Croire qu’il serait possible de développer de la compassion sans faire la paix avec sa propre souffrance est purement illusoire et souvent dangereux. Le problème n’est pas de choisir entre « soi » et « les autres », mais de surmonter notre difficulté à établir un rapport juste et réel à notre douleur.
Celui qui n’a pas fait la paix avec lui-même en établissant un rapport d’amitié à sa propre fragilité de fond ne peut que faire souffrir le monde. Et c’est à établir les contours d’une juste vulnérabilité qu’il faut aujourd’hui donner droit si nous voulons penser une éthique consistante, plutôt que nous perdre des considérations abstraites.
— Fabrice Midal
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