Le chemin de la nature : l'ortie

 

On en consomme beaucoup.

 

Le chemin de la Nature

 

La grande ortie (Urtica dioica L.) fait partie de la famille des Urticaceae.

On peut tout utiliser dans cette belle plante : les racines, les tiges, les feuilles et les graines.

L’ortie dioïque est une plante urticante. C’est une plante dioïque* herbacée vivace*, mesurant de 1,5 à 2 m, qui pousse en parterres et possède deux modes de reproduction : végétative* et sexuée*. 

La tige est carrée et velue. • Les feuilles sont opposées*, cordiformes*, dentées* et au pétiole stipulé*. • Les racines sont de deux types : en rhizomes* et pivotantes*

En cuisine, on récolte les jeunes pousses printanières et automnales ou les 6 dernières feuilles (qui sont les plus tendres). L’ortie se prépare de multiples façons, crue ou cuite. Elle entre dans la composition de très nombreuses recettes tel que le pesto, les quiches, les salades, les soupes, les jus etc...

Elle est l’une des plantes sauvages les plus consommées ce qui est une très bonne chose puisqu’elle est très nutritive. En effet, elle est très riche en protéines (8 g pour 100 g de feuilles fraîches et jusqu’à 40 g pour 100 g de feuilles sèches).

Le taux change en fonction du mois de l’année considéré : il atteindrait sa valeur maximale en avril et diminuerait jusqu’à atteindre 20 g pour 100 g en décembre avant d’augmenter à nouveau en janvier.

L’ortie contient des protéines “complètes”, c’est-à-dire constituées de tous les acides aminés essentiels au bon fonctionnement de l’organisme.

Concernant les feuilles fraîches, leur teneur est importante en provitamine A (5 mg pour 100 g soit 6 fois les AJR*), en vitamine C (238 mg pour 100 g soit 3 à 4 fois les AJR*) et en vitamine E (4,4 mg pour 100 g soit 100% des AJR*). Elles sont également très riches en minéraux et oligo-éléments comme le fer (8 mg pour 100 g soit 60% des AJR*), le calcium (630 mg pour 100 g soit 80% des AJR*), le potassium (410 mg pour 100 g soit 20% des AJR*) et le magnésium (71 mg pour 100 g soit 20% des AJR*)…

Cette composition leur confère des propriétés reminéralisantes, anti-anémiantes et anti-fatigue. Dans les feuilles sèches, le taux de minéraux varie également en fonction de la période, de l’exposition et du sol mais reste compris autour des proportions indiquées pour les feuilles fraîches.

Parties de la plante utilisées : sommités fleuries et racines Il n’y aurait pas assez de place ici pour décrire toutes les qualités de cette plante. En effet, ses propriétés sont riches et multiples .

• Les feuilles sont utilisées comme anti-inflammatoires* et diurétiques* notamment pour les divers problèmes cartilagineux tels que les rhumatismes*, la goutte* ou l’arthrose* mais aussi pour prévenir les lithiases* rénales. Les feuilles sont également considérées comme immunomodulatrices* et peuvent être utilisées en cas de rhinites allergiques. • La racine est indiquée en cas d’adénome* bénin de la prostate pour améliorer les troubles de la miction*. Les orties sont reconnues dans leur usage traditionnel pour de nombreux autres maux en externe comme en interne, tels que la chute de cheveux, l’acné, l’eczéma, les diarrhées ou les saignements.

> Alcoolature de racines

Préparation

Prélever les racines du début de l’automne à la fin de l’hiver. Les laver à grande eau pour enlever les résidus de terre. Préparer une alcoolature à partir de 50 g de racines fraîches d’ortie (finement tronçonnées en morceaux de 0,5 à 1 cm) pour 100 mL d’alcool à 45% vol.

Laisser macérer à l’abri de la lumière pendant au minimum 3 semaines dans un contenant hermétiquement fermé (privilégier le verre) en agitant tous les 2-3 jours.

Filtrer et conditionner en flacon compte-gouttes en verre ambré.

Stocker dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

Utilisation : Pour un adulte, consommer 20 à 30 gouttes 3 fois par jour diluées dans un peu d’eau ou de jus de fruit dans le cas de troubles de la miction* d’origine prostatique (hypertrophie* bénigne de la prostate). Dans ce cas, la consultation préalable d’un médecin est importante afin d’écarter un trouble prostatique d’origine cancéreuse.

 

 

 

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