Depuis cinq ans, j'écris une fiction sur l'élimination quasi totale de la population humaine.
Je ne suis plus dans le registre de l'auteur qui aime imaginer et raconter des histoires. Je suis dans l'anticipation, non pas d'une fiction mais de la réalité prochaine.
Depuis le printemps (eh oui, en mai, on était encore au printemps), les medias parlent de canicules et maintenant d'incendies et de toutes les dévastations que ces phénomènes génèrent. On parle de sécheresse qui serait la cause des désastres, un réchauffement climatique que beaucoup refusent encore de s'attribuer.
La cause de tout, c'est notre mode de vie, d'exploitation, de domination.
Tout ce qui survient n'est que la conséquence de notre présence, de notre positionnement au regard de la planète. Nous sommes des prédateurs mais dès lors que la Terre, elle-même, est devenue notre proie, nous allons au devant de notre extinction.
Les conflits prendront leur source dans l'absence d'eau et dans la réduction drastique des ressources alimentaires. L'atteinte phénoménale à la biodiversité nous condamne. En tuant la vie pour le profit, nous nous passons la corde au cou. C'est désormais inéluctable.
L'idée, dans l'écriture de cette dystopie, est donc de mettre un terme à ce désastre et puisque les humains ne le décideront pas d'eux-mêmes, ça leur sera imposé. Je ne crois aucunement, pas un seul instant, à une prise de conscience suffisante pour appuyer sur le frein et stopper la machine. Ni de la part des gouvernants, ni de la part des populations.
Je m'applique à préserver ma santé au mieux pour durer encore suffisamment longtemps. Je veux tenir pour voir la suite.
Le tome 3 s'appelle "LE DESERT DES BARBARES". Dans la désertification vers laquelle nous allons, les barbares feront la loi.
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