comprendras la Présence.

    OLYMPUS-DIGITAL-CAMERA

  • The shift project

    Jean Marc Jancovici est pour moi une référence incontournable. Clair, objectif, lucide, capable de se projeter de façon réaliste, en évitant le catastrophisme qui n'a pour seul effet que de couper toutes initiatives. Jancovici est une pointure qui n'a pas attendu les problèmes actuels pour se faire connaître, en surfant sur une vague médiatique. Il est là depuis bien longtemps et c'est justement cette ancienneté qui lui donne tout son crédit. S'il y a bien un projet qui mérite d'être suivi de près, à mon avis, c'est bien celui-là.

     

     

    Événements

    PLAN DE TRANSFORMATION DE L’ÉCONOMIE FRANÇAISE (PTEF): PUBLICATION DU LIVRE ET

    SORTIE DU SITE WEB !

     

    25 janvier 2022

    Share:

    Toute l’équipe du Shift Project est fière et heureuse de vous annoncer la publication de son nouveau livre aux éditions Odile Jacob, fruit de deux ans de travaux : « Climat, crises : le Plan de transformation de l’économie française (PTEF) » ! 

    A cette occasion, nous sommes ravis de mettre à votre disposition des contenus inédits et exclusifs à retrouver sur le tout nouveau site web entièrement dédié au PTEF : rendez-vous sur ilnousfautunplan.fr.

    Nous présenterons le livre et nos propositions lors d’un Live spécial le 7 février à 18h sur Zoom, en présence notamment de Laurent Berger (CFDT), Patrick Martin (MEDEF), Estelle Brachlianoff (Veolia), Eva Sadoun (Mouvement Impact France), Jean-Marc Jancovici et de toute l’équipe du Shift Project. Programme et inscriptions ici. 

    « La question que nous nous sommes posée peut se résumer ainsi : que faut-il faire pour mettre l’économie française en cohérence avec une baisse des émissions planétaires de 5% par an, compatible avec nos engagements climatiques, tout en permettant à chacun(e) de trouver un emploi ? » Jean-Marc Jancovici, Président du Shift Project

    Lancé en mars 2020 par le Shift Project, le PTEF ou Plan de transformation de l’économie française est un vaste programme opérationnel pour nous emmener vers la neutralité carbone, secteur par secteur. Né dans le sillage de la crise sanitaire, ce plan vise à proposer des solutions pragmatiques pour transformer l’économie, en la rendant moins carbonée, plus résiliente et créatrice d’emplois. Notre objectif est de convaincre un maximum de décideurs politiques et économiques de planifier la transition, avec des propositions concrètes et chiffrées.

    « C’est ce plan de marche visant la décarbonation effective de nos activités que nous avons essayé de construire. Derrière les chapitres qui suivent, il y a l’apport de dizaines de collaborateurs, de centaines de contributeurs et de milliers de relecteurs. Si ce plan parvient à faire un tant soit peu la différence dans les débats à venir, nous n’aurons pas perdu notre temps. »

    Disponible en librairie dès aujourd’hui, aux Editions Odile Jacob. 

    UN TOUT NOUVEAU SITE WEB POUR METTRE NOS PROPOSITIONS À L’HONNEUR !

    Pour suivre toutes les actualités sur le Plan de transformation de l’économie française, rendez-vous sur le site dédié ilnousfautunplan.fr. Vous pourrez y retrouver : 

    Nos propositions détaillées secteur par secteur ;

    Des infographies résumant ces propositions (état des lieux du secteur, leviers de décarbonation et perspectives à horizon 2050) ;

    Des vidéos exclusives de nos chefs de projets 

    Des contenus dédiés à la mise en récit du Plan de transformation de l’économie française

    UN LIVE SPÉCIAL POUR PRÉSENTER LE LIVRE ET NOS PROPOSITIONS 

    Nous organisons le 7 février prochain de 18h à 21h une grande présentation publique en ligne, en présence d’invités politiques et économiques de premier plan (Laurent Berger, Estelle Brachlianoff…), de Jean-Marc Jancovici et de toute l’équipe du Shift Project : les inscriptions sont ouvertes ! Pour retrouver le programme complet et toutes les informations sur cet événement, rendez-vous sur la page dédiée

    Retrouvez-nous le 7 février prochain sur 
    Zoom et en direct sur notre page Facebook. 

     

    Une interview à écouter pour se faire une idée.

