La sexualité censurée (spiritualité)

J'ai entendu parler dernièrement des films cinématographiques frappés par la censure au regard des scènes de sexualité.

Et je m'interroge.

Quelle est donc la similitude qui pourrait justifier une censure frappant des films explorant la sexualité et des films d'horreur explorant les zones les plus sombres des humains ?

Quel est le rapport entre un coït et une décapitation ou le démembrement d'une victime ?

Y a-t-il dans les deux scènes un potentiel dangereux identique ?

De quel ordre ? Quel traumatisme les Censeurs tentent-ils d'empêcher en interdisant des scènes de rapports amoureux ?

Autant, je comprends qu'une scène de viol soit uniquement suggérée à travers l'effroi, la terreur, la douleur...Autant une scène d'amour partagé me semble totalement intouchable...

Je ne m'explique pas le fait qu'un pénis pénétrant un vagin puisse être rangé dans le même compartiment qu'une lame de couteau saignant une carotide. 

Si les Censeurs veulent protéger l'enfance, ils devraient sortir dans le monde réel.

Les images des attentats tournent en boucle, du matin au soir et les enfants les regardent.

Seront-ils traumatisés ? Qui s'en inquiète dans les hautes sphères ?

Quant à la pornographie, n'importe quel enfant un peu "débrouillard" techniquement y a accès, c'est "un jeu d'enfant", malheureusement. 

Est-il possible de l'interdire de circuler sur la Toile ? Non.

Est-il possible dès lors de laisser exister des films qui vont chercher à  mettre en scène des sexualités aimantes, réellement aimantes ? 

Il est des pénis invasifs comme il en existe des respectueux.

Essayez donc de trouver sur la toile des films de sexualité réelle, de sexualité sacrée, de l'osmose, de la fusion, de l'élévation. 

Il vous suffira de taper "sexe" dans google...

C'est un désastre...

Alors que fait-on les Censeurs ? 

Une sexualité trop visible doit être censurée ? C'est cela votre cadre ? Un pénis ne peut pas être beau quand il pénètre un vagin ? C'est obligatoirement pervers, malsain ? 

N'avez-vous donc jamais fait l'amour ?...

 

J'essaie dans KUNDALINI d'être au plus près des personnages. Dans leur intimité la plus vaste et non la plus secrète, je cherche à être dans le réel et non uniquement dans le suggéré et si je suggère, il s'agit de métaphores tout aussi explicites.

Pourquoi donc un roman échappe-t-il à toute censure quand il traite de sexualité ? Pourquoi sauve-t-il son intégrité quand un film est condamné ? 

L'image...Le visuel...

Alors, je veux que mon écriture devienne visuelle et si possible qu'un jour les lecteurs et les lectrices soient submergés d'émotions comme s'ils avaient devant eux la scène. Ou mieux encore : qu'ils la vivent. 


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"Elle se surprit à la remercier. Elle, juste cette verge divine, comme un Dieu frémissant. "

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« Viens, Sat… Viens !»
Elle se souvenait de cette supplique, de cette invitation passionnée, ce désir souverain d’être inondée, de sentir jaillir en elle des explosions interminables.
Elle avait vu les flamboyances ivoirines ruisselant dans son vagin illuminé, des météorites liquides fusant dans le cosmos."

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"Elle laissa la verge palpitante s’immiscer sur le seuil, entrouvrir la porte, reculer, puis revenir… Chaque sensation se diffusant en elle jusqu’au bout des doigts. Elle inspira profondément lorsqu’elle approcha son bassin et absorba le membre érigé."

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"Il posa les lèvres sur sa bouche. Elle l’accueillit avec délectation, mêlant son souffle au sien.

La verge tendue à l’orée des territoires. Il la pénétra, lentement, par petites pressions et de brefs retraits, l’ouverture délicate d’un trésor.

Comme on reçoit un hommage. Un privilège. Une offrande.

Sa verge dans le calice de sa cathédrale. Une bénédiction.

Laisser jaillir les prières, les allers-retours de son vit comme la récitation des cantiques."

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