La Nature

Depuis quelques mois déjà, les articles concernant la Nature sont quasiment tous désespérants. Canicules, sécheresses, incendies, pollution des océans, des lacs, des rivières, pollution de l'air, des cargos de déchets qui passent d'un continent à l'autre, disparition des espèces, affaiblissement considérable de la biodiversité, gaspillage alimentaire et donc des ressources, extraction effrénée de toutes les matières premières, accroissement effréné de l'urbanisation et diminution des terres agricoles, empoisonnement ou assèchement des nappes phréatiques etc etc etc etc etc etc ....

Et puis, il y a la Nature, l'autre face, celle que le monde humain ne voit plus aux informations, celle qui n'existe plus que pendant les vacances (pour ceux qui aiment encore ces lieux), celle qu'on finit par oublier si on ne s'oblige pas à se couper des flots de désastres, ceux qui nourrissent l'audimat des medias. 

Ne serait-il pas plus juste et surtout plus puissant de rappeler à tous l'existence de ce "miracle" de la création, de cette infinie beauté, ne serait-il pas plus efficace de réalimenter l'amour de la vie au lieu d'offrir un piédestal gigantesque à la mort ?

 

Est-ce que l'atteinte à la Nature, sans cesse ressassée par les medias, n'amène pas certains individus, à considérer que tout est fichu et qu'il faut profiter de tout ce qui reste avant la fin ?

J'en viens à me demander si nous ne sommes pas arrivés aujourd'hui à une ambiance mortifère qui au lieu de porter vers un monde préservé contribue à renforcer l'ampleur du mal. 

Est-ce qu'il ne faudrait pas identifier tout ce qui reste, tout ce qui est sous nos yeux, en bénir la richesse ? Il ne s'agirait pas de nier les dégâts, ils sont gigantesques et il faudrait être dénués de lucidité pour ne pas les voir mais, une fois le diagnostic posé et les solutions émises, ne conviendrait-il pas de se projeter également sur cette vie restante et celle à rétablir ?

Comment solliciter les populations à des comportements aimants si elles ne savent pas ce qu'il y a à aimer ? L'interrogation peut sembler stupide mais cette humanité "moderne" est arrivée à un tel niveau d'existence "hors sol" qu'il serait utile, il me semble, de la ramener vers la Terre avant de lui demander d'en prendre soin.

Personne n'aime "a priori". On aime réellement que ce qu'on connaît.

 

 

 

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Commentaires (2)

Thierry LEDRU
  • 1. Thierry LEDRU | 19/09/2019
Heureux que ça vous "parle" Elizabeth.
elisabeth hervieu
  • 2. elisabeth hervieu | 18/09/2019
merci

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