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Hydrologie régénérative
- Par Thierry LEDRU
- Le 20/02/2026
Ce constat, je le lis depuis une dizaine d'années. Et il est certain qu'il avait déjà été établi bien avant. Et pourtant, on continue à voir fleurir des zones commerciales avec des parkings gigantesques, sur des zones autrefois humides et qui ont été asséchées. Juste un exemple parmi beaucoup d'autres.
Crues : « On a détruit tout ce qui permettait d’absorber la pluie »

Rues bétonnées, haies arrachées, rivières rectifiées... Nos pratiques ont appauvri les sols, aggravant davantage les crues dans l’ouest de la France, explique l’ingénieure hydrologue Charlène Descollonges.
Après le passage de la tempête Nils, toute la moitié ouest de la France était encore en vigilance pluies et inondations le 18 février. Si ces crues sont des aléas naturels, « certaines pratiques et activités humaines aggravent fortement la situation », explique l’ingénieure hydrologue Charlène Descollonges.
Dans son livre Eaux vives, paru le 4 février (éd. Actes Sud), elle résume : « En accélérant les flux d’eau en surface, en surexploitant l’eau douce et en l’évacuant rapidement vers la mer, nous nous rendons vulnérables aux sécheresses comme aux pluies intensifiées par le changement climatique. »
Reporterre — Une grande partie de la France connaît des crues et des inondations exceptionnelles. Comment expliquez-vous ces phénomènes ?
Charlène Descollonges — Nous assistons à un phénomène de crues généralisées, qui touchent plusieurs bassins versants, essentiellement sur la partie ouest de la France. Les inondations sont dues à un aléa naturel — des cumuls de précipitation importants sur un temps très court — intensifié par le changement climatique, et à des vulnérabilités — des constructions en zone inondable, par exemple.
Mais entre les deux, il existe tout un tas de facteurs aggravants : des sols agricoles drainés, des villes imperméables, des haies arrachées, des rivières rectifiées, transformées en autoroute à eau. En gros, tout ce qui permettait de ralentir et d’infiltrer l’eau a été détruit ou dégradé. Sur la carte de Vigicrues, les tronçons en rouge sont en aval des bassins versants, ce qui veut bien dire que l’eau qui tombe en amont n’est pas retenue, tout se concentre dans les cuvettes, dans les exutoires, et déborde.
Dans votre livre, vous expliquez que « les crues violentes et les sécheresses sont les deux faces d’une même pièce : celle de cycles de l’eau dégradés ». Qu’entendez-vous par là ?
On a perturbé le cycle de l’eau bleue, en rectifiant les rivières, en détruisant des zones humides. Résultat, il y a une accélération, on évacue très vite l’eau des territoires vers la mer — et quand il y en a trop, elle déborde en aval.
« On a détruit la capacité des milieux à absorber et à recycler la pluie »
On a également altéré le cycle de l’eau verte, cette eau essentielle, contenue dans les premiers mètres du sol, qui est évapotranspirée par les végétaux. Avec nos sols appauvris, nos forêts uniformes, nos villes imperméables, on a détruit la capacité des milieux à absorber et à recycler la pluie.
Quelles activités humaines participent à cette dégradation des cycles de l’eau ?
Depuis l’après-guerre, les pratiques agricoles intensives ont engendré une perte de la capacité d’absorption et de stockage des sols. On a asséché les zones humides, arraché des haies et converti les prairies humides pour faire de grandes cultures. Par-dessus, le surlabour et les produits chimiques ont appauvri les sols en espèces vivantes. Sans matière organique, ils ne sont plus capables de retenir l’eau.
« Nous avons développé un rapport de contrôle vis-à-vis de l’eau »
La sylviculture industrielle a produit les mêmes effets. Dans les forêts cultivées de manière intensive, l’eau de pluie est évacuée par des fossés, pour avoir une humidité et une croissance des arbres homogènes. On peut aussi s’interroger sur les conséquences des monocultures de résineux sur le cycle de l’eau.
