La citadelle de l'ego

Aucun acte conscient ne peut se passer d'une pensée. Et un grand nombre de nos pensées sont nourries par notre sensibilité et par conséquent nos émotions. Nous sommes des penseurs émotionnels. 

Vient ensuite l'engagement. Il peut être spontané ou réfléchi.

Le problème de la spontanéité, c'est la puissance émotionnelle qui la génère. Elle ne deviendra durable qu'au regard de la réflexion qui la suivra. Sinon, elle s'éteindra et les actes par là-même.

Il convient donc de saisir l'émotion pour nourrir la pensée puis de la canaliser par la raison. C'est là que les actes seront durables.

Vient ensuite le choix des actions à mener et elles sont innombrables ...Il reste à savoir si l'indifférence est plus puissante que le désir de changer; si l'empathie est capable de briser la citadelle mentale de l'ego qui repousse obstinément les émotions viscérales.

Car il y a nécessairement une émotion viscérale à voir et à entendre souffrir les animaux, à voir mourir les forêts, les océans se vider, les abeilles disparaître, les oiseaux ne plus chanter, les éléphants abattus, les dauphins éventrés...

Et s'il n'y a aucune brûlure dans le ventre, si rien ne se noue, jusqu'à la nausée, si rien ne vient hurler à l'intérieur que ça ne peut plus durer, alors, c'est que l'heure du changement n'est pas venue et que la citadelle de l'ego n'est pas prête de tomber.

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