Injonctions paradoxales

INJONCTIONS PARADOXALES

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Injonction paradoxale

 

Cette notion découverte par l’Ecole de Palo Alto est à rapprocher de la notion de double contrainte, dont le découvreur est sans conteste Gregory Bateson.

 

Une injonction paradoxale est un ordre donné auquel l’autre ne peut obéir sans désobéir.

L’exemple type dans les écrits de Palo Alto est l’ordre : « Sois spontané ! ». Car si l’on essaie d’y obéir, on ne peut plus être spontané, et si on refuse d’obéir non plus. Ce type d’ordre met la personne qui le reçoit dans une situation psychologiquement inconfortable et peut engendrer des névroses expérimentales, d’origine donc relationnelles.

 

De même demander à des élèves de développer spontanément un projet personnel est une injonction paradoxale.

 

Parfois l’injonction peut être créée par une contradiction entre une affirmation verbale et un comportement non verbal qui vient le contredire. Par exemple, l’exemple cité par Bateson de la mère balinaise, qui dit à son fils : « Tu ne m’embrasses pas ? » et qui se raidit quand celui-ci vient lui faire un câlin. Or, comme on sait que le non-verbal (qui est du domaine pur de la relation en terme de Palo Alto) domine toujours le verbal (domaine de la sémantique, du Contenu), cette mère dit à son fils à quel point elle ne l’aime pas.

 

L’injonction est dite paradoxale dans la mesure où les deux termes de celle-ci ne se situent pas au même niveau d’abstraction ; le « Viens m’embrasser » est plus abstrait que le raidissement du corps à l’approche du fils.

 

Mais on peut aussi étendre la notion d’injonction paradoxale à la double contrainte avec deux demandes contradictoires de façon qu’il suffisse d’obéir à l’une pour désobéir à l’autre ; donc, quoi qu’on fasse on désobéit.

 

J’en suis venu à m’interroger sur la situation de Dieudonné et Alain Soral. Ces deux personnes subissent depuis plusieurs années des contraintes totalement opposées. Ils reçoivent des amendes monumentales mais en même temps, ils sont empêchés de travailler. S’ils tentent de trouver d’autres moyens de ressources, ils sont accusés de profiter du système qu’ils critiquent. Finalement, quoi qu’ils fassent, ils recevront systématiquement le même retour. C’est MAL.

 

Il ne s’agit pas ici de savoir si ces amendes étaient fondées mais juste de mettre en avant des pressions qui sont à même de rendre fou n’importe qui. Et c’est ce que je crains le plus…

L’importance qu’a prise ce mouvement de contestation place ces deux personnes au devant de la vindicte. Il n’est qu’à lire les commentaires sur la toile.

Il devient difficile de trouver des individus capables de poser un regard objectif sur les forces en présence, sur les conflits. De même, vouloir tenter de comprendre la complexité de la machinerie qui s’est emballée est immédiatement passible d’une condamnation : raciste, négationniste, antisémite, s’inviteront au banquet…

On tombe encore dans la complainte des gens heureux qui se moquent des « complotistes ». D’un côté, des bisounours et de l’autre des déglingués. Cette vision est totalement absurde et pointe un besoin éducatif de se positionner. Il n’est pas possible de s’interroger. Celui qui s’interroge est suspect et puisqu’il est suspect, c’est qu’il est coupable.

Nous avons donc désormais deux clans. Les Quenelliers antisémites, nazis, négationnistes et les bons Anti racistes, sauveur de l’humanité.

 

La vérité intime de Dieudonné et de Soral, je ne la connais pas. Mais ce qui est inquiétant, c’est la vitesse à laquelle le jugement est posé et plus inquiétant encore, la facilité avec laquelle la force médiatique, politique, judiciaire et sans doute financière peut détruire ou abolir n’importe qui.

 Voilà le risque...

"Que celui qui combat les monstres prenne garde dans sa guerre, à ne pas devenir un monstre lui même. A force de plonger trop longtemps votre regard dans l’abîme, c'est l’abîme qui entre en vous." Friedrich Nietzsche

"Si tu veux savoir qui te domine, regarde qui tu n'as pas le droit de critiquer. " Voltaire.

"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire."
Voltaire.

Prenez le temps de visionner ceci.

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