Autre problème, les rivières en France ont été fortement artificialisées, d’abord pour le trafic fluvial. Endiguement, mise à grand gabarit, canalisation... Les barrages, hydrauliques ou hydroélectriques, induisent également une surévaporation de l’eau.
Lire aussi : Mares, haies, fossés… Face aux inondations, ils tentent de guider l’eau
En amont, les petits chevelus — ces ruisseaux en tête de bassin — ont bien souvent été comblés ou curés comme des fossés. On a supprimé des méandres et des zones humides qui sont des éponges naturelles. Enfin, l’étalement urbain, le développement d’infrastructures ont totalement imperméabilisé les sols.
Vous pointez également le rapport de domination et d’hypercontrôle que nous entretenons sur l’eau douce. Qu’entendez-vous par là ?
Nous avons développé un rapport de peur vis-à-vis de l’eau — peur de manquer ou d’en avoir trop — et donc un rapport de contrôle. C’est une vision très technique, héritée des ingénieurs, notamment ceux des ponts et chaussées, formés depuis des décennies à drainer, canaliser, irriguer. Il faudrait qu’on retrouve un rapport de respect et de soin pour les hydrosystèmes, passer d’un paradigme de contrôle à un paradigme de confiance et de libération.
On en est encore loin, semble-t-il. Aujourd’hui, face aux crues, on entend surtout parler de curage, de bassins de rétention, de digues…
C’est une fuite en avant. Tant qu’on n’aura pas pris la mesure de l’altération des cycles de l’eau, on risque de persévérer dans l’hypercontrôle hydraulique, avec un coût économique énorme. Construire des digues, canaliser des rivières, entretenir ces ouvrages… c’est extrêmement cher ! Ce faisant, on occulte les causes réelles des inondations, et on ne tient pas du tout compte des effets à venir du changement climatique.
Vous prônez plutôt la diffusion de l’hydrologie régénérative : de quoi s’agit-il ?
L’hydrologie régénérative est la science de la régénération des cycles de l’eau, bien que la notion fasse encore débat parmi les scientifiques [cette science est en phase d’émergence et doit faire l’objet d’études approfondies par un travail de recherches académiques]. Il s’agit d’un ensemble de pratiques, de principes — ralentir, infiltrer, stocker l’eau dans les sols — qui permettent de conserver l’eau dans les territoires. On cherche à réactiver des processus naturels qui permettent de régénérer les hydrosystèmes, en s’alliant avec les autres vivants.
« Il s’agit de cultiver l’eau »
À l’inverse de ce que j’ai décrit plus haut, on va chercher à cultiver l’eau, comme le fait la vie terrienne depuis des centaines de millions d’années. Des forêts diversifiées, des rivières libres, des paysages agricoles multispécifiques et agroforestiers, de l’hydraulique douce, des villes éponges.
Concrètement, en quoi peut-elle apporter des solutions aux extrêmes hydriques que nous traversons ?
Il ne s’agit pas d’une méthode miracle. On ne propose pas de creuser des mares partout ni de recréer des méandres à la pelle mécanique. L’idée est plutôt de partir du territoire, de privilégier le low tech à des méthodes interventionnistes, et de favoriser la participation citoyenne. L’objectif, c’est de viser l’autonomie des milieux naturels et des habitants.
Lire aussi : Cette paysanne qui voulait « cultiver l’eau »
Par exemple, autour de Valence, des agriculteurs travaillent à concevoir des agrosystèmes qui ralentissent et répartissent l’eau de pluie. Cela passe par des ouvrages d’hydraulique douce comme des baissières ou des mares, mais également par des pratiques agroécologiques pour nourrir les sols, et par l’agroforesterie. Autrement dit, il s’agit de cultiver l’eau.
À quelques semaines des élections municipales, que peuvent les communes pour régénérer les cycles de l’eau ?
