Agir au mieux.

Nous ne désirons pas une chose parce que nous jugeons qu'elle est bonne mais nous jugeons qu'elle est bonne parce que nous la désirons. C'est le désir qui crée la valeur.

Mais se pose alors le problème suivant : Si l'homme ne désire pas le Bien universel mais juge Bien ce qu'il désire individuellement, comment pourrait-il prendre conscience que le Bien individuel ne peut pas être validé lorsqu'il porte atteinte au Bien commun ?

Il y a dans cette étroitesse du jugement une atteinte universelle. Et par extension, comment le Bien individuel qui porte atteinte à la planète entière pourrait-il être reçu comme le Bien ?...

C'est en quelque sorte un résumé de l'humanité depuis l'époque où la "réussite" d'un individu se mesure à l'aune de sa fortune, de sa célébrité, de son audimat, de sa présence sur les réseaux sociaux, du nombre de "j'aime" qu'il accumule, de sa capacité surtout à répondre aux désirs des autres. Mais qu'en est-il de la notion de Bien universel de ses actes ou de ses paroles ? 
Juste un exemple : est-ce qu'un producteur de foie gras oeuvre au Bien universel en répondant aux désirs culinaires de ses clients puisqu'il contribue à leur plaisir ?...Est-ce que la souffrance animale peut venir s'opposer à ce "Bien" ou est-ce insignifiant ? 
Lorsque je prends mon 4X4 pour aller en montagne sans finir au fossé, je réponds à un désir d'altitude mais je contribue à la dégradation de l'environnement que j'aime. 
Peut-on éviter toutes les atteintes générés par nos désirs ? 
-Non.
Peut-on vivre en excluant tous les désirs qui ne seraient pas universels ? 
-Non.
Alors que peut-on faire ? 
-En avoir conscience et agir au mieux.

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