1) La GTMC, raid à vélo.

Un parcours magnifique, inoubliable.

De Clermont-Ferrand à Montpellier en passant par différents massifs, plateaux, vallées, gorges.

Nathalie et moi. Les sacoches sur les VTT. En autonomie : tente, duvet, vêtements, eau, nourriture, réchaud, gaz, etc...17/20 kilos pour moi selon la quantité d'eau transportée, 10/12 kilos pour Nat selon la nourriture du jour.

Un itinéraire qui suit le guide CHAMINA de la Grande Traversée du Massif central. Certains passages ardus, techniquement (descentes raides, caillouteuses) ou physiquement (portages) ont été remplacés par les routes départementales ou pistes forestières. On avait donc trois cartes IGN au 100/ème en plus des fiches du topo. Notre parcours doit comporter à peu près 60% de chemins pour 40% de goudron.

On a roulé douze jours, entre cinq et huit heures avec des étapes allant de 35 à 75 kilomètres.

650 kilomètres au total.

10 300 mètres de dénivelée positifs...Ca grimpe, ça grimpe...

Grosses chaleurs une bonne partie du parcours, une seule nuit sous la pluie, pas une goutte pendant les temps de pédalage. Une météo parfaite.

Nous n'avons rencontré que deux autres cyclistes en raid durant toute la traversée...

Il y a pour nous une distinction entre le terme de randonnée et celui de raid. La plupart des cyclistes se lançant sur ce parcours dorment en gîtes. Ils ne transportent donc que leurs habits. Aucune nourriture sinon celle du casse croûte de la mi-journée si rien d'autre ne se présente. Un lit et une douche tous les soirs. Il est évident que les conditions ne sont pas du tout comparables à celles d'un raid en autonomie. L'implication n'est pas la même et les effets sur la personne non plus...Aucun jugement de ma part sur la pratique de la randonnée !! Chacun fait comme il l'entend. Juste une précision.

En raid, nous n'avons aucun point de chute préétabli, tout dépendra de notre avancée, ce qui offre une liberté totale en même temps que d'autres contraintes. Il ne faut pas manquer les points de ravitaillement et dans certaines zones traversées, ils sont très rares ! Même chose pour les points d'eau...Et sous un soleil de plomb, chargés comme des bourricots, l'eau est un paramètre crucial...J'ai donc trois gourdes de 1 litre dans les sacoches en plus de nos 4 bidons sur les vélos. Tous les soirs, il faut penser à remplir ces trois gourdes avant le bivouac et en fonction des zones (Causses), il faut parfois le faire bien avant le dernier arrêt.

On cherche à bivouaquer près d'un ruisseau ou d'un lac pour pouvoir se laver. Sinon, on se contente d'une gourde pour deux. Usage de l'eau très restreint. Quand on pense à la quantité d'eau POTABLE utilisée dans une baignoire, c'est consternant...Un bidon d'eau est suffisant.

Exemple d'un bivouac: un chemin menant à un champ, l'herbe avait été coupée, on s'en est servi comme matelas supplémentaire en l'amassant avant de monter la tente. Grand confort ! On monte la tente uniquement en fin de journée et on démonte à 7 h le matin. Une règle d'or. Sauf si on sait qu'on est dans une zone totalement isolée. Aucun papier laissé sur place, ils nous arrivent bien souvent de nettoyer les lieux en arrivant...Pas de feu de camp. Pas de bruit. 

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