Elles peuvent beaucoup ! Il existe déjà une dynamique forte en faveur des villes éponges. Cela consiste à désartificialiser, à désimperméabiliser là où on peut — dans les parkings, les cours d’école —, à créer des jardins de pluie, des noues [sortes de fossés végétalisés], des toitures végétalisées… Tout ce qui permet d’infiltrer l’eau à la parcelle plutôt que de l’envoyer vers les égouts. À la campagne aussi, les bourgs ruraux peuvent le faire.
Quelles sont les marges de manœuvre des citoyens face aux inondations et aux sécheresses ?
Quand on a la chance d’avoir un jardin, on peut faire plein de choses : planter des arbres, faire une mare, récupérer l’eau de pluie... Je recommande à ce propos le livre de Samuel Bonvoisin [Cultiver l’eau douce, éd. Ulmer]. Et dans tous les cas, en ville ou à la campagne, on peut s’engager, car les citoyens ont un énorme pouvoir pour impulser des projets sur leur territoire.
Encore une fois, l’hydrologie régénérative n’est pas une baguette magique ni une liste de techniques à dérouler. C’est une approche globale, à l’échelle d’un bassin versant. Si on se limite à quelques jardins ou parcelles agricoles, cela ne restaurera pas les cycles de l’eau. On a besoin de dynamiques collectives pour pousser ce changement, rendre la terre à l’eau.
Mon espoir, c’est que cela peut aller très vite. Autour de Valence, où nous travaillons avec l’association Pour une hydrologie régénérative (Puhr), un seul élu a finalement réussi à embarquer une dizaine d’agriculteurs, avec le soutien de la chambre d’agriculture. Le projet se fait désormais à l’échelle du bassin… C’est très encourageant !
On ne va pas vous le cacher : à Reporterre, on est inquiets.
Ici comme ailleurs, les tensions montent, les démocraties s’essoufflent, le débat public se polarise. Tout semble instable.
Le vent peut tourner très vite. Et quand l’extrême droite arrive au pouvoir, les médias indépendants en sortent rarement indemnes.Mais au milieu de la tempête, Reporterre garde le cap.
Nous refusons de céder au sensationnalisme, à la panique et aux raccourcis.
Chaque jour, nous enquêtons, nous expliquons, nous documentons avec une ligne claire : informer plutôt qu’enflammer les esprits.Chez Reporterre, il n’y a ni actionnaire, ni propriétaire milliardaire : le média est à but non lucratif. Nous sommes financés à 98% par 1,6% de nos lectrices et lecteurs.
Concrètement, ça veut dire que :
Personne ne modifie ce que nous publions.
Nous ne cherchons pas à capter votre attention mais à traiter les sujets qui méritent votre attention.
Nous pouvons laisser tous nos articles en accès libre pour toutes et tous, sans conditions de ressources.
Il n’y a pas d’action collective sans information libre.
Et c’est grâce à vous qu’elle peut exister. -
Pavlov's dog
- Par Thierry LEDRU
- Le 17/02/2026
Sur une page d'adeptes du "free pop rock" des années 1970, je retombe sur ça.
Pour celles et ceux qui ont connu "Pavlov's dog" en 1976...
Je suis fasciné par le fait que j'ai toujours ce morceau en mémoire alors que je ne l'ai sans doute pas entendu depuis plus de trente ans.
J'écoutais ça dans mon "walkman" à cassettes quand je courais dans les bois, à fond !! J'avais quatorze ans ^^
"Did you see him cry"
Un final à courir comme un lapin, à rire de bonheur, tout seul dans les bois :)
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De la responsabilité
- Par Thierry LEDRU
- Le 17/02/2026
C'est une notion fondamentale mais qui au fil du temps n'est devenue qu'un ersatz de sa réalité.
Aujourd'hui, l'idée de responsabilité est très souvent associée à une intention personnelle. Se montrer responsable ne se fait pas avec un objectif universel mais avec une intention égotique, intéressée.
"Je suis responsable de ma voiture" ne signifie pas que je ne peux pas conduire n'importe comment en mettant les autres en danger, mais que je dois l'entretenir parce qu'elle est à moi !