     

     

  • Les Communs : Vandana Shiva

    Bravery in battle est un groupe musical de post rock.

    Ils ont invité Vandana Shiva pour lier la musique et le texte sur les Communs.

     

    " Parce que nous vivons dans un monde interconnecté et que les sociétés humaines dépendent profondément de ce que la nature leur prodigue, toutes les sociétés qui se sont souciées du bien-être humain et de l'intérêt public ont toujours défini, administré, protégé et renouvelé les Communs.

    Puisque les Communs sont le fondement du bien-être commun, leur enfermement, leur privatisation, leur saisie est la base de la pauvreté. La pauvreté n'est pas l'état original des sociétés. La pauvreté est le résultat de l'exploitation, de la privatisation et de l'enfermement des Communs.

    Les Communs, ce sont les prés, les champs, les forêts, les semences, les Communs, c'est la biodiversité, c'est la culture du partage et du soin qui se développe quand les semences sont des Communs. Et comme nous avons transformé les plantes en marchandises, considérées comme de la propriété privée ou de la propriété intellectuelle, parce qu'elles sont soumises à la collecte de royalties, nous sommes passés de dix mille espèces qui composaient le régime alimentaire des humains à quelques centaines et maintenant seulement à quatre : le maïs, le colza, le soja et le coton.

    La biodiversité est la base de la santé. Ce corps incroyable qui est le nôtre est profondément relié à la terre. Nous sommes la terre. Le mot humain vient du mot humus qui signifie "sol". Enfermer le Commun de la biodiversité a aussi des conséquences économiques : les services pris en charge gratuitement par la biodiversité deviennent les produits à coût élevé que vendent les entreprises. Mais les Communs, ce n'est pas seulement ce que la nature nous offre. Tout ce que la communauté crée dans l'intérêt collectif et conservé dans le domaine public est un Commun. C'est pourquoi nos sociétés ont beaucoup lutté pour créer des systèmes de santé qui soient des systèmes publics, des systèmes d'éducation qui soient des systèmes publics, des systèmes de transport qui soient des systèmes publics, des systèmes dénergie qui soient des systèmes publics. Nous avons besoin de tout cela pour créer des sociétés bienfaisantes. Nous avons besoin de tout cela pour apporter la justice et l'égalité dans nos sociétés."

     

    Vandana Shiva

    MENU

     

    Œuvres principales

    Staying Alive: Women, Ecology, and Development (d), The Violence of the Green Revolution: Third World Agriculture, Ecology, and Politics (d), Earth Democracy: Justice, Sustainability, and Peace (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

    modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

    Vandana Shiva, née le 5 novembre 1952 à Dehradun (Uttarakhand), est une conférencièreécrivaine et militante féministe et écoféministe indienne1.

    Elle dirige la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles (Research Foundation for Science, Technology and Natural Resource Policy). Elle a reçu le prix Nobel alternatif en 1993.

     

     

    Biographie

    Après avoir obtenu une licence de physique en 1972, puis un master en 1974, à l'université du Panjab, à Chandigarh en Inde, Vandana Shiva poursuit ses études au Canada. Elle y obtient un master de philosophie des sciences à l’université de Guelph en 1977, puis un doctorat dans la même discipline obtenu en 1978 à l'université de Western Ontario. Elle réoriente ensuite ses recherches dans le domaine des politiques environnementales à l'Indian Institute of Science2.

    Elle est l'une des chefs de file des écologistes de terrain et des altermondialistes au niveau mondial, notamment pour la promotion de l'agriculture paysanne traditionnelle et biologique, en opposition à la politique d'expansion des multinationales agro-alimentaires et au génie génétique. Elle lutte contre le brevetage du vivant et la biopiraterie3.

    Dès les années 1980, elle a été très active dans le « Narmada Bachao Andolan » (Mouvement Sauvons le Narmada) qui s'oppose à la construction d'énormes barrages sur la rivière Narmadâ, barrages bouleversant les écosystèmes et obligeant aux déplacements de millions de paysans pauvres4.

    En 1991, Vandana Shiva fonde l'association « Navdanya », association pour la conservation de la biodiversité.

    Elle est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 20095.

    Engagements et critiques

    Intervention de Vandana Shiva au Salon international du goût (it) - Terra Madre 2012, Turin.

    Tout en poursuivant sa lutte contre l'introduction des OGM dans son pays6,7, Vandana Shiva s'engage dans une forme d'activisme mondial en faveur de la paix, la biodiversité et du droit des peuples de disposer d'eux-mêmes.

