Comprendre que les paroles ont un impact considérable...Bien au-delà de ce qu'on suppose...En bien comme en mal...
«On avait gagné avant de nager»
Fabien Gilot félicite Mehdy Metella, sous les yeux de Florent Manaudou, tandis que Jérémy Stravius vient de toucher pour offrir aux Bleus une nouvelle médaille d'or. (Photo : Richard Martin/L'Equipe)

Florent Manaudou : «J’adresse un gros coup de chapeau au staff qui a su encore une fois trouver le bon relais, ce n’était pas évident d'écarter Yannick (Agnel). Ne pas être au start m’a donné deux minutes de récupération en plus (après les demi-finales du 50m papillon, ndlr). Et Mehdy (Metella) avait fait disqualifier un relais à Herning (Euro 2013 en petit bassin). Moi je suis peut-être plus expérimenté et ça me plaisait de partir lancé. On est beaucoup à avoir nagé ce relais décontracté. Fab (Gilot) a su trouver les bons mots en chambre d'appel. On est une grosse équipe, une dizaine à pouvoir nager.»
Gilot : «J'essaie d'appuyer sur le bouton qui va les transcender»

Fabien Gilot : «Ces compliments vont me faire rougir. J’essaie de trouver les mots. Je suis passionné par ces gens qui, dans tous les sports, avec quelques mots, peuvent changer l’état d’esprit d’une équipe. Je me rappelle toutes nos erreurs et je commence à connaître par cœur tous les gars. J’essaie d’appuyer sur le bouton qui va les transcender. Mehdy, je lui ai mis ça dans la tête : amuse-toi, rigole, souris. Flo a encore un peu ses a priori sur le 100m. Je sais le transformer, sur l’orgueil, "Superman", car il ne veut pas planter le relais. Aucun ne veut être le maillot faible. Jérémy, le relais 4 nages (gagné aux Mondiaux) nous a fait passer un cap l’année dernière, on a passé beaucoup de temps à deux. Mon speech de capitaine, j’y suis allé avec mes tripes, des mots simples, j’ai creusé un peu pour motiver tout le monde.»
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