"Je suis responsable de mes enfants" ne signifie pas que je dois leur apprendre à être conscient de la vie et à la respecter, sous toutes ses formes, mais juste à les amener à ne pas se comporter de façon à ce que des problèmes me retombent dessus.
Oui, je sais, une bonne partie de l'humanité me désole...
Dans l'article précédent, je parlais des inondations et des phénomènes naturels d'ampleur.
La question qui se pose est inévitable : dans quelle mesure, chacun et chacune parmi nous est responsable de l'état actuel de la planète ? Dans quelle mesure participons et entretenons-nous les dérèglements que nous avons sous les yeux ? Combien parmi nous se sont déjà posés la question et combien ont été amenés en fonction de leurs propres réponses à changer ?
Alors, le débat, pour certains, est vite clos :
"Mais on n'est rien du tout face au gigantisme de l'humanité, c'est pas moi qui vais y changer quelque chose."
On trouve aussi les défaitistes :
"De toute façon, c'est foutu alors autant que j'en profite."
et puis ceux qui n'ont absolument aucune conscience des autres et de la vie toute entière :
"Mais j'en ai rien à foutre des Chinois ou du plancton, des Balouchistans ou des fougères, me casse pas les couilles."
Bon... Bien évidemment, le fait que je ne mange pas d'animaux et que par conséquent, je ne contribue pas à l'élevage intensif ne va pas mettre un terme au réchauffement climatique, ni que je ne prenne pas l'avion, ni que je parte en vacances à vélo, à pied ou avec un fourgon et que ça ne va jamais au-delà des frontières du pays. Que je n'achète que ce qui m'est indispensable ne va pas arrêter la hausse du niveau des océans ou le blanchiment du plancton, ni rien de ce que je fais, moi tout seul, absolument rien.
Sauf que je ne suis pas tout seul. Et donc, l'impact est réel. C'est l'accumulation des grains de sable qui constitue la plage.
Et ajoutée à cette masse, il y a ma conscience, ma bonne conscience, celle qui fait que je peux me coucher le soir avec le sentiment d'avoir été "juste" envers la vie.
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Les pieds dans l'eau
- Par Thierry LEDRU
- Le 17/02/2026
"Un retour à la normale, il faut l'oublier car la normale est devant nous et non pas en arrière." François Gemenne
Voilà ce qu'il va bien falloir finir par comprendre. Ce ne sont donc pas des crues "extraordinaires". Ce sont des phénomènes appelés à devenir "normaux".
Si on s'attache à regarder le passé, ce qui se passe aujourd'hui est du domaine de l'inconnu mais il n'est plus temps de regarder ce passé sinon, on n'avance pas. L'année prochaine, les crues pourraient être bien pires encore.
On est ici dans le même registre que ces records de températures qui sont dépassés année après année.
Il y a longtemps déjà que les scientifiques nous disent que les phénomènes météorologiques sont amenés à être de plus en plus intenses, qu'il s'agisse des précipitations (pluie, neige, grêle) comme des canicules et des sécheresses. Là, maintenant, une partie importante du pays est sous les eaux et l'été prochain, les mêmes régions subiront peut-être une sécheresse "exceptionnelle".
Il est dit dans ce reportage que vingt millions de Français vivent en zones inondables. Quant à la sécheresse, plus aucune région du pays ne peut se targuer d'être en dehors de ce risque. Quand je vois les Monts d'Arrée en Bretagne touchés par les incendies de l'été, ça donne une idée. Personnellement, j'ai quitté la Bretagne quand j'avais 24 ans parce que je ne supportais plus le climat breton...
Un autre signe très éclairant, c'est de voir le nombre de maisons à vendre à proximité d'un cours d'eau et qui ne trouvent pas d'acheteurs alors que ces mêmes maisons étaient considérées comme des "paradis" il y quelques décennies. Quand on a décidé de vendre la maison de la Creuse et de chercher à se rapprocher des Alpes, des agents immobiliers nous ont proposé des maisons en bord de rivière ou de ruisseau. Je les ai immmédiatement ramenés à la réalité. Pas pour nous.