    En 2001, Vandana Shiva, avec quatorze lauréats du Prix Nobel alternatif ou du Prix Goldman, demande au Congrès mexicain la reconnaissance constitutionnelle des peuples autochtones et de leurs droits, au Mexique, en insistant sur leur rôle dans le développement et la conservation de la biodiversité naturelle et culturelle8.

    En 2004, après deux ans de combat, Vandana Shiva obtient la fermeture de l'usine Coca-Cola du Kerala9.

    Combat contre les OGM : sa fondation de recherche a surveillé les activités liées aux OGM depuis 1997 et mené une campagne anti-OGM au niveau national et international.

    Elle accuse les OGM du coton Bt introduits en 2002 d'être responsable des suicides des paysans indiens qui se seraient endettés et n'auraient pas eu les rendements prévus. Ces accusations sont reprises par diverses organisations, par exemple par le Centre pour les droits de l’Homme et la justice mondiale (CHRGJ) de la faculté de droit de l'Université de New York (NYU) dans un rapport datant de 201110 (dont la co-autrice, la professeure Smita Narula évoque dans une vidéo le rôle des OGM dans la recrudescence des suicides chez les paysans indiens11). Mais les études portant sur les suicides d'agriculteurs en Inde réfutent ces affirmations, constatant qu'il n'y a pas eu d'augmentation du taux de suicides depuis l'adoption massive du coton Bt en 200212,13, l'une d'elles indiquant même une diminution du taux de suicides à partir de 200513. La principale cause des suicides serait en réalité un surendettement des agriculteurs, induit par un ensemble de facteurs incluant le manque d'irrigation ou la diminution des prêts accordés aux agriculteurs14. Les théories de Vandana Shiva concernant une supposée forme de « totalitarisme alimentaire » orchestrée selon elle par les laboratoires et certaines fondations caritatives15 sont donc déconsidérées par certains sceptiques16. Elle est également critiquée pour ses nombreuses positions anti-scientifiques17.

    Œuvres

    (en) Staying alive : women, ecology and development, Londres, Zed books, 1988, 224 p. (ISBN 0-86232-822-5, notice BnF no FRBNF36638978).

    The Violence of the Green Revolution - Third World Agriculture, Ecology and Politics, Paperback, 1991, 264 p.

    Ecoféminisme (1993) avec Maria Mies (ISBN 2738471773)

    Vandana Shiva, Ethique et agro-industrie. Main basse sur la vie, L'Harmattan, 1996, 128 p. (ISBN 978-2-7384-4409-7)

    Vandana Shiva, Le terrorisme alimentaire, Fayard, 2001, 197 p. (ISBN 978-2-213-61080-1)

    Vandana Shiva, La Guerre de l'eau : Privation, pollution et profit, Parangon, 2003, 162 p. (ISBN 978-2-84190-097-8)

    India Divided, Seven Stories Press, 2005

    Globalization's New Wars: Seed, Water and Life Forms Women Unlimited, New Delhi, 2005 (ISBN 81-88965-17-0)

    Earth Democracy; Justice, Sustainability, and Peace, South End Press, 2005 (ISBN 0-89608-745-X)

    Manifestos on the Future of Food and Seed, editor, South End Press 2007 (ISBN 978-0-89608-777-4)

    Democratizing Biology: Reinventing Biology from a Feminist, Ecological and Third World Perspective, author, Paradigm Publishers 2007 (ISBN 978-1-59451-204-9)

    Soil Not Oil, South End Press, 2008 (ISBN 978-0-89608-782-8)

    Staying Alive, South End Press. 2010 (ISBN 978-0-89608-793-4)

    Biopiracy: The Plunder of Nature & Knowledge, Natraj Publishers, 2011 (ISBN 978-8-18158-160-0)

    Monocultures of the Mind: Perspectives on Biodiversity, Natraj Publishers, 2011 (ISBN 978-8-18158-151-8)

    Making Peace With The Earth, Pluto Press, 2013 (ISBN 978-0-7453-33762)

    "Etreindre les arbres", dans Reclaim. Recueil de textes écoféministes choisis et présentés par Emilie Hache, Paris, Cambourakis, 2016

    1 % : Reprendre le pouvoir face à la toute-puissance des riches, Rue de l’Échiquier, 2019

    Médias

    Un monde à vendre (titre anglais : Life running out of control), film de Bertram Verhaag et Gabriele Kröber de 2004, diffusé sur Arte le 11 mars 2004 et le 9 février 2006, relate son combat18

    Vandana Shiva apparait en outre dans les films documentaires suivants :

    Dalai Lama Renaissance19.

    Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau.

    Le Monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin.

    The True Cost d'Andrew Morgan.

    En quête de sens de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière.

    Demain de Mélanie Laurent et Cyril Dion.

    La Guerre des graines de Stenka Quillet et Clément Montfort20.

    SEED: The Untold Story de Taggart Siegel et Jon Betz.

    Internet ou la révolution du partage (55 min) de Philippe Borrel version courte de son film La bataille du Libre [archive] (87 min) aka Hacking for the Commons [archive] .

    Distinctions

    Prix et récompenses

    1993 : Prix Nobel alternatif « pour avoir placé les femmes et l'écologie au cœur du discours sur le développement moderne »

    2007 : Prix de la Planète bleue21

    2010 : Prix Sydney de la paix22

    2008 : LennonOno Grant for Peace (en)

    2011 : Prix Thomas Merton

    2012 : Prix de la culture asiatique de Fukuoka

    2012 : Das Glas der Vernunft (de)

    2016 : MIDORI Prize for Biodiversity 23

    2016 : Prix Danielle Mitterrand, de la Fondation France Libertés

    2019 : BBC 100 Women

  • Courir

     

    La musique, la course dans les bois, des forêts traversées sur des chemins ancestraux, bordés de murs de pierre, l'énergie en soi, le souffle, le rythme, la musique...des heures de bonheur. 

  • Démission du Pr François Alla

    Regardez bien la source de cet article ; il ne s'agit pas d'un site "complotiste". Il est nécessaire de le préciser désormais tellement la désinformation rend les choses compliquées...

    Source https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/politique-de-sante/pr-francois-alla-jai-demissionne-du-haut-conseil-de-la-sante-publique-car-les-experts-nont-pas-joue

    POLITIQUE

    Pr François Alla : « J’ai démissionné du Haut Conseil de la santé publique car les experts n’ont pas joué leur rôle durant la crise sanitaire »

    janvier 25, 2022

    Crédit photo : DR

    Le 5 janvier, le journal officiel (JO) actait la démission du Pr François Alla du Haut conseil de la santé publique (HCSP). Ex vice-président de la commission « maladies chroniques » du HCSP, le praticien hospitalier, chef du service de soutien méthodologique et d’innovation en prévention au CHU de Bordeaux, confie au « Quotidien » les raisons de son départ. Il considère que le « Haut conseil » ne dispose pas des moyens suffisants pour mener à bien ses missions. Et juge que les expertises des scientifiques du HCSP sont dévoyées par les politiques.

    LE QUOTIDIEN : Pourquoi avez-vous démissionné du Haut conseil de la santé publique ?

    Pr FRANÇOIS ALLA : Je voulais tout d’abord dégager du temps pour remplir ma nouvelle mission à la présidence de la Conférence régionale de santé et de l’autonomie (CRSA) de Nouvelle Aquitaine. Mais j’ai également démissionné parce que les experts du HCSP et les agences (HAS, Santé publique France, etc.) n’ont pas joué leur rôle durant la crise sanitaire. Celui-ci consiste à élaborer de l’aide à la décision, y compris quand elle ne va pas dans le sens du décideur ! Or, cette aide à la décision s’est transformée en service après-vente de décisions qui étaient déjà prises en amont.

    Dernier exemple en date, l’article récent sur l’impact du passe sanitaire sur le taux de vaccination, la santé et l’économie. Il ne s’agit pas véritablement d’une expertise, mais d’un « travail alibi ». Il a été porté par le Conseil d’analyse économique (CAE), qui est rattaché à Matignon et présidé par Philippe Martin, ancien conseiller économique d’Emmanuel Macron.

    Parmi les signataires de ce papier, il y a aussi un membre du Conseil scientifique, le Pr Arnaud Fontanet, qui a milité pour le passe sanitaire. Donc, ce n’est pas un travail scientifique indépendant, au sens d’absence de conflits d’intérêts avec le pouvoir politique. D’autant plus que ce focus a été publié le 18 janvier, soit deux jours après le dépôt d’une saisine du Conseil constitutionnel sur le passe vaccinal.

