Australie : les incendies

 

"Le Premier ministre, Scott Morrison, qui a renouvelé son soutien à la lucrative mais très polluante industrie du charbon australienne, est particulièrement critiqué."

On a ici toute la problématique de nos sociétés de croissance, sociétés marchandes, alibi du plein emploi, lutte contre le chômage, maintien du PIB, mondialisation etc etc...Le premier ministre est critiqué mais c'est bien lui qui est aux manettes. S'il est là, c'est qu'il répond aux critères de sélection, que son discours correspond aux priorités. Non pas de la population mais des financiers. Ce sont eux qui placent les politiciens aux postes clés. Pas la population. Cette idée que le peuple choisit ses maîtres est une fumisterie qui relève de la magie tellement le numéro est au point.

Le problème n'est pas là et la solution n'y est pas davantage. Il n'existe qu'une seule solution contre le réchauffement climatique : la glaciation de l'humanité.

C'est à dire le gel de sa croissance, le gel de son expansion, de sa folie consumériste, de son exploitation des ressources naturelles. Par conséquent, celui qui critique le premier ministre australien, ou n'importe quel autre adepte du capitalisme, doit s'arrêter et prendre du recul pour répondre à une seule question, une question très simple : quel est mon degré de participation à cette exploitation de la planète ?

C'est la seule solution. Il n'y en aura pas d'autre. A condition que cet état des lieux soit suivi d'actions concrètes. Sinon, c'est et ça ne restera que du remplissage "d'informations quotidiennes", des épluchures dans une mélasse.

500 millions d'animaux morts. Il faudrait préciser que c'est à quelques centaines de milliers près...

Là, dans le cas des incendies, les medias en parlent, il y a des images, ça crée de l'audimat. Mais ces "incendies" existent depuis plus de 50 ans maintenant, sur l'ensemble de la planète. Des incendies qui n'ont pas nécessairement des flammes, des incendies silencieux, sans fumée, des milliers d'animaux qui meurent en silence, partout sur la planète, dans les filets dérivants, dans les abattoirs, dans les exploitations industrielles, dans les forêts massacrées à coups de tronçonneuses et de bulldozers, des centaines de millions danimaux abattus dans une totale indifférence, pour nourrir des humains qui ensuite vont aller critiquer le premier ministre... Puis se plaindre ensuite qu'ils n'ont pas les moyens de consommer autant qu'avant...

Il y a une hypocrisie gigantesque dans cette humanité, une disonnance cognitive qui relève de la psychiatrie. 

 

 

Un kangourou près des incendies en Australie, le 31 décembre 2019.

Un kangourou près des incendies en Australie, le 31 décembre 2019. (SAEED KHAN / AFP)

Une hécatombe pour la biodiversité. Les gigantesques incendies qui ravagent l'Australie depuis le mois de septembre ont causé la mort de 480 millions d'animaux (mammifères, oiseaux et reptiles), selon une étude de l'université de Sydney, citée par les médias australiens"Sur le long terme, la reconstruction des populations de nombreuses espèces locales va être un défi. Un grand nombre d'entre elles ont été indéniablement affectées par ces feux", a estimé le chercheur Chris Dickman, sur 7 News (en anglais).

Au moins dix-huit personnes sont décédées depuis le début de la saison des feux en septembre. Ce bilan humain pourrait encore s'alourdir, les autorités de l'Etat de Victoria ayant affirmé jeudi que dix-sept personnes sont portées disparues sur ce territoire. Plus de 1 300 maisons ont été réduites en cendres et 5,5 millions d'hectares sont partis en fumée, soit une zone plus vaste que des pays comme le Danemark ou les Pays-Bas. 

Cette crise sans précédent a donné lieu à des manifestations pour demander au gouvernement de prendre immédiatement des mesures contre le réchauffement climatique qui serait, selon des scientifiques, à l'origine de ces feux plus précoces, plus longs et plus violents que jamais. Le Premier ministre, Scott Morrison, qui a renouvelé son soutien à la lucrative mais très polluante industrie du charbon australienne, est particulièrement critiqué.

 

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