Ni l'idée d'acheter une maison à flanc de colline dans une région connue pour ces précipitations diluviennes. Je suis abonné à la page d'un permaculteur en Lozère. Il y a dix jours, la moitié de son terrain est parti dans un glissement de terrain. Il a tout perdu... :(
Il y a des maisons qui vont devenir invendables.
Et je n'ose même pas imaginer les gens qui aujourd'hui ont les pieds dans l'eau. Un incendie, on a une chance de l'éteindre, l'eau, on ne l'arrête pas.
Je pourrais également parler de la bétonnisation, de l'artificialisation des sols, des haies qui ont été arrachées sur des milliers de kilomètres et qu'on commence à replanter maintenantd, du comblement des zones humides etc etc.... Mais si je me lance dans le catalogue des folies humaines, je vais y passer trop de temps. Tout est expliqué partout quand on cherche.
Bon courage à celles et ceux qui ont les pieds dans l'eau.
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Quadrilogie : beaucoup de monde
- Par Thierry LEDRU
- Le 15/02/2026
Dans mon projet d'une éventuelle adaptation en bande dessinée de ma quadrilogie, il était utile que j'identifie les personnages principaux des trois tomes achevés. Il me restera à compléter la liste du tome 4 puisque d'autres personnages sont prévus.
Et ça fait du monde.
Certaines et certains disparaissent d'un tome à l'autre, d'autres arrivent.
A savoir que Laure Bonpierre reste le personnage principal des quatre tomes.
De la Savoie au Kenya, à la Colombie, à la Nouvelle-Zélande, d'un hémisphère à l'autre, des montagnes à la jungle, des villes à la campagne, de la vie à la mort, de la détresse à l'amour.
Si je m'en tiens aux propos de mon éditrice, il se pourrait qu'elle trouve une place en 2026 pour le tome 2, "TOUS, SAUF ELLE". Ce qui me laisse le temps de bien fignoler le tome 4 et de me rendre compte de la nécessité ou pas d'un tome 5.
L'écriture, c'est prenant :)
LES HÉROS SONT TOUS MORTS
PERSONNAGES
Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.
Gaston Floc’h: chasseur
Lucas Marcieux : lieutenant à la SRPJ, ancien compagnon de Laure
Lucie : compagne actuelle de Lucas
Moses : guide africain, accompagnateur de Laure au Kilimandjaro (Tanzanie)
Fabien Dumont : lieutenant de police
Mathieu Denis : lieutenant de police
Francis Thiébaut : flic, équipier de Mathieu et Fabien
Thomas Blanchard : militaire, ami de Lucie.
Raphaël Guérini : truand
Paolo Midugno : porte-flingue
Martin Kravanski : diamantaire, receleur.
TOUS, SAUF ELLE
PERSONNAGES
Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.
Théo Bréchet : lieutenant de police, survivaliste
Fabien Dumont : lieutenant de police
Francis Thiébaut : flic, en fuite.
Pierre Favre : deuxième identité de Francis Thiébaut
Tariq : fanatique islamiste de Daech (Irak)
Farid : frère de Tariq, mort à Mossoul (Irak)
Figueras : Indien Aruhaco, ami des Indiens Kogis. (Colombie)
Kalén ; Mamu (sage) Indien Kogis (Colombie)
Ayuka : Indien, guide. (Colombie)
Alfonso : ami italien de Francis, receleur (Italie)
Vincenzo : ami italien d’Alfonso, faussaire (Italie)
Walter Zorn : Chef suprême de l’Ordre des Immortels. Concepteur du plan Némésis. (Nouvelle-Zélande)
Fabiola Mesretti : banquière, première femme intégrant l’Ordre des Immortels (Nouvelle-Zélande)
Jonas : père de Walter Zorn (Nouvelle-Zélande)
Abraham : grand-père de Walter Zorn (Nouvelle-Zélande)
Zack : garde du corps de Walter Zorn. (Nouvelle-Zélande)
Docteur Flaurent : chirurgien, hôpital sud de Grenoble
Terence : trader pour Walter Zorn
Nacer : islamiste, coordonnateur des attentats à Paris.