    En dehors du passe sanitaire ou vaccinal, en quoi l’expertise scientifique n’a pas joué son rôle depuis le début de la crise ?

    Souvenez-vous des positions sur le masque au début 2020. Le HCSP, comme les autres instances d’ailleurs, a clairement suivi les positions publiques des politiques qui affirmaient que le masque ne servait à rien. Or, son rôle d’instance sanitaire aurait dû consister à dire : « Le masque est nécessaire, c’est un outil de réduction des risques ». Ce sont des choses que les experts savaient, mais ils se sont censurés pour « ne pas mettre le ministre de la Santé en difficulté », comme cela m’a été dit.

    Macron avait dit : « On est en guerre ». Donc, on ne pouvait pas contredire les affirmations du directeur général de la santé ou du ministre qui avaient dit que c’était inutile, voire dangereux. Sur le masque, même si on pensait autre chose, il ne fallait pas le dire. Dans l’avis que j’ai écrit en mars 2020, j’ai parlé du masque. Le ministère de la Santé m’a clairement fait remarquer que cela n’était pas politiquement correct d’en parler.

    On assiste aujourd’hui à un processus de décrédibilisation de toute voix discordante. C’est devenu très dur pour un expert de dire : « Je ne suis pas tout à fait d’accord avec les politiques ». Car on risque de nous faire entrer dans le camp des complotistes. Il est par exemple devenu difficile d’émettre le moindre doute sur la politique de vaccination. Les gens sont tétanisés, ils ont peur de passer pour des antivax ou des complotistes.

    D’autres raisons vous ont-elles poussé à démissionner ?

    Le HCSP manque cruellement de moyens. À titre d’exemple, j’ai piloté un avis complexe, relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique, publié en novembre dernier. 6 000 articles sont sortis ces dernières années sur le sujet, j’ai dû me charger moi-même de la revue de la littérature, le soir et le week-end ! Pire, pour nous accompagner, nous avons un seul chargé de projet salarié du Haut conseil, mais il est mobilisé sur dix avis à la fois…

    On ne peut pas s’appuyer uniquement sur du bénévolat sur des sujets aussi complexes qui nécessitent de faire la revue de la littérature, des entretiens, de rédiger, de communiquer sur l’avis. Durant la crise sanitaire, le HCSP a fourni un travail exceptionnel. Les experts ont travaillé jour et nuit sur leur temps personnel, n’ont pas pris de vacances. Cela n’est même pas reconnu par le recrutement de deux à trois chargés de projet… Je pense aussi que le HCSP doit se donner les moyens au niveau de la prévention et de la promotion de la santé.

    C’est-à-dire ?

    Un peu avant mon départ du HCSP, j’ai milité pour que l’on se dote à nouveau d’une commission dédiée à la prévention. La France a des performances médiocres dans le domaine : mortalité prématurée extrêmement forte, inégalités sociales et territoriales importantes. Tout le monde est d’accord pour faire ce virage préventif qui nécessite une expertise sur la prévention. Or, ce champ est aujourd’hui complètement vierge, car le HCSP et les agences sanitaires ne s’emparent pas du sujet. C’est dramatique.

    Pourquoi affirmez-vous que le HCSP ne s’empare pas du sujet de la prévention ?

    Parce que l’expertise en prévention dérange les décideurs. Par exemple, sur le sujet de la couverture vaccinale, on sait que la moitié des non vaccinés ne sont pas des antivax, mais des personnes âgées isolées qui vivent loin des centres de vaccination, des SDF, des migrants qui parlent mal le français, des personnes qui n’ont pas accès à internet… Une politique de prévention efficace, c’est aussi s’intéresser à ces déterminants structuraux : l’aménagement du territoire, les inégalités socio-économiques. Mais tout cela dérange, car cela remet en question les politiques.

    Durant la crise sanitaire, le HCSP a émis de nombreux avis techniques mais aucun avis stratégique. Il a pourtant, normalement, une mission stratégique mais c’est le Conseil scientifique qui a fixé les axes stratégiques importants durant la crise : confinement, couvre-feu, stratégie de vaccination, etc. Le HCSP se contente d’émettre des avis techniques de mise en application. On assiste à un dévoiement complet de l’expertise.

    Source https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/politique-de-sante/pr-francois-alla-jai-demissionne-du-haut-conseil-de-la-sante-publique-car-les-experts-nont-pas-joue

     Post Views: 52