Sélim Karmaz : banquier à Istanbul (Turquie)
Akram : homme de main de Sélim Karmaz
Aziz : islamiste, héberge Tariq à Paris.
Tian : étudiant
Louna : étudiante
Tim : frère de Laure, survivaliste
Aurore : femme de Tim
Boris Strogo: milliardaire russe, membre de l’Ordre des Immortels
Hans Van de Kerkoff : milliardaire belge, membre de l’Ordre des Immortels
Gros Bill : tenancier à Christchurch (Nouvelle-Zélande)
Langlois : flic, patron de la brigade
Didier : père de Louna
Fabienne : mère de Louna
Anne : compagne de Didier
LE DÉSERT DES BARBARES
PERSONNAGES :
Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.
Théo Bréchet : lieutenant de police, survivaliste
Tian : étudiant
Louna : étudiante
Tim : frère de Laure, survivaliste
Aurore : femme de Tim (décédée)
Fabien Dumont : lieutenant de police
Francis Thiébaut : flic, en fuite.
Pierre Favre : deuxième identité de Francis Thiébaut
Tariq : fanatique islamiste de Daech (Irak)
Figueras : Indien Aruhaco, ami des Indiens Kogis. (Colombie)
Walter Zorn : Chef suprême de l’Ordre des Immortels. Concepteur du plan Némésis. (Nouvelle-Zélande)
Fabiola Mesretti : banquière, première femme intégrant l’Ordre des Immortels (Nouvelle-Zélande)
Joachim Nichols : militaire, Pentagone, bras droit de Walter Zorn.
Zack : garde du corps de Walter Zorn.
Nacer : islamiste, coordonnateur des attentats à Paris.
Didier : père de Louna
Fabienne : mère de Louna
Anne : compagne de Didier
Yves : père de Laure Bonpierre
Lisette : mère de Laure Bonpierre
Alec : radio-amateur (Écosse)
Raymond et Yolande Balthuzar : couple ami de Théo, paysans.
Sophie et Tristan : le couple qui a fondé un groupe de survivalistes
Emma et David : couple ami
Moussad : ancien combattant de Daech, intégré au groupe de Sophie
Kenza : ancienne otage de Daech, libérée par Moussad
Delphine et Jean Mangin : Couple survivalistes voisins du groupe de Sophie
Martha : fille de Delphine et Jean
Valentin Volkoff : ancien militaire russe
Fanfan : ami de Valentin
Marion : compagne de Fanfan
Markus Solberg : norvégien, homme d’entretien de l’université de biologie de Longyaerbyen. (Svalbard)
Ahmed , Kevin, Mouloud, Dylan, Jason, Ernesto, Domi, Kimberley, Rihanna, Stacy, Aldo, Romuald, Diego : des barbares. (Nice)
Loris : frère de Delphine Mangin.
Stella et Isabelle : étudiantes en fuite.
Harry Boyd : ami de Tim (Nouvelle-Zélande)
Kathleen : épouse de Harry
Matt : fils de Harry et Kathleen
Jodie : fille de Harry et Kathleen
Daniel et Mireille : couple de survivants du groupe de Valentin
Francine et Jean : couple de survivants du groupe de Valentin
TERRE SANS HOMMES
PERSONNAGES
Laure Bonpierre : sportive professionnelle, adepte de l'ultra-trail et records d'ascension.
Théo Bréchet : lieutenant de police, survivaliste
Tim : frère de Laure, survivaliste
Figueras : Indien Aruhaco, ami des Indiens Kogis. (Colombie)
Joachim Nichols : militaire, Pentagone, bras droit de Walter Zorn.
Loris : frère de Delphine Mangin.
Stella et Isabelle : étudiantes en fuite.
Sophie et Tristan : le couple qui a fondé un groupe de survivalistes
Emma et David : couple ami
Didier : père de Louna
Anne : compagne de Didier
Moussad : ancien combattant de Daech, intégré au groupe de Sophie
Kenza : ancienne otage de Daech, libérée par Moussad
Tian : étudiant
Louna : étudiante
Martha : fille du couple Mangin
Valentin Volkoff : ancien militaire russe
Fanfan : ami de Valentin
Daniel et Mireille : couple de survivants du groupe de Valentin
Francine et Jean : couple de survivants du groupe de Valentin
Josh Randall, ancien Marines, tireur d'élite. (USA, Maryland)
Donald Prumpt : pasteur, leader du groupe de L'arche. (USA, Maryland)
Marguerite et Fernand : habitants dans le marais poitevin
Ange : membre commando de Walter Zorn
Nancy : responsable d’un centre d’accueil. (USA, Maryland)
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Le fil conducteur
- Par Thierry LEDRU
- Le 14/02/2026
Je travaille, beaucoup, beaucoup. Ou plutôt, puisque l'éthymologie du mot travail trouve sa source dans la torture, je m'amuse à écrire.
J'ai écrit un document pour chacun des trois romans achevés de la quadrilogie et j'entame le même "travail" sur "TERRE SANS HOMMES" pour la partie déjà achevée. Mais en même temps, j'ai un nombre sidérant d'articles que j'ai envie d'écrire sur le blog.
J'ai pris conscience ces derniers jours que le fil conducteur de chacun de mes romans publiés consiste à amener mes personnages à prendre conscience de ce qu'ils portent car je suis convaincu, par expérience, que nous ne connaissons qu'une partie infime de notre potentiel et que nos pensées limitantes nous empêchent d'accéder à cet espace inconnu.
Les personnages de mes romans sont tous confrontés à des situations qui les révèlent à eux-mêmes. Qu'il s'agisse de la haute montagne, de la nature, de l'amour, de la souffrance, de la détresse, des drames, des joies. Il ne s'agit pas de "reconstruire" car cela implique de rétablir ce qui a disparu. Surtout pas. Ce qui compte, ce qui conduit l'individu, c'est de laisser émerger l'être nouveau, celui qui va vers son apogée ou en tout cas ce qui à l'instant donné constitue ce qui est le plus beau, le plus juste, l'idéal de ce qu'il peut être.
Si je reprends "VERTIGES", mon premier roman publié en 2004, Jonathan, le personnage principal dit à la fin du roman: "Jonathan est mort, mais pas moi." Voilà ce qui m'importe, ce qui constitue le fil conducteur. Il ne m'intéresse pas de décire des existences si ces existences ne brisent pas les enceintes, les limites, les cadres.
Il y a des prisons qu'on subit mais pire que tout des prisons qu'on s'invente. L'existence n'a de valeur qu'au regard des destructions de ces prisons et de l'émergence de ce qui est en nous, notre moi réel et non l'assemblage des pièces d'un puzzle sociétal, familial, professionnel, relationnel. Jonathan dans "VERTIGES" était le précurseur et je n'avais pas conscience, à l'époque, de l'importance considérable de ce cheminement intérieur.
J'ai pensé aujourd'hui que je devais lister sur le blog les personnages principaux de mes romans et en cherchant à les identifier tous, je me suis aperçu que les femmes sont en tête de liste. Non pas qu'elles soient systématiquement le personnage principal de chaque roman mais elles tiennent toujours un rôle prépondérant. Et je n'en suis aucunement surpris car à mes yeux, les femmes sont les plus à mêmes d'explorer la part cachée qui est en chacun, de révéler les âmes, d'en extraire le plus beau.
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Cliffhanger et page turner
- Par Thierry LEDRU
- Le 11/02/2026
Je m'anglicise ^^
En littérature, ces deux techniques concernent des méthodes d'accroche.
Le "cliffhanger" consiste à tenir le lecteur (oui, les lectrices aussi ^^) en haleine en fin de chapitre, à le laisser haletant, face à une énigme, un danger, une interrogation, un drame et ses conséquences, une nouvelle joyeuse et ses effets, bref, l'obligation de tourner la page et donc on se retrouve pris par le "page turner". L'idéal étant d'être tellement accroché (cliffhanger) qu'on tourne les pages jusqu'à la fin ^^(page turner)
"Le cliffhanger est une technique narrative qui consiste à interrompre le récit à un moment crucial, souvent à la fin d'un chapitre ou d'un livre, pour maintenir l'intérêt du lecteur et susciter l'envie de connaître la suite.
Un page turner est un livre si captivant que le lecteur ne peut s'empêcher de tourner les pages pour découvrir la suite, souvent grâce à un début accrocheur, des rebondissements et une intrigue haletante."
Comme je l'ai dit dans le message précédent, je me suis en tête de chercher un éditeur ou un auteur, autrice, dessinateur, dessinatrice pour une adaptation de ma quadrilogie. Et donc, depuis plusieurs soirs, je relis les trois tomes achevés (je rappelle que le tome 1, "Les héros sont tous morts" est publié.)
L'idée est de construire un synopsis, chapitre par chapitre, avec un résumé et un extrait. Et au fil de ce travail, je me suis aperçu que je m'étais quelque peu inscrit dans cette technique du "cliffhanger". En même temps, dans une catégorie polar-anticipation, il serait assez désastreux de ne pas avoir envie de tourner la page.
Néanmoins, je me suis appliqué à ne pas finir chaque chapitre par un "suspense" parce qu'on sait que la répétition tue l'effet. Je pense même que les réflexions existentielles tiennent autant de place que les situations d'actions. Et je m'en réjouis.
Il n'était pas question pour moi de délaisser le cogito ...
Il ne s'agit donc pas de romans d'actions, avec des super héros (voir le titre du tome 1...) mais des gens comme tout le monde qui se retrouvent dans des situations dont personne ne voudrait. Et qui tentent de s'en sortir.
L'objectif principal étant que les lecteurs et lectrices en arrivent à se demander : "Et moi, comment je ferais si ça m'arrivait ? "
C'est d'ailleurs ce que l'éditrice avait mentionné dans la présentation du tome 1 sur son site : Dans un registre plus noir que d’habitude, et sur fond de polar, on retrouve l’excellente écriture de Thierry Ledru, qui nous livre une analyse en miroir de l’âme humaine, et nous pousse à nous interroger : que ferions-nous avec cette mallette ?
L'âme humaine. Voilà ce qui m'importe.
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Une idée, un projet.
- Par Thierry LEDRU
- Le 07/02/2026
Je travaille à l'écriture du tome 4, "TERRE SANS HOMMES"
J'aime beaucoup la bande dessinée et je me suis rendu compte au fil des années qu'il m'arrive de plus en plus souvent de construire un chapitre comme s'il m'apparaissait découpé dans des pages et des cases, de voir le dessin.
Je le faisais déjà sur le plan cinématrographique mais je trouve que la "fixité" du dessin oblige à se concentrer sur les éléments essentiels, sur une forme de cadrage qui ne doit rien délaisser et ne doit rien surcharger. C'est la quête de la justesse, ni trop, ni trop peu. Il s'agit d'identifier le point central et de construire autour. Et de savoir s'arrêter quand tout est en place.
Puis, une nuit, une idée m'est venue.
Et si je cherchais une maison d'édition de bande dessinée et un dessinateur ?
Proposer une adaptation.
Alors, voilà, je reprends les trois tomes déjà écrits et je les mets en forme pour les présenter. Une sorte de scénario et un extrait par chapitre pour donner le ton, l'idée centrale.
Il me restera à finir le tome 4 et à réaliser le même travail.
Motivation totale.
Un projet sur le long terme.
Il va me falloir également établir la liste des éditeurs publiant des albums dans le style polar-thriller-anticipation, avec un dessin réaliste.
Je vais devoir naviguer un certain temps au vu du nombre de maisons existantes.
Affaire à suivre :)
